La Baltique en mangeant

Nous avons passé de très belles vacances, tout d’abord en croisière sur la Baltique, puis quelques jours à Copenhague et quelques jours à Stockholm. J’ai particulièrement aimé Saint-Pétersbourg et Copenhague, deux villes extraordinaires tant par leur architecture que par leurs musées et monuments. Nous avons aussi très bien mangé, que ce soit sur le bateau ou à terre (à midi seulement), puis, midi et soir, à Copenhague et Stockholm. J’ai donc compilé une petite liste de restaurants commentée et illustrée, que vous trouverez sur cette page.

Et je ne résiste pas à l’envie de vous montrer quelques photos !

Tallinn :

 

Saint-Pétersbourg :

 

Le soleil de minuit (ou presque : 23h15) sur la Baltique, depuis le bateau :

 

Helsinki :

 

Visby (sur l’île de Gotland, en Suède)

 

Copenhague :

 

Stockholm :

Toscane mon amour

J’adore l’Italie, j’adore la Toscane. Et le mois de mai en Italie est toujours une merveille, chaud mais pas trop (quoique cette fois on se soit parfois approchés des températures de juillet…), avec des paysages encore verts. Bref, nous sommes partis 10 jours en Toscane, d’abord au sud, dans la région de Volterra, chez une amie, puis à Florence. La première partie du voyage a été très farniente, la deuxième très touristique, un équilibre parfait. Et nous avons mangé, comme pratiquement toujours en Italie, délicieusement bien.

Voici donc une page avec la liste des restaurants testés, trouvés parfois sur recommandation, parfois au hasard, parfois en utilisant Trip Advisor, et que nous avons appréciés.

London Eating

Nous avons passé la période de Pâques à Londres. Il faisait froid, un peu gris mais pas pluvieux, nous avons marché, beaucoup marché, vu de belles choses (en explorant des endroits moins connus comme la Leighton House et la Dulwich Picture Gallery), fait du shopping et très, très bien mangé. Londres est une des capitales mondiales des bons restaurants, c’est confirmé. Oui, cela a son prix, mais bon, ce qu’on a économisé en n’allant pas à l’autre bout du monde on l’a dépensé en bons repas (faut bien que je nous trouve une excuse, hein…). Voici donc un tour d’horizon de nos folies gustatives londoniennes.

Et pour le plaisir de vos yeux, quelques photos de la ville :

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Cucina41, l’Italie du Nord à Lausanne

Depuis quelques années, au marché de Lausanne le samedi, sur la place de la Riponne, entre les édifices du parking et du métro et le musée Arlaud, on peut acheter grissini, jambon cru, fromages et autres délicatesses italiennes à un stand tenu par des italiens originaires de Vérone. J’ai découvert tout récemment que ces gens-là ont ouvert, il y a un peu plus d’un mois, un restaurant à Lausanne. Il s’appelle Cucina41 et est situé dans un lieu un peu excentré, au coin du chemin des Clochetons et de l’avenue de Morges. Nous y avons mangé un samedi à midi, et je ne peux que le recommander, d’autant plus que si Lausanne foisonne de bons restaurants proposant une cuisine du sud de l’Italie, il y en a peu pour le nord.

Tout d’abord, le lieu : charmant, tout refait, jolie déco assez sobre, petite terrasse pour les beaux jours. L’endroit fait aussi épicerie fine, vous pourrez y trouver de la polenta blanche, de la farine de blé dur, des grissini maison, de l’huile d’olive, des vins, etc.

 

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Ensuite, la carte : une jolie carte courte comme je les aime, avec trois antipasti, trois primi, trois plats, et cinq ou six desserts. La carte des vins est elle aussi courte mais très intéressante, les prix étant eux aussi très intéressants (la bouteille la moins chère vous est servie à 20 francs environ). Il s’agit d’une cuisine italienne moderniste telle qu’on peut la trouver à Milan par exemple, qui reste rare dans nos contrées.

Nous avons testé l’assiette de Charcuterie et fromage artisanaux avec légumes marinés, très bien (mention spéciale pour les légumes, pas de goût de vinaigre, du croquant, bref parfaits). Voici l’assiette, déjà bien entamée (je n’ai pas pensé à faire la photo avant…) :

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Nous avons aussi essayé l’Oeuf, crème de topinambour et pistache, qui est un plat-surprise puisque ce qui semble être un œuf est en fait du fromage malaxé avec de l’œuf et recouvert de poudre de pistache, accompagné d’une onctueuse et succulente purée de topinambour – une entrée très réussie.

Le risotto au pesto de laitue, tastasal et agrumes confits était parfait, al dente (le tastasal étant une pâte de saucisse semblable à la ‘nduja calabraise, mais sans piment) et savoureux :

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En plat, une surprise intéressante et très réussie : Le lac Léman nu et cru, une assiette de poissons du Léman cru marinés (maison), chaque morceau délicatement posé sur une petite purée (probablement de pois) et accompagné de tomates confites et d’une petite sauce soja :

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Un autre plat délicieux, le cochon de lait avec betteraves en purée et céleri pomme, viande très moelleuse et goûteuse, posée sur le céleri et accompagnée elle aussi d’une sauce à base de sauce soja :

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L’accueil, assuré par la patronne (celle-là même qui vend au marché) est charmant, le service efficace. Le restaurant est pour l’instant ouvert du lundi au samedi midi et soir, mais risque de bientôt fermer le samedi à midi. En semaine à midi, il y a un plat du jour (ou plusieurs).

Cucina41
Chemin des Clochetons, 41
1004 Lausanne
Tél. 076 649 63 32
info@cucina41.com
Page Facebook

L’été en cuisine

J’ai été absente sur ce blog pendant quelques semaines, la faute aux vacances, et à un peu de paresse aussi, il faut bien l’avouer…

Nous avons passé deux semaines de vacances en Irlande, et je vous promets un article sur le sujet (du point de vue culinaire/restauration) bientôt. En attendant, voici un « best of » de l’été, par catégorie (sans parler des incontournables melon et jambon cru, tomates-mozzarella, et al., qui ont fait nos beaux jours) :

Les salades

  • Une salade verte aux gésiers confits, un grand classique français toujours excellent.
  • Une salade verte-pastèque-tomates-feta-basilic, toute fraîche et revigorante.
  • Une salade melon-fenouil-oignon au jus d’orange et de citron vert, le mariage melon-fenouil est surprenamment délicieux.
  • Une salade d’épeautre aux courgettes, tomates, œufs durs, oignons frais et thon, ce genre de salade est courant en Toscane et c’est un exquis repas complet.

Le grill

  • Des filets de maquereaux au grill, préalablement marinés une petite heure au citron et à l’huile d’olive.
  • Du poulet tandoori, accompagné d’une salade de concombres, tomates et oignons rouges et d’une raïta improvisée à la coriandre, à la menthe et aux abricots.
  • Des simples crevettes à la plancha (mon nouveau grill, en plus d’avoir des brûleurs latéraux, a une partie plancha, bien pratique).
  • Une variante au grill du porc sauté aux côtes de bettes de Nigel Slater : j’ai coupé le porc en tranches au lieu de lanières et l’ai mariné comme indiqué, sauté les bettes à tondre trouvées au marché avec un peu de jus de viande, puis rôti le porc sur le grill et ajouté sa marinade dans les bettes.

Les sans cuisson

  • Des filets de sardines marinés au citron, romarin, laurier et huile d’olive pendant 24h – un délice !
  • Une terrine de chèvre frais aux poivrons que je fais de temps à autre depuis plus de 20 ans.
  • Un tartare version « Gourmande et pressée » (j’en parle ici) très frais et sans ketchup (je ne suis de loin pas fan du ketchup dans le tartare).

Les soupes

  • Une soupe de patates douces au lait de coco improvisée au retour de vacances, j’avais vu l’énoncé sur une carte de restaurant et ça m’a donné des idées.
  • Une excellente pappa al pomodoro, une soupe au pain et aux tomates, classique toscan s’il en est, un bijou de cuisine du placard, ce qui est bien pratique au retour de vacances. Je l’ai faite en agrégeant des recettes lues sur internet, et de la manière la plus simple possible.

Et, pour finir en beauté, un dessert, une pavlova aux fruits rouges (fraises, framboises, mûres). J’avais (pour une fois) fait des belles photos, elles ont mystérieusement disparu dans le grand océan des photos perdues…

 

Venise, restaurants et bonnes adresses

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Nous avons passé le pont de l’Ascension à Venise, sous un soleil éclatant et un ciel sans nuage. Nous avons cette fois décidé, comme c’était loin d’être notre première visite, de ne pas visiter les sites « classiques ». Nous avons utilisé ce guide de promenades, et donc beaucoup marché et vu plein de belles choses. La marche intensive ouvrant bien l’appétit, nous avons aussi très bien mangé. Voici donc notre « récolte » de restaurants.

Nuova Speranza
Restaurant simple sur une piazzetta, trouvé par hasard, et fréquenté à parts égales par des touristes et des ouvriers du coin. Nous y avons déjeuné d’une bonne cuisine casalinga, très classique : spaghettis aglio olio e peperoncini, linguine aux asperges et coquilles Saint-Jacques, baccalà mantecato (version vénitienne de la brandade de morue). Tout était très bon, avec une mention spéciale pour le baccalà, qui était servi avec des tranches de polenta grillées et était le meilleur que j’aie jamais goûté.

Figli delle stelle
Nous avions découvert ce restaurant joliment situé sur la Giudecca, directement sur le quai, il y a 8 ans presque, et nous y avions très bien mangé, une cuisine typique du sud de l’Italie. Je pense (mais je ne suis pas sûre) que le restaurant a changé de gérance – il a en tout cas changé de style. Cette fois, c’était encore meilleur, une cuisine beaucoup plus raffinée, une sorte de nouvelle cuisine italienne créative (mais qui reste typée et généreuse).
Nous avons tout d’abord pris un nido, sorte de nid de petites pousses et légumes effilés au sein duquel se lovait une crème tiède exquise (dont je serais bien en peine de dire la composition), ainsi que des raviolis (à quoi ? Je ne sais plus – j’étais trop concentrée sur mon entrée à moi !), puis de la joue de veau cuisson lente absolument fantastique, tendre et savoureuse, accompagnée de légumes presque confits, et enfin un dessert intitulé « fragole fragole » composé de glace à la fraise et de fraises glacées (au sens des marrons glacés), et une panna cotta revisitée. Tout était parfait, et le ballet incessant des cuisiniers (la cuisine étant partiellement visible depuis la salle) était impressionnant. Nous avons arrosé ce repas d’anthologie d’un vin très agréable, un assemblage de chardonnay et de ribolla gialla Sharjs de Felluga.

Et la vue depuis le restaurant est magique…

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Antico Gatoleto
Trouvée là aussi par hasard, une trattoria-pizzeria sympathique.. Les Italiens (et nous) mangeaient à l’intérieur, les touristes se faisaient frire sur la terrasse…
Nous avons pris du tout simple, mais bien fait et bon : mozzarella et jambon cru, carpaccio de thon et espadon, spaghettis aux vongole.

Bistrot de Venise
J’ai trouvé ce restaurant en cherchant où manger très tard (23h) après la représentation de « La Favorite » (de Donizetti) à La Fenice, et c’était très bien. Nous avons tout d’abord pris des Moeche fritte (crabes mous frits, servis ici sur une julienne d’artichauts crus) et des bigoli in salsa (sorte de gros spaghettis avec une sauce à l’anchois). Ensuite, une carbonara di scampi (spaghettis avec une sauce genre “Carbonara” aux scampi, au fumet de scampi et au lard), ainsi que du poulet Ambroyno (poulet farci aigre-doux, une recette historique vénitienne). Nous avons bu un vin étonnant, un assemblage de la zone de Valpolicella appelé « From Black to White ».

Les moeche

Les moeche

Al Storico da Crea
Nous avions mangé dans cet endroit il y a presque 8 ans, en plein milieu du chantier naval, sur l’île de la Giudecca, à l’époque où il s’agissait du restaurant Mistrà (qui a semble-t-il déménagé). Endroit sympathique, cuisine agréable, même s’il n’y a pas de quoi sauter au plafond. Nous avons partagé un antipasto misto mare, puis des linguine alla Portofino (basilic et crevettes) et des bigoli in salsa.

Corte Sconta
C’est notre restaurant coup de cœur à Venise, découvert pour la première fois (grâce au Guide du Routard !) en 1994, et nous y retournons à chaque séjour. Salle toute simple, belle terrasse intérieure à tonnelle, menu orienté mer. Nous avons d’abord pris leur fantastique dégustation d’antipasti, en 3 services : d’abord une assiette de cigales de mer, du crabe et du pâté de crabe, des carpaccios (thon et espadon), puis des coquillages sautés, et enfin un assortiment de choses diverses et délicieuses (brandade de morue, anchois marinés, petites crevettes, etc.). Ensuite, nous avons choisi des raviolis d’artichauts au crabe et des raviolis au crabe. Enfin, en dessert, nous n’avons pas pu résister à leur délicieux sabayon servi avec un assortiment de petits biscuits. Avec ce repas, nous nous sommes délectés du vin de la maison, un Prosecco tranquille qui se boit comme du petit lait.

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Al Ponte Storto
Une belle surprise, trouvée en passant sur la piazzetta qui héberge leur terrasse, à deux pas du Rialto mais très tranquille. Cuisine très soignée, avec de la recherche et des trouvailles savoureuses. Nous avons tout d’abord pris un tartare de boeuf aux artichauts, et une burratina (petite burrata) à la crème de courgette, puis des bigoli alla gricia (gros spaghettis au lard et Pecorino) et des orecchiette à la lotte et aux friarielli (brocoli-raves, en français, une sorte italienne de brocolis). Leur vin ouvert rouge, un Cabernet-Franc, est très agréable.

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Nous avons aussi trouvé trois boutiques qui valent le détour (ce qui n’est pas facile à dénicher dans une Venise infestée de masques de pacotille et de verrerie pseudo-muranesque).

Banco Lotto n.10
V
êtements pour femme, exclusivement confectionnés et créés par les détenues de la prison de la Giudecca. Des petites merveilles, dans des beaux tissus, à des prix relativement élevés mais en fait très raisonnables pour la qualité. J’y ai trouvé une robe-manteau en soie sauvage rouge style années 50 que j’aime d’amour tendre.

Rose Douce
Petite bijouterie qui ne travaille qu’avec des artisans italiens. Propriétaire très sympathique, les bijoux sont ravissants, beaucoup de semi-précieux à des prix très raisonnables (y compris des bijoux copiés sur des tableaux de maître).

JB Guanti
La Rolls des gants, chers mais si beaux et si confortables ! J’ai craqué pour une paire de gants d’hivers en cuir doublé cachemire, bordés de fourrure toute douce.