Avril sans un fil

Samedi soir, j’ai fait une salade d’épeautre aux asperges, kale et feta, excellente.

Dimanche midi, nous étions très occupés dans une histoire de débarras d’appartement, nous avons mangé sur le pouce des pizzas livrées – pas la peine de vous donner des détails, c’était quelconque.

Dimanche soir, nous avons mangé sur la belle terrasse du restaurant Zafferano (anciennement Aperitivo, seul le nom a changé), dont je parle dans ma page sur les restaurants italiens à Lausanne. C’était très agréable, avec tout d’abord une assiette de tomate + burrata + capocollo (charcuterie italienne), puis un tartare de boeuf :

Lundi soir, j’ai fait des bricks à la tomme vaudoise et au saucisson vaudois, bien trop salés (alors que je n’avais pas ajouté un grain de sel) et sans intérêt. Je ne vous donne pas la recette, elle était sur une page de magazine de cuisine que j’avais déchirée et je l’ai jetée (je ne garde que les recettes que je trouve vraiment délicieuses). Je les ai servis avec une simple salade de chou pointu.

Mardi soir, nous avons fait un très beau et bon repas au Rasoi à Genève. Il s’agissait d’une soirée spéciale du CAVE, sur le thème “Wine Dinner de la maison Van Volxem” qui fait des très délectables rieslings allemands. Voici le menu, mets et vins :

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Et voici les mets en images :

Nous sommes de longue date des convaincus de l’alliance vin blanc / nourriture épicée, et ce repas nous a totalement confortés dans ce choix.

Mercredi soir, j’ai fait un croque-cake, que j’ai accompagné d’asperges vertes rôties. Là encore, le croque-cake, dont j’avais trouvé le concept amusant, n’était pas génial : assez étouffe-bougre, et sans aucune tenue en plus (à tel point que je n’ai pas osé le photographier…).

Jeudi soir, à toute vitesse avant une pièce de théâtre qui se donnait tôt et loin, j’ai juste avalé un sandwich.

Vendredi soir, nous avons mangé au MP’s Bar & Grill, à Montreux. L’endroit est absolument superbe, très Art Déco (et je suis une grande amoureuse de l’Art Déco). Mon entrée “Morille, oeuf, petits pois” était délicieuse, très printanière :

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Mon plat de porc ibérique fumé et mariné était très bon, bien assaisonné, mais malheureusement la viande était trop cuite et compacte :

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Janvier maussade

Je dois dire que je ne crois pas trop à la fameuse “détox” d’après les fêtes dont tous les magazines nous rabattent les oreilles. Pendant les fêtes, je mange certes bien, mais pas vraiment trop (je ne suis pas un bec sucré, donc je mange fort peu de chocolat, biscuits et autres friandises), ce qui fait qu’une fois ce temps-là passé, je reprends mon train-train habituel de cuisinière au long cours, et basta.

Samedi soir, nous avions été voir le Richard III de Shakespeare à l’Opéra de Lausanne (coproduction avec Vidy, rappelez-moi de ne plus jamais aller voir une pièce produite ou coproduite par le Théâtre de Vidy, c’était une catastrophe “contemporaine” avec musique tonitruante, ablation de scènes importantes, nudité sans intérêt sauf celui, douteux, de choquer l’assemblée qui en a vu d’autres, et brisage intempestif de quatrième mur, bref la totale). Après cette horreur, nous avions heureusement réservé au Lyrique, excellent restaurant grec situé tout près de l’Opéra. Nous nous sommes donc consolés en nous partageant un très bon sofrito et des non moins délicieuses koftas :

Dimanche à midi, j’ai fait du dos de cabillaud sous-vide (tout simple, mis sous vide avec un peu de beurre salé et de pâte de citron confit, et cuit 30 minutes à 59°), ainsi qu’une salade de fenouil et d’oranges aux olives noires :

Dimanche soir, j’ai fait une pizza aux raisins, romarin et pignons de pin très agréable :

Lundi soir, j’ai inventé une sauce chair à saucisse/betteraves/bouillon/persil pour des raviolis farcis aux châtaignes. C’était réussi, la betterave apportant un petit côté acidulé qui contrebalançait bien la douceur de la farce :

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Mardi soir, autre pièce malheureusement ratée (cette fois pour cause d’acteurs – tous sauf l’acteur principal – hurlant et surjouant, heureusement la partie musicale était très chouette), le “Monsieur de Pourceaugnac” de Molière au Reflet par la Compagnie des Arts Florissants, avant laquelle nous avons mangé en vitesse au Molino (dont je parle ici et ici). j’ai pris une salade César au poulet simple et bonne :

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Mercredi soir, j’ai fait un “burrito bowl” de kale, haricots noirs et avocat très bon, que j’ai servi avec des chips tortillas de maïs bleu. Je me rens compte seulement maintenant de l’accord de couleurs, entre les chips, le kale rouge (trouvé au marché) et les haricots noirs, avec la petite touche verte de la salsa à l’avocat, c’est assez réussi !

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Jeudi soir, j’ai fait du poulet amatriciana. J’avais remplacé les tomates par du poivron pelé en boîte, pour adapter à la saison, et c’était un excellent plat unique :

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Vendredi soir, nous avons célébré (tardivement, la vraie date étant en juin) l’anniversaire de mon cher et tendre au Restaurant De Courten, à Sierre. Nous avions un menu en 13 plats (si si ! heureusement, chaque amuse-bouche etc. comptait comme un plat, mais je dois dire qu’à la fin nous étions plus que repus), que je vous déroule en images :

 

Je ne vais pas tout commenter, ce serait lassant, mais tout était fabuleux, avec un coup de coeur absolu pour les “bouchées gourmandes maraîchères aux cardons épineux argentés, agria aux truffes noires Melanosporum, et crème de châtaigne émulsionnée”, qui étaient un triomphe de douceur moelleuse, les cardons se mariant somptueusement avec la truffe. Bref, je ne peux que recommander un voyage à Sierre pour profiter de cette superbe table.

Ca sent Noël

Samedi soir, nous étions donc à Annecy, où nous avons mangé libanais au Vieux Cèdre. Nous avons pris le menu mezzés, avec 5 mezzés froids (houmous, moutabal, fromage de brebis, tabboulé, et un truc exquis que je ne connaissais pas aux aubergines et à la tomate) et 5 mezzés chauds (falafels, kibbés, chaussons au fromage, chaussons à la viande, et je ne sais plus quoi), puis une assiette de baklavas :

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C’était délicieux !

Dimanche à midi, en partant, nous avons mangé un peu par hasard au Clocher, à Annecy-le-Vieux, et je dois dire que nous sommes très bien tombés ! On nous a d’abord servi un mini-velouté de topinambour très bon :

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J’ai commencé le repas à proprement parler par une assiette d’huîtres (trois sortes) :

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Puis nous nous sommes partagés une splendide côte de boeuf, servie avec des petits légumes et un délicieux jus de viande :

Dimanche soir, de retour à la maison, j’ai fait léger-léger : un carpaccio de dos de cabillaud au citron faustrime, et une salade de mâche

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Lundi soir, j’ai servi des raviolis aux aubergines grillées achetés à Annecy (et qui manquaient un peu de goût, malheureusement) avec une simple sauce tomate.

Mardi soir, j’ai d’abord préparé des chips de kale, puis une superbe tartiflette dans laquelle j’ai remplacé une partie des oignons par des poireaux. Elle était particulièrement délicieuse, grâce au reblochon fermier (ramené d’Annecy, bien sûr !) je pense :

Mercredi soir, nous avons profité de la visite guidée gourmande organisée par Bô Noël pour visiter le festival Lausanne-Lumières et finir avec un bon repas (mais servi avec une lenteur effrayante, l’igloo de la place de l’Europe semble victime de son succès) fort peu diététique, à savoir une imposante planchette de charcuteries :

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suivie d’une fondue à l’Etivaz AOP.

Jeudi soir, j’ai servi des petits boudins antillais avec des pommes en l’air (pommes pelées et coupées avec le-machin-qui-fait-tout-ça que j’ai enfin réussi à maîtriser, vive moi !) :

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Vendredi soir, nous avons mangé au Bras d’Or (j’ai relaté le précédent repas que nous y avions fait dans cet article). C’était parfait, avec une mise en bouche de cappuccino de champignons au filet mignon de porc :

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Puis, en entrée, un excellent carpaccio de cerf :

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J’ai ensuite choisi une côte de cerf fumée sauce poivrade :

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Je crois que j’ai eu mon content de viande rouge (et de cerf !) ce soir-là !

 

 

Deux belles semaines

Comme nous étions en promenade (vous verrez plus loin dans cet article où !) le week-end passé, je n’ai pas publié, voici donc deux semaines de suite (longue lecture, mais il y a du beau, du bon, du délicieux !).

Première semaine

Samedi soir, repas de retour en enfance pour moi (c’est ce que mon père me faisait quand il avait la flemme de cuisiner, j’en parle dans ma page sur la cuisine rapide) : polenta, œufs brouillés et cottage cheese (mais comme j’ai le Kenwood cooking Chef, j’achète et je prépare maintenant la polenta traditionnelle et non la rapide, c’est bien meilleur).

Dimanche à midi, j’ai mis sur la table une fondue moitié-moitié.

Dimanche soir, nous avions des invités. En entrée, j’avais fait à l’avance (elle est meilleure ainsi paraît-il) une salade de courge et kale (très bonne, mais la prochaine fois j’augmenterai la quantité de courge). En plat, j’ai présenté un stoccafisso à la calabraise. Le stoccafisso, ou stockfish, c’est comme la morue, mais non salé, seulement séché. C’est la première fois que j’en faisais, et je dois avouer préférer la morue, qui a un goût plus affirmé. Le dessert était une crème de mangue à la cardamome (pas de recette : mangues mixées avec un peu de crème, de la cardamome, et un peu de sucre).

Lundi soir, j’ai servi de la saucisse à rôtir au piment accompagnée de patates douces et courge mandarine rôties au four et d’une salade de carottes et radis noir râpés.

Mardi soir, à Vevey, après le théâtre, nous avons fait un rapide repas à l’Hostellerie de Genève : des rognons de veau aux morilles sautés au Champagne, escortés de carottes et de frites, de la cuisine classique bien exécutée.

Mercredi soir, j’ai fait un bortsch (c’est maintenant ma recette “officielle”, elle est juste parfaite).

Jeudi soir, nous avons fait un délicieux repas au Café Keyann. J’ai pris le menu Tyr, qui comprend tout d’abord un taboulé (le meilleur que j’aie jamais mangé, et je pèse mes mots, d’une fraîcheur confondante), puis des crevettes à la libanaise (ail/citron/piment, généreusement servies et excellentes quoiqu’un poil trop salées) accompagnées de riz libanais aux vermicelles (très fondant) et d’un très bon houmous. Nous avons craqué pour un vin Libanais que nous ne connaissions pas, un Domaine de Baal rouge 2011 qui valait son pesant d’or.

Vendredi après-midi, nous sommes partis passer le week-end au Piémont. Le soir, nous avons mangé au restaurant de notre hôtel, la Villa Castelletto. En entrée, nous avons dégusté un très fondant flan de légumes, puis un plat composé des deux spécialités de la maison, à savoir de la pintade au vinaigre balsamique et une roulade de lapin farcie, toutes deux excellentes.

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En dessert, nous avons eu un parfait à l’églantine très étonnant et délicieux. Nous avons arrosé dignement ce repas avec un Barbera d’Asti Epico que je vous recommande.

Deuxième semaine

Samedi à midi, dans la petite ville de Nizza Monferrato (l’Italie est constellée de ces minuscules endroits ravissants, qui ont toujours une ou deux belles églises à visiter, plus en général quelques monuments ou musées), nous avons fait un repas simple et bon marché mais très agréable au restaurant Tantì. C’est très joli à l’intérieur, dans ce style “bistrot italien” inimitable :

Leur grande spécialité, que nous avons prise en entrée (nature pour l’homme, au Gorgonzola pour moi) est la farinata, qui est une galette de pois chiche grillée (c’est quand même amusant de voir que la farinata est la spécialité de Nizza Monferrato – traduction en français Nice de Montferrat – et que la socca, c’est à dire… la galette de pois chiches, est la spécialité de Nice en France). C’est très bon, savoureux, grillé à l’extérieur et moelleux à l’intérieur.

Nous avons ensuite pris une des propositions du jour, à savoir un carpaccio de canard (fumé, je pense, coupé très fin) sur lit de roquette flanqué d’une burrata.

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Nous sommes ensuite allés nous promener à Acqui Terme, une autre très jolie petite ville – je vous laisse en juger par vous-mêmes :

 

 

Le soir, nous avons fait un repas gastronomique très réussi à la Villa Prato (qui appartient, tout comme la Villa Castelletto, à la distillerie Berta). L’endroit est incroyable, une demeure seigneuriale du 18ème siècle très bien rénovée, avec des plafonds peints hallucinants :

 

Nous avons commencé par un tartare de bœuf à la Piémontaise exquis :

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Ensuite, des roulés de poivron au thon :

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Puis des tagliolini à la truffe blanche (n’oublions pas que c’est la pleine saison de ladite truffe blanche !) :

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Et des roulades de lapin farcies sur lit de purée (seul petit point négatif, presque le même plat que la veille, alors qu’il s’agissait de deux menus fixes dans des restaurants appartenant au même propriétaire) :

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J’ai renoncé au dessert, faute d’un appétit suffisant.

Le dimanche à midi, sur le chemin du retour, nous avons mangé des très bonnes pizzas dans une pizzeria sur laquelle nous sommes tombés par hasard à Ivrea, Da Romano. Et comme nous nous sommes arrêtés à Aoste faire les courses, la semaine qui suit aura donc été placée sous le signe de l’Italie.

Dimanche soir, j’ai profité de la somptueuse viande achetée à Nizza Monferrato pour faire un tartare de bœuf à la piémontaise (assaisonnement simplissime : ail pressé mariné dans du jus de citron, huile d’olive, sel, poivre, et un soupçon d’huile d’olive à la truffe) accompagné d’une salade de rampon et d’une salade de chou noir  (qui est en fait une sorte de kale, celui que les Américains appellent lacinato kale).

Lundi soir, j’ai fait un risotto (improvisé) aux poireaux et aux tomini (petits fromages frais de vache) :

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Mardi soir, j’ai servi des raviolis aux épinards et à la ricotta achetés à Aoste avec une sauce crème/noix/zeste de citron.

Mercredi soir, j’ai fait de la morue aux pommes de terre, petits poivrons doux et oignons (le tout au four), escortée d’épinards au beurre.

Jeudi soir, j’ai poêlé des médaillons de filet de bœuf au poivre flambés au Whisky, que j’ai accompagnés de céleri-boule rôti et d’une salade de roquette.

Vendredi soir, j’ai fait des spaghettis alla chitarra avec une sauce à la saucisse et aux oignons.

Sur ce, je vous quitte jusqu’à l’an prochain pour cause de pause “fêtes”, et vous souhaite des superbes fêtes de fin d’année !

Plancha mon amour

Cette semaine, j’ai décidé de continuer à explorer les possibilités de ma plancha électrique, qui révolutionne mon approche du poisson (j’avais tendance à le faire surtout au four puisque je le massacrais à la poêle…).

Samedi soir, j’ai donc prévu du filet de cabillaud à la plancha. En arrivant au marché, j’ai eu la surprise de constater que le poissonnier du marché avait changé. Le nouveau a un superbe étal, constitué uniquement de poissons d’eau douce locaux (il est pêcheur). Pas de cabillaud, donc, mais qu’à cela ne tienne, il avait du filet de brochet. J’ai donc fait du filet de brochet (préalablement frotté d’un mélange d’épices pour mouclade) à la plancha, avec en accompagnement une salade tiède de lentilles. Excellent ! Et étant donné ce que j’ai vu à l’étal du poissonnier, je présage du sandre, de l’omble chevalier, du brochet et tout ce genre de choses dans mon avenir culinaire…

Dimanche midi, j’ai voulu utiliser des tagliatelles à l’encre de seiche ramenées d’Aoste et congelées en reconstituant la recette des tagliatelles Mano Negra de l’Avenir. J’ai donc fait revenir des gambas décortiquées à la poêle, je les ai flambées au cognac, puis j’ai ajouté de l’ail et du persil hachés, du vin blanc, et après légère réduction, de la crème. Plouf, sur les tagliatelles, miam, parfait !

Dimanche soir, j’ai servi un classique local qui fait toujours plaisir à cette saison, du papet aux poireaux avec de la saucisse aux choux.

Lundi soir, j’ai fait des conchiglie au pesto de kale. J’ai eu droit au qualificatif de “hipster” de la part de ma descendance, eh bien la hipster elle vous dit que le pesto de kale c’est vraiment bon ! Et en hiver c’est mieux que le basilic, non ?!?

Mardi soir, j’ai lancé des petites seiches sur ma fameuse plancha, j’ai fait un aïoli pour aller avec, ainsi que des pommes de terre bouillies et une salade de betteraves à la crème acidulée. Malheureusement les seiches (qui étaient par ailleurs bien tendres) avaient un drôle de goût – est-ce que je les avais mal nettoyées ? Dommage, pour une fois que j’avais fait une jolie photo :

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Mercredi soir, j’ai réussi un beau mole poblano, et j’ai poussé le vice jusqu’à faire mes tortillas (de blé) maison avec cette recette. Résultat parfait (sachant que j’avais utilisé un des conseils donnés en commentaire de la recette, à savoir remplacer deux cuillères à soupe de farine par la même quantité de fécule), des délicieuses tortillas bien souples. C’est un peu long à faire (pas la pâte, qui est archi-simple, mais la cuisson, à raison d’une minute et demie par tortilla, faites le calcul pour 16…), mais c’est bien bien meilleur que les tortillas achetées, qui ont toujours un drôle de goût je trouve (ce que j’appelle un “goût de conservateur” et qu’on retrouve aussi dans les sauces à salade industrielles).

Jeudi soir, j’ai fait un excellent poulet au chorizo à la portugaise. Le chorizo “contamine” le jus du plat, le tout est délicieux et très addictif. J’ai un bon four, mais visiblement la chaleur conseillée de 180° ne suffisait pas, j’ai dû monter à 220° et prolonger un peu la cuisson.

Vendredi soir, nous avons mangé à La Chotte, et c’était vraiment délicieux. En entrée, j’ai pris une panna cotta au Parmesan et tomates séchées délectable (et ravissante) :

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Puis j’ai pris le carré d’agneau en croûte d’herbes accompagné de cannellonis à la purée de topinambours, excellent (mais la portion était énorme, quatre côtelettes, je n’ai pas pu finir) :

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Nous avons bu un Bandol rouge avec ce repas, un de mes vins français préférés, puissant et plein de caractère, et qui figure sur peu de cartes des vins de restaurants en Suisse, malheureusement. En résumé, il s’agit d’une excellente adresse, pas assez connue à mon avis.

 

Deux semaines bien remplies

J’ai sauté un tour, et me voici à vous raconter non pas une, mais deux belles semaines culinaires.

Première semaine

Samedi soir, je n’ai rien mangé car nous avions fait un excellent et pantagruélique repas de tapas et de poissons grillés à midi au Centre espagnol de Bussigny.

Dimanche midi, j’ai servi une salade de kale aux amandes et à la ricotta exquise (dans laquelle j’avais remplacé le quinoa par de l’amarante pour la seule et unique raison que c’est ce que j’avais dans mes armoires) et un gâteau d’œufs à la ciboulette (une sorte d’omelette au four, pas mauvais mais pas génial).

Dimanche soir, nous avons voulu essayer la toute nouvelle Brasserie du Royal, dans le Royal Savoy superbement restauré. En entrée, j’ai pris le pâté royal (en croûte, quatre viandes, foie gras, céleri rémoulade, un beau retour au classicisme), puis en plat, du ris de veau doré à la truffe noire du Périgord et accompagné gnocchi de pomme de terre au Sbrinz, vraiment très très bon. Nous avons arrosé ce repas d’un Gamaret du Vully très agréable. J’ai d’ailleurs trouvé que la  carte des vins est superbe et, ce qui n’est pas négligeable, à des prix tout à fait raisonnables.

Lundi soir, j’ai servi une poêlée de shitakés et marrons mijotés. C’était très bon.

Mardi soir, j’ai fait une belle potée de haricots secs au chorizo et au chou noir en adaptant cette recette.

Mercredi soir, une petite nostalgie d’été (mais avec des ingrédients d’hiver, à l’exception du pesto) : une Goat Cheese Torta et une très agréable salade de pak choi et maïs. J’ai ainsi appris que le pak choi pouvait se manger en salade, c’était nouveau pour moi.

Jeudi soir, j’ai mijoté des joues de bœuf à la péruvienne accompagnées de quinoa, selon une recette trouvée dans le coffret péruvien que j’avais acheté au Monde des Epices.

Vendredi soir, nous avons mangé chez des amis.

Deuxième semaine

Samedi soir, nous avons fait repas gastronomique à La Clusaz. J’ai déjà parlé de ce restaurant dans ce billet, c’est une petite merveille logée sur la route qui descend du Grand Saint-Bernard vers Aoste, et que nous fréquentons depuis… 24 ans ! C’était déjà délicieux à l’époque, et la cuisine n’a jamais cessé de s’améliorer et de se raffiner, c’est vous dire si c’est bon maintenant… J’ai pris le menu de saison, La Maialata, autrement dit La cochonnaille, avec en entrée une salade de musetto de porc et morue au chou noir (assemblage inédit mais délicieux), en primo des raviolis de boudin à la crème de pomme de terre et brocolis, et en plat du ventre de cochon de lait laqué fondant et savoureux, accompagné d’un flan de courge et chou vert. En dessert j’ai pris un de mes péchés mignons, le sabayon, une belle mousse aérienne, tiède et parfumée qui clôturait parfaitement ces agapes.

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Raviolis au boudin

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Sabayon

Dimanche midi, nous avons fait un repas péruvien sympathique au Léman (qui malgré son nom a une jolie carte péruvienne en plus de la carte suisse) à Lutry : en entrée, j’ai commandé un Tamal de pollo (farine de maïs farcie de poulet, olive et piment, cuite dans une feuille de bananier) que j’ai trouvé très bon, puis en plat, une (ou un ?) Carapulca (plat précolombien à base de porc et de pommes de terre séchées) intéressante mais peut-être un peu fade.

Dimanche soir, j’ai servi un plat tout simple : salade tiède de lentilles et burrata. L’alliance est surprenante mais fonctionne très bien.

Lundi soir, j’ai fait du bœuf Yakiniku en utilisant une sauce toute faite sortie d’un coffret umami que j’avais acheté il y a quelques temps, et du riz.

Mardi soir, j’ai voulu essayer la recette Marmiton du potage façon tartiflette, et je dois dire qu’elle m’a convaincue, c’est une belle soupe hivernale consistante et pleine de goût.

Mercredi soir, j’ai cuisiné des feuilles de chou farcies que j’ai accompagnées de riz.

Jeudi soir, j’ai fait un repas rapide et bon : des grillades mixtes de viande (côte de veau, brochettes d’agneau et tranches de porc, sur ma plancha électrique), avec des épis de maïs surgelés Picard juste cuits à l’eau bouillante, servis avec du beurre salé.

Vendredi soir, j’ai servi une soupe de pois mange-tout au curry tirée d’un livre que je possède depuis 20 ans et que j’aime beaucoup, The Soup Book, et pour compléter, des Buttermilk Biscuits du sud des US (mais sans sucre, cette manie des Américains de mettre du sucre jusque dans les plats salés m’étonnera toujours) moelleux et aériens.

Légumes hivernaux

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Samedi soir, j’ai réchauffé le reste du bortsch de mercredi, et complété avec des fromages.

Dimanche midi, j’ai fait une fondue moitié-moitié – profitons de l’hiver !

Dimanche soir, j’ai servi des ris de veau poêlés accompagnés de cardons et pommes de terres mijotés (j’achète les cardons déjà parés, épluchés et blanchis, en sachets sous vide, au marché). J’aime beaucoup les cardons et je ne suis pas fan du traditionnel gratin, donc j’ai cherché une recette pour les apprêter autrement et je suis tombée sur celle-là, ma foi excellente. Mais j’ai aussi trouvé quelque part sur la toile (du diable si je me souviens où…) une indication précieuse : le cardon étant un cousin de l’artichaut, on peut utiliser toutes les recettes d’artichaut (en adaptant les temps de cuisson, bien sûr). Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde, et je sens des cardons dans mon proche avenir…

Lundi soir, j’ai fait une poêlée de kale, chipolatas et haricots blancs. Recette très tendance, et à vrai dire très bonne !

Mardi soir, j’ai suivi le lien posté par une amie et fait une agréable salade de légumes croquants et crevettes (en utilisant de la betterave crue à la place des poivrons, et de la laitue pommée à la place du chou). Le temps était plutôt doux, et une salade en hiver, de temps en temps, ce n’est pas si mal.

Mercredi soir, j’ai servi des coquilles Saint-Jacques poêlées, du riz Venere, et des poireaux étuvés. J’avais lu que l’on pouvait faire le riz Venere comme un risotto, en précuisant le riz 15 minutes à l’eau bouillante et en utilisant cette eau comme un “bouillon” pour le risotto subséquent, et effectivement, ça a très bien fonctionné (ne pas oublier de rajouter du sel, puisque le bouillon n’en n’est pas un !).

Jeudi soir, j’ai fait un excellent repas au P’tit Lausannois : 12 huîtres en entrée (j’adore les huîtres et ne peux jamais en servir, étant la seule de la maisonnée qui les apprécie), puis une exquise salade de ris de veau croustillants à l’ail, et enfin une assiette de fromages, le tout accompagné d’un Cheverny blanc Domaine du Salvard absolument délicieux. C’était, je crois, ma quatrième visite au P’tit Lausannois, et je trouve que la qualité de la cuisine (déjà très bonne au départ) s’est considérablement améliorée.

Vendredi soir, un repas simplissime, ma comfort food préférée : polenta, œufs brouillés et cottage cheese.