Comme dans un conte de fées : tout finit par un mariage

Samedi midi, ayant une visiteuse parisienne, je lui ai fait découvrir une spécialité locale : la fondue au vacherin (oui, bon, c’est pas vraiment d’ici, mais juste à côté, on va pas ergoter, hein..)

Samedi soir, nous avons emmené notre invitée au Ristorante Saint-Paul – en France il est difficile de trouver un vrai restaurant italien classique qui ne soit pas une pizzeria, c’était l’occasion de lui faire découvrir ce genre d’endroit (surtout qu’elle a avoué n’être jamais allée en Italie, la malheureuse !). Le patron nous a proposé un menu pour l’ensemble de la tablée, ce que nous avons accepté. Nous avons donc eu un grand plat d’antipasti, puis des pâtes à l’espadon, puis une bistecca alla fiorentina accompagnée de légumes grillés, et enfin du tiramisu et des cannoli. Tout était exquis, l’accueil était comme d’habitude parfait, bref j’aime cet endroit d’amour tendre.

Dimanche midi, histoire de continuer dans la découverte des spécialités locales, j’ai préparé du papet aux poireaux avec des saucisses aux choux.

Dimanche soir, j’ai cuisiné des ris de veau poêlés (dont j’ai déjà évoqué la préparation, bien plus simple que ce que les livres de cuisine vous disent) et une purée d’aubergine et oignons (préalablement rôtis au four). Les purées de légume c’est délicieux, j’ai appris cela avec mon père qui en faisait beaucoup, et on peut faire plein de mélanges très intéressants (avec les aubergines, j’aurais pu mettre des champignons de Paris par exemple, le mélange est très réussi).

Lundi soir, j’ai fait une recette très sympa trouvée sur Marmiton, le poulet Castro, avec une simple écrasée de pommes de terre que j’avais congelée il y a quelques semaines, réchauffée au four avec du lait pour l’humecter.

Mardi soir, j’ai non pas cuisiné (c’est si simple que le verbe ne convient pas…) mais servi le plat-doudou de mon enfance, héritage des origines roumaines de mon père : polenta, œufs brouillés et cottage cheese. L’essayer, c’est l’adopter ! Et si vraiment votre poil de la main a la taille d’un arbre, vous pouvez faire des œufs au plat à la place des œufs brouillés, c’est très bon aussi.

Mercredi soir, j’ai fait des melanzane alla Parmigiana (gratin d’aubergines au Parmesan) sans vraiment suivre de recette (mais le Web en regorge). Comme toujours, j’ai précuit les tranches d’aubergine à la vapeur avant de les griller au four, ce qui donne un bon moelleux à la préparation, sans excès de gras.

Jeudi soir, j’ai testé une recette rapide, les paupiettes de veau au tartare, qui s’est révélée délicieuse. En accompagnement, j’ai servi des épinards au citron, très savoureux avec la sauce du plat.

Et vendredi soir, nous étions conviés à une réception de mariage au Château de Divonne. C’est un bel endroit, et le repas était exquis, avec entre autres un plat de pluma iberica incroyablement tendre, fondant et goûteux. Et vivent les mariés !

La semaine d’avant Noël

L’éternel problème, quand on va au spectacle, c’est le repas. La plupart des spectacles commençant entre 20h et 20h30, le temps d’y aller, il faut partir à 19h30 environ, si ce n’est plus tôt, et je n’ai jamais aimé manger avec les poules. Mais après, c’est difficile, si on travaille le lendemain, ça fait tard, et surtout, il y a fort peu de restaurants dans nos contrées qui vous servent si vous arrivez après 22h. J’en profite pour vous signaler un endroit très recommandable, à ma connaissance le seul restaurant de Lausanne qui serve tous les jours toute la nuit (17h à 5h !), le Broadway. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais c’est bon, très classique français (tartare, magret de canard et al), et c’est drôlement agréable de pouvoir arriver sans se presser à pas d’heure et de se voir servir un bon repas.

Tout cela pour dire que samedi soir, nous allions voir le spectacle « 120″ présente la Suisse » (qui nous a beaucoup fait rire), à 20h30. Mais comme il se donnait à 10 minutes à pied de chez nous, j’ai quand même décidé de faire la cuisine, quelque chose de vite fait bien fait. Il me restait des saucisses chinoises achetées pour les Banh Bao de la semaine dernière, un riz Cantonais s’imposait. Petit tour sur le web, j’ai été tentée par cette recette. J’ai bien fait, c’était parfait ! Rien à voir avec le riz vaguement additionné de petits pois et jambon et bien gras qu’on peut vous servir dans certains restaurants chinois. Pour moi, dans la mesure où on mange déjà un plat qui a du goût, je ne vois pas l’intérêt du riz Cantonais en accompagnement d’ailleurs.

Dimanche midi, quiche ! J’avais de l’oseille du jardin au congélateur, j’ai trouvé une recette de quiche à l’oseille sur Marmiton. C’était très bon, une bonne variation sur le thème quiche, mais j’ai appris ma leçon : la prochaine fois que je congèle de l’oseille, j’enlève la nervure centrale, bien fibreuse – là, j’ai dû la trier dans l’oseille décongelée. Pour l’accompagner, je voulais une salade. Comme en hiver les salades sont toujours un peu les mêmes, je suis sans cesse à la recherche de nouveautés en la matière. J’avais lu quelque part que la courge crue râpée est bonne en salade. J’ai donc fait une salade mélangée de courge crue râpée et de betterave crue râpée, avec une vinaigrette classique (si ce n’est l’addition d’un bonne cuillerée d’épices pour barbecue dedans). Au dernier moment et par erreur (suivez mon regard – mais je t’adore mon chéri 🙂 ), une poignée de Parmesan s’est retrouvée là – eh bien c’était parfait ! Je retiens le truc de la courge crue, c’est inédit et vraiment réussi.

Dimanche soir, un grand classique tout simple : des ris de veau poêlés. J’ai longtemps été intimidée par les ris de veau – toutes les recettes françaises disent de leur faire subir une longue préparation, trempage, blanchissage, épluchage, mise sous presse… Et puis une fois, sur le défunt et regretté newsgroup fr.rec.cuisine (vous souvenez-vous d’Usenet ? Si oui, levez la main ! Ah, j’adorais…), un Espagnol m’a dit qu’en Espagne on ne faisait pas tout ce tralala, que c’était quand même très bon, et m’a donné quelques recettes. J’ai essayé, il avait raison ! Il a ma gratitude éternelle. Si un cuisinier professionnel français passe sur ce blog, je vais probablement me faire incendier, mais voilà : je ne fais qu’enlever les membranes vraiment évidentes, ça me prend 10 minutes à tout casser pour 600 gr de ris de veau, et après c’est à la poêle dans du beurre à rôtir, feu moyen, une vingtaine de minutes en retournant, fleur de sel avant de servir, juste parfait. Cette fois je les ai accompagnés d’une salade de betteraves (cuites) à l’allemande (betteraves en rondelles, oignons frais hachés, crème acidulée, moutarde, vinaigre, sel, poivre). C’était intéressant de voir la différence avec la betterave crue de midi – c’est presque un légume différent !

Lundi soir, j’ai fait une recette trouvée sur un forum destinés aux adeptes du Kenwood Cooking Chef (petite merveille qui trône dans ma cuisine depuis un an environ, et qui y a remplacé son petit frère le Kenwood Chef Titanium), une soupe de lentilles et de bettes. J’aime beaucoup les soupes bien roboratives en hiver, celle-ci était très satisfaisante !

Mardi soir, j’avais repéré une recette de keftas au four sur Cuisine Pied-Noir (site que j’aime décidément beaucoup), je les ai servies avec du chou nordique (tiens, ça faisait longtemps 😉 ) assaisonné à l’italienne. Repas pas si vite fait que ça, il faut quand même tout préparer et hacher, mais c’était excellent.

Quand j’avais fait le bœuf des mariniers il y a quelques semaines, je m’étais fait la réflexion qu’avec de l’aïoli à la place de la sauce aux anchois, ça serait intéressant. Donc, mercredi soir, j’ai fait un bœuf à l’aïoli, accompagné d’une purée de céleri-boule et pommes de terre (pour bien prendre la sauce – la dernière fois je trouvais que ça manquait). Pour faire l’aïoli, j’ai utilisé le Bamix : on trouve sur YouTube une vidéo dans laquelle on fait un aïoli en 10 secondes au Bamix, j’ai testé, et j’ai été sur le flanc : ça marche, et vraiment en 10 secondes, montre en main ! Viva el Bamix amigos ! Et j’avais raison, cette version du bœuf des mariniers est délicieuse.

Jeudi soir, j’ai fait un très bon repas totalement imprésentable. Je m’explique : dans tous les bons restaurants vietnamiens on trouve le Banh Xeo, la crêpe vietnamienne farcie à la viande et à plein de choses. Ayant trouvé cette recette, j’ai voulu essayer. Et comme je lis parfois trop vite les recettes, et que cela me semblait logique, j’ai retourné les crêpes avant de poser la farce dessus. Oh malheur, ne faites jamais ça ! C’est friable, ça casse, c’est une catastrophe. Ceci dit, c’était excellent – à refaire donc, en suivant vraiment la recette à la lettre…

Comme nous n’étions que deux vendredi soir, j’ai plongé dans le frigo, j’en ai ressorti :
–        Un reste de porc haché de la veille (il y en avait trop pour les Banh Xeo)
–        2 saucisses chinoises (restes des Banh Bao et du riz cantonnais)
–        Un morceau de courge
J’ai donc coupé la courge en gros morceaux, je l’ai mise dans un plat à four avec huile d’olive et gros sel, j’ai haché un oignon, fait une sorte de grosse galette de viande hachée à laquelle j’avais incorporé l’oignon, les saucisses chinoises émincées et des épices « Smoky Piri Piri » ramenées d’Angleterre, j’ai posé cette galette dans le plat à côté de la courge et mis tout ça au four bien chaud. Le temps que l’on mange chacun un avocat en entrée, c’était cuit, c’était excellent, et mon frigo est vide – ça tombe bien, demain matin on fait le marché !