L’été en cuisine

J’ai été absente sur ce blog pendant quelques semaines, la faute aux vacances, et à un peu de paresse aussi, il faut bien l’avouer…

Nous avons passé deux semaines de vacances en Irlande, et je vous promets un article sur le sujet (du point de vue culinaire/restauration) bientôt. En attendant, voici un « best of » de l’été, par catégorie (sans parler des incontournables melon et jambon cru, tomates-mozzarella, et al., qui ont fait nos beaux jours) :

Les salades

  • Une salade verte aux gésiers confits, un grand classique français toujours excellent.
  • Une salade verte-pastèque-tomates-feta-basilic, toute fraîche et revigorante.
  • Une salade melon-fenouil-oignon au jus d’orange et de citron vert, le mariage melon-fenouil est surprenamment délicieux.
  • Une salade d’épeautre aux courgettes, tomates, œufs durs, oignons frais et thon, ce genre de salade est courant en Toscane et c’est un exquis repas complet.

Le grill

  • Des filets de maquereaux au grill, préalablement marinés une petite heure au citron et à l’huile d’olive.
  • Du poulet tandoori, accompagné d’une salade de concombres, tomates et oignons rouges et d’une raïta improvisée à la coriandre, à la menthe et aux abricots.
  • Des simples crevettes à la plancha (mon nouveau grill, en plus d’avoir des brûleurs latéraux, a une partie plancha, bien pratique).
  • Une variante au grill du porc sauté aux côtes de bettes de Nigel Slater : j’ai coupé le porc en tranches au lieu de lanières et l’ai mariné comme indiqué, sauté les bettes à tondre trouvées au marché avec un peu de jus de viande, puis rôti le porc sur le grill et ajouté sa marinade dans les bettes.

Les sans cuisson

  • Des filets de sardines marinés au citron, romarin, laurier et huile d’olive pendant 24h – un délice !
  • Une terrine de chèvre frais aux poivrons que je fais de temps à autre depuis plus de 20 ans.
  • Un tartare version « Gourmande et pressée » (j’en parle ici) très frais et sans ketchup (je ne suis de loin pas fan du ketchup dans le tartare).

Les soupes

  • Une soupe de patates douces au lait de coco improvisée au retour de vacances, j’avais vu l’énoncé sur une carte de restaurant et ça m’a donné des idées.
  • Une excellente pappa al pomodoro, une soupe au pain et aux tomates, classique toscan s’il en est, un bijou de cuisine du placard, ce qui est bien pratique au retour de vacances. Je l’ai faite en agrégeant des recettes lues sur internet, et de la manière la plus simple possible.

Et, pour finir en beauté, un dessert, une pavlova aux fruits rouges (fraises, framboises, mûres). J’avais (pour une fois) fait des belles photos, elles ont mystérieusement disparu dans le grand océan des photos perdues…

 

Venise, restaurants et bonnes adresses

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Nous avons passé le pont de l’Ascension à Venise, sous un soleil éclatant et un ciel sans nuage. Nous avons cette fois décidé, comme c’était loin d’être notre première visite, de ne pas visiter les sites « classiques ». Nous avons utilisé ce guide de promenades, et donc beaucoup marché et vu plein de belles choses. La marche intensive ouvrant bien l’appétit, nous avons aussi très bien mangé. Voici donc notre « récolte » de restaurants.

Nuova Speranza
Restaurant simple sur une piazzetta, trouvé par hasard, et fréquenté à parts égales par des touristes et des ouvriers du coin. Nous y avons déjeuné d’une bonne cuisine casalinga, très classique : spaghettis aglio olio e peperoncini, linguine aux asperges et coquilles Saint-Jacques, baccalà mantecato (version vénitienne de la brandade de morue). Tout était très bon, avec une mention spéciale pour le baccalà, qui était servi avec des tranches de polenta grillées et était le meilleur que j’aie jamais goûté.

Figli delle stelle (mise à jour 2022 : a changé de propriétaire, cette critique n’est plus valable)
Nous avions découvert ce restaurant joliment situé sur la Giudecca, directement sur le quai, il y a 8 ans presque, et nous y avions très bien mangé, une cuisine typique du sud de l’Italie. Je pense (mais je ne suis pas sûre) que le restaurant a changé de gérance – il a en tout cas changé de style. Cette fois, c’était encore meilleur, une cuisine beaucoup plus raffinée, une sorte de nouvelle cuisine italienne créative (mais qui reste typée et généreuse).
Nous avons tout d’abord pris un nido, sorte de nid de petites pousses et légumes effilés au sein duquel se lovait une crème tiède exquise (dont je serais bien en peine de dire la composition), ainsi que des raviolis (à quoi ? Je ne sais plus – j’étais trop concentrée sur mon entrée à moi !), puis de la joue de veau cuisson lente absolument fantastique, tendre et savoureuse, accompagnée de légumes presque confits, et enfin un dessert intitulé « fragole fragole » composé de glace à la fraise et de fraises glacées (au sens des marrons glacés), et une panna cotta revisitée. Tout était parfait, et le ballet incessant des cuisiniers (la cuisine étant partiellement visible depuis la salle) était impressionnant. Nous avons arrosé ce repas d’anthologie d’un vin très agréable, un assemblage de chardonnay et de ribolla gialla Sharjs de Felluga.

Et la vue depuis le restaurant est magique…

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Antico Gatoleto
Trouvée là aussi par hasard, une trattoria-pizzeria sympathique.. Les Italiens (et nous) mangeaient à l’intérieur, les touristes se faisaient frire sur la terrasse…
Nous avons pris du tout simple, mais bien fait et bon : mozzarella et jambon cru, carpaccio de thon et espadon, spaghettis aux vongole.

Bistrot de Venise
J’ai trouvé ce restaurant en cherchant où manger très tard (23h) après la représentation de « La Favorite » (de Donizetti) à La Fenice, et c’était très bien. Nous avons tout d’abord pris des Moeche fritte (crabes mous frits, servis ici sur une julienne d’artichauts crus) et des bigoli in salsa (sorte de gros spaghettis avec une sauce à l’anchois). Ensuite, une carbonara di scampi (spaghettis avec une sauce genre “Carbonara” aux scampi, au fumet de scampi et au lard), ainsi que du poulet Ambroyno (poulet farci aigre-doux, une recette historique vénitienne). Nous avons bu un vin étonnant, un assemblage de la zone de Valpolicella appelé « From Black to White ».

Les moeche

Les moeche

Al Storico da Crea
Nous avions mangé dans cet endroit il y a presque 8 ans, en plein milieu du chantier naval, sur l’île de la Giudecca, à l’époque où il s’agissait du restaurant Mistrà (qui a semble-t-il déménagé). Endroit sympathique, cuisine agréable, même s’il n’y a pas de quoi sauter au plafond. Nous avons partagé un antipasto misto mare, puis des linguine alla Portofino (basilic et crevettes) et des bigoli in salsa.

Corte Sconta
C’est notre restaurant coup de cœur à Venise, découvert pour la première fois (grâce au Guide du Routard !) en 1994, et nous y retournons à chaque séjour. Salle toute simple, belle terrasse intérieure à tonnelle, menu orienté mer. Nous avons d’abord pris leur fantastique dégustation d’antipasti, en 3 services : d’abord une assiette de cigales de mer, du crabe et du pâté de crabe, des carpaccios (thon et espadon), puis des coquillages sautés, et enfin un assortiment de choses diverses et délicieuses (brandade de morue, anchois marinés, petites crevettes, etc.). Ensuite, nous avons choisi des raviolis d’artichauts au crabe et des raviolis au crabe. Enfin, en dessert, nous n’avons pas pu résister à leur délicieux sabayon servi avec un assortiment de petits biscuits. Avec ce repas, nous nous sommes délectés du vin de la maison, un Prosecco tranquille qui se boit comme du petit lait.

Mise à jour 2022 : apparemment, changement de direction mais pas de style ni de cuisine.

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Al Ponte Storto
Une belle surprise, trouvée en passant sur la piazzetta qui héberge leur terrasse, à deux pas du Rialto mais très tranquille. Cuisine très soignée, avec de la recherche et des trouvailles savoureuses. Nous avons tout d’abord pris un tartare de boeuf aux artichauts, et une burratina (petite burrata) à la crème de courgette, puis des bigoli alla gricia (gros spaghettis au lard et Pecorino) et des orecchiette à la lotte et aux friarielli (brocoli-raves, en français, une sorte italienne de brocolis). Leur vin ouvert rouge, un Cabernet-Franc, est très agréable.

Mise à jour 2022 : a été repris fin 2019, mais les avis sont favorables… à tester.

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Nous avons aussi trouvé trois boutiques qui valent le détour (ce qui n’est pas facile à dénicher dans une Venise infestée de masques de pacotille et de verrerie pseudo-muranesque).

Banco Lotto n.10
V
êtements pour femme, exclusivement confectionnés et créés par les détenues de la prison de la Giudecca. Des petites merveilles, dans des beaux tissus, à des prix relativement élevés mais en fait très raisonnables pour la qualité. J’y ai trouvé une robe-manteau en soie sauvage rouge style années 50 que j’aime d’amour tendre.

Rose Douce
Petite bijouterie qui ne travaille qu’avec des artisans italiens. Propriétaire très sympathique, les bijoux sont ravissants, beaucoup de semi-précieux à des prix très raisonnables (y compris des bijoux copiés sur des tableaux de maître).

JB Guanti
La Rolls des gants, chers mais si beaux et si confortables ! J’ai craqué pour une paire de gants d’hivers en cuir doublé cachemire, bordés de fourrure toute douce.

Voyage à Lisbonne

Nous avons passé une très agréable semaine à Lisbonne, à marcher (on marche beaucoup à Lisbonne, et surtout on monte et on descend beaucoup), à visiter églises et musées, et, bien sûr, à bien manger.

Lisbonne étant une ville très touristique, il faut bien choisir ses restaurants, on peut facilement tomber dans la médiocrité. Voici une petite liste des restaurants que nous avons testés et aimés (je vous passe les quelques ratages, ou simplement banalités). Remarquablement, nous avons trouvé que l’expresso et le pain sont bons, voire très bons, à peu près partout !

Clube de Jornalistas : Il s’agit là d’un restaurant gastronomique aux prix relativement élevés pour la capitale portugaise (mais très raisonnables pour nous petits Suisses). Le cadre est très classique lisboète, avec des meubles sombres et des superbes azulejos aux parois. La cuisine est, elle, légère et délicieuse, revisitant les ingrédients classiques de la cuisine portugaise de manière très inventive. J’y ai mangé une entrée de ceviche de maquereau, maïs soufflé épicé, vinaigrette à la mangue et aux œufs, puis un plat de cou de porc noir cuit lentement au four, haricots rouges et algues, et enfin un dessert de papaye mûre et verte, glace au fromage frais. Et pour vous allécher, voici leur dessert « choses douces » (ou, si vous préférez, « un petit peu de tout »)

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Cervejaria Ramiro : un temple du fruit de mer, à tel point qu’il règne seul, sans accompagnement autre que du délicieux pain toasté beurré (une petite salade serait pourtant bienvenue). Nous y avons mangé un excellent jambon cru pata negra en entrée, puis des huîtres, des pouce-pieds, des crevettes, du homard et de  l’araignée de mer. Les desserts sont très bons aussi, si l’on fait attention (contrairement à nos voisins qui du coup n’ont pas apprécié les leurs) à taper dans la section « desserts de la maison ». Pas de réservation possible, si bien que, le lieu étant très fréquenté, on attend un peu, mais comme c’est très grand, on est finalement vite placés !

Nous avons tenté notre chance au Marché de Ribeira, mais à 9h du soir en semaine, pas de places assises possibles pour quatre personnes. J’ai dégainé mon téléphone et dégoté une petite merveille tout près, Vicente by CarneAlentejana. Si vous en avez assez des poissons, fruits de mer et crustacés, ce lieu est fait pour vous, la viande y est reine. J’ai goûté les pelures de pommes de terre frites, et dégusté parmi les meilleurs beignets de morue de ma vie (grands et plats, étonnamment), puis un excellent tartare de bœuf.

Terras Gerais Bistrô : notre coup de cœur du séjour ! C’est un restaurant brésilien, tenu par un couple brésilien pur sucre. J’y ai bu une caipirinha à tomber, telle que je n’en n’avais pas bue depuis que j’ai perdu de vue mes copains brésiliens, puis dégusté des petits pâtés chauds au poulet, et une feijoada accompagnée de tout ce qu’il faut. Bref, un délice, tout cela servi par un patron aux petits soins, à un prix ridicule. Réservez, l’endroit est minuscule !

Restaurante Farol : un des nombreux restaurants de poissons et fruits de mer à Cacilhas, de l’autre côté du Tage (10 minutes de ferry depuis Cais do Sodré). Pas élégant pour un sou, une grande cantine sympathique. Nous y avons mangé du cocktail de crevettes, du jambon cru, des lanières de calamars frits, une assiette de crustacés (crevettes, araignée de mer), du poulpe grillé, de l’açorda de crevettes. Tout est très bon et les portions sont gigantesques.

Enfin, pas à Lisbonne mais à Sintra (qui est une ravissante ville à moins d’une heure de train de la capitale), Caldo Entornado

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C’est un autre coup de cœur, trouvé absolument par hasard (nous sommes passés par une rue peu fréquentée et l’endroit ainsi que le menu exposé en devanture m’ont plu), qui propose une cuisine portugaise moderniste remarquable. J’y ai mangé une crème de petits pois avec crumble de saucisse et œuf de caille

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puis de la morue sur lit de purée d’aubergine et surmontée d’une mayonnaise au vinaigre balsamique (et je pense, passée au four après garnissage, ce qui donne une sauce encore semi-solide mais fondante et tiède très réussie), et enfin une « serradura » (une sorte de crème aux biscuits) au nougat à se réveiller la nuit. Les prix sont ceux d’un restaurant moyen.

Liebster Award

J’ai été taguée par Lise, du blog Les Frites Vertes que je fréquente assidûment, pour un Liebster Award. C’est un exercice amusant, qui consiste à dire 11 choses (anecdotes, faits marquants…) sur soi, puis à répondre à 11 questions imaginées par celui ou celle qui vous a tagué, à imaginer 11 questions et à taguer 11 blogs (qui répondront à nos questions).

Voici donc tout d’abord 11 anecdotes/faits sur ma petite personne :

  • Je suis une grande paresseuse devant l’éternel. J’adore larver devant une série, rêvasser pendant 20 minutes au lit avant de me lever (le weekend seulement, malheureusement), et autres délices coupables.
  • J’ai une formation en mathématiques. C’est normal, les mathématiciens sont des paresseux (la preuve, qui a dit que le chemin le plus court entre 2 points est une droite, à votre avis ?)
  • Je déteste ce qui est amer. Les endives, les navets, les pamplemousses, l’Angostura, le Camari, le Spritz, l’Amaretto… tout ça je ne peux pas.
  • En dehors de ce que j’ai cité au point précédent, je mange tout. La tripaille, les abats, les coquillages, les légumes, les fruits, les desserts gluants chinois… tant que c’est bien cuisiné, j’apprécie !
  • J’ai toujours détesté le chocolat noir (cf. point sur l’amer), mais avec l’âge, les goûts changent, et je commence à en apprécier certains !
  • Mon chocolat noir préféré, et celui qui m’a convertie, c’est le noir aux éclats de fèves de Monoprix Gourmet. J’en fais des provisions chaque fois que je vais en France !
  • Je ne suis ni du soir, ni du matin, je suis du milieu de journée. En gros, mes heures fécondes sont 9h-16h. Pas pratique pour le boulot.
  • J’ai un amour indéfectible pour les chats. N’ayant pu en avoir petite, pour cause de mère qui les détestait et de vie en appartement, je me rattrape en étant l’esclave consentante de deux chats miauleurs, Mozart et Osiris.
  • J’aurais adoré avoir une plume d’écrivain, et il y a un auteur dont j’envie le style, c’est Japrisot. Malheur à moi, j’écris très moyennement, et je n’ai rien à raconter.
  • J’ai passé mon enfance à lire, et mon adolescence à lire et à aller au cinéma. C’est vous dire si j’apprécie mon Kindle et Netflix !
  • J’ai appris à choisir les restaurants davec mon père. Je ne sais toujours pas comment il faisait, je ne sais toujours pas comment je fais, mais ça marche.

Et voici mes réponses aux questions de Lise :

  • Si c’était à refaire aujourd’hui, appellerais-tu ton blog autrement ?

Non, c’est un bon nom, qui correspond bien à son contenu, et l’association « semaine » et « gourmette » n’étant pas commune, on me trouve facilement par une recherche Google

  • Si tu devais manger avec quelqu’un de célèbre ou non, mort ou vivant, qui serait-ce ?

Brassens ou Colette !

  • Quel est ton plus gros défaut ?

La paresse (voir plus haut…)

  • Quel est le défaut que tu aimes le moins chez les autres ?

L’étroitesse d’esprit

  • Comment tu gères ton temps entre le blog, ton métier et ta vie personnelle/familiale ?

Tranquillement. Le blog me prend environ une heure par semaine, donc c’est pas ça qui me pose des problèmes, je travaille à 80%, mes fils sont grands, et les travaux ménagers sont très équitablement partagés chez nous.

  • Quel est ton film préféré ?

Four Friends, d’Arthur Penn

  • Quel est ton remède en cas de coup de blues ?

Un bon film, ou bien écouter du Leonard Cohen

  • Quel est ton futur grand projet ou grand rêve ?

Je ne me projette jamais dans le futur, donc je ne saurais répondre

  • Si tu pouvais vivre n’importe où dans le monde, où irais-tu ?

Je me sens très bien là où je suis. Par contre, j’adore voyager !

  • As-tu une/des manies ? (et lesquelles bien sûr !)

Mes fils disent qu’un de mes mots préférés est « croustillant », et mon homme se marre chaque fois que je dis « Comme ça, c’est fait ! »

  • As-tu une citation, un mantra, qui t’aide à avancer dans la vie ?

Ce poème de Prévert :
« Je suis ce que je suis, je suis faite comme ça
Quand j’ai envie de rire, moi je ris aux éclats »

Comme Lise, je ne vais pas taguer 11 blogs, c’est beaucoup trop, et ceux que je tague feront ce qu’ils voudront (ce qui est de toute manière le cas), si ça les amuse c’est bien, sinon aucune importance !

Comme un chat au soleil

Encore des histoires de bouffe

Foodaholic

Guérilla Gourmande

L’art de manger

Et voici mes 11 questions :

  • Comment choisissez-vous un restaurant ?
  • Quel genre de plat préférez-vous cuisiner ?
  • Quelle est votre série préférée ?
  • Quel plat ratez-vous systématiquement ?
  • Et quel plat réussissez-vous systématiquement ?
  • Quel sera votre prochain voyage ?
  • Quelle est la partie du monde dans laquelle vous préférez voyager ?
  • Quelle est votre pièce préférée chez vous ?
  • Etes-vous plutôt Apple ou plutôt Microsoft ?
  • Pleurez-vous facilement au cinéma ?
  • Quand vous invitez, faites-vous des nouvelles recettes ou plutôt des recettes éprouvées ?

 

La Poesia, un nouveau restaurant italien à Lausanne

En passant au rond-point de Malley il y a quelques jours, j’avais remarqué que le restaurant situé juste à côté du garage avait rouvert, et s’intitulait La Poesia. J’ai donc fait une petite recherche sur internet, qui m’a mené sur le site même du restaurant, et appris qu’il s’agissait d’un restaurant italien classique (pas une pizzeria, donc) qui proposait une cuisine d’Italie du Sud. Il fallait le tester, chose faite ce mardi soir.

L’endroit est certainement difficile à exploiter, peu passant à pied, et certes, sur le chemin du trafic, mais pas dans un quartier où beaucoup s’arrêtent. Ceci dit, il est facile d’y arriver, en voiture en parquant le long du bas de l’avenue de Provence, à pied en sortant du métro M1 à Malley. L’intérieur a été entièrement refait, et très joliment, un grand éclat de blancheur ponctué de caissettes de vin en guise d’étagères et de très jolies lampes. L’accueil est sympathique, on nous installe à une table et nous propose un apéritif. Du Franciacorta Satèn au verre, ce n’est pas courant sur une carte, allons-y ! Excellent choix, et preuve que l’Italie fait aussi de très bons mousseux.

Nous décidons de nous partager des pâtes (qui, si on se fie à leur prix, sont proposées en version plat sur la carte) pour commencer. On nous propose les tortellonis du jour, hors carte, farcis à la mozzarella et servis avec de la tomate.

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C’est un plat que nous avons beaucoup apprécié, une mozzarella de très belle qualité, la pâte délicieuse ainsi que la sauce, bref une réussite (et si appétissants que je n’ai pensé à prendre une photo qu’après avoir mangé le premier, pardon lecteur…).

Ensuite, nous avons tous deux opté pour la « Côte de boeuf rassise sur os, fleur de sel et Huile EVO, légumes du marché et pommes de terre sous les cendres« . La côte a été découpée sous nos yeux salivants (mais si, mais si, des yeux peuvent saliver…).

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Une viande parfaite, saignante comme demandé, avec juste ce qu’il faut de graisse pour le goût. Légumes excellents, mais pommes de terre un peu sèches à mon goût, j’aurais apprécié plus de légumes et moins de pommes de terre – c’est personnel.

Avec ce repas, nous avons cassé la tirelire et choisi un vin cher, un Montevetrano 2012 de la région de Salerno, délectable.

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Après cela, nous n’avions vraiment plus faim pour un dessert. Nous avons commandé un expresso et un ristretto décaféiné, tous deux aussi bons qu’en Italie (ce qui est rare ici), et on nous a proposé du limoncello ou de l’arancello – nous avons choisi ce dernier, délicieux.

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Le seul bémol à mon sens a été au moment de la facture. Je rappelle que nous avions partagé un plat de pâtes. Le prix d’un plat de pâtes étant d’environ 30 francs sur la carte (nous n’avions pas le prix exact du nôtre, les pâtes que nous avions choisies étant une proposition du jour), je m’attendais à nous voir facturer entre 15 et 17 francs par personne (sachant que nous avions eu chacun une assiette avec une demi-portion). Or c’est 22 francs par personne qu’on nous a demandés, et quand nous avons soulevé la question, on nous a dit que c’était un peu plus d’une demi-portion chacun (3 tortellonis chacun au lieu de 5 sur une assiette). J’ai trouvé le procédé discutable, et fort peu commerçant. Voici au moins un facteur d’amélioration…

[Edit de septembre 2018 : les pâtes sont maintenant proposées aussi en demi-portion comme entrée par le serveur, mais pas sur la carte « officielle », et ayant été invitée, je ne sais pas si le prix est plus raisonnable – mais les demi-portions que j’ai vues étaient belles]

La Poesia
Avenue du Chablais 53
1007 Lausanne
Tél.  021 525 55 85
http://www.lapoesia-restaurant.ch/

2015, des statistiques

Worpress fournisant aux bloggeurs un rapport annuel très sympa, je me suis dit qu’il était intéressant de le publier. J’ai moins écrit en 2015 qu’en 2014, mais vous m’avez plus lue, et je vous en remercie, mes lecteurs et lectrices connu(e)s et inconnu(e)s !

Voici un extrait de ce rapport :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 12 000 fois en 2015. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 4 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Les Saisons, une perle cachée

Il y a bientôt une semaine, samedi soir, nous avons été manger dans un restaurant gastronomique dont on entend peu parler, Les Saisons. Il s’agit d’un des deux restaurants du Grand Hôtel du Lac, à Vevey. J’ai décidé de lui consacrer un billet car je ne suis toujours pas revenue d’avoir fait un repas aussi extraordinaire dans un lieu aussi peu médiatiquement visible.

L’endroit est attrayant, avec une très jolie terrasse et un décor qui mélange modernisme et Grand Siècle, avec des beaux parquets et du papier peint en grisaille représentant des scènes très Marie-Antoinette, de lustres de Murano, un nappage blanc étincelant et un amusant bestiaire en sculptures métalliques posé sur les tables. La salle unique peut servir, à vue de nez, une trentaine de couverts.

La carte se présente de manière simple, avec deux menus : le menu « Découverte de saison », en quatre ou cinq plats (130 et 155 francs respectivement), et le menu « Voyage gastronomique » en six plats (175 francs). On vous précise aimablement que tout plat de l’un ou l’autre menu peut aussi être pris à la carte.

Nous avons opté pour le Voyage Gastronomique. Notre première entrée fut « Langoustine Avocat | céleri branche | citron cumbawa ».

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Non seulement c’est ravissant, comme vous pouvez le voir, mais c’est culinairement une pure merveille, en particulier dans le traitement du céleri branche, sous la forme d’une branche confite (mais non sucrée), ce qui lui fait relâcher des saveurs incroyables, beaucoup plus subtiles qu’à l’accoutumée, ainsi que de feuilles frites aériennes, croustillantes et savoureuses. Sur cette base, les langoustines formaient un contraste très délicat, aiguisé par le mariage parfumé avocat-cumbawa. Dans la petite assiette de côté, en déclinaison, un petit tartare de langoustine et avocat fondant et parfaitement délectable.

La deuxième entrée se nommait « Ris de veau Carotte | courge muscade | miel | sésame ». Je cuisine moi-même les ris de veau, et j’avais été très déçue par ceux dégustés chez Passard à L’Arpège à Paris, qui, pour un prix exorbitant, n’étaient franchement pas meilleurs que les miens. Aux Saisons j’ai été comblée :

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Sur un lit de tranches de courge, lui même reposant sur une purée de carottes, était posé le ris de veau, nappé d’une sauce qui, bien qu’au miel, n’avait rien de doucereux. Le tour de force, à mon sens, résidait dans le fait de servir un ris de veau qui, bien que saucé, restait croustillant à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, et dont la sauce n’étouffait pas la subtilité du ris. Les goûts de la courge, de la carotte et du sésame se fondaient parfaitement entre eux, pour former finalement un plat triomphalement réussi. Pour l’accompagner, une petite salade de carottes au sésame, bonne mais pas exceptionnelle, et une délicieuse petite soupe de courge avec un mini-beignet de ris de veau, exquis :

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Ensuite, comme plat de poisson, on nous servit « Sole « Petit Bateau » Huîtres | topinambour | betterave | pak choï ». Pas de photo, j’ai oublié d’en faire, toute occupée à la dégustation… Sole ferme et de goût très fin, une huître en beignet qui ne m’a pas convaincue (mais je dois avouer que je n’ai jamais compris l’intérêt de cuire des huîtres, ce qui leur enlève une bonne partie de leur goût), et une huître dans sa coquille, superbement assaisonnée d’une légère vinaigrette.

Le plat de viande était « Pigeon fumé et rôti Cèpes | salsifis | échalotes | café ». C’est d’abord tout un spectacle (que j’ai malheureusement oublié de photographier), puisque nous avons vu arriver un chariot surmonté d’une cloche. La cloche est soulevée, relâchant une vapeur aux notes fumées alléchantes, pour dévoiler le pigeon. Une fois servi dans l’assiette, voici ce que ça donne (les accompagnements étant servis dans des petites assiettes à part, qui ne figurent pas sur la photo) :

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C’est une belle harmonie en brun, n’est-ce pas ? C’est aussi (et surtout), une belle harmonie en bouche. L’assiette est pulvérisée de café, et de gauche à droite on voit les cèpes, le salsifis, et le pigeon. J’ai rarement dégusté du salsifis, et jusqu’à présent le peu que j’en avais mangé ne m’avait pas convaincue. Aux Saisons il était délicieux, sans amertume, avec un goût très fin et une consistance serrée, sans aucune aquosité. Quant au pigeon, il était fabuleux, avec une sauce concentrée qui faisait ressortir à peine une pointe de café, parfaite.

Nous avons ensuite vu arriver un splendide chariot de fromages, avec un beau choix de pâtes mi-dures et molles, tant françaises que suisses. J’ai enfin pu goûter la boule de Belp dont j’avais plusieurs fois entendu parler, et que j’ai trouvée excellente. J’ai aussi dégusté un excellent « Bleu des montagnes » suisse.

Et pour terminer dignement ce festin, nous avons eu comme dessert « Ananas Pamplemousse | vanille | meringue » :

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N’aimant pas le pamplemousse, je n’ai pas fait honneur à la quenelle de sorbet, mais l’ananas sur sa base meringuée était très bon, et la légèreté et la fraîcheur du tout furent bienvenues.

Un mot encore des vins et du service : nous avons demandé un accord vins-plats, qui fut réussi, sans être exceptionnel. Le service était absolument charmant, mais malheureusement un peu désynchronisé dans la séquence vins-plats, il y a donc là clairement un potentiel d’amélioration. Ceci dit, on nous a très aimablement et spontanément offert deux verres de vin pour compenser ces petits défauts, geste très apprécié.

En conclusion, il s’agit pour moi d’un chef dont la cuisine est clairement à la hauteur des plus grands cuisiniers de ce pays, et donc d’un rapport prix/plaisir exceptionnel, et je ne peux que vous encourager à y aller ! Sachez que ce billet n’est absolument pas « sponsorisé », comme on dit, le restaurant ne sait même pas que je l’écris.

Les Saisons
Grand Hôtel du Lac
Rue d’Italie 1
1800 Vevey
Tél. +41 21 925 06 06
http://www.hoteldulac-vevey.ch/fr/cuisine-fr/les-saisons/

Vacances et restaurants

Ces dernières semaines ont été bien chargées, avec entre autres le week-end du Jeûne Fédéral à Lyon avec des amis, et une semaine de vacances (splendides) en Sicile. Deux beaux endroits, deux endroits gastronomiquement fantastiques. J’ai décidé de vous livrer un article qui ne parle que de ces vacances, et des restaurants que nous avons découvert (en écrémant – je ne vous présente que les bonnes trouvailles).

Tout d’abord, Lyon. Quelques photos…

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Et puis quelques repas !

Café du Jura : un vrai bouchon, bonne franquette, bon accueil, bonne cuisine bien roborative. Ennemis des entrailles et cartilages, passez votre chemin ! Enfin, pas tout à fait, il vous reste toujours quelques plats moins « canaille », comme on dit. Nous nous sommes régalés de salade de pieds de veau (crunch, crunch, miam miam !), de gâteau de foies de volaille, de tablier de sapeur, bref, que des bonnes choses, arrosées de surcroît d’un excellent Brouilly.

Les 24 Colonnes : entre le bouchon et le bistrot modernisé, un endroit fort sympathique où le patron vous récite avec entrain une impressionnante litanie de bons plats (avec mention du fournisseur, s’il vous plaît !), mais diable, que choisir ?! Il était midi, nous nous sommes résignés à ne prendre qu’un plat, histoire de pouvoir nous balader tranquillement après sans traîner le ventre au sol, mais la prochaine fois que je vais à Lyon, je réserve un soir ! Mon andouillette à la Beaujolaise était délectable, ce serait dommage d’en rester là…  Joli choix de vins, y compris au verre.

Restaurant Vatel : il s’agit là du restaurant d’application de l’école hôtelière « Institut Vatel », le service est parfois un peu empoté (ben oui, les pauvres, ils débutent…) mais toujours charmant (et bien supervisé), et on y mange une belle cuisine classique française à prix très doux, dans un décor très « cuisine bourgeoise années 80 ». Nous avons pris un menu, avec entre autres une entrée de coquilles Saint-Jacques peut-être un peu trop éclectique dans ses garnitures (aubergines, et je ne sais plus trop quoi d’autre), mais cuites juste bien, nacrées, délicieuses. Et les desserts ! Les desserts ! J’ai beau être plus salé que sucré, même moi, je craque ! Regardez par vous-mêmes…

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Le Comptoir des Canuts : un endroit sympa, un patron sympa, une cuisine sympa ! Du lyonnais bien fait, pas cher, et servi avec le sourire ! Je me suis régalée d’une belle salade lyonnaise bien fraîche et bien garnie, et les autres convives ne se plaignaient pas non plus.

Grand Café des Négociants : un endroit splendide, surtout pour une amoureuse d’Art Nouveau comme moi

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Service aimable de grande brasserie, bonne cuisine pas donnée – on paie le nom et le décor – mais je ne me plains pas. Le tartare de saumon était excellent.

Chez Georges : mon coup de cœur absolu ! C’est petit, on est tout cougnés (comme on dit par chez nous), les patrons ont le rire aux lèvres et l’œil pétillant, et on y mange une vraie cuisine de bouchon qui m’a enchantée. J’y ai mangé de savoureux harengs pommes à l’huile (un de mes péchés mignons), et des ris de veau d’enfer.

Un petit saut en avant dans le temps, et nous voici en Sicile ! Nous avons été à Syracuse

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Noto

2015-10-11 16.27.38 2015-10-11 16.50.50 2015-10-11 16.51.42 2015-10-11 17.21.06

Marzamemi, au bord d’une mer de rêve

2015-10-12 15.00.18 2015-10-12 15.00.36 2015-10-12 15.08.53

Agrigente

2015-10-13 11.07.11 2015-10-13 11.11.45 2015-10-13 12.19.57

Caltagirona

2015-10-14 13.09.29 2015-10-14 14.42.01 2015-10-14 14.50.24

Piazza Armerina (pour voir la fabuleuse Villa romaine du Casale juste à côté)

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Cefalù

2015-10-15 18.28.58 2015-10-15 18.35.29

Taormina

2015-10-16 15.14.38 2015-10-16 15.16.47 2015-10-16 18.34.39

La cuisine sicilienne est une des grandes cuisines de la botte, mais en matière de restaurants, il faut avoir le coup d’œil, il y a malheureusement beaucoup de trappes à touristes. Mais avec un bon guide et un bon nez, on peut vraiment très bien manger.

Le Colibri (Syracuse) : totalement hors des circuits touristiques, hors de l’île d’Ortygie, mais très agréablement placé à quelques minutes de voiture du site archéologique de Neapolis, dans un quartier résidentiel. Une belle découverte ! C’est un restaurant à poissons et à fruits de mer, fréquenté par les locaux en grande majorité, et on y mange vraiment très bien. L’antipasto de fruits de mer était aussi beau que bon

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Et les trofie aux crevettes et courgettes que j’ai mangées ensuite étaient à se lécher les babines. Prix plus que raisonnables, et accueil adorable.

Kalos (Agrigente) : là, on est dans la catégorie « gastro ». Les prix vont avec, mais restent très honnêtes. L’assortiment de poissons et fruits de mer cru que j’ai pris en entrée (crudità di mare), fantastique me fait encore fantasmer… Décor raffiné, avec un seul bémol : des lumières terriblement froides.

L’Opera (Agrigente) : en pleine zone touristique, un restaurant sans prétention, qui offre des jolis plateaux d’entrée (charcuteries, fromages, etc.), des belles pâtes, des viandes et poissons simples, mais tout ça est bien fait, les portions sont impressionnantes et le service est pro et gentil. Leur terrasse avec vue sur la Vallée des Temples est vraiment sympa.

Expanificio (Agrigente) : une osteria italienne de bonne facture, juste en dehors de la zone touristique. Leur carpaccio de bœuf était vraiment bon, les pâtes au pesto sicilien et poutargue aussi, et leur steak de Wagyu était tout sauf du Wagyu, mais excellent.

Sale e Pepe (Caltanissetta) : nous avons atterri à Caltanissetta à l’heure du repas de midi, en route vers Cefalù, et quand j’ai vu l’entrée du restaurant, j’ai dit « on va là ! ». C’est l’exemple parfait de la belle trattoria cossue de province, et je savais qu’on ne pouvait que bien y manger. La surprise, c’est qu’ils servent une cuisine très moderne, une sorte de cuisine de terroir destructurée assez impressionnante ! Leur entrée de thon, avec le meilleur thon cru que j’aie goûté depuis longtemps (coupé en « feuilles »), ainsi que du thon snacké au sésame et des petites bouchées de je ne sais plus quoi d’autre, toujours au thon, témoignait d’une maestria saisissante.

Non Solo Vino (Caltagirona) : un bistrot d’habitués, tenu par un monsieur d’une extrême gentillesse. Buffet d’antipasti sympas (avec divers légumes grillés et/ou frits, dont des broccoletti délicieux, des charcuteries, bref, plein de choses agréables), puis des bons spaghetti alle vongole, bref, de la bonne cuisine italienne classique, à prix contenus.

Cortile Pepe (Cefalù) : un petit panneau au coin d’une rue m’a intriguée, j’ai regardé, ça m’a plu, et… j’ai eu raison. Il s’agit là d’un restaurant chic (et pas bon marché, d’ailleurs), on y mange une cuisine sicilienne rénovée de manière très réussie.

Il Nettuno (Taormina) : ce fut le dernier repas du voyage, et certainement le plus cher. Taormina est la plus touristique de villes que nous ayons visitées (et ce n’est pas peu dire), et la plupart des restaurants ne font pas vraiment envie. Mais en grimpant les escaliers extérieurs juste à côté de notre hôtel, j’ai vu cette jolie véranda, et mon nez a frétillé (si si !). Nous avons donc terminé « en majesté ». J’ai un souvenir ému de mon plat de filet de porc noir aux herbes (accompagné d’un petit flan de fenouil, slurp).

Méli-mélo estival

Chers lecteurs abandonnés, me voici de retour. Je ne vais pas vous infliger le détail de tous les repas cuisinés et/ou dégustés pendant cet été, mais en voici un petit résumé, ou plutôt, devrais-je dire, des extraits choisis.

Tout d’abord, quelques photos. Nous avons été à Trieste, qui est une ville superbe et méconnue – je ne saurais que vous encourager à y faire un tour.

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Un coin de rue, sur le Corso Italia

 

Le théâtre romain

Le théâtre romain

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Le canal, de jour, avec une « installation » de grenouilles en plastique

Le canal, de nuit

Le canal, de nuit

On y mange aussi excellemment. Je citerai en particulier les restaurants suivants :

  • Hostaria Malcanton : tout près du centre, avec une terrasse le long de la rue (qui permet un de mes passe-temps bien-aimés, le people watching), un restaurant à poisson très recommandable, avec une cuisine italienne un peu moderniste, mais pas trop.
  • Antipastoteca di mare : un bistrot sans façon (et sans terrasse), 100% poissons et autres bestioles maritimes, qui sert un antipasto composé très réussi, puis toutes sortes de sardines, anchois, etc., pour un prix très modique.
  • Antica Ghiacceretta : du poisson et encore du poisson, dans le même genre que Malcanton, en un peu plus classique peut-être.
  • Al Bagatto : chic, moderniste, un peu cher peut-être mais avec des saveurs superbes, proposant de beaux menus dégustation, et, pour les carnivores invétérés, quelques plats de viande (le reste étant délicieusement poissonneux).
  • Antica Trattoria Suban : sur les hauts de la ville, une osteria historique qui propose l’autre versant de la cuisine Triestine, celle des montagnes, à nette influence autrichienne, avec des charcuteries maison, des rôtis, de la goulash…

Nous avons aussi fait une incursion dans la ravissante ville d’Udine. Nous avons mangé à la Tavernetta, un superbe restaurant gastronomique de belle cuisine bourgeoise, que je ne saurais trop vous recommander. Nous y avons découvert un des meilleurs mousseux italiens que j’ai jamais eu l’occasion de déguster, le Ribolla gialla Spumante Collavini.

Et nous avons vu Gorizia, jolie ville mais pas inoubliable, même s’il est assez impressionnant de voir la Piazza della Transalpina, qui contient la frontière entre Italie et Slovénie et qui autrefois faisait partie du rideau de fer :

La plaque commémorative de l'ancien rideau de fer

La plaque commémorative de l’ancien rideau de fer

Nous y avons très bien mangé à la Trattoria alla Luna, endroit sympathique à décoration kitschissime qui sert une excellente cuisine locale à tendance austro-hongroise.

Nous avons ensuite passé une semaine en Croatie, en Istrie plus précisément, dans la ravissante ville de Pula qui arbore de sublimes ruines romaines, mais qui est malheureusement très orientée « tourisme balnéaire ».

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L'amphithéâtre romain

L’amphithéâtre romain

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La mer, de jour et au coucher du soleil

Culinairement, dans cette région, on mange simple, pas mal mais simple, beaucoup de grillades surtout. Il est difficile d’éviter les restaurants touristiques. Deux jolies adresses cependant :

  • Le Restoran Mozart, juste en retrait de la zone touristique et du coup peu fréquenté, avec une belle terrasse gravillonnée, un service adorable et des plats de grillades excellents pour des prix franchement modestes.
  • Le Fish Food & More, un bistrot excentré au décor sans charme mais qui offre un beau choix de poissons et fruits de mer. Les serveuses ne parlent que le croate, mais le patron parle un italien parfait et on choisit ce que l’on veut manger dans la vitrine, à la grecque. C’est du classique, du bon, du frais, cuisiné simplement mais bien, et bon marché.

Hors vacances, voici quelques notes un peu désordonnées sur mes repas :

  • Je me suis jurée de ne plus jamais remettre les pieds chez Starbucks pour autre chose que du café (et encore…) : un midi, pressée et passant par la place Saint-François, à Lausanne, je m’y suis arrêtée pour acheter un bagel au cream cheese et de l’eau. Eh bien je peux vous dire qu’après avoir payé la bouteille de 5dl d’eau gazeuse 4fr70 (!) et le bagel fade et sec à presque 9 francs (ce qui fait un minable repas sur le pouce à plus de 13 francs…), j’étais furax.
  • J’ai refait ma soupe borlotti, tomates et lard, elle est vraiment délicieuse.
  • Le soufflé à l’oseille avec l’oseille hachée crue dedans, c’est très bof (aqueux, et mal monté). Pourtant, la technique de l’oseille crue, ça avait bien marché avec la quiche dont je parlais ici… Mystère culinaire.
  • Cette terrine de viande de Marmiton est exquise et facile à faire (j’y ai pour ma part ajouté des noisettes).
  • Le polpettone di tonno (pain de thon) de l’édition d’août du magazine italien Sale e Pepe est excellent. Et il m’a permis cette photo amusante :

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