Lacto-fermentation

Samedi soir, j’ai improvisé un ragoût de veau vaguement thaïlandais, avec de la feuille de lime kaffir séchée (n’achetez pas ça, ça n’a aucun goût), de la citronnelle, de l’ail, du gingembre, du vin de cuisine chinois et des oignons frais, que j’ai servi avec du riz parfumé. C’était tout sauf mauvais, mais sans plus :

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Dimanche midi, j’ai fait un houmous de fèves délicieux et étonnant :

Il accompagnait une belle assiette de charcuteries italiennes :

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Dimanche soir, j’ai servi un repas typiquement vaudois : du papet aux poireaux avec de la saucisse aux choux (pour ceux qui ne connaissent pas, l’explication est ici), puis du gâteau du Vully (pour lequel j’ai utilisé une recette d’un vieux livre et que j’ai un peu trop cuit, malheureusement) :

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Lundi soir, j’ai fait une excellente soupe à la choucroute, un peu acidulée et revigorante :

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La recette est soi-disant pour deux personnes en plat ou quatre en entrée, mais je dirais qu’elle est plutôt pour quatre personnes en plat et huit en entrée, nous en avons laissé la moitié alors que nous avions faim tout à fait normalement !

Mardi soir, nous avons rapidement mangé au Café de Prélaz avant une séance de cinéma à côté. La carte est malheureusement assez banale, mais par contre très bien exécutée. J’ai pris une entrecôte parisienne au beurre Café de Paris, et la viande était délicieuse, cuite saignante comme demandé, et les légumes et les frites étaient eux aussi parfaits :

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Mercredi soir, j’ai suivi un cours de cuisine (donné par Espace Prévention) sur les conserves lacto-fermentées. C’est un sujet qui m’intéresse beaucoup (je suis le blog Ni Cru Ni Cuit, dont est issue la recette de soupe à la choucroute d’ailleurs), et je trouvais qu’un cours d’introduction était une bonne idée. J’ai eu raison, c’était très intéressant ! Nous avons mis les mains à la pâte, mais aussi dégusté des conserves faites par l’enseignant. Le kimchi était délicieux, je vais en faire, c’est sûr. Je vais aussi faire du céleri-boule, dont le goût s’intensifie à la lacto-fermentation et que j’ai beaucoup apprécié. Les haricots, par contre, bof bof – croquants et pas vraiment mauvais, mais sans goût autre qu’un acidulé très générique. Je vous présente mes “créations”, un pot de betteraves et un pot de carottes à l’orange – dégustation dans un mois environ :

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Jeudi soir, flemme absolue, j’ai réchauffé la soupe à la choucroute de lundi (toujours très bonne).

Vendredi soir, nous avons mangé à La Rouvenaz. J’ai pris une superbe assiette d’huîtres en entrée, puis des pâtes aux fruits de mer :

 

 

 

Semaine de sorties

Entre escapade au Jura (côté français, samedi et dimanche pour la Percée du Vin Jaune) et sorties, nous n’avons pas souvent mangé à la maison cette semaine !

Samedi soir, nous avons mangé à la Maison Jeunet à Arbois. La cuisine était fantastique (j’ai raconté notre précédent repas, il y a quelques mois, dans cet article), mais il y avait clairement un problème (en salle ou en cuisine, ou les deux) : arrivés à 20h10, notre commande de menu n’a été prise qu’à 21h, et nous avons reçu le dernier dessert après 1h du matin. Nous étions si fatigués que nous avons fait l’impasse sur café et mignardises. J’ai eu l’impression que le problème était aggravé du fait que nous avions, hélas, la même table que la dernière fois, au fond dans un coin bien caché, hors de la vue du personnel de salle (et je compte bien, si nous revenons, demander explicitement une autre table). Le service était gentil, mais stressé, et je peux comprendre qu’il y ait eu un problème (absence de dernière minute, peut-être), mais dans ces cas-là, à ces prix-là, j’attends un petit geste (mignardises à l’emporter, ou apéritifs offerts, par exemple), ce qui n’a pas été le cas. C’est vraiment vraiment dommage, sachant que notre dernière expérience avait été fantastique, et que la partie culinaire l’était encore cette fois. Nous avons pris le menu “8ème péché” ainsi composé :

  • Coquillage et crustacé, navets et crème iodée à la cardamome
  • Artichaut et foie gras fumé, dans l’esprit d’une salade
  • Truffe noire “Melanosporum”, topinambours et jus à l’oeuf mollet
  • Escargot du Petit Mercey, croustillant au genièvre et capucines tubéreuses
  • Saint jacques et graine de tournesol, endives caramélisées et émulsion au poivre de Danané
  • Pigeon de la Maison Cassard, salsifis et sucs de viande au gingembre
  • Mousse légère de cancoillotte et Vin Jaune
  • Orange et cannelle, transparent de yaourt, croquant et glace à l’orange
  • Chocolat et fruit exotique, comme une tarte assaisonnée aux baies de Sansho

Et le voilà en images :

Tout était parfait (malgré le fait que je n’aime toujours pas l’endive, même celle de la Maison Jeunet !), mon plat préféré (mais de peu, la cuisine de M. Naessens me correspond tout particulièrement et tous les plats m’ont émoustillé les papilles) étant la truffe. Je ne peux qu’encourager ceux d’entre vous tentés par une balade au Jura à y aller, car je suis sûre que notre mésaventure était ponctuelle et non habituelle.

Dimanche midi, assez tardivement, nous avons mangé très agréablement à la Brasserie Le Strasbourg à Lons-le-Saunier (dans un superbe décor Art Nouveau). J’ai pris un plat du jour, un filet de sandre sauce Savagnin avec riz et petits légumes, puis nous nous sommes partagés un Paris-Brest (appelé Paris-Lons sur la carte…) parfaitement délectable :

Dimanche soir, nous avons dîné à la maison, très simplement, d’un “pâté chaud” (pâté de porc en croûte à réchauffer au four) acheté au Jura et d’une salade verte :

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Lundi soir, j’ai fait des côtes de veau poêlées beurre noisette escortées de poireaux rôtis au four :

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Mardi soir, j’ai préparé des rondelles d’igname sauce fromage blanc aux herbes. C’était tout sauf mauvais, mais sans plus :

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Mercredi soir tard, nous avons mangé au Molino à Vevey (qui est en train de devenir notre cantine avant/après théâtre !). Nous nous sommes partagées une pizza Bulgari (tomate, mozzarella de bufflonne, roquette, mozzarelline, et du jambon cru pour remplacer le carpaccio de boeuf prévu qui était en rupture de stock) et une assiette de légumes grillés surplombés d’une burrata. C’était, comme toujours, très bon (leur pâte à pizza est excellente).

Jeudi soir, j’ai fait des pâtes farfalle avec une sauce thon + sauce tomate (maison, la maison de ma belle-mère en l’occurrence) + crème.

Vendredi soir tard, après l’opéra, nous avons mangé à la Brasserie du Grand-Chêne. J’avais espéré des huîtres, mais hélas, si tard, l’écailler avait déjà plié bagage. Nous avons partagé un excellent tartare de thon au gingembre et salade d’algues, puis j’ai pris du jarret de veau (très tendre et savoureux) accompagné d’excellents légumes :

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Le seul reproche que je fais à ce restaurant porte sur les prix, qui sont tout à fait en accord avec le standing cinq étoiles du Lausanne Palace dont la brasserie fait partie…

Vive l’été indien

Fidèle au poste, comme presque chaque année sous nos latitudes, l’été indien a débarqué, pour mon plus grand bonheur. Je l’ai fêté avec une cuisine adaptée à sa douceur !

Samedi soir, nous avions des amis à la maison. En entrée, j’ai fait des verrines composées de chèvre frais mixé avec un peu de faisselle et de poivre et de figues fraîches préalablement marinées dans du Marsala, surmontées de rosaces de jambon cru :

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Nous avions sorti quelques uns de nos vins anciens pour ce repas, la verrine a tenu bonne compagnie à un Château du Glana 1961 :

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Ensuite, j’ai servi du cabri au four entouré de pommes de terre, et des délicieux petits artichauts rôtis :

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Cette fois, c’est un Château de Lamarque 1967 que nous avons bu :

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En dessert, j’avais préparé un tiramisu aux framboises (j’ai aménagé la recette en remplaçant les fraises par des framboises, et le coulis de framboise pour imbiber les biscuits par un mélange de Cointreau, de sirop de rose et d’un peu d’eau).

Dimanche midi, j’ai assemblé une grande salade d’épeautre avec des tomates, des oignons frais, du basilic, des poivrons, des oeufs durs et de la scamorza fumée.

Dimanche soir, nous avons testé le Sky Lounge de l’hôtel Royal Savoy. L’endroit est sublime, nous sommes arrivés à la tombée de la nuit, juste à temps pour profiter de la vue. Mais même de nuit, c’est très beau :

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Le concept m’a rappelé les restaurants de Copenhague et de Stockholm que nous avions testés, à savoir plusieurs petits plats à partager, sans distinction d’entrée et de dessert. Nous avons choisi “The Cow that went to Asia” (un tartare de bœuf aux épices d’Asie)

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“Tuna stole the Show” (un tataki de thon rouge flambé au thym, accompagné de pousses d’épinard délicieusement bien assaisonnées)

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“Angus Young & the Duck” (du bœuf Black Angus et du foie gras saisi, avec des betteraves Chioggia et un coulis de fruits rouges)

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et finalement “The Inspired Iberico” (du porc iberico, condiments d’aubergines grillées, choux chinois, parmesan et jus de veau relevé)

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C’est loin d’être donné, mais le rapport prix/plaisir reste excellent, pour une cuisine qui trouve le juste équilibre entre classique et moderne, de très beaux assaisonnements et un beau respect des produits de base.

Lundi soir, j’ai fait de simples entrecôtes poêlées, avec d’excellents poireaux braisés au citron. Je pense que la recette peut être simplifiée en remplaçant la première cuisson à la poêle par un passage sous le grill du four – à tester.

Mardi soir, j’ai servi un gros bar (pour 2 personnes, 600 grammes environ) au four (juste farci de thym et huilé), avec un aïoli et une salade de tomates (je profite encore de la fin de saison…).

Mercredi soir, j’ai fait une potée de lentilles avec du saucisson de sanglier (j’ai une collègue dont le mari est chasseur et qui me fournit parfois en gibier, c’est bien sympa), du lard et des carottes.

Jeudi soir, j’ai fait des croque-monsieur de polenta, que j’ai escortés de salade verte.

Vendredi soir, nous sommes allés manger à l’Auberge de la Cergniaulaz. Nous avions un bon pour un menu en 4 plats : deux entrées, plat, dessert. Nous avons chacun pris deux entrées différentes, que nous avons partagées, ce qui nous a permis de goûter 4 entrées qui étaient toute aussi délicieuses les unes que les autres :

Une fricassée de champignons

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Une cassolette d’escargots

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Une terrine de gibier

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Un os à moëlle rôti

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Ensuite, nous avons pris tous les deux le même plat, à savoir des médaillons de sanglier sauce poivrade garnis de spaetzlis, chou rouge, marrons, choux de Bruxelles, poire au vin et pomme cuite :

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Le sanglier était d’une tendreté absolue, très savoureux, avec une belle sauce classique délicieuse, et touts les accompagnements étaient excellents. C’est bien la première fois, je dois dire, que je trouve bon des choux de Bruxelles – pas trop cuits, aucune amertume, aucun arrière-goût désagréable.

J’ai ensuite choisi un “délice aux poires” comme dessert, très agréable

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Bref, c’est une auberge très recommandable, qui vaut largement la route à lacets  assez impressionnante (et très panoramique) pour y monter.

Bientôt les vacances

Samedi soir, nous avons été nous promener au Festival de la Cité. J’y vais depuis mon adolescence, mais je dois honnêtement avouer que maintenant, la programmation est devenue beaucoup trop hermétique et avant-gardiste pour moi (comme presque tout ce qui est spectacle à Lausanne, d’ailleurs, malheureusement). Je fais partie de ces gens bizarres qui aiment les pièces de théâtre racontant une histoire, que le “performance art” m’ennuie à mourir, qui en musique aiment le mélodique et les chansons, bref, on dira que je suis une classissiste, et je trouve dommage que la presque totalité de la programmation lausannoise soit maintenant axée vers le pourcentage de la population (non négligeable certes, mais tout de même minoritaire) qui aime l’hyper-modernité. Comme mon homme et nos deux fils sont pareils, la seule chose que nous faisons maintenant au festival est de rencontrer des amis, boire des verres et croquer un morceau. Nous avons mangé sur l’esplanade de la cathédrale, du jerk chicken Jamaïcain accompagné de riz aux haricots noirs, de plantains frites et de cole slaw. C’était bon mais horriblement lentement servi, on voit qu’on n’a pas affaire à des pros quand les plantains se font éplucher et frire après la prise de commande !

Dimanche midi, j’ai servi des crevettes bouquet avec une mayonnaise mousseline et des tranches de melon :

 

Dimanche soir, j’ai grillé des tranches de gigot, que j’ai escortées de carrés de polenta grillés eux aussi et de gros champignons de Paris rôtis à l’ail.

Lundi soir, j’ai servi des filets de loup poêlés sauce crème-curry-gingembre (la recette est dans l’énoncé !), avec une fondue de poireaux :

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Mardi soir, j’ai fait des spaghettis au poulet et aux tomates cerises et une salade verte.

Mercredi soir, nous avons été tester un nouveau restaurant italien à Lausanne, le Perbacco. En entrée, j’ai choisi une salade verte aux fraises, jambon cru, Parmesan, fraises et vinaigre balsamique :

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J’ai ensuite continué avec une battuta di fassona Piemontese (tartare Piémontais, c’est à dire juste assaisonné à l’huile d’olive, sel et poivre, de façon à faire ressortir le goût de la viande) accompagné d’une salade verte. C’était un bon repas, mais peut-être manquait-il juste le petit “zing” qui enthousiasme pleinement. Je crois que nous allons attendre un peu le rodage, puis réessayer.

Jeudi soir, j’ai servi un velouté froid aux petits pois et à la menthe (là aussi, la recette est dans l’énoncé), avec du saucisson sec et quelques fromages.

Vendredi soir, nous avons fait une mini-croisière du 14 juillet sur le Léman sur le Suisse, un des beaux bateaux vapeur belle époque de la CGN : repas puis feux d’artifice. C’était superbe en début de soirée avec des lumières incroyables

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et superbe en fin de soirée avec un festival de feux d’artifices tirés au large d’Evian. Nous avons remarquablement bien mangé, avec une délicieuse cassolette de ris de veau et champignons en entrée :

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puis un “rôti d’omble, jus mousseux au lard fumé, brochette de légumes au thym, crémeux de riz vénéré” remarquable :

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et enfin un dessert composé d’une tarte tatin et d’une verrine de petits fruits rouges surmontée de crème mascarpone à la cannelle.

Sur ce, je vous dis au revoir pour quelques semaines, puisque nous serons en vacances. Alors, bel été à vous mes lecteurs et lectrices, et rendez-vous à la mi-août !

Pivoines, sardines et couscous

J’ai eu la surprise de découvrir quelques très belles pivoines dans mon jardin, le buisson qui était resté désespérément stérile ces dernières années ayant décidé de s’y remettre ! Je ne résiste pas à l’envie de vous gratifier d’une photo du joli bouquet que j’en ai fait (et oui, c’est ma cuisine délicieusement et très habituellement bordélique en arrière-plan) :

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Samedi soir, nous avons fait un superbe repas au Restaurant du Jorat. Nous avons pris le menu surprise. En première entrée, nous avons eu le “Petit Suisse végétal parfumé à l’huile de truffe blanche et céleri pomme”, très étonnant (à base de quoi était le “petit suisse”, aucune idée, et j’ai oublié de demander, mais il était onctueux et savoureux, relevé par la truffe). En deuxième entrée, du saumon mi-cuit à la crème de petits pois. Le plat était une “épaule d’agneau de lait confite au thym et son coulis d’ail des ours” superbe, moelleuse et généreusement servie. Ensuite, nous avons (pure gourmandise !) dévalisé le plateau de fromages, puis dégusté un spectaculaire “Concorde de M. Lenôtre et son sorbet de cacao” comme dessert, le Concorde étant un gâteau à base de meringue chocolatée et de mousse au chocolat élaboré par Lenôtre pour l’inauguration de l’avion du même nom en 1969.

Dimanche midi, nous avons fait un tour à la “Fête de la Sardine et du piment” dont parle très bien Guérilla Gourmande dans cet article. Une assiette de sardines grillées et une de piments padròn frits chacun, un coup de rouge espagnol, c’était très agréable !

Dimanche soir, j’ai fait des pâtes de riz sautées aux aubergines excellentes, très fondantes et goûteuses.

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Lundi soir, j’ai testé une recette qui m’avait intriguée, des blancs de poulet en escabèche. Eh bien c’est à refaire, c’était vraiment exquis ! Ma seule modification à la recette porte sur le temps de cuisson auquel je rajouterais 5 minutes, j’ai dû recuire légèrement (au micro-ondes) une partie des tranches de poulet à la dernière minute, elles étaient franchement trop roses. J’avais fait une salade de pomme de terre nouvelles et fenouil (cru) à l’huile de pistache en accompagnement, excellente !

Mardi soir, j’ai testé notre splendide nouveau grill (un Camping Gaz à brûleurs latéraux) et grillé des tranches de cou de porc marinées (24h dans un mélange d’huile d’olive, ail et coriandre mixés), avec lesquelles j’ai servi une salade de poireaux à la crème acidulée. Notre grill est à l’abri sur une terrasse couverte et vu le temps, nous avons mangé à l’intérieur, snif…

Mercredi soir, j’ai fait un couscous rapide. C’est un peu moins bon qu’en recette traditionnelle, mais pour un soir de semaine, c’est parfait !

Jeudi et vendredi soir, nous étions invités.

Ave Caesar

Samedi soir, nous avons mangé chez des amis.

Dimanche midi, j’ai servi une salade de César au poulet et aux tomates séchées (et une version séparée avec du céleri branche à la place de la laitue romaine, pour mon fils aîné qui n’aime pas la salade verte), du livre “A Little San Francisco Cookbook“.

Dimanche soir, nous avons faitt un délicieux repas chez Aladin après le théâtre. En entrée, nous avons commandé un simple houmous, et en plat, nous nous sommes partagés un Mosul Had Bah (boulettes de bœuf, pomme de terre, aubergine, poivron) et un Bamia Sommer (Agneau et gombos), tous deux servis avec un riz oriental excellent et une très fraîche salade verte/concombres/grenade.

Lundi soir, j’ai mijoté un pot-au-feu de poulet à la courge butternut et aux morilles, recette tirée du livre “Fat Girl Slim“.

Mardi soir, nous avons très bien mangé (comme d’habitude) aux Alliés. En entrée, j’ai pris une terrine de caille au cognac et madère, rémoulade de légumes, en plat, un filet de boeuf sauce au poivre de Kampot, accompagné entre autres d’un paillasson de pommes de terres craquant très réussi, le tout arrosé d’une bouteille de Rioja 2009 à un prix très doux.

Mercredi soir, j’ai inventé un gratin de polenta aux côtes de bettes, fromage et chorizo, très apprécié.

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Jeudi soir, j’ai grillé des tranches d’aiguillette de bœuf marinée à la plancha et fait des poireaux vinaigrette un peu spéciaux, dans la mesure où, au lieu de cuire les poireaux à la vapeur, comme je le fais d’habitude, je les ai eux aussi grillés à la plancha. Je dois dire que c’était très bon (mais à faire avec des poireaux fins, comme ceux que j’avais – je pense qu’avec des gros poireaux ça ne fonctionnerait pas).

Et vendredi, j’ai mis en route dès le matin des slow cooker spareribs, que j’ai servies avec une variante improvisée de coleslaw (en l’occurrence, carottes râpées, avocat, oignon frais, ail tige, et une sauce à base de crème acidulée et de moutarde). Quand on fait cette version des travers de porc, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de similaire à des travers de porc laqués, on obtient une viande très cuite et fondante, avec pas mal de sauce, mais c’est très bon.

Escapade en Bourgogne, et autres bonnes choses

2 semaines

Samedi soir, nous avons (très bien) mangé chez un ami.

Dimanche midi, j’ai fait des carottes épicées au lait de coco très agréables, avec du riz basmati.

Dimanche soir, j’ai profité du poissonnier-pêcheur du marché et cuisiné des filets de bondelle en papillote aux petits légumes, accompagnés d’un mélange de petits pois (surgelés) et d’épinards (frais) que j’ai trouvé fort réussi.

Lundi soir, j’ai ressorti ma mijoteuse de la cave et mitonné du pulled pork délicieux, qu’au lieu de servir sur des buns comme le veut la tradition j’ai accompagné de frites de patates douce au four (qui étaient bonnes mais toutes molles, pas compris pourquoi) et d’une salade épinards/poires (comme vous le voyez, je commence à maîtriser la barre oblique…).

Mardi soir, j’ai fait rapide mais bon, pasta e fagioli.

Mercredi soir, un grand classique français, la blanquette de veau (du livre de Courtine La cuisine française classique et nouvelle), servie avec des pommes de terre et carottes rôties au four (je n’aime pas le riz en accompagnement de la blanquette, c’est fade).

Jeudi soir, j’ai fait du poulet pané au gomasio (pas mauvais mais pas exceptionnel) tiré du dernier numéro de Cuisine et Vins de France, avec une salade de betteraves à l’allemande.

Et vendredi, nous sommes partis avec des amis en Bourgogne, où, vous pouvez bien l’imaginer, nous avons bien mangé, bien bu, et bien visité ! Notre premier repas, celui du vendredi soir, fut dans un restaurant déjà testé (et approuvé !) il y a quelques années, le Charlemagne à Pernand-Vergelesses. Nous avons choisi le menu Il était une fois en 6 plats, et ce fut parfait !

Foie gras de canard en mousse de piment de Jamaïque, chips de porc, anguille, atsina en première entrée (l’atsina étant une petite plante genre cresson), fondant et délicieux :

2016-03-04 20.50.44Puis sandre, feuilles de poireaux, épinards, confiture de tomates vertes, la perfection faite poisson.

Ensuite Langoustine, couteaux, fenouil, orange, raviole végétale infusion Kaffir lime, un plat fusion très bien maîtrisé :

2016-03-04 21.03.44Le plat de viande était du Simmenthal maturé 5 semaines salé, fumé bois de hêtre, carotte, ketchup, câpres, fleur d’ail des ours, une viande superbe avec des goûts fantastiques de sous-bois dans l’assaisonnement :

2016-03-04 21.20.06En guise de fromage, un Chèvre frais bio de Thomas, Fromagerie de Crépey, miso, Goma shio exquis (ah tiens, encore du gomasio avec une autre orthographe !) :

2016-03-04 21.41.30Et comme dessert, une très légère Gaufre soufflée craquante, marron, truffe, pâte d’haricots rouges :

2016-03-04 21.57.50Enfin, des petites gourmandises sphérisées pour couronner le tout :

2016-03-04 21.57.58Le service était adroit et souriant, le décor est un rêve de designer (avec des lumières au plafond pour chaque table, qui ne s’allument que lorsque la table est occupée, créant des petits îlots de lumière dans une salle sombre, très belle ambiance), la carte des vins ne propose pas que des grands crus hors de prix, bref, une très belle soirée.

Le lendemain soir, le samedi, nous avions réservé au Clos du Cèdre à Beaune, et l’expérience fut beaucoup plus mitigée. Nous avions, là aussi, un menu dégustation en 6 plats. Le thon snacké en première entrée, accompagné de lamelles de concombre, manquait cruellement d’assaisonnement, et n’avait donc aucun goût. L’œuf à 64° accompagné de purée d’artichaut à la truffe était plutôt un œuf à la coque (j’ai dégusté et réalisé l’œuf à 64°, le jaune est entre le solide et le liquide, là c’était parfaitement liquide) avec, fort heureusement, une purée d’artichaut délicieuse, le turbot sur lit d’épinard qui le suivait était fade alors que les épinards étaient trop salés (et malheureusement, ça ne se compense pas), avec deux ridicules “points” de sauce ornant l’assiette, bien trop peu pour en avoir le goût. Miraculeusement, la deuxième partie du repas a quelque peu compensé le début : le pigeon était tendre et succulent, avec cette fois assez de (très bonne) sauce pour pouvoir l’apprécier. Le plateau de fromages était superbe, et généreusement servi. Le premier dessert m’a bluffée, une Douceur autour de la Truffe Noire, Granny Smith et Céleri (oui, vous avez bien lu, truffe, pomme et céleri-branche) composée d’une glace à la truffe incroyable, qui contrastait superbement avec le croquant du céleri et l’acidité de la pomme. Le deuxième dessert, un Duo de Poire, Soufflé et Tatin, sorbet au Cidre, était lui aussi très réussi, avec un soufflé savoureux, aérien, tiède et fondant, et une tatin de poires qui aurait été encore meilleure servie tiède plutôt que froide. Un autre point noir a été le service, assez hautain en général, avec en particulier un sommelier qui a fait une grimace désagréable très visible quand j’ai commandé les vins (je n’ai pas compris si c’était parce que je ne lui avais pas demandé conseil ou parce que j’avais choisi un Saint-Joseph en rouge – les rouges bourguignons étant tous à des prix stratosphériques – mais quoiqu’il en soit c’est inadmissible).

Le dimanche midi, nous avons retrouvé une bonne adresse bourguignonne que nous connaissons depuis 1992, le Cellier Volnaysien à… devinez, Volnay. J’ai pris des escargots, puis des œufs en meurette, du tradi qui tient au corps, bon et bien exécuté.

Dimanche soir, de retour dans nos pénates, nous avons commencé à déballer toutes les bonnes choses ramenées du splendide marché de Beaune. Nous avons, ce soir-là, mangé des pastillas de poulet achetées au dit marché, avec juste une fondue de poireaux en accompagnement.

Lundi soir, j’ai fait des simples escalopes de veau au citron, avec du potimarron vert au four, et une curiosité, des ocas du Pérou poêlés. C’était joli tout plein, et j’aime bien essayer des aliments que je ne connais pas, mais ce n’est pas inoubliable à vrai dire.

Mardi soir, j’ai servi un gigantesque plateau de fromages (toujours du marché de Beaune) avec des fruits.

Mercredi soir, j’ai cuit des gros artichauts, que j’ai servis avec une sauce mousseline ainsi que des charcuteries du marché de Beaune (dont un fabuleux pavé au piment d’Espelette).

Jeudi soir, j’ai improvisé des haricots noirs style cubain, avec du riz blanc.

Vendredi soir, nous avons mangé africain. Le Backstage Bar a été repris par des nouveaux gérants, qui affichent une petite carte de cuisine d’Afrique de l’Ouest. L’ambiance est peu propice à la dégustation (bar, boule disco…), ce qui fait que la prochaine fois on prendra à l’emporter, mais leur Ndolé de viande et crevettes, leur porc grillé et leurs bananes plantain frites sont excellents !