Deux semaines pour le prix d’une !

Pas d’article la semaine passée, pour cause de petite intervention à l’œil, je fatiguais si j’étais sur l’ordinateur plus de 5 minutes. Pas grave, je me rattrape, voici les deux dernières semaines dans un seul article.

1ère semaine

J’avais décidé d’exploiter au maximum le livre de cuisine hongroise « Spécialités Hongroises » (éd. Könemann), ce type de cuisine étant particulièrement bien adapté à la saison.

Samedi soir, j’ai donc fait un paprikache de veau tiré de ce livre – il s’agit d’une sorte de ragoût de veau au paprika, aux poivrons et à la crème acidulée. Je l’ai servi avec des Semmelknödel, qui sont des boules cuites à base de petits pains rassis (mais honte à moi, là j’ai triché, j’en ai trouvé des prêtes à cuire chez Aldi). C’était roboratif, bon mais j’ai trouvé que la dose de crème acidulée indiquée dans le livre était trop importante.

Dimanche midi, tout simple, des pâtes sauce épinard et chèvre. Et là j’en profite pour pousser un coup de gueule : je voulais acheter des épinards hachés surgelés non assaisonnés – impossible à trouver dans ma Migros de quartier ! On trouve des épinards hachés à la crème, des épinards hachés assaisonnés (ne regardez pas la liste d’ingrédients, elle fait peur), les seuls épinards surgelés non assaisonnés sont ceux en branches. Je trouve cela incroyable – ce n’est quand même pas la fin du monde d’assaisonner des épinards soi-même, non ? Bref, j’ai pris des épinards en branche et je les ai passés au mixer-plongeur. Mais j’ai une supplique à Monsieur Picard (s’il existe) : dites, Monsieur, vous ne voudriez pas ouvrir des magasins Picard en Suisse ? J’adore vos purées diverses et variées non assaisonnées (brocolis, haricots, carottes, etc.), vos fèves pelées, vos légumes, bref, je vous attends à bras ouverts – et je ne suis pas la seule, tout le monde autour de moi dit la même chose !
Bon, revenons à nos pâtes – une sauce toute simple, donc : épinards hachés, chèvre frais, sel, poivre. C’est délicieux, et préparé en 15 minutes cuisson des pâtes comprise !

Dimanche soir, de nouveau un plat hongrois : lecsó aux saucisses. Le lecsó est une sorte de ragoût de poivrons et tomates, qui peut être enrichi de diverses manières. La recette du bouquin indiquait l’usage de saucisses de Debrecen, sorte de chorizos hongrois, mais je n’ai trouvé que des saucisses de Gyula – je n’ai pas trop compris la différence (y compris après une recherche sur le net), ce sont aussi des saucisses de porc au paprika, mais en tout cas c’était absolument délicieux ! J’ai servi le lecsó avec des pommes de terre rôties.

Lundi soir, j’ai encore utilisé ce livre-là, et fait du poulet au paprika – pas si différent comme recette de celle du paprikache de veau, du coup j’y ai été doucement sur la crème acidulée, c’était meilleur. J’ai accompagné le poulet d’un mijoté de chou frisé et marrons.

Mardi soir, changement de pays, et même de continent : voyage vers l’Inde, avec un plat de poisson (de la féra en l’occurrence, histoire de consommer local) bengali cuit au four, accompagné d’une sorte de salade chaude de maïs et jeunes épinards (n’ayant pas trouvé le cresson indiqué dans la recette), deux recettes du livre d’Anjum Anand, « Indian Food Made Easy ». Des goûts très frais, des cuissons rapides, c’était très agréable. Il faut que j’explore un peu plus ce livre.

Mercredi je me suis fait opérer d’un œil (enfin, d’une paupière), et donc, le soir, take away ! Nous avons pris des plats chez Xu, dont j’ai déjà parlé sur ce blog. C’était, comme d’habitude, excellent, et mon porc au piment était assez abondant pour nourrir deux affamés…

Jeudi soir, encore take away, cette fois des Giardini d’Italia (ne pas se fier à leur site, il est franchement mal fait, la carte est nettement plus étendue que ce qui y est présenté), qui font à mon sens les meilleures pizzas de Lausanne. Trois pizzas Norma (aubergines frites, ricotta salata et tomate fraîche, une tuerie), et une Margherita.

Vendredi soir, je me sentais plus vaillante, j’ai donc préparé des spaghettis carbonara. Non non non non, les spaghettis à la crème et au jambon (même s’ils sont bons) ne sont pas des spaghettis carbonara ! La vraie recette est hyper-simple : des œufs crus bien battus, du Parmesan râpé, beaucoup de poivre, de la pancetta rôtie (au micro-onde c’est hyper facile et le résultat est parfait), et un peu d’eau de cuisson des pâtes. On mélange bien, on verse les pâtes égouttées sur la sauce, on mélange et voilà. Je confesse une petite entorse à la recette originale : n’ayant pas trouvé de pancetta, j’ai utilisé du lard fumé aux herbes, en tranches fines <file se couvrir la tête de cendres>.

2ème semaine

Samedi soir, sortie au restaurant Bellini. L’endroit est sympa, et nous y avons très bien mangé : belle entrée de charcuteries, fromages, tomates séchées, etc., puis des pâtes fabuleuses (gros raviolis au citron avec garniture de coquilles St-Jacques, et paccheri au ragoût de veau). Service charmant (à l’exception d’une opérée du sourire au tout début). Mais je n’y retournerai qu’en semaine : les vendredis et samedis soir, il y a un disc-jockey, et on ne s’entend plus ! C’est la première fois de ma vie que je n’arrive pas à entendre mon vis-à-vis dans un restaurant sans qu’il doive hurler ! Nous avons exprimé notre mécontentement, et on nous a très gentiment déplacés dans la salle du bas, moins bruyante, mais, tout étant relatif, nous en sommes quand même sortis 2 heures plus tard avec un joli mal de tête. Si quelqu’un peut m’expliquer quel intérêt les gens trouvent à se voir dans une ambiance pareille, je suis toute ouïe…

Dimanche midi, grosse flemme : des cordons bleus (achetés tout faits chez un boucher) et une salade de fenouil râpé. J’ai réussi à faire dorer les cordons bleus sans les brûler, j’étais contente ! C’est drôle, j’ai beau faire la cuisine depuis des éternités, il y a encore 2 ou 3 choses que je trouve difficiles (et ce sont parfois les plus simples).

Dimanche soir, de la charcuterie (nous avons une trancheuse et nous achetons régulièrement des blocs de jambon cru ou cuit, de viande séchée etc., qui se gardent très bien au frigo sous vide – oui, nous avons aussi un appareil de mise sous vide) et cole slaw (salade américaine de chou blanc et carottes – j’y vais doucement sur la mayonnaise, j’y ajoute de la moutarde et je mets pas mal de crème acidulée).

Lundi soir, « Unfried Chicken”, c’est-à-dire une imitation de poulet frit du sud des USA, mais cuit au four. C’est bon, plus léger, et comme je ne fais jamais de friture à la maison, c’est une excellente alternative. En accompagnement, j’ai fait du pain de maïs de la même région, ce que l’on appelle du cornbread (du livre de Steven Raichlen “High Flavor Low Fat Cooking”, que j’aime beaucoup), et une salade verte.

Mardi soir, deux recettes du même livre de Raichlen : une salade de haricots noirs et feta, et une salade d’oignons frais – oui, on peut faire une salade dont l’ingrédient principal est l’oignon, et c’est même très bon ! D’ailleurs, ici dans le canton de Vaud, on trouve aussi une recette traditionnelle de salade d’oignons, mais elle n’est plus tellement usitée.

Mercredi soir, encore sorties du livre de Raichlen, des nouilles de riz au porc laqué. C’est une sorte de soupe aux nouilles d’inspiration chinoise, pour laquelle j’ai acheté du lard laqué chez l’épicier vietnamien. Comme mon cher et tendre n’aime pas les pousses de soja, je les remplace systématiquement par des pois mangetouts, c’est une substitution qui fonctionne très bien.

Jeudi soir, j’ai profité d’avoir ramené quelques paquets de fèves séchées pelées d’Italie (c’est introuvable ici) pour faire un couscous aux cardons et aux fèves sèches. J’ai mis du gigot d’agneau comme viande, et je n’ai pas utilisé de tomates, c’était vraiment délicieux !

Et vendredi soir, nous sommes retournés « Chez Odete » avec des amis. C’est toujours aussi bon, et c’est un endroit très agréable, tranquille et joliment décoré. Mon carpaccio d’espadon (en entrée) et mon fritto misto (calamars, crevettes et légumes) étaient excellents.

Un si long hiver…

Février, c’est le mois que j’aime le moins – pas trace de printemps, et déjà trois longs mois d’hiver derrière soi (je sais, je sais, techniquement novembre ce n’est pas l’hiver, mais pour moi oui !) – il ne reste qu’à cuisiner pour oublier !

Samedi soir, nous avons mangé dans un des meilleurs restaurants italiens de Lausanne : le Saint-Paul. Accueil charmant, comme d’habitude, et repas excellent, comme d’habitude – j’ai pris des pâtes en plat principal, c’est un des seuls restaurants hors d’Italie où je commande des pâtes, elles sont toujours fantastiques !

Dimanche midi, simple et de saison : une raclette, avec pommes de terre et chutneys divers. J’aime bien les repas simples le dimanche midi, ça va bien avec la grasse matinée…

Dimanche soir, j’ai utilisé un livre que j’ai depuis très longtemps, « The Soup Book » de Brigid Allen, et fait une soupe aux marrons et brocolis qui était très agréable, accompagnée de cannelés au chèvre et au romarin (la recette indiquait des herbes de Provence, mais j’ai préféré utiliser du romarin du jardin). J’aime énormément ce forum dédié au Kenwood Cooking Chef, les échanges sont sympas, on y trouve des trésors de recettes et il y règne un sens de l’humour appréciable. Les cannelés étaient vraiment très bons et ont disparu à la vitesse de l’éclair. C’est en fait très simple à faire (tout comme les cannelés sucrés d’ailleurs), le seul « secret », si on peut appeler ça comme ça, est de confectionner la pâte 24h à l’avance.

Lundi soir, j’ai utilisé une des recettes récemment publiées sur le blog « A Beautiful Mess », des gnocchi au chou kale (mon bien aimé chou nordique) et à l’ail. C’était très bon, mais quand même très riche, presque trop (ceci dit, ce ne fut pas l’opinion de mes ados, ils ont engouffré tout ça vélocement !).

Mardi soir, je voulais réessayer de faire des filets de poisson avec ma nouvelle poêle à revêtement céramique, j’ai donc poêlé des filets de féra. Vive la céramique, ils étaient parfaits ! 2 minutes à toute bombe côté peau, 30 secondes côté chair, puis une petite attente de 2 minutes, et voilà le travail ! Avec ça, des betteraves (précuites) mijotées quelques minutes à la crème et aux échalotes.

Mercredi soir, des yakitoris de poulet (tout simplement des lanières de poulet marinées dans une sauce Yakitori achetée à l’épicerie asiatique, enfilées sur des prochettes et passées quelques minutes au grill du four), du houmous au gingembre et coriandre, et des chips de légumes (achetées – on les trouve de plus en plus facilement, et c’est vraiment délicieux). Le houmous était une excellente variante, à refaire !

Jeudi soir, j’ai servi des grenadins de veau (brièvement poêlés, puis cuite pendant 45 minutes à 90 °) servis avec une petite sauce faite à base de leur jus de cuisson et de crème, arrosés délicatement de crème de balsamique, et des petits pois (surgelés) mijotés avec de la laitue et des oignons frais.

Et vendredi soir, pour terminer dignement la semaine, j’ai mijoté une belle potée aux lentilles, avec beaucoup de carottes, du lard salé, du lard fumé, du cou de porc fumé, des côtelettes de porc fumées, et des saucisses de Vienne. Je crois que j’ai un peu exagéré sur la quantité de viandes, malgré le solide coup de fourchette de mes convives, il en est resté assez pour une deuxième potée… Je les ai mises au congélateur, j’en tirerai un bon repas dans quelques semaines.

Une semaine bien française

Nous avons été faire des courses en France voisine, à Jougne, samedi, et nous en avons ramené toutes sortes de bonnes choses – ce fût donc cuisine française cette semaine !

Samedi soir, nous avons d’abord été au concert (Carla Bruni, très bien même si elle a été un peu avare de son temps et de son énergie – 1h30 en comptant deux petits bis…), puis manger au Broadway, dont j’ai déjà parlé sur ce blog. Toujours très agréable (mais je leur suggérerais de faire varier la carte de temps à autre, ou du moins, d’avoir quelques propositions du jour ou de la semaine).

Dimanche midi, filets de rouget et poireaux vinaigrette. Je suis joie et amour, j’ai enfin trouvé comment faire des filets de rougets facilement, sans les transformer en charpie et sans devoir les retourner précautionneusement un à un ! J’ai utilisé la technique expliquée dans cette recette (même si je n’ai pas réalisé la recette en elle-même), j’ai préchauffé mon four au maximum sur la position grill, posé un papier de cuisson dans la plaque du four, huilé le papier, déposé les filets dessus (côté peau vers le haut), je les ai huilés au pinceau, je les ai salés légèrement, et je les ai mis juste sous le grill. Après environ 2 minutes, la peau commençait à cloquer, ils étaient cuits, et vraiment parfaits ! La prochaine fois, j’essaie de les saupoudrer de Ras-el-Hanout, pour voir.
J’ai servi les rougets avec des blancs de poireaux en tronçons, cuits à la cocotte-minute, arrosés d’une excellente vinaigrette au yaourt, selon cette recette (mais je les ai fait cuire 15 minutes seulement, c’était bien assez !). Le yaourt apporte vraiment du velouté (surtout que j’ai utilisé en fait du M-dessert, qui est, au choix, un yaourt très crémeux ou une crème acidulée très peu grasse, comme on veut…).

Dimanche soir, nous étions invités.

Lundi soir, boudin pommes en l’air ! Je préfère largement le boudin français, ferme et très assaisonné, au boudin suisse, je dois dire. Là, j’avais pris du boudin aux pommes, qui est agréablement acidulé, que j’ai servi avec… des pommes, pelées, coupées en quartiers et sautées au beurre (je n’avais malheureusement pas trouvé des Reines des Reinettes, donc j’ai pris des Reinettes du Canada). Ca donne ça – pas très beau, mais si bon !

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Comme je trouvais qu’il y avait peu de pommes (étant donné les morphales que j’ai à la maison…) et que j’avais des oranges, j’ai aussi fait une salade d’oranges aux oignons rouges, salée, poivrée et arrosée d’huile d’olive, et je dois dire que cela va très bien avec le boudin !

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Mardi soir, une belle pintade fermière, farcie de Boursin Cuisine (j’en avais aussi mis sous la peau), accompagnée d’un mélange de légumes rôtis (pommes de terre rattes, céleri-boule, betterave) et rôtie au four. Comme les légumes étaient dans le même plat que la pintade, ils ont rôti dans la sauce, miam !

Mercredi soir, épaule d’agneau cuisson lente en cocotte au four (d’après une recette de mon cousin, nous l’avions mangée chez lui, j’avais tellement aimé que je l’ai tanné pour avoir la recette), carottes cuites à l’étouffée, et haricots blancs. L’épaule était excellente, mais elle était moins confite que chez mon cousin, avec plus de liquide – je me demande si je n’aurais pas dû la découvrir en fin de cuisson (il faut que je lui pose la question !).

Jeudi soir, fromages et fruits. Dieu sait que c’est simple à « faire », mais qu’est-ce que c’est bon !

Et vendredi soir, repas au restaurant San Marino. Cela fait des années que nous y allons de temps en temps, c’est parfois absolument délicieux, parfois un peu bof – malheureusement, c’était une fois bof. La truffe (noire) n’avait pas de goût, la salade en entrée avait du saumon non annoncé et un assaisonnement un peu acide. Mais heureusement, le veau était tendre et goûteux et les gros raviolis très bons. Ca sera mieux la prochaine fois…