Semaine casanière

Samedi soir, nous étions six à table. En entrée, j’ai présenté une version luxe de la tomate-mozzarella : des tomates confites (au four, 3 heures à 100°, arrosées d’un peu d’huile d’olive, de thym, de sel et d’ail) et burrata :

cof

En plat, j’ai servi un beau rôti de cerf frotté d’épices et fait en cuisson lente au four avec une sauce grand-veneur, une purée de potimarrons et une poêlée de champignons. Le dessert était apporté par ma belle-fille.

Dimanche midi, comme il me restait beaucoup de tomates confites et une belle burrata (j’avais vu trop large pour la veille), j’ai servi la version plat de l’entrée du samedi soir.

Dimanche soir, j’ai fait une tarte figues-feta-viande séchée (recette du magazine Betty Bossi) et une salade verte :

Lundi soir, j’ai réchauffé une tourte aux artichauts achetée chez Eataly et l’ai accompagnée d’une salade verte.

Mardi soir, j’ai testé ma Roccbox et tenté une focaccia pour aller avec l’excellente salade de courgettes à la ricotta que j’avais faite. Je dois dire que la Roccbox donne un résultat vraiment superbe, bien meilleur qu’au four traditionnel (et pourtant mon four est excellent), tout à fait similaire à ce qui sort d’un four à bois de pizzeria – et c’est d’une rapidité époustouflante !

2018-09-25-20-21-05.jpg

Mercredi soir, j’ai fait une quiche tomates-poivrons en utilisant la fin de mes tomates confites et en remplaçant les poivrons par de l’ajvar – c’était très bon !

cof

Jeudi soir, j’ai cuisiné des diots au vin rouge et une belle poêlée de fonds d’artichauts (congelés, merci Picard).

Vendredi soir, nous avions des invités. J’ai d’abord servi un foie gras au sel avec du mesclun, puis des coquilles saint-jacques poêlées sur lit de maïs frais et tomates cerise. En dessert, mon homme avait concocté une tarte aux pommes confites (recette très originale du dernier magazine Cuisine et vins de France, les pommes sont confites par une longue marinade dans un mélange de sucre, jus de citron et rhum, puis par l’ajout d’une belle quantité de beurre sur la surface de la tarte avant de la faire cuire).

De part et d’autre d’un long weekend

Pas d’article la semaine passée, nous étions dans le sud de la France, chez des amis, pour le long weekend du Jeûne Fédéral. Voici un petit condensé de ce que j’ai cuisiné avant et après :

  • Pour un repas entre amis : des tomates confites, burrata et basilic en entrée, puis une battuta piemontese accompagnée d’une salade de roquette et céleri-branche, et enfin en dessert, un flan de ricotta tiré de La cucina regionale italiana de Gualtiero Marchesi. J’ai découvert les tomates confites à la faveur d’une avalanche de superbes tomates de jardin généreusement déversée par ma belle-mère, et je dois dire que c’est merveilleux : 4 heures de cuisson – coupées en deux, arrosées d’un peu de sucre et d’un filet d’huile d’olive, en les retournant après 2 heures, au four chaleur tournante à 100° et pratiquement sans surveillance, elles ont un goût fantastique, se conservent une bonne semaine au frigo, et l’association toute simple avec la burrata et le basilic en a fait une entrée délicieuse. Quant à la battuta piemontese, c’est tout simplement la version piémontaise du tartare de bœuf, avec un assaisonnement de jus de citron (dans lequel a mariné un peu d’ail pressé), huile d’olive, sel et poivre (la viande a intérêt à être très bonne !). Le flan était délicat, parfumé à la cannelle, et sans cuisson – un parfait dessert de fin d’été. Et nous avons, comme la semaine précédente, bu des vins anciens de la même vente aux enchères :
2016-09-12-19-46-34

La première bouteille était hélas bouchonnée, celui-ci était parfait

2016-09-12-19-47-06

Comme la semaine précédente, ils étaient fantastiques, étonnamment vigoureux, vivants dirais-je même !

  • Une salade de vermicelles et tomates fraîches de Gualtiero Marchesi (du même livre) – c’est essentiellement une salade de pâtes fines (je n’avais pas de vermicelles, j’ai utilisé une sorte de spaghetti) très fraîche et agréable.
  • J’ai tenté de reproduire le flan chinois au porc haché mangé au Délicieux (j’en parle dans ce billet), mais c’était à moitié raté. La recette employée (glanée sur internet, je ne vous donne pas le lien, elle n’en vaut pas la peine) disait explicitement de tasser la viande au fond du plat, de verser le mélange aux œufs par dessus et de ne pas mélanger, je pense que c’est une erreur – celui du Délicieux était très homogène, et donc fondant. Je réessayerai en gardant cela en tête, avec une autre recette.
  • La panzanella de A Table in Tuscany – avec les tomates dont je disposais, elle était particulièrement réussie.
  • Des lasagnes au mélange de tomates confites et fraîches, à la brousse de brebis et à la mozzarella (une recette improvisée) – j’ai sous-estimé la quantité de liquide de végétation des tomates, je n’aurais pas dû diluer la brousse avec du lait (à ma décharge, comme je ne précuis pas les lasagnes, je fais attention à ce qu’il y ait assez de liquide), il y avait trop de liquide, mais c’était quand même très bon.
  • Un très fondant gratin de ravioles de Romans aux courgettes.
  • Un ragoût de joue de boeuf au vin rouge (fait un peu au pifomètre), accompagné de carottes à l’étouffée – un vrai mitonné à la française.