Lausanne, Madrid

Voici une semaine qui commence à Lausanne et se termine à Madrid. En effet, mon homme y était pour le boulot et je l’ai rejoint pour le weekend. C’est une ville que je n’avais vue qu’une fois, quand j’avais dix ans – autant dire que je ne la connaissais pas – et que j’ai trouvée superbe. Nous nous sommes d’ailleurs dit que nous y retournerions plus longuement, en deux jours on ne fait qu’en effleurer la surface.

Samedi soir, j’ai fait un excellent chowder aux épinards et lard accompagné de pain de maïs.

Dimanche midi, nous étions invités à une fête d’anniversaire.

Dimanche soir, j’ai tenté une recette qui m’intriguait, du cabillaud confit dans de la graisse d’oie et betteraves (avec le reste du pain de maïs en accompagnement). C’était excellent, et j’ai appris deux choses : on peut confire du poisson, et les tranches fines de betterave bien croquantes, à peine cuites, c’est délicieux.

Lundi soir, j’ai fait une potée de céréales et chou frisé un peu étouffe-bougre, mais bonne.

Mardi soir, nous avions un invité, j’ai servi du confit de canard accompagné de pommes de terre sarladaise et de haricots verts au zaatar.

Mercredi soir, j’étais donc seule puisque mon cher et tendre était parti le matin pour Madrid. J’ai mangé les restes de la veille, tout simplement.

Jeudi soir, toujours seule, même pas honte : avocat et oeuf dur mayo, comme le lundi de la semaine précédente.

Vendredi soir, nous étions donc à Madrid. j’avais fait mes repérages et réservations à l’avance, et nous avons fait un repas exceptionnel au restaurant Etimo. Nous avons pris le menu dégustation en six plats, avec accord mets-vins, et nous avons été conquis. Par l’accueil et le service tout d’abord, avec en particulier une sommelière/maître d’hôtel impressionnante de gentillesse, d’efficacité et de passion pour les vins et les accords. Par la qualité de la cuisine ensuite, pleine de saveurs et de délicatesse, faisant la part belle aux légumes ainsi qu’aux produits locaux, et très inventive (le dessert à base de fromage était d’une maestria époustouflante, un délice !). Et finalement, par un rapport prix/plaisir imbattable, tant du menu que des vins.

Où notre héroïne ressort sa mijoteuse

Samedi soir, nous avons été essayer avec des amis l’Auberge du Chasseur à Essertines-sur-Rolle, qui a changé récemment de tenanciers. Je n’ai que du bien à en dire ! Nous avons pris le menu (sans la deuxième entrée de poisson, et je relèverai le fait que la patronne a très aimablement et sans discuter accepté de substituer le plat de viande par une version plus abondante de l’entrée poisson pour une des convives qui le désirait). En entrée, la terrine de foie gras était exquise. En plat, le “filet de bœuf, Sel fumé, millefeuille de pomme de terre, échalote et herbes, salsifis, jus au poivre sauvage de Madagascar et émulsion au thym”, ultra-tendre, était superbement présenté et délicieux :

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Et moi qui ne suis pas très dessert, j’ai beaucoup apprécié un aérien arrangement de “Pomme verte, Riz soufflé, gel et chantilly combawa, pomme osmosée et sorbet yoghourt” :

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Dimanche à midi, nous étions invités chez une amie.

Dimanche soir, j’ai fait du poulet au chou et champignons (la recette prévoyait en fait du chou noir, mais comme je n’en n’ai pas trouvé, je l’ai remplacé par du chou portugais et c’était excellent).

Lundi soir, j’ai servi du bœuf thaï au basilic et du riz parfumé – délicieux !

 

Le mardi est un jour où je rentre tard, je prévois donc toujours un repas rapide. Ce mardi soir, j’ai choisi le plus rapide de tous : un gigantesque plateau de fromages, avec du bon pain (je ne saurais trop vous recommander le pain au levain aux noisettes à la coupe de chez Manor) et des fruits.

Mercredi soir, j’ai voulu tester cette recette de feuilles de chou farcies cuites à la mijoteuse (avec un accompagnement de riz blanc). C’était tout sauf mauvais, mais sans plus, assez banal et un peu aqueux.

Jeudi soir, j’ai fait une tarte à l’oignon (avec la recette toute simple de ma mère : un kilo d’oignons émincés – vive la mandoline – cuits doucement à la poêle puis étalés sur la pâte, on recouvre avec le mélange crème-œufs et on passe au four), escortée d’une salade verte à l’ail des ours (le premier ail des ours de la saison, trouvé au marché, mais pas très parfumé malheureusement).

Vendredi soir, j’ai à nouveau exploité la mijoteuse pour faire du Butter Chicken (très bonne recette), assorti de naans au fromage (recette déjà utilisée deux fois, et donc adoptée). Cette fois, j’ai formé les naans non pas comme dans la recette mais selon la suggestion d’une amie, en enfonçant une part de Vache-qui-Rit dans la boule de pâte, puis en refermant la pâte autour et en étalant le tout., et c’était parfait (avec en plus la tortilla press pour les étaler, c’est vraiment nickel). J’avais trouvé un gros avocat tropical bien mûr en passant au supermarché, j’ai fait une curiosité : un chutney d’avocat. C’était très bon ! Très différent du guacamole en fait.

Deuxième semaine de janvier

Samedi soir, nous avons mangé dans un de nos restaurants préférés, Les Deux Sapins à Montricher.J’ai tout d’abord pris la “Découverte de Foie Gras de Canard” (composition exacte : Pressé de Foie Gras et confit de Canard, Chutney de Mirabelles / Cornet de Bricelet, Foie Gras au Thym du Jardin, Rémoulade de Racines de Persil / Dodine de Foie Gras au Poivre Tilda et Niora, Duo de Figues Fraîches et Confites), qui était très bonne mais m’a quand même un petit peu déçue, car j’ai trouvé que les différentes sortes de foie se ressemblaient un peu trop, et qu’il n’y avait pas un bon équilibre entre foie gras et accompagnement (trop de foie gras – je sais, ça fait enfant gâté !). J’ai continué avec la “Pièce de Veau de Montricher à la Savoyarde : Coppa de Sévery et Gruyère de Montricher”, qui était, elle parfaite, avec un excellent accompagnement de courge Butternut, et j’ai terminé avec l’assiette de fromages.

Dimanche midi, j’ai fait une tout simple mais très bonne salade de chou vert. J’aime beaucoup les salades, y compris en hiver, mais je me refuse à acheter des tomates et autres légumes d’été en janvier. Cette salade prouve qu’on peut parfaitement faire une salade de saison en plein hiver !

Dimanche soir, j’ai ressorti une vieille recette que j’avais mise de côté du temps où je fréquentais les newsgroups (ça, c’est ce qui s’appelle se dater…), et en particulier le newsgroup de cuisine français fr.rc.cuisine : la fondue piémontaise. Je l’aime beaucoup, et j’aime bien varier les fondues. L’ajout de mélisse à la fin peut sembler bizarre mais il est très sympa, malheureusement je n’ai pas trouvé de mélisse au marché, donc cette fois j’ai fait sans.

Lundi soir, j’ai utilisé d’excellents tagliolini ramenés du Piémont pour faire des pâtes aux artichauts. C’était vraiment un repas fait subito presto, pour la sauce j’ai simplement mélangé et chauffé un bocal de pâte d’artichauts et un bocal de sauce Parmesan-truffe d’épicerie fine.

Mardi soir, nous avons fait un repas véloce (mais agréable, sans être exceptionnel) à la Clef à Vevey (des filets de perche sauce Rousseau, une jolie assiette de filets meunière et une sauce douce au curry surprenante mais très judicieuse), avant de filer au Théâtre du Reflet juste à côté voir L’Ecole des Femmes de Molière.

Mercredi soir, j’ai cuisiné des sushis “do it yourself”. Tout est préparé et posé sur la table, chacun assemble ce qu’il veut. Ca a l’air vite fait, dit comme cela, mais en fait la préparation du riz et celle de l’omelette japonaise roulée sont assez longues, sans compter le découpage du reste (tranches d’avocat, poisson, bâtonnets de concombre).

Jeudi soir, j’ai fait du porc au caramel, accompagné de riz et de pak choi sauté à la poêle et juste additionnés d’ail noir, de vinaigre de riz et d’huile de sésame. Le porc au caramel était vraiment excellent, moelleux et savoureux, je recommande vivement cette recette !

Vendredi soir, nous avons fait un excellent et pantagruélique repas au Ristorante Saint-Paul. Il figure dans ma liste des bons restaurants italiens à Lausanne, et ce repas a confirmé qu’il y tient une place de choix. Nous avons pris le menu complet : assortiment d’antipasti (crostini divers, omelette à la cima di rapa, et toutes sortes de bonnes choses), puis primo du jour (là ce furent des penne au lard et aux tomates séchées exquises), puis grillade mixte de viande (un rêve de carnivore), enfin dessert mixte (tiramisu, panna cotta, cannoli), café et digestif (grappa ou limoncello), le tout pour 74 francs, étant donné la qualité des mets, c’est un superbe rapport prix/plaisir.