Fin d’hiver

Samedi soir, j’ai fait une fondue moitié-moitié, qui sera probablement la dernière de l’hiver.

Dimanche midi, nous avons mangé au Takayama le menu “sushis à gogo”, avec une petite entrée de salade de crudités (dite curieusement “salade de légumes” sur la carte) puis, devinez, des sushis. C’est bon (sans être extraordinaire), et c’est très généreusement et très gentiment servi. Mais ça ne remplace pas mon ex-restaurant japonais préféré, le Kazoku, qui a à mon grand dam changé de mains et de cuisine…

Dimanche soir, j’ai fait du papet aux poireaux avec de la saucisse aux choux. J’ai plusieurs fois mentionné ce plat sur ce blog, sans jamais en parler vraiment, il est peut-être temps – surtout pour mes lecteurs non suisses ! Le papet aux poireaux est donc un plat composé de poireaux émincés et étuvés dans un peu de graisse, additionnés ensuite de pommes de terre en morceaux (on compte environ deux tiers de poireaux pour un tiers de pommes de terre) et de vin blanc, le tout mijotant jusqu’à tendreté. On écrase alors le contenu de la casserole grossièrement (avec un pilon à pommes de terre en ce qui me concerne), et on y ajoute, si on est vraiment gourmand, un chouïa de crème (certains lient à la maïzena, je trouve que le goût n’y est pas). Ce plat est traditionnellement servi avec de la saucisse aux choux (cuite à part dans de l’eau frémissante, ou directement avec le papet si on ne craint pas le gras) qui est une spécialité très locale, une saucisse à cuire dont la chair est allongée de chou, comme son nom l’indique. C’est un bon plat roboratif d’hiver, que j’aime beaucoup et que je sers au moins une fois par hiver, mais aussi quand j’ai des visiteurs étrangers, histoire de leur faire découvrir les spécialités du coin.

Lundi soir, j’ai mijoté un émincé de poulet aux morilles, que j’ai accompagné des premiers petits pois frais de la saison, tout tendres et agrémentés d’un bon morceau de beurre.

Mardi soir, nous avons fait un délicieux repas à la Maison Thaï. En entrée, j’ai pris une salade de bœuf (excellente, et qui déménageait !), puis, en plat, des calmars au piment (qui n’étaient pas en reste) et du riz gluant. Le tout arrosé d’une bouteille de Colombard Monsoon thaïlandais frais et parfumé – eh oui, on fait du vin en Thaïlande, et même du bon vin !

Mercredi soir, j’ai profité du reste d’un très gros gigot que j’avais au congélateur pour faire un hachis Parmentier d’agneau, dans lequel j’ai glissé une couche d’épinards hachés entre la viande et la purée de pommes de terre.

Jeudi soir, j’ai piqué une recette de blaff de poisson et une recette de haricots rouges dans le livre Gourmande et Créole. J’ai fait le blaff avec du brochet du lac, c’est peu orthodoxe mais c’était parfait, le brochet étant un poisson bien ferme. Le tout était excellent, léger et avec beaucoup de goût.

Et vendredi, j’ai mitonné (ou plutôt marmitonné…) des lasagnes à la bolognaise très classiques et excellentes, que j’ai servies avec une salade verte.

Des salades, mais pas que

Samedi soir, j’ai fait une salade dénommée “Panzanella verte de début d’été”, trouvée sur le site du Guardian, sur une page de recettes estivales de Nigel Slater (moi, dans ma phase Nigel Slater ? Je ne vois vraiment pas ce qui vous fait dire ça…). Je l’ai servie avec du poulet rôti froid. Elle était bonne, mais c’est un peu un gâchis de fèves à mon goût, leur goût est noyé dans le reste, et vu le boulot que c’est de les écosser et de les peler, c’est particulièrement dommage.

Dimanche midi, j’ai fait une simple salade de pommes de terre nouvelles au thon, oignons frais et basilic.

Dimanche soir, trouvé sur la même page du Guardian, du poulet à la moutarde et à la crème qui était vraiment excellent, avec une salade de tomates à la crème et à la ciboulette elle aussi de Slater, de son livre “Real Fast Food” dont j’ai parlé la semaine passée.

Lundi soir, étant tombée sur un article de blog très alléchant sur les salades de printemps, j’ai servi une salade d’avocat, pâtes, betteraves et Parmesan. Mélange agréable, c’est frais et léger mais en même temps complet.

Mardi soir, j’ai fait un excellent (comme toujours) repas au Kazoku avec une amie. Nous nous sommes partagé un tartare de Saint-Jacques aux oursins et un tartare de crabe à l’avocat en entrée, puis un plat de nigiris et un plat de nigiris et makis, ainsi qu’une salade d’algues. Poissons d’une fraîcheur irréprochable, assaisonnements parfaits, service charmant, bref pas un pli – cela reste un de mes restaurants préférés.

Mercredi soir, j’ai servi du cabillaud poché froid accompagné d’une mayonnaise allégée et d’une salade de petits pois aux cranberries elle aussi issue de la page de blog citée plus haut sur les salades de printemps. Je ne suis pas une grande fan de l’allégé mais la recette de la mayonnaise m’avait intriguée – excellent résultat, même si je ne suis pas sûre qu’elle soit si allégée que ça au vu des ingrédients. La salade aussi était très bonne, les cranberries apportent vraiment quelque chose.

Jeudi soir, nous avons fait un délicieux repas à Genève, au Rasoi, avec un menu intitulé “Délices de la mer”. En première entrée, on nous a servi une “soupe de crabe et citron vert “Keralan”, carpaccio de Saint-Jacques et croustillant de pomme de terre”. Les Saint-Jacques étaient exquises, la soupe aussi (et formait un beau contraste avec les Saint-Jacques), les petites boules de pommes de terre étaient malheureusement un peu sèches.

En deuxième entrée, ce fut un “tandoori de gambas, palourdes au piment et tikki de courgettes et sésame” :

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Là, tout était parfait, avec la gamba bien épicée et ferme et les palourdes dans leur sauce piquante et acidulée à la fois, un bel équilibre.

En troisième entrée, nous avons eu du “filet de daurade grillée, lentilles “Courtois”, chaat de riz pressé, sauce à la tomate “Jaipuri”” – un plat plus classique, mais très réussi.

Le plat était du “homard “Chettinad”, upma aux noix de cajou, mousse à la coriandre, sauce aux lentilles “Sambar”” :

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A part le bout de la pince du homard, qui était trop cuit, c’était impeccable.

Le dessert fut  de l'”ananas rôti au safran, glace à la citronnelle, “basundi” à la noix de coco”, à la fois léger et gourmand, une parfaite conclusion à ce repas exquis. Nous avons eu le grand plaisir d’avoir à faire avec un sommelier compétent et enthousiaste, qui, à notre demande, a choisi un verre de vin blanc par plat pour accompagner ce festin, nous faisant voyager d’Italie en France en passant par la Suisse, et avec qui ce fut un bonheur de discuter vins.

Vendredi soir, j’étais à une soirée organisée par mon employeur, avec un grand buffet d’entrées, des vraies raclettes, des grillades, et un superbe buffet de desserts.

Paris et retour

Samedi soir, à Paris, nous avons fait un délicieux repas au Petit Céladon. Il s’agit de la version week-end, moins chère, du Céladon, qui est un restaurant gastronomique. Je suppose que c’est l’absence de la clientèle d’affaires, très argentée, qui explique la transformation. En tout cas c’est un endroit très agréable, et l’on y mange très bien. Nous avons pris le menu à 63 euros, qui comprend entrée, plat, dessert, une demi-bouteille de vin (sans choix, c’est le vin proposé par la maison, mais il est toujours excellent) et le café. En entrée, j’ai choisi la “brandade de haddock fumé aux perles noires et baies roses”, excellente, puis en plat l’entrecôte de cochon ibérique rôtie accompagnée de lentilles (un délice, la viande était incroyablement moelleuse et savoureuse), et enfin le “dôme caramel beurre salé, glace confiture de lait”, très bon (même si en voyant arriver le Paris-Brest de mon voisin, je dois avouer avoir ressenti un petit pincement de regret !).

Dimanche midi, en route, nous nous sommes arrêtés à l’Auberge de la Beursaudière. Nous y sommes arrivés par hasard, cherchant un restaurant en route (règle numéro 1 de la gourmette : ne jamais manger sur l’autoroute !). Nous avons été accueillis très gentiment, et avons très bien mangé avec le “menu des roulants” (entrée + plat ou plat + dessert). En entrée, j’ai pris le “bol du paysan”, une très belle salade de frisée avec oeuf poché, lardons et croûtons. Ensuite, j’ai craqué pour la tête de veau sauce gribiche (parfaite – seul petit reproche, une quantité de sauce un peu insuffisante). Avec cela, nous avons bu un verre de Petit Chablis puis un pichet d’Irancy.

Dimanche soir, en arrivant de Paris, j’ai fait une simple mais très réconfortante fondue moitié-moitié (arrosée d’un Neuchâtel non filtré, j’aime beaucoup ce vin rafraîchissant et léger).

Lundi soir, j’ai décongelé une superbe côte de veau ramenée d’Italie et l’ai servie rôtie au four, accompagnée d’une salade de kale que j’ai énormément appréciée (je l’ai faite avec du kale et non avec du chou noir comme indiqué, j’ai du coup enlevé les côtes dures).

Mardi soir, un repas tout simple, du dos de cabillaud rôti aux épices cajun et du cole slaw. Je n’aime pas le cole slaw englouti dans la mayonnaise, je le fais donc d’habitude avec du M-dessert (qui est une crème allégée genre Fjord), de la moutarde et du vinaigre. Là j’ai oublié le vinaigre et ajouté la chair d’un avocat tropical (et donc énorme) qui allait mal tourner, mixée. C’était bon, mais un peu écoeurant, peut-être à cause de la quantité d’avocat, ou de l’oubli du vinaigre. Mais l’avocat apportait quand même un truc sympa – à refaire, en ajustant la recette.

Mercredi soir, j’ai cuisiné un risotto de pâtes au lard et aux tomates séchées. Qu’est-ce qu’un risotto de pâtes ? C’est tout simplement un plat de pâtes cuisiné “façon risotto”, c’est-à-dire en commençant par faire revenir les pâtes dans un peu d’huile et d’oignon haché, puis en ajoutant peu à peu du liquide et d’autres ingrédients. Là j’ai utilisé un peu du pas très bon Sauternes 1928 testé à Noël, de la tomate en boîte, des tomates séchées réhydratées, du lard, et de l’eau, puis du Parmesan tout à la fin. C’était très réussi, bien crémeux, ce mode de faire assure que les pâtes prennent bien le goût de la sauce.

Jeudi soir, j’ai mangé au Kazoku, pour le repas annuel d’une commission dont je fais partie. J’ai pris le menu Tradition : assortiment de sashimi, puis brochettes de poulet teriyaki, puis assortiments de sushi, et finalement soupe miso (que j’ai refusée, elle était de trop pour moi). J’ai quand même craqué pour le sublime fondant au chocolat blanc et thé vert en dessert (mais j’ai laissé la boule de sorbet citron qui l’accompagnait, pour moi elle est superflue). Tout était délicieux, comme d’habitude, et je persiste à dire que ce restaurant sert les meilleurs sushis de Lausanne.

Vendredi soir, j’ai fait une pizza blanche aux oignons et au jambon cru. J’avais coupé les oignons très finement à la mandoline et les avais mis crus sur la pâte (par dessus la mozzarella), puis ajouté le jambon cru à la sortie du four, c’était vraiment très bon ! La prochaine fois j’essaierai d’ajouter du romarin, l’accord doit être sympa.

Vous reprendrez bien un peu de potée ?

Le froid est bien là, ce qui pour moi signale le lancement de la série potées/fondues/soupes et autres plats roboratifs.

Samedi soir, j’ai donc fait une potée de bœuf et bananes plantain, accompagnée de brèdes. C’était très bon, et les deux recettes vont très bien ensemble (autant culinairement que du point de vue de l’équilibre alimentaire, auquel je fais quand même toujours inconsciemment attention – vieille habitude familiale).

Dimanche midi, avec un superbe Vacherin Mont-d’Or acheté au marché, j’ai servi une boîte chaude (à savoir le vacherin emballé dans du papier d’alu, sans couvercle, piqué d’ail et arrosé d’un schlouk de vin blanc, au four) avec des pommes de terre en robe des champs et une salade verte.

Dimanche soir, nous avons dégusté le menu Omakase (grand menu du chef) au Kazoku, et c’était juste parfait. Dans le désordre : carpaccio de saint-jacques, sushis, assortiment de poissons snackés, anguille, et pour finir leur incontournable et unique fondant au thé vert et au chocolat blanc !

Lundi soir, j’ai ressorti une recette que j’aime bien et qui se fait à toute bombe, le porc aux côtes de bettes, tiré du livre de Nigel Slater “The 30-minute Cook” (un livre qui était ma bible quand mes enfants étaient petits et qu’il fallait aller vite).

Mardi soir, chorba au canard, avec une recette du livre “Saveurs du monde – Maroc” (livre apparemment inconnu au bataillon, je n’en n’ai trouvé la référence nulle part, une recherche Google avec le numéro ISBN n’a sorti qu’une page laconique et sans photo sur un site espagnol), qui prévoit normalement du pigeon. J’ai utilisé des magrets de canard (sans la peau), c’était excellent, plein de légumes et de goût.

Mercredi soir, tajine de poulet aux châtaignes et coings, inspirée de cette recette. La recette d’origine ne prévoit que des châtaignes, mais j’avais peur que ce soit un peu fade et peut-être farineux, et je dois dire que l’ajout des coings était très heureux, tant du point de vu de la consistance que du goût. Je les ai pelés, coupés en morceaux et mis dans le plat en tout début de cuisson. Les châtaignes donnant l’élément “féculent”, pas besoin d’accompagnement, c’est un plat unique impeccable.

Jeudi soir, je devais bosser, j’ai picoré dans un excellent apéritif en buffet (toute peine méritant salaire…).

Vendredi soir, nous sommes partis passer le weekend à Paris et avons mangé à la Biche au Bois, mon bistrot parisien préféré. J’ai partagé avec mon cousin une entrée de terrine de foie gras et une entrée de terrine de gibier, les deux excellentes, et ensuite dévoré une belle assiette de filets de perdreaux aux raisins, délicieux. Un plateau de fromages et une coupe de pruneaux glacés plus tard, je me sentais, comme le dit une amie, “délicieusement mal à l’aise”…

Etait-ce la dernière semaine de 2013, ou la première semaine de 2014 ?

J’ai récemment appris qu’il existait à Lausanne un restaurant laotien, ou plus exactement laotien et thaïlandais. J’avais le souvenir de délectables saucisses laotiennes mangées à Divonne il y a une quinzaine d’années, j’avais donc très envie de l’essayer. Nous y sommes allés le samedi soir, et n’avons pas été déçus. Le restaurant s’appelle le Sabaidee Thaï-Vieng, et est situé rue du Bugnon, un peu en dessous du CHUV. Nous avons pris le plateau d’assortiments d’entrées laotiennes. Les saucisses étaient aussi délicieuses que dans mon souvenir, mais j’ai été un peu déçue par le saucisson laotien. Il y avait aussi des travers de porc et des ailes de poulet, excellents les deux. Ensuite, j’ai testé le tartare de bœuf laotien, demandé moyennement piquant – je suppose que j’aurais pu aller à « très piquant », mais ça aurait été limite. Il était délicieux. En dessert, nous nous sommes partagés à deux le trio de desserts thaï, excellents.

Dimanche midi, penne grappa. A l’époque où je fréquentais le regretté newsgroup fr.rec.cooking, un cuisinier professionnel italien très créatif nommé Ruggero Ruggeri le fréquentait aussi. C’est de lui que je tiens cette recette délicieuse, que vous trouverez ici.

Dimanche soir, mon cousin et sa famille sont arrivés pour une visite de plusieurs jours. Ce sont des gourmets confirmés, il fallait que j’assure ! J’ai commencé tradi, avec cette bonne spécialité vaudoise hivernale qu’est le papet aux poireaux et ses saucisses aux choux.

Le lundi midi j’ai été un chouïa vers l’Asie, avec des mini-pilons de poulet miel et soja (recette très facile mais impeccable : on verse quelques schlouks – ne me dites pas que vous ne connaissez pas le schlouk, cette unité culinaire incontournable – de sauce soja et de miel liquide sur les pilons dans un plat à four, on touille, on enfourne à four chaud, après 30 minutes environ et quelques remuages c’est prêt), mais avec un écart états-unien pour accompagner : un cole slaw (mais peu mayonnaisé, je le préfère avec une crème légère genre Fjord).

Lundi soir, une belle fondue moitié-moitié, qui fait toujours plaisir !

Mardi, mon cousin et moi avons cuisiné toute la journée (buffet pour 19 personnes, qui fera très bientôt l’objet d’un article de ce blog à lui tout seul, article en commun avec le blog de mon cousin d’ailleurs), nous avons donc envoyé nos conjoints et notre progéniture à la pêche au repas (correction : mon conjoint me souffle à l’oreille que la progéniture n’est pas allée chercher le repas, seuls les conjoints ont travaillé) dans mon restaurant chinois préféré : Chez Xu. Chez Xu c’est le restaurant qui m’a dégoûtée à vie des restaurants chinois conventionnels. Chez Xu la carte n’est pas un tableau Excel (vous savez, avec dans une direction les viandes et dans l’autre les sauces), on mange incroyablement bien pour incroyablement bon marché, une cuisine familiale, des plats que j’ai rarement vus sur une carte de restaurant. Ce jour-là j’ai pris un de mes plats préférés, l’agneau au cumin (et d’habitude je n’aime pas le cumin, c’est tout dire !), mais il y avait aussi du bœuf croustillant, de l’agneau aux poireaux, des raviolis grillés, de la salade de laminaire, et plein d’autres choses encore… Nous avons pris, pour 7 personnes, 2 entrées et 7 plats (accompagnés de nouilles ou riz blanc), et il est resté encore un repas pour deux adolescents en pleine croissance quelques jours plus tard. Et c’était délicieux, comme d’habitude !

Le soir, eh bien c’était le buffet de Nouvel-An, et comme dit plus haut, ce sera le sujet d’un autre article. Sachez pour l’instant que sa préparation a occupé 2 personnes de 10h à 17 heures et qu’il était abondant et excellent !

Mercredi midi (enfin, 13h30, le premier de l’an…), ce fut un buffet de restes du buffet ;-).

Mercredi soir, nous aurions eu assez de restes pour continuer à les manger, mais 3 fois de suite, non, c’est trop. J’ai fait, pour la quatrième fois en quelques années, une recette de joue de bœuf à la Chauvinoise que je trouve délectable (mais là je l’ai faite avec un morceau de rôti de bœuf en lieu et place de joue, avec 1 bouteille de vin au lieu de deux, et 1h30 à la cocotte minute au lieu de 3 en cocotte traditionnelle), accompagnée d’un grand plat de carottes, pommes de terre et céleri rôtis au four.

Jeudi nous sommes partis en vadrouille. Nous voulions visiter le musée du chocolat (Maison Cailler) à Broc, comme toute la Suisse romande apparemment, vu le monde qu’il y avait là-bas vers 11h15 quand nous sommes arrivés… Comme leur organisation est hélas très peu conviviale (impossible de prendre à l’avance des billets, même pour l’après-midi même), nous nous sommes rabattus sur la boutique, d’où nous sommes repartis avec une cargaison de chocolat, et nous sommes allés manger une fondue (mais tout vacherin cette fois) au Creux-du-Feu, petit restaurant d’alpage ouvert seulement l’hiver dont nous avons été fort satisfaits. Après quoi nous sommes rentrés à Lausanne et avons vu la belle exposition Salgado-Woods au musée de l’Elysée (la chance ! Quelques jours avant la fin !).

Mes visiteurs étant, je vous l’ai dit, des fins gourmets, je voulais les emmener faire un repas un peu gastronomiques. Je ne m’étais jamais rendue compte du nombre de restaurants fermés la première semaine de janvier ! Heureusement, mon Japonais préféré, le Kazoku, était ouvert, et nous y avons fait un repas à la fois abondant, délicieux et léger qui clôturait très bien la saison festive.

Le vendredi midi nos invités étaient déjà partis, l’homme travaillait (j’ai plus de vacances que lui), j’étais seule avec mes fils, on a profité des restes de Nouvel An (quand je vous dis que ce buffet était copieux !). Et le soir, nous sommes sortis avec des amis manger un grand plateau de fruits de mer au Lausanne-Moudon (je ne savais pas qu’ils en avaient, une belle découverte !).

Diversité culturelle : Italie, Vietnam, Japon…

Samedi soir nous avions envie d’Italie. J’avais entendu parler d’un restaurant italien sous-gare, et l’on m’avait dit que leur fritto misto était délicieux. Nous nous sommes donc rendus chez Odete (oui, avec un seul t). Il s’agit d’un ancien tea-room, rénové et modernisé (très joliment, j’ai particulièrement aimé les fresques en grisaille sur les murs). Accueil et service charmant. En entrée nous avons pris l’antipasto della casa, une grande planche pleine de bonnes choses (jambon cru, salami exquis, bruschette, légumes grillés, etc). Excellent (et fort copieux), mais la prochaine fois je prendrai quelque chose de plus cuisiné, pour voir. En plat, le fritto misto, et je dois dire qu’il était vraiment favoloso, digne des meilleures tables italiennes : composition peu variée (calamars et crevettes), c’est hélas normal dans un pays sans rivage marin comme le nôtre, mais une friture aérienne, peu grasse, qui laisse la chair tendre, juteuse et succulente, accompagnée de légumes frits en bâtonnets (carottes, poivrons, etc.) absolument géniaux. On reviendra !

Dimanche passé, j’avais fait une soupe au potimarron, ce dimanche midi, ce fût une petite variation : risotto au potimarron. Recette issue du très bon livre de Macha Méril, « Moi j’en riz » (par contre, ce titre… Notez, ce n’est pas pire que le titre de son livre sur les pâtes, que je recommande fortement – j’en ai tiré mes recettes préférées de pâtes – mais qui s’appelle très kitschement « Joyeuses Pâtes »…). C’est un risotto que j’ai rarement vu sur une carte de restaurant, et pourtant, à mon goût, c’est un des meilleurs. La chair moelleuse du potimarron lui donne une onctuosité incomparable.

Dimanche soir, changement de continent : des Banh Bao (avec cette recette). Il paraît que quand on les rate, la pâte devient dure comme du bois (dixit une Vietnamienne de ma connaissance), mais là ils étaient très réussis. J’en étais assez étonnée, car après avoir laissé reposer la pâte pendant 2 heures, elle n’était absolument pas levée, ce qui laissait augurer du pire. Mais non, elle s’est tout d’un coup résignée et a obéissamment levé pendant la cuisson ! Avec ça, j’ai fait une poêlée de légumes asiatiques (brocolis en branches, moutarde chinoise et bok choi), histoire d’avoir un peu de verdure.

Lundi soir, j’avais planifié une salade aux crevettes, avocats et mangues. Las, je me suis retrouvée avec, sur 4 avocats, un tiers d’un fruit utilisable, le reste était noir… J’ai remplacé les avocats par un ananas qui me regardait tout morfondu au fond du frigo, et utilisé le peu d’avocat comestible pour faire la sauce : une mayonnaise d’avocat. C’était bon, sauce décidément à retenir !

Mardi soir, repas entre iTasteurs. iTaste est un réseau social dédié aux critiques de restaurant, et à force d’interagir en parlant de nourriture, on a envie de se connaître, de manger ensemble, de discuter de vivo. Il y a donc régulièrement des repas organisés informellement, avec un nombre très variable de participants. C’est la plupart du temps très vivant et sympathique, et là ça se passait au Kazoku, dont je vous ai déjà parlé dans mon premier article, et dont je ne peux que redire le plus grand bien. Nous étions 14, et nous avons mangé un festin : amuse-bouche de tartare de bœuf aux œufs de poisson, puis première entrée d’huîtres assaisonnées et de St-Jacques et oursin, deuxième entrée de sushis (ah, le maki de St-Jacques… à se relever la nuit. Je persiste à dire que les meilleurs sushis de Lausanne se mangent au Kazoku), et en plat, une délicatesse rare : du bœuf wagyu. Dessert : crème brûlée au gingembre, délicieuse mais pour moi, de trop, j’étais rassasiée (et ne suis pas un bec sucré).

Mercredi soir, simplicité absolue : steaks (frottés aux épices quand même) et salade verte à l’avocat (hé oui, j’avais été frustrée d’avocat, je me suis vengée. Ceux-là étaient très beaux). Pendant notre repas, le dîner du lendemain cuisait : un Pho, qui embaumait la cuisine. Le jeudi matin, je l’ai dégraissé, et le soir, il a suffi de le réchauffer, de couper la viande, d’ajouter des vermicelles de riz et plein d’herbes et voilà : un de mes repas préférés.

Et vendredi soir, un repas bien vaudois : des croûtes au fromage (recette tirée du merveilleux « A la mode de chez nous » qui est ma bible en matière de cuisine suisse-romande), accompagnées d’une salade verte (enfin, j’ai un peu triché : ce n’était pas de la bonne et classique laitue, mais de la roquette, que j’aime particulièrement).