Les dix meilleurs plats que j’ai cuisinés ces derniers temps

Non, je n’ai pas seulement été au restaurant, j’ai aussi fait la cuisine ! Voici un « best of » de ces dernières semaines :

  1. Des lasagnes bœuf et aubergines. Je les ai faites sans recette, avec des lasagnes fraîches (que je ne précuis pas), des aubergines passées à la vapeur puis grillées, du bœuf haché revenu avec des oignons, une belle béchamel bien abondante, et du Parmesan râpé. J’en ai fait pour 6 personnes, nous étions 4, mes deux Attilas ont tout ratiboisé, il n’en n’est pas resté une miette.
  2. Des pelmeni (de bœuf et porc). Je les ai achetés surgelés chez Doushka, ils étaient géniaux ! Juste cuits au bouillon, puis assaisonnés d’un tout petit peu de vinaigre et de smetana (elle aussi achetée chez Doushka), une tuerie.
  3. Un poulet à la créole absolument délicieux.
  4. Une soupe à la courge (tout simplement du potimarron paré et coupé en cubes, cuit dans du lait et mixé) accompagnée de muffins au fromage.
  5. Un hachis Parmentier au céleri inventé par moi, et je dois dire drôlement bon.
  6. Un excellent renversé de pommes au calvados.
  7. Une açorda de mariscos (panade aux fruits de mer portugaise) excellente (mais je n’ai pas utilisé le persil mentionné dans la recette, j’ai mis de la coriandre, ce qui est plus traditionnel et surtout bien meilleur).
  8. Une très bonne salade de poulet aux noix de pécan.
  9. Un chili con carne (fait avec des haricots noirs, mes préférés) accompagné de cornbread (pain de maïs) à la place de riz. La recette de cornbread provient du livre de Steven Raichlen « High Flavor Low Fat Cooking » que j’utilise avec bonheur depuis une quinzaine d’années – quant au chili, je l’ai fait au pifomètre.
  10. Un tajine de poulet aux légumes de saison (que j’ai accompagné de couscous) trouvée dans le même livre de Raichlen. L’auteur préconisait d’employer des carottes, du céleri-boule et des navets, j’ai mis des carottes, du potimarron et des coings. Ben quoi, j’aime pas les navets… et on est en pleine saison des coings, qui ont donné une délicieuse touche acidulée et fruitée.

Entre Italie et France

Samedi soir, lors d’un mini weekend dans la région d’Aoste, nous avons mangé à la Locanda La Clusaz. Nous avons pris le « Menu d’hiver », et c’était, comme d’habitude (nous y allons régulièrement depuis plus de 20 ans), exquis.

Entrée : terrine de museau de veau, sauce verte, petite salade de topinambour
Primo : Ravioli de pied de porc et artichauts, crème de chou-fleur
Plat : Ris de veau
Dessert : sabayon

En vin, après un verre de mousseux local très gentiment offert, nous avons bu une bouteille d’un vin d’exception, « Le Prisonnier » de la Maison Anselmet.

Dimanche midi, nous avons brunché chez des amis.

Dimanche soir, j’ai fait des tranches très fines de bœuf (achetées en Italie, c’est une découpe qui ne se trouve pas ici) poêlées et déglacées à la crème de balsamique, avec de la cima di rapa (elle aussi italienne) à la poêle, avec un Malbec argentin Viñas del Golf 2003.

Lundi soir, j’ai cuisiné des pâtes fraîches achetées à Aoste (triangolini à la bourrache, raviolis au bœuf et aux épinards) avec une sauce au poireau, et arrosé le tout d’un Salice Salentino Selvarossa Riserva, Cantine Due Palme 2008. J’ai découvert assez récemment que l’on peut faire des sauces pour pâtes toutes simples et délicieuses avec des légumes coupés et cuits à l’étouffée, assaisonnés et mixés avec éventuellement un peu de liquide (crème, bouillon, etc.). J’ai déjà testé avec du céleri-boule et du poireau, mais je suis sûre que c’est extensible à toutes sortes de légumes (épinards, côtes de bette, chou-fleur… la liste est sans fin).

Mardi soir, j’ai fait une soupe au potimarron, chou noir et côtes de bettes. Elle était délicieuse, et j’ai été stupéfaite de voir qu’à quatre, nous avons englouti une grosse botte de côtes de bettes, une botte de chou noir et un potimarron (sans parler du lait, du Parmesan, de l’échalote et du pain grillé qui complètent la recette) ! Nous avons fini le Selvarossa de la veille.

Mercredi soir, nous avions un invité. En entrée, carpaccio de coquilles St-Jacques à l’huile vanillée, accompagné d’un peu de rampon (mâche pour les franco-français). En plat, rôti de cochon de lait à la bavaroise et écrasée de fèves. En dessert, verrines de poires et crème fouettée au praliné. Nous avons bu un Sauvignon blanc Cloudy Bay 2012 en apéritif et avec l’entrée, puis un Château Musar 2008 avec le plat.

Jeudi soir, en étape de la route vers Paris, repas au Montrachet. Nous y avons fait un excellent repas bourguignon (cuisine très soignée, un peu revisitée), avec en entrée des œufs en meurette, puis un quasi de veau fermier cuit en cocotte, accompagné de chanterelles et polenta crémeuse, juste parfait ! A tout seigneur tout honneur, nous avons bu un Chambolle-Musigny délectable.

Vendredi soir, à Paris, nous avons mangé avec une amie repas au restaurant Waly Fay, qui sert une délicieuse cuisine d’Afrique de l’Ouest. J’ai pris un rhum-gingembre en apéro. En entrée, mon bol de moules à la sainte-Louisienne (ail, persil, piment) était énorme, rempli de petites moules de bouchot délicieuses, avec beaucoup de goût. Ensuite, j’ai pris un G’boma de bœuf (aux épinards et amandes) très miam, et en dessert… un jus de gingembre (j’adore ça et je n’avais plus faim !). Nous avons arrosé ce repas d’une bouteille de Crozes-Hermitage du Domaine de Chasselvin.

Du piment dans les assiettes

Samedi soir, j’ai servi un ragoût de porc et poulet à la banane très réussi, accompagné de patates douces et tranches d’ananas rôties au four. J’y avais incorporé un demi-piment habanero frais haché en début de cuisson, le degré de force était parfait. Le vin d’accompagnement était un Malbec Cent Visages de Loire surprenant (on n’a pas l’habitude de trouver du Malbec en pays de Loire) et délicieux.

Dimanche midi, après avoir vu la jolie exposition sur les contes de fée au Palais Lumière, nous avons mangé à Evian au Petit Lyon. C’est je crois la première fois que je vois un restaurant tenu entièrement (salle et cuisine) par une seule personne, et ma foi, chapeau ! C’était bon (cuisine de bistrot lyonnais, comme l’indique le nom), bien servi, avec beaucoup de gentillesse, même si, ce qui est bien compréhensible, il y avait parfois quelques lenteurs (mais rien de dramatique). Nous nous sommes partagé une excellente terrine de ris de veau en entrée, puis j’ai pris un plat rarissime en dehors de Lyon, à savoir un tablier de sapeur, servi avec de la purée de pomme de terre et des épinards au beurre. En dessert, nous avons tous deux craqué pour la mousse au chocolat, parfaite, très mousseuse et aérienne. Nous avons très traditionnellement arrosé ce repas d’un agréable pot de Beaujolais-Villages.

Dimanche soir, j’ai fait une carne cruda all’albese comme je la mangeais au défunt restaurant Chez Emmanuele à Lausanne, sur lit de fenouil : une couche de fenouil cru coupé très fin, assaisonné de sel, poivre, jus de citron et huile d’olive, puis une couche de veau coupé fin et aplati au rouleau à pâtisserie, assaisonné de la même manière, puis une couche de copeaux de Parmesan. Avec une bonne baguette ramenée d’Evian, c’était excellent ! Le Barolo Cantina Terre del Barolo 2005 que nous avons bu avec ce repas se mariait parfaitement au plat.

Lundi soir, cuisine rapide : une salade verte garnie de croûtons au chèvre chaud. Simple mais bon. Et l’accord avec du Sauvignon comme dans la patrie du chèvre (Chavignol !) : un Touraine-Sauvignon Le Petiot 2009.

Nous avions acheté du boudin en France (je dois avouer une nette préférence pour le boudin français par rapport au boudin suisse) et j’avais envie de faire autre chose que le traditionnel boudin pommes en l’air (par ailleurs très bon). Mardi soir, j’ai donc fait un rougail boudin, flageolets et riz, et servi le piment à part (nous avons un intolérant au piment dans la famille, qui était absent samedi soir, mais cela fait que j’ai toujours un bocal de bon piment antillais en purée au frigo, que je mets sur la table quand je juge que le plat s’y prête) : C’est une recette que je garde précieusement, j’ai adoré ce plat ! Le reste de Barolo de dimanche soir l’a parfaitement bien accompagné.

Mercredi soir, j’ai continué la série « cuisine des îles » et servi un très bon curry de gambas au porc, avec du riz basmati, et là aussi le piment à part. Je dois avouer que j’ai utilisé un curry indien, n’ayant pas de curry malgache et aucune idée de sa composition, malgré une recherche sur Google. Nous avons bu un Saint-Chinian Clos Bagatelle Veillée d’automne 2009.

Jeudi soir, nous avons mangé à l’Auberge Aux 2 Sapins à Montricher. Nous y allons assez régulièrement, malgré l’éloignement, et nous ne sommes jamais déçus. L’auberge propose une formule « menu-carte » que je trouve très sympathique, et qui offre un excellent rapport prix-plaisir. Nous avons pris la version 3 plats (entrée, plat, fromage ou dessert). Mon entrée était un « Plaisir de St-Jacques et crabe » composé d’une petite salade de mâche, de quelques St-Jacques rôties et d’une sorte de rillette de crabe surmontée d’un carpaccio de St-Jacques. En plat, j’ai choisi le « Pavé de maigre sauvage aux coquillages », à savoir un beau pavé de maigre rôti, accompagné de petits légumes, d’une délicieuse sauce émulsionnée à l’oursin (joliment servie dans sa coque) et de ravioles de coques et moules. Et comme dessert, j’ai pris une tatin de coings et poires qui m’a ravie. Elle était si joliment présentée que j’en ai, ô miracle, pensé à sortir mon téléphone pour l’immortaliser :

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A vrai dire, tout le repas m’a ravie ! Nous avons accompagné ces agapes d’un excellent Sauvignon Blanc genevois.

Vendredi soir, soupe de potimarron (toute simple : potimarron en cubes cuit dans un mélange d’eau et de crème, salé, poivré et mixé), muffins au potiron, châtaignes et Comté et salade verte. Les muffins étaient délicieux ! Nous avons fini le Saint-Chinian de mercredi soir.

Malade quelques jours, mais cuisinière toujours

Si je n’ai pas posté depuis deux semaines, c’est j’ai été malade pendant 4 jours, du dimanche soir au mercredi soir de la première semaine (et encore pas très vaillante les quelques jours suivants). Les deux seules choses (à part dormir) que j’arrivais à faire c’était regarder des séries et… cuisiner. Vous me pardonnerez si cette fois, je ne mentionne pas les vins, je n’étais vraiment pas à mon affaire et ai donc oublié (et de plus, j’ai peu bu).

Première semaine

Samedi soir et dimanche midi, nous étions invités chez des amis.

Dimanche soir, j’ai fait une féra au lard sur lit de pommes de terre et poireaux. Résultat très moyen, poisson trop cuit (mais j’aurais dû m’en douter en lisant la recette) et un peu sec.

Lundi soir, un grand classique italien revisité par mes soins en recette rapide : pasta e fagioli express. C’est tout simple mais incroyablement satisfaisant, de ces bons plats d’hiver qui donnent chaud au ventre et au cœur.

Mardi soir, j’ai servi une soupe de poulet vietnamienne en utilisant une recette de ce blog (je n’arrive pas à référencer la page, le lien a un comportement bizarre). C’était délicieux, en même temps nourrissant, plein de goût et léger.

Mercredi soir, j’ai mitonné un très roboratif bœuf bourguignon tiré du livre Recettes Françaises d’Elisabeth Scotto (qui est ma bible en matière de grands classiques français), accompagné de carottes et pommes de terre.

Jeudi soir, j’ai servi du bœuf mijoté aux pommes de terre, une belle recette qui montre un autre aspect de la cuisine chinoise, bien loin des plats glutamateux de certains restaurants.

Vendredi soir, nous avons été chez Gina Ristorante, où nous avons très bien mangé. En apéritif-entrée, nous nous sommes partagés du jambon de Parme accompagné de châtaignes caramélisées et de pain carasau, puis j’ai pris d’exquises lasagnes aux bolets. Nous avons arrosé ce repas d’un excellent Valpolicella Classico Superiore Ripasso 2010 (dont, ô honte, j’ai oublié le nom du producteur).

Deuxième semaine

Samedi soir, j’ai fait des œufs cocotte aux cèpes (mais en séparant les blancs des jaunes et en ne faisant cuire les jaunes que 2 ou 3 minutes en fin de cuisson, ce qui évite l’effet « œuf dur »), accompagnés d’une fondue de poireaux au curry.

Dimanche midi, vite fait bien fait, des pâtes fraîches (un mélange de raviolis au zeste de citron et de ravioli aux marrons, achetés au marché chez Padula) beurre et sauge.

Dimanche soir, je me suis lancée dans une recette à longue cuisson : un sancocho colombiano (qui est la version colombienne du pot-au-feu) avec sauce pico de gallo. J’adore la cuisine sud-américaine, et je n’ai pas été déçue par le résultat. La sauce apporte une touche de fraîcheur et de peps juste parfaite !

Lundi soir, pour me venger de mon ratage du dimanche précédent, j’ai refait des filets de féra (sans recette cette fois) sur lit de potimarron rôti au four. J’ai cuit la féra à peine 10 minutes, en fin de cuisson du potimarron, c’était nickel.

Mardi soir, j’ai improvisé avec ce que j’avais dans mes armoires et dans mon frigo, et ça a donné des fort sympathiques spaghettis aux artichauts et à la scamorza à la truffe.

Mercredi soir, avec des amis, nous avons dégusté un sublime repas « gibier à plumes » au restaurant du Moulin d’Assens.

Voici l’impressionnant menu :

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C’était un triomphe : cuissons parfaites, goûts en même temps affirmés et subtils, sauces bien élaborées, portions bien mesurées qui nous ont laissé rassasiés mais pas étouffés. Même la présentation était parfaite, voyez ce petit cygne en pâte et crème de marrons, sur le bord de l’assiette d’élixir de faisan :

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De temps en temps on venait nous présenter les volailles « au naturel » :

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Et voici les mignardises de fin de repas :

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Jeudi soir, j’ai servi mes désormais classiques ris de veau poêlés (sans recette, ris de veau juste débarrassés des grosses membranes, poêlés dans du beurre à rôtir une bonne demi-heure, de manière à être bien dorés sur toutes les faces) et gratin de cardons. Le gratin était délicieux, et l’astuce de la recette est très intéressante, ça permet d’éviter de faire une béchamel, ce qui est utile quand on est pressé.

Et vendredi soir, nous étions invités chez des amis.

Paris-Lausanne, d’un restaurant à l’autre

Samedi soir, nous étions donc à Paris et avons mangé au Silk & Spice, un de mes restaurants thaïlandais préférés. En entrée, j’ai pris une salade de bœuf aux épices thaï, et en plat des gambas et crevettes au curry rouge dans une noix de coco jeune, accompagnées de riz gluant. C’était délicieux, mais j’aurais du demander à ce que ce soit plus pimenté (par défaut c’est adapté aux goûts européens, et trop doux pour moi, il est expressément écrit sur la carte qu’on peut demander plus de piment dans les plats, c’est donc entièrement de ma faute). Nous avons bu un Chablis Domaine de Noëlle 2012 qui s’harmonisait parfaitement avec les plats. En général, la nourriture épicée supporte mal le vin rouge, je trouve, et c’est vraiment les blancs secs et aromatiques qui conviennent le mieux.

Dimanche midi, nous étions invités, et j’ai découvert avec bonheur la carbonade flamande (ragoût de bœuf à la bière et au pain d’épices) et un gâteau que je ne connaissais pas, le Merveilleux. Je médite un essai maison de merveilleux au praliné, d’ailleurs…

Dimanche soir, à l’arrivée du TGV, nous avons soupé au Mirabeau, qui est une des merveilles méconnues de Lausanne. Comme d’habitude, le service était impeccable et la cuisine tout autant. J’ai commencé par six huîtres, et poursuivi avec une classique et excellentissime sole meunière, le tout arrosé d’un très agréable Sancerre au verre.

Lundi soir, nous avions rendez-vous avec Kwong de Foodaholic, Lukas de Guerilla Gourmande et sa compagne Sibylle, et Manuel de Encore des histoires de bouffe au P’tit Lausannois. Ce fut un joyeux repas, au cours duquel nous avons beaucoup parlé nourriture mais pas que, et dégusté avec délices l’excellente cuisine du chef. Mon compagnon et moi avons partagé une entrée d’aumônières de chou au chèvre et une autre de salade de ris de veau au balsamique, puis j’ai dévoré un beau morceau de filet de bœuf béarnaise, et terminé par une boule de glace au caramel beurre salé. Nous avons arrosé ce succulent repas d’un délectable Crozes Ermitage 2010 de la Cave de Tain.

Mardi soir, j’ai fait une soupe de potimarron, butternut et coing aux lardons et au chèvre frais. J’ai trouvé que le coing réveillait fabuleusement bien la courge, et que mon improvisation était assez réussie pour que je la décore du nom de recette. Un petit verre d’un Menetou-Salon dont je ne me rappelle plus la référence accompagna très bien cette soupe.

Mercredi soir, nous avons mangé des dim sum (ou dumplings, c’est comme vous voulez et c’est caïman la même chose) achetés chez Daily Dumpling (et un grand merci à Guerilla Gourmande de me l’avoir fait découvrir), avec une salade de chou chinois et carottes sauce vietnamienne faite de mes blanches mains (mais j’ai divisé la quantité de sucre indiquée dans la recette par trois, et c’était parfait). Nous avons pris 4 sortes de dumplings : boeuf et agneau, porc et céleri, porc et choucroute, porc et champignons. Je n’ai qu’un mot à dire : miam ! Nous avons bu un bel italien rouge, un Primitivo del Salento Danello 2005.

Jeudi soir, j’ai fait mon repas du placard favori : confit de canard (j’en ai toujours une ou deux boîtes à la cave), pommes de terre sarladaise, salade verte. En vin,  le même Primitivo que la veille, qui s’est très bien accordé avec le repas.

Vendredi soir, une improvisation : un lit de poireaux vinaigrette tièdes, avec par dessus des tranches de fromage de chèvre frais, et des lardons rôtis. Avec du bon pain, c’était parfait. Le vin était un Chantecôtes Cecilia 2006 du caveau Chantecôtes à Sainte-Cécile-les-Vignes.

Vous aurez remarqué que j’ai cette fois mentionné les vins que nous buvions. En effet, nous buvons beaucoup de bonnes choses et je me suis dit qu’il était sans doute intéressant que j’en parle, ce que j’essayerai de faire systématiquement à l’avenir.

Une avalanche de restaurants

Samedi midi, comme nous avions dormi à Divonne et fait le marché de la semaine à Ferney-Voltaire, nous avons mangé au Chanteclair. Ce fut une belle découverte ! Ce restaurant propose la formule du menu-carte, que j’ai toujours appréciée. J’ai pris la formule entrée et plat, mon compagnon la formule plat et dessert (avez-vous remarqué que contrairement à ce que l’on pense, les becs sucrés sont souvent les hommes ?). Mon millefeuille de crabe était parfait, bien accompagné par une petite salade croquante, et le quasi de veau aux morilles qui a suivi était tendre, savoureux, excellent (et en quantité gargantuesque). La carte des vins est de plus splendide, ce qui ne gâche rien. Et le service est rapide, souriant, stylé.

Samedi soir, nous étions de retour à Lausanne, et nous avons décidé de tester un tout nouveau restaurant, Le P’tit Lausannois (déjà présenté dans un article du blog Foodaholic). Nous y avons retrouvé avec grand plaisir, au service, une vieille connaissance, puisqu’anciennement serveuse de longue date au restaurant Les Alliés, près de chez nous et très apprécié. L’endroit est bien placé, à deux pas littéralement de la Riponne, tout petit, très joliment refait, et propose une cuisine française de belle facture, moderne et intéressante. J’ai goûté deux entrées, toutes deux fort réussies : une aumônière (froide) de chou au fromage de chèvre escortée d’une salade très fraîche, et une salade de ris de veau. Puis, comme c’est la saison du gibier, j’ai craqué pour les noisettes de chevreuil au cassis et curry rouge, tendres et parfaites (même si, fort honnêtement, je n’ai pas senti le curry rouge, le cassis dominait), avec des petits accompagnement assortis (marrons, chou rouge, purée de courge, et spätzlis bien croustillants). La carte des vins est un peu courte, mais c’est fort compréhensible étant donné la taille et la nouveauté du restaurant. En ce qui me concerne, tout ce qui leur manque est d’ouvrir le samedi midi, qui est pour nous un moment privilégié de fréquentation des restaurants (et ils sont tout près du marché…).

Dimanche midi, j’ai fait une énorme côte de bœuf (achetée au marché de Ferney) au four, escortée d’une sauce marchand de vin (maison, s’il y a bien une chose que je déteste ce sont les sauces en sachet, brique, gobelet, whatever) et d’une salade de rampon.

Dimanche soir, après avoir été au cirque Knie (je suis une éternelle enfant, j’adore le cirque), nous avons enfin pu tester La Maison Thaï au Lac. Nous avions déjà (très bien) mangé dans la maison-mère de Mex, mais je me réjouissais d’essayer l’annexe lausannoise. Verdict : j’aime énormément le décor (bien plus beau que celui de Mex), et la cuisine est tout aussi succulente, j’adopte ! J’ai mangé une « sorte de pot-au-feu Thaï » excellent (que l’on m’avait annoncé bien piquant et qui l’était effectivement, la Maison Thaï respecte vraiment les goûts de la cuisine thaïlandaise) : du bœuf en pot au feu dans un bouillon très parfumé, avec des légumes verts et des micro-aubergines. J’ai pris un riz gluant pour accompagner mon plat, et je dois dire qu’étant donné la portion qui m’a été servie, je n’ai pas regretté de n’avoir pas pris d’entrée !

Lundi soir, pour compenser un peu toute cette viande, pour célébrer le retour de l’automne et pour enfin tester une application Android que j’ai téléchargée il y a longtemps, Sweet’N’Spicy (qui reprend le site Fullmeals), j’ai fait un kootu de potimarron avec chutney de coriandre et riz basmati. J’ai trouvé la technique d’incorporation des épices à la fin et non pas au début de la cuisson très intéressante, et le plat lui-même particulièrement réussi. Le chutney de coriandre était lui aussi excellent et arrachait sa mère (faut dire que j’y ai mis un petit habanero entier, quand même…).

Mardi soir, j’ai fait un risotto selon l’inspiration du moment : sot-l’y-laisse de poulet, champignons (chanterelles d’automne, petits bruns, shiitakes), Parmesan et huile de truffe. Miam, triple miam.

Pour le repas de mercredi soir, j’avais des suprêmes de poulet, des coings et deux petites courges butternut. J’ai tapé « coings poulet butternut » dans Google, mais aucune recette ne contenait les trois termes. Par contre, quand j’ai essayé en anglais « quince chicken butternut », je suis tombée sur cette recette. J’y ai rajouté un mélange d’épices « Mojito Lime » acheté en Angleterre. Verdict : poulet et courge extra, mais coings pas top, un peu secs et durs. Je pense qu’il faudrait précuire les coings, peut-être avec un peu de beurre, ou à la vapeur… A voir. Mais le mélange de goûts était sympa.

Jeudi soir, salade César au poulet tirée du livre « A Little San Francisco Cookbook« .

Et vendredi soir, juste avant de partir en vacances, j’ai joué la paresseuse et servi un délectable repas composé d’un grand plateau de fromages, de pain au lard, de pain aux noix, de noix fraîches, de raisins, de pommes, de poires et de figues. Sur ce je vous quitte, je pars une semaine en Italie, la vie est belle et vous me relirez dans 15 jours !

Le mojito, c’est bon dans tout !

Je vous rassure, je ne suis pas alcoolique, je parle du mojito décrit dans le livre de cuisine Cubaine de Miami que j’ai continué à exploiter la semaine passée, qui est un mélange de jus d’orange, jus de citron vert, ail, oignon, gingembre, coriandre et huile d’olive, et qui peut servir indifféremment de marinade ou de sauce.

Samedi soir, nous avons été au théâtre (voir « Un mari idéal » d’Oscar Wilde, un moment de pur plaisir !), puis au restaurant, dans une des plus vieilles pizzerias de Lausanne (même si elle a brièvement changé de nom et de style il y a quelques années, avant de revenir aux sources), la Molisana. Excellent (avec mention spéciale pour les petits pains, qui sont visiblement faits avec la pâte à pizza et cuits au four à bois, délicieux !).

Dimanche midi, une impro, simple mais bonne, des penne au chorizo (grosso modo, du chorizo en tranches que l’on fait revenir avec de l’oignon haché, puis on ajoute un boîte de tomates pelées hachées et on fait mijoter un moment).

Dimanche soir, première apparition du mojito : des brochettes de cœur de bœuf marinées au mojito, accompagnées de brochettes de mangue et de salade de riz et haricots noirs (« ensalada de moros y cristianos », « salade de Maures et de Chrétiens », j’adore le nom !). J’étais très contente, ma cuisson du cœur de bœuf était juste (lire : brève, la première fois que j’en avais fait je l’avais trop cuit), la mangue rôtie c’est vraiment bon, et la salade (recette tirée du bouquin susmentionné) était bonne.

Lundi soir, de la « ropa vieja » (littéralement, « vieille corde »), accompagnée de riz. Il s’agit d’une viande bouillie comme pour du pot au feu (ce qui fait d’ailleurs que j’ai 2 litres de bouillon de bœuf maison au congélateur), puis refroidie, désossée et dégraissée, défaite en lambeaux (d’où le nom) et recuite avec de la tomate, de l’oignon et des épices. J’en avais souvent entendu parler, j’ai enfin essayé. Bilan : bof. Est-ce la recette, mon exécution de la recette, ou n’est-ce tout simplement pas trop mon style de plat ? A voir. Mais là, bof.

Mardi soir, je suis sortie avec une vieille amie, nous avons été manger à l’Indécis, qui est un restaurant de cuisine traditionnelle française un peu modernisée que j’aime bien. Une salade mélangée aux manchons de pigeon, puis de la pintade en sauce, c’était très bien. [EDIT : malheureusement, l’Indécis a fermé depuis]

Mercredi soir, sans utiliser de recette, j’ai fait un rôti de bœuf aux épices cajun, cuit longtemps et doucement en cocotte et accompagné de potimarron rôti. Rien qui restera dans les annales, mais agréable.

Jeudi soir, le retour de la vengeance du mojito : des steaks d’onglet marinés au mojito, accompagnés du reste de la salade de riz et haricots noirs de dimanche (renforcée de haricots noirs supplémentaires), et d’une étonnante et délicieuse salade d’ananas, mangue et pomme. Je suis décidément sur la bonne voie avec mon intégration des fruits comme plat salé dans mon alimentation, et je trouve cela très très agréable !

Vendredi soir, la toute fin du mojito : je me suis (très vaguement) inspirée d’une recette du livre, et j’ai fait des fajitas de thon snacké (préalablement mariné au mojito, et j’ai pu étrenner ma toute nouvelle poêle en acier à revêtement céramique), accompagnées d’un grand plat d’avocat en tranches, poivron rouge coupé fin et salade verte, le tout arrosé de mojito. C’était vraiment très bon.

Diversité culturelle : Italie, Vietnam, Japon…

Samedi soir nous avions envie d’Italie. J’avais entendu parler d’un restaurant italien sous-gare, et l’on m’avait dit que leur fritto misto était délicieux. Nous nous sommes donc rendus chez Odete (oui, avec un seul t). Il s’agit d’un ancien tea-room, rénové et modernisé (très joliment, j’ai particulièrement aimé les fresques en grisaille sur les murs). Accueil et service charmant. En entrée nous avons pris l’antipasto della casa, une grande planche pleine de bonnes choses (jambon cru, salami exquis, bruschette, légumes grillés, etc). Excellent (et fort copieux), mais la prochaine fois je prendrai quelque chose de plus cuisiné, pour voir. En plat, le fritto misto, et je dois dire qu’il était vraiment favoloso, digne des meilleures tables italiennes : composition peu variée (calamars et crevettes), c’est hélas normal dans un pays sans rivage marin comme le nôtre, mais une friture aérienne, peu grasse, qui laisse la chair tendre, juteuse et succulente, accompagnée de légumes frits en bâtonnets (carottes, poivrons, etc.) absolument géniaux. On reviendra !

Dimanche passé, j’avais fait une soupe au potimarron, ce dimanche midi, ce fût une petite variation : risotto au potimarron. Recette issue du très bon livre de Macha Méril, « Moi j’en riz » (par contre, ce titre… Notez, ce n’est pas pire que le titre de son livre sur les pâtes, que je recommande fortement – j’en ai tiré mes recettes préférées de pâtes – mais qui s’appelle très kitschement « Joyeuses Pâtes »…). C’est un risotto que j’ai rarement vu sur une carte de restaurant, et pourtant, à mon goût, c’est un des meilleurs. La chair moelleuse du potimarron lui donne une onctuosité incomparable.

Dimanche soir, changement de continent : des Banh Bao (avec cette recette). Il paraît que quand on les rate, la pâte devient dure comme du bois (dixit une Vietnamienne de ma connaissance), mais là ils étaient très réussis. J’en étais assez étonnée, car après avoir laissé reposer la pâte pendant 2 heures, elle n’était absolument pas levée, ce qui laissait augurer du pire. Mais non, elle s’est tout d’un coup résignée et a obéissamment levé pendant la cuisson ! Avec ça, j’ai fait une poêlée de légumes asiatiques (brocolis en branches, moutarde chinoise et bok choi), histoire d’avoir un peu de verdure.

Lundi soir, j’avais planifié une salade aux crevettes, avocats et mangues. Las, je me suis retrouvée avec, sur 4 avocats, un tiers d’un fruit utilisable, le reste était noir… J’ai remplacé les avocats par un ananas qui me regardait tout morfondu au fond du frigo, et utilisé le peu d’avocat comestible pour faire la sauce : une mayonnaise d’avocat. C’était bon, sauce décidément à retenir !

Mardi soir, repas entre iTasteurs. iTaste est un réseau social dédié aux critiques de restaurant, et à force d’interagir en parlant de nourriture, on a envie de se connaître, de manger ensemble, de discuter de vivo. Il y a donc régulièrement des repas organisés informellement, avec un nombre très variable de participants. C’est la plupart du temps très vivant et sympathique, et là ça se passait au Kazoku, dont je vous ai déjà parlé dans mon premier article, et dont je ne peux que redire le plus grand bien. Nous étions 14, et nous avons mangé un festin : amuse-bouche de tartare de bœuf aux œufs de poisson, puis première entrée d’huîtres assaisonnées et de St-Jacques et oursin, deuxième entrée de sushis (ah, le maki de St-Jacques… à se relever la nuit. Je persiste à dire que les meilleurs sushis de Lausanne se mangent au Kazoku), et en plat, une délicatesse rare : du bœuf wagyu. Dessert : crème brûlée au gingembre, délicieuse mais pour moi, de trop, j’étais rassasiée (et ne suis pas un bec sucré).

Mercredi soir, simplicité absolue : steaks (frottés aux épices quand même) et salade verte à l’avocat (hé oui, j’avais été frustrée d’avocat, je me suis vengée. Ceux-là étaient très beaux). Pendant notre repas, le dîner du lendemain cuisait : un Pho, qui embaumait la cuisine. Le jeudi matin, je l’ai dégraissé, et le soir, il a suffi de le réchauffer, de couper la viande, d’ajouter des vermicelles de riz et plein d’herbes et voilà : un de mes repas préférés.

Et vendredi soir, un repas bien vaudois : des croûtes au fromage (recette tirée du merveilleux « A la mode de chez nous » qui est ma bible en matière de cuisine suisse-romande), accompagnées d’une salade verte (enfin, j’ai un peu triché : ce n’était pas de la bonne et classique laitue, mais de la roquette, que j’aime particulièrement).