Janvier maussade

Je dois dire que je ne crois pas trop à la fameuse “détox” d’après les fêtes dont tous les magazines nous rabattent les oreilles. Pendant les fêtes, je mange certes bien, mais pas vraiment trop (je ne suis pas un bec sucré, donc je mange fort peu de chocolat, biscuits et autres friandises), ce qui fait qu’une fois ce temps-là passé, je reprends mon train-train habituel de cuisinière au long cours, et basta.

Samedi soir, nous avions été voir le Richard III de Shakespeare à l’Opéra de Lausanne (coproduction avec Vidy, rappelez-moi de ne plus jamais aller voir une pièce produite ou coproduite par le Théâtre de Vidy, c’était une catastrophe “contemporaine” avec musique tonitruante, ablation de scènes importantes, nudité sans intérêt sauf celui, douteux, de choquer l’assemblée qui en a vu d’autres, et brisage intempestif de quatrième mur, bref la totale). Après cette horreur, nous avions heureusement réservé au Lyrique, excellent restaurant grec situé tout près de l’Opéra. Nous nous sommes donc consolés en nous partageant un très bon sofrito et des non moins délicieuses koftas :

Dimanche à midi, j’ai fait du dos de cabillaud sous-vide (tout simple, mis sous vide avec un peu de beurre salé et de pâte de citron confit, et cuit 30 minutes à 59°), ainsi qu’une salade de fenouil et d’oranges aux olives noires :

Dimanche soir, j’ai fait une pizza aux raisins, romarin et pignons de pin très agréable :

Lundi soir, j’ai inventé une sauce chair à saucisse/betteraves/bouillon/persil pour des raviolis farcis aux châtaignes. C’était réussi, la betterave apportant un petit côté acidulé qui contrebalançait bien la douceur de la farce :

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Mardi soir, autre pièce malheureusement ratée (cette fois pour cause d’acteurs – tous sauf l’acteur principal – hurlant et surjouant, heureusement la partie musicale était très chouette), le “Monsieur de Pourceaugnac” de Molière au Reflet par la Compagnie des Arts Florissants, avant laquelle nous avons mangé en vitesse au Molino (dont je parle ici et ici). j’ai pris une salade César au poulet simple et bonne :

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Mercredi soir, j’ai fait un “burrito bowl” de kale, haricots noirs et avocat très bon, que j’ai servi avec des chips tortillas de maïs bleu. Je me rens compte seulement maintenant de l’accord de couleurs, entre les chips, le kale rouge (trouvé au marché) et les haricots noirs, avec la petite touche verte de la salsa à l’avocat, c’est assez réussi !

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Jeudi soir, j’ai fait du poulet amatriciana. J’avais remplacé les tomates par du poivron pelé en boîte, pour adapter à la saison, et c’était un excellent plat unique :

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Vendredi soir, nous avons célébré (tardivement, la vraie date étant en juin) l’anniversaire de mon cher et tendre au Restaurant De Courten, à Sierre. Nous avions un menu en 13 plats (si si ! heureusement, chaque amuse-bouche etc. comptait comme un plat, mais je dois dire qu’à la fin nous étions plus que repus), que je vous déroule en images :

 

Je ne vais pas tout commenter, ce serait lassant, mais tout était fabuleux, avec un coup de coeur absolu pour les “bouchées gourmandes maraîchères aux cardons épineux argentés, agria aux truffes noires Melanosporum, et crème de châtaigne émulsionnée”, qui étaient un triomphe de douceur moelleuse, les cardons se mariant somptueusement avec la truffe. Bref, je ne peux que recommander un voyage à Sierre pour profiter de cette superbe table.

Soleil de février

Samedi soir, j’ai servi des filets de poisson (sandre et bondelle, du lac de Neuchâtel) juste passés à la plancha, avec une salade de betteraves à la russe (recette du livre “Saveurs de Russie et de ses voisins“). La recette partait des betteraves crues avec queue et feuilles, comme on ne trouve pas les betteraves complètes ici j’ai joué la flemmarde, acheté des betteraves déjà cuites et remplacé les feuilles par des pousses d’épinard.

Dimanche à midi, j’ai fait appel à un de mes classiques, les penne grappa de Ruggero Ruggeri.

Dimanche soir, nous étions chez un ami.

Lundi soir, j’ai fait une quiche à la choucroute (il s’agit d’une quiche classique, mais en même temps que les lardons, on dispose sur la pâte une livre de choucroute, puis on recouvre avec la migaine, autrement dit le mélange œufs-crème. On peut utiliser la choucroute crue ou cuite, je préfère crue, j’aime le côté acidulé qu’elle donne). J’ai présenté une salade de pousses d’épinard en accompagnement.

Mardi soir, quoi de mieux qu’une fondue moitié-moitié pour affronter la fin de l’hiver ?

Mercredi soir, j’ai mijoté une délicieuse soupe Moldave aux pommes de terre (du même livre que la salade de betteraves de lundi). Pour étoffer, j’ai sorti de mes placards un bocal de terrine de queue de bœuf exquise.

Jeudi soir, j’ai servi du ragoût de poulet et pois chiches Arménien, toujours de ce même livre, avec du couscous de mil (bonjour le clash culturel, mais c’était très adapté !).

Vendredi soir, nous avons fait un excellent repas au Bras d’Or, à Mathod. La carte s’est étoffée et regorge de spécialités alléchantes. En entrée, nous nous sommes partagés un croustillant de tartare de palée à l’avocat :

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ainsi qu’un carpaccio de veau aux agrumes, les deux très bons. En plat, j’ai pris une rareté, un cromesquis de pied de porc désossé aux champignons :

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En sus des légumes que l’on voit sur la photo, il y avait aussi une petite cassolette de pommes de terre grenaille rôties. Le cromesquis était savoureux à souhait, croquant à l’extérieur et bien moelleux à l’extérieur, bref, une belle préparation. Mon homme a pris un demi pigeon désossé sur lit de ris de veau superbe (et il a choisi des frites maison en accompagnement) :

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Délices hivernales

Samedi soir, nous avions des invités. En entrée, j’ai présenté du marbré Warhol déstructuré en verrines (et avec les betteraves mixées avec un peu de vinaigre balsamique, non pas en morceaux). J’ai ensuite servi une blanquette de veau (recette d’un livre de Courtine) accompagnée de petits pois aux laitues et oignons frais, puis, comme dessert, une spécialité Libanaise, des coupes de mouhallabieh.

Dimanche à midi, j’ai utilisé ma marmite à pression pour cuisiner une sorte de ragoût-soupe de poulet et lentilles, excellent et vite fait.

Dimanche soir, j’ai fait des enchiladas verdes. J’ai fait les tortillas moi-même, avec cette recette. Elles étaient assez friables (il faudra que j’essaie une autre recette, pour voir), mais bonnes (je trouve que les tortillas du commerce ont un goût bizarre, qu’inconsciemment je nomme “goût de conservateur”). J’ai utilisé une bouteille de salsa verde mexicaine.

Lundi soir, j’ai servi un tartare (recette des sœurs Scotto, j’en parle ici), avec des frites de patates douces (provenance Picard, et cuites au four) et une salade de pousses d’épinard.

Mardi soir, tard après le théâtre, nous avons mangé de très bonnes pizzas au Molino à Vevey. Nous nous sommes partagés une “Pulcinella” aux artichauts et salami piquant (un peu trop salée malheureusement, mais c’était son seul défaut) et une “Miss Italia” au jambon cru et à la roquette juste parfaite. Je vois sur leur site qu’il s’agit en fait d’une chaîne de restaurants, mais ma foi, chapeau, avec en plus un décor très sympathique (jolies lumières, j’y suis très sensible) et une cuisine ouverte tous les soirs jusqu’à 23h.

Mercredi soir, j’ai servi de l’agneau au curry vert (j’ai triché, j’ai utilisé de la pâte de curry vert achetée chez l’épicier Vietnamien) auquel j’avais ajouté, 10 minutes avant la fin de la cuisson, des liserons d’eau coupés en tronçons, et du riz gluant.

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Jeudi soir, nous avons fait un excellent repas au Restaurant du Chasseur à Allaman, qui reste une valeur sûre. En entrée, nous avons partagé une (très généreuse, heureusement que nous étions eux à la manger) portion de jambon cru Jabugo AOC ” iberico de bellota “, puis j’ai pris une entrecôte de bœuf argentin cuite à la perfection, accompagnée de gratin dauphinois, d’un émincé de légumes et d’une savoureuse sauce béarnaise.

 

Vendredi soir, j’ai poêlé des tranches de veau préalablement marinées au Marsala, en déglaçant ensuite la poêle avec le Marsala de marinade pour obtenir une sauce, et j’ai escorté ce plat d’une purée de petits pois additionnée de purée d’avocat. C’est intéressant, on ne sentait pas vraiment le goût de l’avocat, mais pour avoir goûté la purée avant son ajout, elle la rendait plus moelleuse et plus douce au goût.

On mijote, on mijote

Samedi soir, j’ai servi (si on peut dire ça comme ça, elle se sert toute seule en fait…) une réconfortante raclette.

Dimanche à midi, nous avons mangé chez des amis.

Dimanche soir, j’ai testé un risotto à la betterave. J’ai fait bien des risottos dans ma vie, mais à la betterave c’était une première, et je dois dire que j’ai beaucoup aimé, avec le petit coup de fouet du vinaigre balsamique à la fin qui coupe la douceur du reste. Et en plus, c’est joli :

2016-11-13-19-54-22Lundi soir, j’ai poêlé des steaks, que j’ai servi avec une sauce moutarde, des rectangles de polenta grillée et des poireaux vinaigrette.

Mardi soir, j’ai improvisé une pizza blanche : du pesto étalé sur la pâte, puis des tranches de mozzarella, et enfin des tranches de cèpes (frais). Cinq minutes avant la fin de la cuisson, j’ai recouvert la pizza de tranches fines de lard fumé aux herbes. Délicieux !

Mercredi soir, j’ai mijoté une roborative soupe de pois cassés. Je ne travaille pas l’après-midi le mercredi, et je dois dire que c’est très sympa de mettre un plat à cuire à 14h30 et de pouvoir le servir à 19h30 sans aucun travail supplémentaire !

Jeudi soir, j’ai fait ce que je pense être une recette germano-américaine : poulet et dumplings (une sorte de soupe en fait), que j’ai accompagnée d’une salade verte.

Vendredi soir, nous avons testé un nouveau restaurant à Aoste : le Ristorante Giuliani. Une très belle découverte ! La salle est moderne et agréable :

2016-11-18-20-34-392016-11-18-20-34-46En salle, la patronne supervise le service et officie comme sommelière, et nous a fait découvrir de superbes vins. En cuisine, le chef est un passionné, qui vient en salle s’enquérir des goûts et dégoûts de ses clients, des quantités qu’ils ont envie de manger, et va ensuite exécuter des merveilles. Nous avons pris le menu “mano libera” (dégustation surprise), qui se décline en six plats, soit tous salés, soit cinq plats salés et un dessert. Nous avons opté pour la première alternative, avec les vins assortis. Voici ce que nous avons mangé :

  • Première entrée : tartare de boeuf aux éclats d’amande sur lit de verdure cuite, une petite merveille d’assaisonnement minimaliste mais parfait, avec un Gargantua Vin de la Fée très plaisant.
  • Deuxième entrée : coquille saint-jacques sur lit de crème de pomme de terre, avec un Sauvignon Lafoa du Frioul.
  • Premier primo : risotto à la crevette et au safran couronné d’un tartare de crevette, avec un San Marzano Anniversario 62, une pure merveille aux arômes de griotte confite.
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  • Deuxième primo : Mezze maniche (pâtes courtes) à la burrata et à la cima di rapa avec un San Marzano Malvasia Nera.
  • Premier plat : Poulpe cuisson basse température sauté et roquette (poulpe incroyable, tendrissime à l’intérieur et légèrement croquant à l’extérieur), avec un San Marzano Primitivo di Manduria.
  • Deuxième plat : une tagliata de boeuf à la réglisse, avec le même vin.

Quand on sait que ce menu (sans les vins) coûte 60 euros, les bras vous en tombent…

Escapade en Bourgogne, et autres bonnes choses

2 semaines

Samedi soir, nous avons (très bien) mangé chez un ami.

Dimanche midi, j’ai fait des carottes épicées au lait de coco très agréables, avec du riz basmati.

Dimanche soir, j’ai profité du poissonnier-pêcheur du marché et cuisiné des filets de bondelle en papillote aux petits légumes, accompagnés d’un mélange de petits pois (surgelés) et d’épinards (frais) que j’ai trouvé fort réussi.

Lundi soir, j’ai ressorti ma mijoteuse de la cave et mitonné du pulled pork délicieux, qu’au lieu de servir sur des buns comme le veut la tradition j’ai accompagné de frites de patates douce au four (qui étaient bonnes mais toutes molles, pas compris pourquoi) et d’une salade épinards/poires (comme vous le voyez, je commence à maîtriser la barre oblique…).

Mardi soir, j’ai fait rapide mais bon, pasta e fagioli.

Mercredi soir, un grand classique français, la blanquette de veau (du livre de Courtine La cuisine française classique et nouvelle), servie avec des pommes de terre et carottes rôties au four (je n’aime pas le riz en accompagnement de la blanquette, c’est fade).

Jeudi soir, j’ai fait du poulet pané au gomasio (pas mauvais mais pas exceptionnel) tiré du dernier numéro de Cuisine et Vins de France, avec une salade de betteraves à l’allemande.

Et vendredi, nous sommes partis avec des amis en Bourgogne, où, vous pouvez bien l’imaginer, nous avons bien mangé, bien bu, et bien visité ! Notre premier repas, celui du vendredi soir, fut dans un restaurant déjà testé (et approuvé !) il y a quelques années, le Charlemagne à Pernand-Vergelesses. Nous avons choisi le menu Il était une fois en 6 plats, et ce fut parfait !

Foie gras de canard en mousse de piment de Jamaïque, chips de porc, anguille, atsina en première entrée (l’atsina étant une petite plante genre cresson), fondant et délicieux :

2016-03-04 20.50.44Puis sandre, feuilles de poireaux, épinards, confiture de tomates vertes, la perfection faite poisson.

Ensuite Langoustine, couteaux, fenouil, orange, raviole végétale infusion Kaffir lime, un plat fusion très bien maîtrisé :

2016-03-04 21.03.44Le plat de viande était du Simmenthal maturé 5 semaines salé, fumé bois de hêtre, carotte, ketchup, câpres, fleur d’ail des ours, une viande superbe avec des goûts fantastiques de sous-bois dans l’assaisonnement :

2016-03-04 21.20.06En guise de fromage, un Chèvre frais bio de Thomas, Fromagerie de Crépey, miso, Goma shio exquis (ah tiens, encore du gomasio avec une autre orthographe !) :

2016-03-04 21.41.30Et comme dessert, une très légère Gaufre soufflée craquante, marron, truffe, pâte d’haricots rouges :

2016-03-04 21.57.50Enfin, des petites gourmandises sphérisées pour couronner le tout :

2016-03-04 21.57.58Le service était adroit et souriant, le décor est un rêve de designer (avec des lumières au plafond pour chaque table, qui ne s’allument que lorsque la table est occupée, créant des petits îlots de lumière dans une salle sombre, très belle ambiance), la carte des vins ne propose pas que des grands crus hors de prix, bref, une très belle soirée.

Le lendemain soir, le samedi, nous avions réservé au Clos du Cèdre à Beaune, et l’expérience fut beaucoup plus mitigée. Nous avions, là aussi, un menu dégustation en 6 plats. Le thon snacké en première entrée, accompagné de lamelles de concombre, manquait cruellement d’assaisonnement, et n’avait donc aucun goût. L’œuf à 64° accompagné de purée d’artichaut à la truffe était plutôt un œuf à la coque (j’ai dégusté et réalisé l’œuf à 64°, le jaune est entre le solide et le liquide, là c’était parfaitement liquide) avec, fort heureusement, une purée d’artichaut délicieuse, le turbot sur lit d’épinard qui le suivait était fade alors que les épinards étaient trop salés (et malheureusement, ça ne se compense pas), avec deux ridicules “points” de sauce ornant l’assiette, bien trop peu pour en avoir le goût. Miraculeusement, la deuxième partie du repas a quelque peu compensé le début : le pigeon était tendre et succulent, avec cette fois assez de (très bonne) sauce pour pouvoir l’apprécier. Le plateau de fromages était superbe, et généreusement servi. Le premier dessert m’a bluffée, une Douceur autour de la Truffe Noire, Granny Smith et Céleri (oui, vous avez bien lu, truffe, pomme et céleri-branche) composée d’une glace à la truffe incroyable, qui contrastait superbement avec le croquant du céleri et l’acidité de la pomme. Le deuxième dessert, un Duo de Poire, Soufflé et Tatin, sorbet au Cidre, était lui aussi très réussi, avec un soufflé savoureux, aérien, tiède et fondant, et une tatin de poires qui aurait été encore meilleure servie tiède plutôt que froide. Un autre point noir a été le service, assez hautain en général, avec en particulier un sommelier qui a fait une grimace désagréable très visible quand j’ai commandé les vins (je n’ai pas compris si c’était parce que je ne lui avais pas demandé conseil ou parce que j’avais choisi un Saint-Joseph en rouge – les rouges bourguignons étant tous à des prix stratosphériques – mais quoiqu’il en soit c’est inadmissible).

Le dimanche midi, nous avons retrouvé une bonne adresse bourguignonne que nous connaissons depuis 1992, le Cellier Volnaysien à… devinez, Volnay. J’ai pris des escargots, puis des œufs en meurette, du tradi qui tient au corps, bon et bien exécuté.

Dimanche soir, de retour dans nos pénates, nous avons commencé à déballer toutes les bonnes choses ramenées du splendide marché de Beaune. Nous avons, ce soir-là, mangé des pastillas de poulet achetées au dit marché, avec juste une fondue de poireaux en accompagnement.

Lundi soir, j’ai fait des simples escalopes de veau au citron, avec du potimarron vert au four, et une curiosité, des ocas du Pérou poêlés. C’était joli tout plein, et j’aime bien essayer des aliments que je ne connais pas, mais ce n’est pas inoubliable à vrai dire.

Mardi soir, j’ai servi un gigantesque plateau de fromages (toujours du marché de Beaune) avec des fruits.

Mercredi soir, j’ai cuit des gros artichauts, que j’ai servis avec une sauce mousseline ainsi que des charcuteries du marché de Beaune (dont un fabuleux pavé au piment d’Espelette).

Jeudi soir, j’ai improvisé des haricots noirs style cubain, avec du riz blanc.

Vendredi soir, nous avons mangé africain. Le Backstage Bar a été repris par des nouveaux gérants, qui affichent une petite carte de cuisine d’Afrique de l’Ouest. L’ambiance est peu propice à la dégustation (bar, boule disco…), ce qui fait que la prochaine fois on prendra à l’emporter, mais leur Ndolé de viande et crevettes, leur porc grillé et leurs bananes plantain frites sont excellents !

Plancha mon amour

Cette semaine, j’ai décidé de continuer à explorer les possibilités de ma plancha électrique, qui révolutionne mon approche du poisson (j’avais tendance à le faire surtout au four puisque je le massacrais à la poêle…).

Samedi soir, j’ai donc prévu du filet de cabillaud à la plancha. En arrivant au marché, j’ai eu la surprise de constater que le poissonnier du marché avait changé. Le nouveau a un superbe étal, constitué uniquement de poissons d’eau douce locaux (il est pêcheur). Pas de cabillaud, donc, mais qu’à cela ne tienne, il avait du filet de brochet. J’ai donc fait du filet de brochet (préalablement frotté d’un mélange d’épices pour mouclade) à la plancha, avec en accompagnement une salade tiède de lentilles. Excellent ! Et étant donné ce que j’ai vu à l’étal du poissonnier, je présage du sandre, de l’omble chevalier, du brochet et tout ce genre de choses dans mon avenir culinaire…

Dimanche midi, j’ai voulu utiliser des tagliatelles à l’encre de seiche ramenées d’Aoste et congelées en reconstituant la recette des tagliatelles Mano Negra de l’Avenir. J’ai donc fait revenir des gambas décortiquées à la poêle, je les ai flambées au cognac, puis j’ai ajouté de l’ail et du persil hachés, du vin blanc, et après légère réduction, de la crème. Plouf, sur les tagliatelles, miam, parfait !

Dimanche soir, j’ai servi un classique local qui fait toujours plaisir à cette saison, du papet aux poireaux avec de la saucisse aux choux.

Lundi soir, j’ai fait des conchiglie au pesto de kale. J’ai eu droit au qualificatif de “hipster” de la part de ma descendance, eh bien la hipster elle vous dit que le pesto de kale c’est vraiment bon ! Et en hiver c’est mieux que le basilic, non ?!?

Mardi soir, j’ai lancé des petites seiches sur ma fameuse plancha, j’ai fait un aïoli pour aller avec, ainsi que des pommes de terre bouillies et une salade de betteraves à la crème acidulée. Malheureusement les seiches (qui étaient par ailleurs bien tendres) avaient un drôle de goût – est-ce que je les avais mal nettoyées ? Dommage, pour une fois que j’avais fait une jolie photo :

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Mercredi soir, j’ai réussi un beau mole poblano, et j’ai poussé le vice jusqu’à faire mes tortillas (de blé) maison avec cette recette. Résultat parfait (sachant que j’avais utilisé un des conseils donnés en commentaire de la recette, à savoir remplacer deux cuillères à soupe de farine par la même quantité de fécule), des délicieuses tortillas bien souples. C’est un peu long à faire (pas la pâte, qui est archi-simple, mais la cuisson, à raison d’une minute et demie par tortilla, faites le calcul pour 16…), mais c’est bien bien meilleur que les tortillas achetées, qui ont toujours un drôle de goût je trouve (ce que j’appelle un “goût de conservateur” et qu’on retrouve aussi dans les sauces à salade industrielles).

Jeudi soir, j’ai fait un excellent poulet au chorizo à la portugaise. Le chorizo “contamine” le jus du plat, le tout est délicieux et très addictif. J’ai un bon four, mais visiblement la chaleur conseillée de 180° ne suffisait pas, j’ai dû monter à 220° et prolonger un peu la cuisson.

Vendredi soir, nous avons mangé à La Chotte, et c’était vraiment délicieux. En entrée, j’ai pris une panna cotta au Parmesan et tomates séchées délectable (et ravissante) :

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Puis j’ai pris le carré d’agneau en croûte d’herbes accompagné de cannellonis à la purée de topinambours, excellent (mais la portion était énorme, quatre côtelettes, je n’ai pas pu finir) :

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Nous avons bu un Bandol rouge avec ce repas, un de mes vins français préférés, puissant et plein de caractère, et qui figure sur peu de cartes des vins de restaurants en Suisse, malheureusement. En résumé, il s’agit d’une excellente adresse, pas assez connue à mon avis.

 

Premier repas de Noël, et autres délicatesses

Samedi soir, nous avons fait un excellent repas au restaurant Les Saisons, dont je parle dans mon précédent billet.

Dimanche midi, j’ai servi une raclette, avec des pommes de terre en robe des champs et un petit bocal d’aubergines sous huile acheté au marché, très bonnes.

Dimanche soir, cet article sur le blog Sinogastronomie m’a poussée à faire du poulet Rama (c’est pas ma faute M’dame, c’est lui qui m’a obligée !). J’ai trouvé une recette, c’était pas mal du tout, et encore meilleur froid le lendemain midi.

Lundi soir, nous avons été manger au restaurant vietnamien Hoi An BBQ, à Ouchy. En entrée, nous avons partagé un petit assortiment de rouleaux frits et gâteaux de riz vapeur. En plat, nous avons aussi partagé un plat de porc grillé et un plat de bœuf grillé, le tout à enrouler dans des feuilles de riz avec des vermicelles de riz et des herbes. En dessert, j’ai pris les bananes au tapioca et au lait de coco, c’était délicieux, typiquement le genre de dessert que, paraît-il, la plupart des occidentaux n’aiment pas (trop gluant je suppose) et que j’adore.

Mardi soir, j’ai fait mariner des tranches de cou de porc dans un Spicy Cajun Rub (mélange d’épices commercialisé par Jamie Oliver) et un peu d’huile d’olive. Grillées, elles étaient très juteuses et succulentes. Je les ai accompagnées de betteraves à la crème d’avocat (en omettant le sel au citron vert, qui me semblait une complication inutile), excellentes elles aussi.

Mercredi soir, nous avions été nous promener et boire du vin chaud au centre ville, en profitant d’une nocturne. Nous avons ensuite mangé dans mon restau chinois préféré, chez Xu. J’ai pris le porc sauté aux piments avec du riz blanc, et nous nous sommes tous partagés les fameux raviolis grillés, toujours aussi bons. Inutile de dire qu’étant donné les portions gigantesques, le repas du lendemain midi était tout trouvé !

Jeudi soir, c’était la veille de Noël, et j’ai donc cuisiné un vrai repas de Noël pour quatre (en attendant la grande fête familiale du 26 décembre, dont je vous parlerai la semaine prochaine) : carpaccio de coquilles Saint-Jacques à la truffe noire, puis cailles désossées farcies au foie gras avec une sauce aux morilles et aux raisins inspirée de cette recette, accompagnées de cardons au lait (je recommande, c’est une recette simple, légère et exquise) puis crème au Vin Santo et cantucci. Le tout était parfait, festif, délicieux et très digeste.

Vendredi soir, j’ai fait les spaghettis créoles prévus la semaine dernière et dont la sauce m’attendait sagement au congélateur.