Atchoum !

Samedi soir, j’ai fait de l’entrecôte de cerf (sans os) poêlée avec une sauce venaison (délicieuse et très simple à faire, je conseille) et du potimarron rôti au four :

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Dimanche midi, j’ai servi des fusilli aux épinards frais et à la feta (pas de recette, juste des petits épinards tombés avec les pâtes, de la feta émiettée et une coulée d’huile d’olive) :

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Dimanche soir, j’ai fait une fondue au vacherin. J’ai fait très attention à la température, mais malheureusement elle était un peu granuleuse. Je ne sais pas d’où ça vient, si quelqu’un(e) d’entre vous a une idée, je prends ! J’avais (pour une fois !) fait un dessert, un délicieux cake à l’orange (qui vaut son pesant de beurre, mais je trouve que soit on fait de la vraie pâtisserie avec du vrai beurre et du vrai sucre, soit on n’en fait pas et basta) :

Lundi soir, j’avais prévu de sortir des choses du congélateur, et c’est bien tombé puisque j’étais à la maison avec une grosse crève et aucune envie de cuisiner ! Nous avons donc mangé du poulet tandoori de M. Shiva, accompagné de riz aux épinards et d’une raïta improvisée (yaourt, gingembre en poudre, cardamome en poudre, piment en poudre, sel et oignon frais haché).

Mardi soir, j’ai cuisiné les diots ramenés du marché d’Annecy (40 minutes à l’eau avec un bouquet garni, puis 10 minutes à la poêle avec un peu de beurre et d’échalotes hachées et un déglaçage au vin blanc). J’avais acheté des cardons déjà parés, je les ai cuits à l’eau additionnée de jus de citron pendant 40 minutes et les ai arrosés de jus de viande juste avant de servir :

Mercredi soir, j’ai fait du boeuf mijoté avec une sauce aux cacahuètes (sauce kare kare, des Philippines, achetée en poudre) que j’ai accompagné de riz noir Venere et de flower sprouts :

Cela m’a permis de tester ce nouveau légume, qui est un croisement de chou de Bruxelles et de kale, et je dois dire que juste poêlé avec un peu d’huile d’olive et de la fleur de sel pendant quelques minutes, c’est très bon (ça n’a pas du tout ce petit arrière-goût amer que je n’aime pas dans les choux de Bruxelles).

Jeudi soir, j’ai utilisé mon pain rassis et fait des croûtes au fromage (du Comté, lui aussi ramené d’Annecy) et une salade verte additionnées de petites graines :

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Et pour finir la semaine en beauté, vendredi soir, nous sommes allés manger avec des amis à la Maison Thaï. C’était, comme d’habitude, très bon, des vrais goûts non édulcorés (quand le signe “3 piments” veut vraiment dire très piquant, par exemple !). Nous avons partagé plusieurs entrées – du poulet aux feuilles de pandanus, de la salade de boeuf, de la salade de mangue verte, des rouleaux de printemps aux légumes – puis plusieurs plats – du laab de porc, du canard croustillant aux légumes, du poulet aux noix de cajou, du pad thaï végétarien – et tout était savoureux et délicieux, si délicieux que nous avons mangé voracement en oubliant complètement de prendre des photos ! J’y ai pensé au moment du dessert, une simple mangue fraîche très plaisante, alors voilà la seule, l’unique photo du repas :

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3,2°C le matin

Le retour du froid m’a prise par surprise. J’aurais pourtant dû m’y attendre, à fin octobre, mais perdre dix degrés en 48 heures, c’est rude ! La cuisine de la semaine qui vient de s’écouler fut donc résolument automnale.

Samedi soir, nous étions à une fête d’anniversaire.

Dimanche midi, j’ai continué à tester mon appareil à cuisson sous-vide (j’en parle dans mon article consacré à la semaine passée) en m’attaquant aux steaks : salés, poivrés, mis sous vide, cuits 30 minutes à 55°C puis passés rapidement à la poêle dans un peu d’huile d’olive, juste pour griller la surface. Bilan : une viande tendre, délicieuse, mais juste légèrement trop cuite à mon goût (j’aime la viande saignante). La prochaine fois, j’essaie à 52°C. J’avais fait une salade verte en accompagnement.

Dimanche soir, j’ai fait (on ne peut pas appeler cela cuisiner) une brisolée. La seule “technicité” réside dans la cuisson des marrons. Sur le conseil d’une collègue, je les ai incisés, fait bouillir pendant 10 minutes, puis passés au four à 200°C pendant 20 minutes. C’était parfait. J’ai servi les marrons avec de la charcuterie (jambon cru, lard d’Arnad, saucisson pimenté), des fromages et des fruits (raisin, noix, figues et poires) :

 

 

Lundi soir, j’ai fait des penne grappa (en utilisant des conchiglie à la place des penne) :

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Mardi soir, j’ai fait un carpaccio d’artichauts (petits artichauts crus parés et émincés à la mandoline, assaisonnés de sel, poivre, vinaigre balsamique, huile d’olive et copeaux de Parmesan), suivi d’une quiche lorraine :

 

 

Mercredi soir, nous avons mangé au Café Bellagio  à Montreux. Comme nous y étions tard (après une pièce de théâtre), nous avons eu droit à la carte réduite qui a cours dès 21h30, et qui est assez passe-partout (tartare, club-sandwich, filets de perche, hamburger, salade César…). J’ai pris un club-sandwich au saumon fumé, très bon je dois dire :

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Jeudi soir, nous avons participé à un repas “truffe” organisé par le Château du Rosey, qui est un domaine viticole situé sur La Côte, à Bursins. Le menu était le suivant :

  • Les amusettes apéritives
  • La truffe blanche d’Alba : l’oeuf cuit à 64C, émulsion de lait de poulet
  • La truffe noire : noix de St-Jacques en coquille
  • La truffe blanche d’Alba : spirale de spaghetti No 7 façon carbonara
  • La truffe noire : filet de boeuf Rossini
  • Macaron glacé à la truffe et fleur de lait

L’endroit est absolument superbe, un vrai château médiéval très bien restauré et meublé. Contrairement à ce à quoi je m’attendais, c’était servi “façon restaurant”, à chaque groupe sa table, et non pas autour d’une ou plusieurs grandes tables (ce que j’aurais préféré, c’est toujours une occasion de rencontrer des gens sympathiques et intéressants). La responsabilité de la cuisine était assurée par Guillaume Trouillot, et le repas fut excellent, une très belle mise en valeur de la truffe :

 

Nous avons pris l’accord mets-vins, très bien pensé (avec les vins du domaine, bien sûr).

Vendredi soir, j’ai fait une soupe de potimarron au curry (sans recette, curry frit dans un peu d’huile avec un oignon, puis on ajoute le potimarron coupé en morceaux, puis du lait à fleur, on cuit, on mixe et on assaisonne) :

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J’ai aussi fait, comme pain d’accompagnement, une base de pâte à pizza selon la recette d’Anna Jones, mais je n’ai pas été convaincue, trop sec.

L’automne dans l’assiette

Je n’ai pas publié la semaine passée, car nous venions de passer une (splendide) semaine de vacances à Rome – je mijote d’ailleurs un petit article sur les restaurants romains tout bientôt !

Nous sommes donc rentrés, et j’ai recommencé à popoter.

Samedi soir, j’ai fait du risotto au potimarron, avec la recette de Macha Méril.

Dimanche midi, j’ai servi de la porchetta ramenée de Rome, avec une salade de céleri-branche.

Lundi soir, nous avons fait un délicieux Surfing Dinner chez Magali (qui tient le magasin de café, thé et épices Saveur PimenThé) : une soupe à la courge à la cacahuète et au gingembre en entrée, puis des keftas aux dattes sur lit de couscous de riz (une nouveauté, je n’avais jamais goûté le couscous de riz), et enfin un gâteau aux épices et pommes.

Mardi soir, j’ai testé l’appareil pour cuisson sous-vide Anova que je viens de recevoir pour mon anniversaire, et dont j’espère des grandes choses ! J’ai exprès fait simple pour commencer : un filet de haddock coupé en deux, mis sous vide et cuit à 55°C pendant 30 minutes, sans assaisonnement (le haddock ayant un goût prononcé). Verdict : génial ! Moelleux, savoureux, parfait – rien à rajouter. J’avais fait du chou pointu poêlé aromatisé à la ‘nduja avec, c’était très bien.

Mercredi soir, j’ai cuit une souris d’agneau (assez grosse pour deux personnes) en utilisant cette recette, mais en ajoutant des tronçons de poireaux et des petites pommes de terre autour de la viande. C’était tout à fait réussi.

Jeudi soir, après un petit tour chez Ikea, nous avons mangé tout près, au Restaurant du Chasseur. C’était, comme d’habitude, excellent. Nous avons tout d’abord partagé deux entrées, un fantastique carpaccio de cerf à l’huile d’olive et aux copeaux de pecorino à la truffe :

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et une ballotine de faisan aux bolets et foie gras, émulsion à la raisinée, figues sautées :

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Puis j’ai pris les médaillons de filet de cerf rôtis, sauce à la moutarde violette, accompagnés de spätzlis, chou rouge aux marrons, mousseline de céleri, et fruits de saison :

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Vendredi soir, nous sommes allés manger au restaurant Royal India (qui a ouvert à la place de Chez Gnutti, snif, un de mes restaurants italiens préférés a disparu). J’ai d’abord pris une salade indienne (toute bête, tomates, concombres, oignons, salade verte et piments, j’avais envie de fraîcheur et de verdure). Le piment promis n’y était pas, je l’ai demandé et on m’en a gentiment apporté. Ensuite, j’ai pris du carré d’agneau cuit au tandoor puis mis en sauce, très tendre :

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et nous nous sommes partagés deux excellents pains indiens, un chilli naan et un cheese naan :

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En conclusion, ce n’était pas mal du tout, ce qui me réjouit car je trouve que Lausanne n’est pas riche en restaurants indiens traditionnels.

Brouillard, froid… c’est février

Samedi soir, j’ai mis sur la table une quiche lorraine (la vraie, sans fromage, simplement de la crème, des œufs et des lardons) et des pak choi sautés au gingembre, sauce soja et huile de sésame.

Dimanche à midi, j’ai sorti du congélateur des raviolis aux châtaignes ainsi que des triangolini ricotta et orange (ramenés d’Italie), que j’ai servis avec une sauce au potimarron (du potimarron cuit avec un peu de curry et de crème, puis mixé).

Dimanche soir, nous avons fait un excellent repas au Café Bellagio (dont j’avais déjà parlé ici). J’ai d’abord pris un “Duo de coeur de saumon fumé, bavarois façon “Bloody Mary”, betterave Chioggia & billes de citron” très agréable (avec un bavarois qui était en fait une mousse aérienne au goût de tomates, aussi délicieuse que ludique), puis nous nous sommes partagé un superbe (et très généreusement servi) “Chateaubriand cuit entier façon Rossini, foie gras & sauce à la truffe noire”, servi saignant comme nous l’avions demandé et escorté de petites pommes de terre rissolées et de légumes variés.

Lundi soir, j’ai mijoté une soupe Toscane, la ribollita  – excellente recette, meilleure que celle que j’avais utilisée pour un premier essai il y a longtemps et qui sortait d’un de mes livres de cuisine.

Mardi soir, j’ai pillé le blog de Carole (merci Carole !) et fait des crevettes et lieu de mer  au lait de coco (la recette dit d’employer du dos de cabillaud, mais j’avais trouvé du lieu pas trop cher, le résultat n’en a je pense pas été altéré) , avec du riz basmati et de la purée de courge butternut.

Mercredi soir, j’ai testé une recette assez étonnante, des lasagnes chèvre poivrons. C’était excellent, et si au montage on a l’impression qu’il n’y aura jamais assez de liquide, en fait, une partie du liquide de cuisson est fournie au fur et à mesure par l’eau de végétation des poivrons. La seule modification (ou précision) que j’apporterai à la recette la prochaine fois est de couper les poivrons en cubes vraiment très petits (en faisant presque un hachis de poivrons), cette fois-ci les poivrons sont restés juste un peu trop croquants.

Jeudi soir, repas rapide avant un spectacle au Restaurant de la Clergère à Pully. La carte de ce restaurant est assez banale (viandes poêlées, filets de perche, pizzas et pâtes essentiellement) mais le tout est bien fait – tant mon escalope milanaise que la pizza calabraise de mon compagnon étaient très réussies, et les frites étaient excellentes (ce qui devient rare).

Vendredi soir, j’ai grillé des mini-pilons de poulet sauce satay (très bons, peut-être un chouïa de sauce soja en trop dans la sauce/marinade),  et j’ai fait une salade verte assaisonnée de manière un peu asiatisante en accompagnement (mayonnaise, pâte d’anchois, vinaigre de riz chinois, huile de colza et huile de sésame).

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Escapade en Bourgogne, et autres bonnes choses

2 semaines

Samedi soir, nous avons (très bien) mangé chez un ami.

Dimanche midi, j’ai fait des carottes épicées au lait de coco très agréables, avec du riz basmati.

Dimanche soir, j’ai profité du poissonnier-pêcheur du marché et cuisiné des filets de bondelle en papillote aux petits légumes, accompagnés d’un mélange de petits pois (surgelés) et d’épinards (frais) que j’ai trouvé fort réussi.

Lundi soir, j’ai ressorti ma mijoteuse de la cave et mitonné du pulled pork délicieux, qu’au lieu de servir sur des buns comme le veut la tradition j’ai accompagné de frites de patates douce au four (qui étaient bonnes mais toutes molles, pas compris pourquoi) et d’une salade épinards/poires (comme vous le voyez, je commence à maîtriser la barre oblique…).

Mardi soir, j’ai fait rapide mais bon, pasta e fagioli.

Mercredi soir, un grand classique français, la blanquette de veau (du livre de Courtine La cuisine française classique et nouvelle), servie avec des pommes de terre et carottes rôties au four (je n’aime pas le riz en accompagnement de la blanquette, c’est fade).

Jeudi soir, j’ai fait du poulet pané au gomasio (pas mauvais mais pas exceptionnel) tiré du dernier numéro de Cuisine et Vins de France, avec une salade de betteraves à l’allemande.

Et vendredi, nous sommes partis avec des amis en Bourgogne, où, vous pouvez bien l’imaginer, nous avons bien mangé, bien bu, et bien visité ! Notre premier repas, celui du vendredi soir, fut dans un restaurant déjà testé (et approuvé !) il y a quelques années, le Charlemagne à Pernand-Vergelesses. Nous avons choisi le menu Il était une fois en 6 plats, et ce fut parfait !

Foie gras de canard en mousse de piment de Jamaïque, chips de porc, anguille, atsina en première entrée (l’atsina étant une petite plante genre cresson), fondant et délicieux :

2016-03-04 20.50.44Puis sandre, feuilles de poireaux, épinards, confiture de tomates vertes, la perfection faite poisson.

Ensuite Langoustine, couteaux, fenouil, orange, raviole végétale infusion Kaffir lime, un plat fusion très bien maîtrisé :

2016-03-04 21.03.44Le plat de viande était du Simmenthal maturé 5 semaines salé, fumé bois de hêtre, carotte, ketchup, câpres, fleur d’ail des ours, une viande superbe avec des goûts fantastiques de sous-bois dans l’assaisonnement :

2016-03-04 21.20.06En guise de fromage, un Chèvre frais bio de Thomas, Fromagerie de Crépey, miso, Goma shio exquis (ah tiens, encore du gomasio avec une autre orthographe !) :

2016-03-04 21.41.30Et comme dessert, une très légère Gaufre soufflée craquante, marron, truffe, pâte d’haricots rouges :

2016-03-04 21.57.50Enfin, des petites gourmandises sphérisées pour couronner le tout :

2016-03-04 21.57.58Le service était adroit et souriant, le décor est un rêve de designer (avec des lumières au plafond pour chaque table, qui ne s’allument que lorsque la table est occupée, créant des petits îlots de lumière dans une salle sombre, très belle ambiance), la carte des vins ne propose pas que des grands crus hors de prix, bref, une très belle soirée.

Le lendemain soir, le samedi, nous avions réservé au Clos du Cèdre à Beaune, et l’expérience fut beaucoup plus mitigée. Nous avions, là aussi, un menu dégustation en 6 plats. Le thon snacké en première entrée, accompagné de lamelles de concombre, manquait cruellement d’assaisonnement, et n’avait donc aucun goût. L’œuf à 64° accompagné de purée d’artichaut à la truffe était plutôt un œuf à la coque (j’ai dégusté et réalisé l’œuf à 64°, le jaune est entre le solide et le liquide, là c’était parfaitement liquide) avec, fort heureusement, une purée d’artichaut délicieuse, le turbot sur lit d’épinard qui le suivait était fade alors que les épinards étaient trop salés (et malheureusement, ça ne se compense pas), avec deux ridicules “points” de sauce ornant l’assiette, bien trop peu pour en avoir le goût. Miraculeusement, la deuxième partie du repas a quelque peu compensé le début : le pigeon était tendre et succulent, avec cette fois assez de (très bonne) sauce pour pouvoir l’apprécier. Le plateau de fromages était superbe, et généreusement servi. Le premier dessert m’a bluffée, une Douceur autour de la Truffe Noire, Granny Smith et Céleri (oui, vous avez bien lu, truffe, pomme et céleri-branche) composée d’une glace à la truffe incroyable, qui contrastait superbement avec le croquant du céleri et l’acidité de la pomme. Le deuxième dessert, un Duo de Poire, Soufflé et Tatin, sorbet au Cidre, était lui aussi très réussi, avec un soufflé savoureux, aérien, tiède et fondant, et une tatin de poires qui aurait été encore meilleure servie tiède plutôt que froide. Un autre point noir a été le service, assez hautain en général, avec en particulier un sommelier qui a fait une grimace désagréable très visible quand j’ai commandé les vins (je n’ai pas compris si c’était parce que je ne lui avais pas demandé conseil ou parce que j’avais choisi un Saint-Joseph en rouge – les rouges bourguignons étant tous à des prix stratosphériques – mais quoiqu’il en soit c’est inadmissible).

Le dimanche midi, nous avons retrouvé une bonne adresse bourguignonne que nous connaissons depuis 1992, le Cellier Volnaysien à… devinez, Volnay. J’ai pris des escargots, puis des œufs en meurette, du tradi qui tient au corps, bon et bien exécuté.

Dimanche soir, de retour dans nos pénates, nous avons commencé à déballer toutes les bonnes choses ramenées du splendide marché de Beaune. Nous avons, ce soir-là, mangé des pastillas de poulet achetées au dit marché, avec juste une fondue de poireaux en accompagnement.

Lundi soir, j’ai fait des simples escalopes de veau au citron, avec du potimarron vert au four, et une curiosité, des ocas du Pérou poêlés. C’était joli tout plein, et j’aime bien essayer des aliments que je ne connais pas, mais ce n’est pas inoubliable à vrai dire.

Mardi soir, j’ai servi un gigantesque plateau de fromages (toujours du marché de Beaune) avec des fruits.

Mercredi soir, j’ai cuit des gros artichauts, que j’ai servis avec une sauce mousseline ainsi que des charcuteries du marché de Beaune (dont un fabuleux pavé au piment d’Espelette).

Jeudi soir, j’ai improvisé des haricots noirs style cubain, avec du riz blanc.

Vendredi soir, nous avons mangé africain. Le Backstage Bar a été repris par des nouveaux gérants, qui affichent une petite carte de cuisine d’Afrique de l’Ouest. L’ambiance est peu propice à la dégustation (bar, boule disco…), ce qui fait que la prochaine fois on prendra à l’emporter, mais leur Ndolé de viande et crevettes, leur porc grillé et leurs bananes plantain frites sont excellents !

Tour du monde

Samedi soir, on avait des amis à souper. En entrée, j’ai servi un foie gras cuit au sel (je ne m’en lasse pas, et vu comme il a été attaqué, les invités non plus !) avec une petite salade de mesclun. Le plat était du hachis Parmentier au potimarron et romarin, une improvisation que j’ai personnellement trouvée bof bof (trop de romarin et un peu sec à mon goût, je l’ai mis au four trop tôt), mais qui a lui aussi été dévoré et donc apprécié, et en dessert j’ai fait un crumble aux poires et aux spéculoos que j’ai beaucoup aimé.

Dimanche midi, j’ai fait à l’arrache une salade avocat/concombre/céleri-branche/mesclun/œufs durs (oui, oui, moi aussi je sais faire des noms de plats pleins de barres obliques…). Comme un de mes fils n’aime pas la salade verte et que mon cher et tendre n’aime pas le concombre, j’ai disposé les tranches d’avocat, le céleri et les quartiers d’œuf dur sur un grand plat, puis répandu les tranches de concombre sur la moitié du plat, le mesclun sur l’autre moitié, et la sauce par dessus le tout. Les omnivores ont tapé des deux côtés, et tout le monde était content.

Dimanche soir, j’ai mitonné des filets de lapin aux champignons (inspirés de cette recette, mais j’avais la flemme de farcir, donc j’ai tout mijoté ensemble) accompagnés de laitue braisée.

Lundi soir, du vite fait bien fait, russe et très bon : des pelmeni bœuf/porc de chez Doushka, avec un schlouk de crème acidulée et un schlouk de vinaigre.

Mardi soir, j’ai utilisé un livre que j’aime beaucoup, “Fat Girl Slim“, pour faire d’excellente crevettes laksa, un plat thaï.

Mercredi soir, changement de pays et même de continent avec un plat libanais : houmous et bœuf haché. A la réflexion, j’aurais dû servir une salade avec, c’était délicieux mais un peu bourratif (et la descendance ne s’est pas gênée pour me le faire savoir, sale môme…).

Jeudi soir, en vitesse avant le théâtre, j’ai mangé une salade César à la Brasserie La Coupole 1912 à Vevey, “senza infamia e senza lode” (sans infamie et sans louanges) comme disent les italiens. J’ai quand même bien envie de retourner tester leur cuisine, l’endroit semblait intéressant.

Vendredi soir, j’ai improvisé un ragoût de fonds d’artichauts (surgelés, merci Picard), pommes de terre (des petites rattes succulentes achetées chez Manor) et lardons, bien réussi.

Living Well is the Best Revenge

2015-11-21 16.51.11 Pater noster
Jacques Prévert

Notre Père qui êtes aux cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la trinité
Avec son petit canal de l’Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son Océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuileries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont là
Simplement sur la terre
Offertes à tout le monde
Éparpillées
Émerveillées elles-même d’être de telles merveilles
Et qui n’osent se l’avouer
Comme une jolie fille nue qui n’ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Aves leur tortionnaires
Avec les maîtres de ce monde
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourrissant dans l’acier des canons.

2015-11-21 16.52.29

Je n’ai pas écrit depuis un moment sur ce blog – au moment où je me préparais à le faire, il y a bientôt deux semaines, les horreurs des attentats de Paris se sont déchaînées, et il m’a semblé si futile, si… peu important de raconter des histoires de repas et de bon petits plats ! Je suis restée un moment dans cet état de presque sidération, et puis, la vie reprend ses droits, et de plus, comme le dit le titre de ce billet, “Living Well is the Best Revenge” (“Vivre bien est la meilleure des vengeances”, citation souvent attribuée à George Herbert, mais dont la paternité semble douteuse – peu importe, c’est une phrase que j’ai toujours aimée et qui sonne si juste en ce moment !). En cadeau pour se souvenir de la beauté des choses, ces deux photos du ciel du Piémont à la tombée du jour, et ce poème de Prévert que je sais presque par coeur (en tout cas le début) depuis mes 15 ans et qui tombe à pic…

Voici donc un petit méli-mélo de ce que j’ai cuisiné ces dernières semaines, un peu dans le désordre.

Vite fait, et très réconfortant par ce soudain temps glacial, une belle pasta e fagioli.

Avec une truffe blanche en importation directe d’Alba (car nous avons passé un beau week-end gastronomique dans le Piémont), des tajarin à la truffe blanche – beaucoup de beurre, beaucoup de Parmesan, beaucoup de truffe, miam !

Une toute simple salade de pois-chiches au thon avec sauce au yaourt et au curry (une improvisation libre, et bien réussie).

Un repas indien, avec en apéritif un cocktail Bombay Fizz (Prosecco et jus de mangues, pas convaincant, tirée d’un livre de cuisine végétarienne indienne que j’aime pourtant beaucoup – et en fouillant le web je me suis rendu compte que le Bombay Fizz traditionnel n’a rien à voir avec ça !), puis une salade d’épinards sauce cacahuètes délicieuse (du livre d’Anjum Anand Indian Food Made Easy), en plat un curry de lotte et joues de cabillaud (du même livre) et du riz basmati, puis, en dessert, un étonnant et très réussi halwa de potimarron. A noter que j’ai remplacé les tomates de la salade par des mangues vertes, les tomates fraîches étant totalement insipides en cette saison, et la mangue verte constituant une substitution très agréable.

Ma recette préférée de ce livre de Ken Hom, du riz gluant au poulet et aux saucisses, pour laquelle j’utilise les savoureuses (et piquantes !) saucisses thaï à la citronnelle que je trouve chez mon épicier vietnamien.

Le kale (aussi appelé chou nordique ou chou plume) est à la mode, ça tombe bien j’adore ça (et savez-vous que le chou noir utilisé traditionnellement dans la ribollita Toscane est une sorte de kale ?) – du coup j’ai fait une excellente salade de kale et d’épeautre, tirée de ce numéro de Cuisine et vins de France (CVF pour les intimes).

Un caldo verde (soupe au chou vert et chorizo) succulent (ça aussi ça réchauffe !), du même numéro de CVF.

Une pastilla de poulet (indécoupable mais délicieuse, encore une recette du CVF de novembre), accompagnée d’une salade tiède de carottes cuites au cumin et au jus de citron.