Ode à un sandwich

Cet article un peu hors-série est dédicacé à Lukas de Guerilla Gourmande, avec qui j’ai discuté sandwiches à la très sympathique et gastronomique Brooklyn Hipster Food Fest qu’il a organisée il y a quelques jours, et à qui je voudrais dire : j’ai trouvé le Graal sandwichesque !

C’était chez Manor. Tout d’abord, il me faut dire que leur pain est absolument délicieux, ça fait des années que je me régale de leur pain au levain aux noisettes vendu au poids (il existe aussi nature, aux figues, aux raisins secs, et ils font des éditions spéciales parfois, genre aux graines de courge).

L’autre jour, il était midi, j’avais besoin d’un sandwich et j’étais chez eux, et je dois dire que je suis tombée en stupéfaction et émerveillement devant leur étal. Il y avait de tout (mais vraiment de tout, bien 20 ou 30 sortes différentes je pense, des trucs au jambon, au jambon cru, au saumon gravlax, au saumon fumé, au cocktail de crevettes, au chorizo, j’en passe et des meilleures), et tout avait l’air bon. J’ai hésité devant une belle baguette farcie de jambon cru et salade, devant un classique jambon-fromage très appétissant, j’ai grimacé devant un sandwich aux sticks de poisson (non mais sérieusement….), et pour finir j’ai choisi.

Et je me suis retrouvée à manger un sublime sandwich fait de deux belles et larges tranches de pain au levain aux figues dont je viens de parler, farci d’une portion généreuse d’un Brie bien coulant, avec de la roquette et quelques framboises fraîches, le tout pour la royale somme de 7fr50. Bon, si je veux faire ma chieuse, je dirai que j’aurais préféré des tranches de poire aux framboises, vu la saison et l’accord avec le pain, mais hé, des jolies framboises fraîches, je n’allais pas cracher dessus ! Et c’était bon, mais vraiment vraiment bon. Donc Lukas, sache que tu n’as plus qu’une chose à faire : te précipiter chez Manor !

Malheureusement, j’avais si faim que je n’ai pensé à photographier cette merveille qu’une fois engloutie, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas une bonne idée. Donc, pas de photo. Bon, et puis vous savez bien que la photo c’est pas trop mon truc, on ne se refait pas…

Disclaimer : je suis cliente chez Manor (surtout partie supermarché, ou « food », comme on dit dans le métier), mais cette enseigne ne m’a aucun cas payée ou dédommagée de quelque manière pour écrire cet article, et j’ai payé mon sandwich rubis sur l’ongle. J’aime beaucoup leur boulangerie, leur fromagerie, leur poissonnerie et leur boucherie, qui vendent de beaux et bons produits, beaucoup moins leur rayon primeur, surtout la partie fraîche (salades etc.), qui ne reçoit malheureusement aucune attention de leur part, ni réfrigération, ni humidification, bref, vous devriez voir la tête du basilic en fin de journée, pauvre bête…

Ides de mars

Samedi soir, nous avons mangé chez des amis. Bonne cuisine, bonne compagnie, que demande le peuple ?

Dimanche midi, après avoir visité l’exposition sur le réalisme en peinture à la Fondation Pierre Arnaud, nous avons mangé très agréablement à l’Indigo, qui est le restaurant de la fondation. J’ai pris le plat du jour qui était un burger de veau, accompagné de petits légumes délicieux et de pommes de terre nouvelles rôties.

Dimanche soir, j’ai servi des grillades de porc frottées aux épices fumées et une salade de lentilles et kale absolument géniale (lentilles cuites refroidies, kale cru coupé menu, vinaigrette avec laquelle on masse le kale, à faire un peu en avance).

Lundi soir, j’ai fait du saumon et du cabillaud froids mayonnaise mousseline (additionnée du blanc d’œuf monté en neige) à l’huile d’avocat. Curieusement, ma mayonnaise a très bien pris, mais est devenue très liquide après avoir reposé – je me demande si c’est l’huile d’avocat, dans la mesure où j’ai l’habitude de faire la mayonnaise mousseline et je n’ai jamais eu ce problème avant. J’ai servi en accompagnement une salade de brocolis crus plutôt agréable, même si j’ai l’impression que les brocolis auraient été meilleurs juste blanchis quelques minutes.

Mardi soir, j’ai fait des poireaux au jambon sur le modèle des endives au jambon (n’aimant pas les endives, un de mes très rares dégoûts alimentaires). C’était bon, mais sans plus, je crois que je ne suis pas une grande fan des gratins en fait.

Mercredi soir, j’ai concocté une belle salade de César au poulet.

Jeudi soir, j’ai mijoté un poulet au citron et petits légumes que j’ai trouvé excellent (même si mes trois gaillards l’ont déclaré trop citronné, tant pis pour eux, ils n’ont qu’à se mettre à la cuisine – je sais, je suis dictatoriale, et je m’assume…).

Vendredi soir, nous avons utilisé, avec des amis, des bons achetés chez Qooking il y a quelques mois et qui donnaient droit à un menu gastronomique et une nuitée chez Georges Blanc à Vonnas. Nous avons splendidement bien mangé : une huître en gelée « terre et mer » qui m’a époustouflée (j’adore les huîtres, mais rarement les huîtres autres que nature, et là c’était juste parfait), puis du bar de ligne aux pointes d’asperges, puis la poularde en deux services (deux préparations totalement différentes, aussi succulentes l’une que l’autre : « le suprême et le cou farçi au foie blond avec une sauce champagne-foie gras et des crêpes vonnassiennes », puis « la cuisse en rouelle et le sot-l’y-laisse sous un voile de lard paysan, velours Syrah-gingembre »). En dessert, moi qui n’ai pas un grand amour pour la rhubarbe, j’ai adoré le « finger glacé, framboises et rhubarbe confite au thé d’agrumes ». Un bémol à ce grand bonheur : les boisssons sont à des prix indécents, même pour un restaurant de cette catégorie. Le verre de vin à 30€, pas une bouteille ou presque à moins de 150€… C’est dommage.

Bye Bye Winter

Samedi soir, nous avons fait un excellent repas au Nandanam (encore un restaurant où il faut réserver bien à l’avance, c’est toujours plein !). En entrée, j’ai pris une fraîche salade de mangue et d’avocat, et en plat, un tendrissime rack d’agneau tandoori. Leur naan au piment était délectable, dans le style « fin et bien rôti ».

Une entrée fraîche et si jolie !

Une entrée fraîche et si jolie !

Dimanche midi, j’ai servi une salade de mâche aux pommes et aux noix, accompagnée de fromages (dont un excellent Cheddar au Porto et Brandy trouvé chez Manor), de jambon cru Pata Negra, et du fameux œuf à 64° (ça c’était pour le fun – franchement, le jaune est sublime comme ça, mais il faut débarrasser le blanc qui est fade et gluant). Moi qui suis en général partisane des contrastes, j’ai trouvé que l’acidité de la pomme, loin de mettre en valeur la douceur de la mâche, la couvrait, et que donc je ne retiens pas l’alliance.

Dimanche soir, pour prendre congé poliment de l’hiver qui semble (je croise les doigts) être derrière nous, j’ai fait de la polenta gratinée à la Fontina, escortée de lard frais grillé et d’une salade de poireaux crus sauce crème et citron. C’est je crois la première fois où je mangeais des poireaux crus, c’est bien piquant et il ne faut pas en abuser, mais le contraste avec le côté grassouillet des autres mets était rapicolant.

Lundi soir, j’ai mis un beau Vacherin Mont-d’Or au four, et l’ai servi avec des pommes de terre et une agréable salade de betteraves crues à l’orange confite.

Mardi soir, j’ai cuisiné un tajine de keftas au citron confit (sans les olives).

Mercredi soir, j’ai servi de la morue à la tomate, aux oignons et aux haricots blancs qui faisait un peu gloubiboulga par l’aspect, mais qui n’était pas mauvaise.

Jeudi soir, en transition vers le printemps, j’ai fait des poireaux vinaigrette œufs mimosa, et j’y ai adjoint l’excellente fougasse au lard que je trouve au marché de l’UNIL, au Petit Four.

Vendredi soir, nous avons testé un nouveau restaurant, le QG. Excellente surprise ! L’endroit est agréable, le service absolument charmant, et la carte appétissante. Nous avons commencé par des cocktails (une margarita pour moi) avec lesquels on nous a servi de l’excellent pain grillé et de la tapenade maison. J’ai pris un carpaccio de boeuf à la crème de parmesan délicieux en entrée, puis du filet de boeuf mariné accompagné de petits légumes, le tout excellent. Nous avons arrosé notre repas d’un agréable Gigondas.

Recettes de mon carnet Marmiton

Cette semaine, j’ai décidé d’exploiter la belle collection de recettes que j’ai amoncelées dans mon carnet Marmiton (pour ceux et celles qui ne connaissent pas bien le site, on peut s’y créer un compte, puis un carnet virtuel de recettes, où l’on stocke par catégorie les recettes du site que l’on trouve intéressantes).

Samedi soir, j’ai fait une choucroute de poisson. La sauce est une interprétation facilitée du beurre blanc, où l’on a remplacé le beurre par de la crème. C’est plus léger, très stable et très bon. J’ai utilisé du haddock et de la féra comme poissons.

Dimanche midi, j’ai servi une salade de thon à la banane que j’ai trouvée très moyenne, le mélange de goûts était peu heureux à mon sens.

Dimanche soir, j’ai fait griller des tranches de cou de porc marinées au citron, à l’huile d’olive et aux épices pour mouclade, et les ai accompagnées de gnocchi à la romaine. Malheureusement, honte à moi, j’ai oublié d’ajouter les jaunes d’œuf dans la semoule, du coup les gnocchis étaient un peu fades et friables.

Lundi soir, j’ai servi une fondue moitié-moitié (la dernière de l’hiver, peut-être).

Mardi soir, j’ai fait une tartiflette au chou-fleur. C’était très bon, le fait de remplacer une partie des pommes de terre par du chou-fleur donne une note végétale légère très agréable.

Mercredi soir, des invités. En entrée, j’ai servi des rillettes de betterave et radis noir et du pâté aux champignons que j’ai trouvé particulièrement réussi. En plat, des médaillons d’agneau basse température sauce Périgueux accompagnés de haricots verts au thym. Et en dessert, un carpaccio d’ananas. Tout le monde a eu l’air d’apprécier, et la composition de ce repas m’a permis de passer 5 minutes en tout et pour tout en temps de préparation pendant que nos invités étaient présents, ce qui est fort appréciable !

Jeudi soir, je n’avais pas la forme et aucune envie de cuisiner, ce qui m’a fait servir un plat de spaghettis à la coriandre (coriandre fraîche mixée avec de l’huile d’olive à la menthe d’Oliviers & Co et de l’ail) et une salade verte.

Vendredi soir, petit repas en amoureux. En entrée, des escalopes de foie gras poêlées, puis assaisonnées de sel, poivre et sirop de balsamique, emballées dans une feuille de brick et passées au four. En plat, coquilles Saint-Jacques rôties à l’ail, et salade de rampon à l’avocat. Le tout arrosé d’un splendide Cava espagnol millésimé Castell Sant Antoni Torre de l’Homenatge 1999 :

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Du piment dans le quotidien

Devinette : qu’ont en commun les bananes, les joues de bœuf et le piment ? Réponse : ce sont trois aliments que mon fils cadet n’aime pas, et que j’ai donc profité de mettre au menu, vu son absence cette semaine…

Samedi soir, j’ai mitonné une belle soupe bien réconfortante, avec toute la neige qui est tombée ce jour-là c’était parfait : une harira.

Dimanche midi, j’ai testé une recette curieuse trouvée sur Marmiton : des fondants de bananes au chèvre. Ca se laisse agréablement manger, c’est facile à faire, bref, parfait pour un dimanche midi post-grasse matinée !

Dimanche soir, j’ai cuisiné des joues de bœuf au miso. Elles ont cuit toute l’après-midi, et j’ai juste eu les finitions à faire en début de soirée. Je les ai servies avec du riz parfumé.

Lundi soir, nous avons profité de notre état de pauvres parents abandonnés (notre aîné étant de sortie) pour aller nous régaler au Chat Noir. J’ai pris un excellent croustillant de tourteau sur un lit de céleri (comme une rémoulade modernisée) puis leur incontournable et sublime parmentier de queue de bœuf au foie gras. Nous avons bu un Bandol rouge Lafran-Veyrolles 2010 absolument excellent (même si la région de Bandol est surtout connue pour ses rosés, je dois avouer un amour tout particulier pour ses rouges).

2015-02-23 20.32.15Mardi soir, j’ai fait griller des merguez (au four, ce qui évite d’éclabousser toute la cuisine avec des projections de graisse), que j’ai servies avec une purée de patates douces et des bok choi sautés à l’ail.

Mercredi soir, j’ai préparé un ceviche péruvien de poisson. C’était bon, frais et léger, mais il manquait un je ne sais quoi, quelque chose que je qualifierais, faute de mieux, de profondeur de goût. Si vous, chère lectrice, cher lecteur, savez quoi, je serai ravie de vous lire !

Jeudi soir, j’ai fait un plat traditionnel sénégalais que j’affectionne : du poulet yassa que j’ai accompagné de riz basmati. C’était délicieux.

Vendredi soir, nous avons testé un nouveau restaurant italien à Lausanne, le Ristorante Amici (qui a remplacé le Café des Amis). C’est une émanation du Ristorante saint-Paul, avec une carte différente, plus orientée vers les pâtes (mais des pâtes maison très travaillées). Nous nous sommes partagés un grand « antipasto mediterraneo » délicieux (charcuteries, caponata, salade de poulpe, anchois marinés, etc.), puis j’ai pris la suggestion du jour, des pâtes aux vongole et aux moules absolument exquises. Le service est charmant et chaleureux malgré l’affluence (méritée), ce n’est pas loin de chez nous et nous y retournerons !