Transition

Le temps s’est rafraîchi, même s’il fait beau. C’est le moment de profiter des dernières tomates tout en lorgnant sur les premières figues…

Samedi soir, nous sommes retournés à l’Auberge Communale de Saint-Légier que nous avions beaucoup appréciée il y a quelques temps. La terrasse est très agréable, et la cuisine toujours aussi intéressante et savoureuse. J’ai pris le foie gras gras en gelée de cerises et sablés au poivre Sarawak comme entrée, puis l’omble au citron confit, chanterelles et petits légumes (un restaurant selon mon coeur, qui considère les légumes comme plus qu’une petite déco sur l’assiette !).

Dimanche midi, j’ai servi du chorizo avec une rapicolante salade de maïs à la mexicaine.

Dimanche soir, un grand classique : tartare de boeuf (mais ma version préférée, avec plein d’herbes, de l’huile d’olive, du citron et de la crème acidulée), frites (à la “friteuse sans huile”) et salade verte.

Lundi soir, j’ai mangé chez des amis.

Mardi soir, j’ai grillé de la saucisse antillaise (que je trouve au marché, il s’agit d’une saucisse à rôtir classique, un peu plus fine et agrémentée de piment antillais, elle est délicieuse) et l’ai accompagnée de gros oignons doux rôtis et de pommes de terre rôties.

Mercredi soir, j’ai fait une salade de riz au jambon, thon, oeufs durs, oignons frais, herbes, courgette, avec une sauce faisselle-citron.

Jeudi soir, j’ai servi une belle salade de fèves à la feta, et ouvert une boîte de feuilles de vigne farcies.

Vendredi soir, nous avions des invités véganes, j’ai donc été piquer mes recettes (sauf le dessert) sur Oh She Glows. J’ai servi une entrée de salade d’avocats et fraises, puis un chili vegan aux haricots noirs (que j’ai escorté de riz blanc et de crème de cajou), et enfin (le dessert c’est le plus facile), des figues rôties aux épices. Tout était très bon, mais je recommande tout particulièrement le dessert, exceptionnel.

Avant et après Londres

Avant de partir à Londres (j’en parle dans cet article, et vous trouverez mes adresses de restaurants sur cette page), et après en être revenue, j’ai cuisiné, bien sûr, et nous avons aussi été au restaurant.

Voici ce qui est sorti de ma cuisine (ce qui est une expression totalement inappropriée, puisque nous mangeons dans la cuisine !) :

  • Une quiche à l’ail des ours et aux lardons et une quiche aux asperges (pas de recette, au pif), accompagnées d’une simple salade de tomates sardes (qui, je le rappelle, sont des tomates très vertes et très savoureuses dont la saison bat son plein actuellement).
  • Un plat d’avocats au crabe (dont j’ai bien augmenté les quantités par rapport à la recette puisque je le servais en plat principal).
  • Du poulet coco réunionnais (auquel j’ai ajouté des épices massalé), avec nettement plus de poivrons que dans la recette, accompagné de riz – une recette simple et délicieuse.
  • Des filets de bar au harissa poêlés, avec un mélange de légumes rôtis au four (pommes de terre, gros champignons de Paris, blancs de poireaux).
  • Une grande salade de riz au jambon, thon, œufs durs, oignons frais et tomates sardes, avec une sauce ricotta-citron, et des asperges vertes à l’huile d’olive et à la feta à côté.

Et voici les restaurants que nous avons visités :

Les Alliés (Lausanne) : nous retrouvant sans descendance de manière impromptue un soir, un petit coup de fil aux Alliés et hop ! Un bond en haut de la colline. C’est toujours un endroit très agréable, tant du point de vue du service et du cadre que de la cuisine. J’ai pris une tartelette croustillante à la tomme vaudoise et herbes fraîches en entrée

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puis un tartare de saumon à l’ail noir et livèche en plat

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Tout était délicieux, seul bémol, l’utilisation d’endives dans la salade en avril, c’est dommage (et pour moi d’autant plus que je n’aime pas les endives).

Le Hoi An BBQ (Lausanne) : au bord du lac à Ouchy, un très bon restaurant vietnamien, grand et sans chichis. Nous avons partagé des assortiments d’entrées, qui comprennent des nems et plusieurs sortes de raviolis vapeur, puis j’ai pris du porc caramélisé aux piments qui n’était pas très caramélisé mais excellent.

Le Monument (Lens, en Valais) : nous avons été voir la dernière (dans tous les sens du terme hélas, puisque l’endroit ferme à la fin du mois de mai, ce qui me navre) exposition de la Fondation Arnaud sur le symbolisme, et nous avons fait un excellent repas de midi dans ce restaurant. En entrée, j’ai choisi un “bonbon de rillettes de crabe au curry Jaipur, salade de mangue, papaye et avocat”, et en plat, une “côte de veau rôtie ail et thym, pommes rattes au beurre noisette, asperges vertes et morilles”, le tout absolument délicieux.

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Les Trois Bonheurs (Lausanne) : il s’agit là d’un des plus vieux restaurants chinois de Lausanne, qui a connu des hauts et des bas – surtout des bas dernièrement. Et là, bonheur (c’est le cas de le dire…), il a changé de gérant et propose maintenant une délicieuse cuisine du Szetchouan. Moi qui n’allais plus que chez Xu dans la catégorie, je suis conquise, c’est tout dire ! Nous avons fait un excellent repas à cinq, en partageant plein d’entrées et de plats (j’en oublie d’ailleurs, la liste est partielle) :

  • des raviolis aux saveurs du chengdu
  • du lard braisé aux légumes fermentés
  • des œufs de cent ans avec une petite sauce aux piments et gingembre
  • du bœuf piquant (comme chez Xu, dans une variante encore plus pimentée)
  • du bœuf croustillant
  • de l’agneau aux poireaux
  • une cassolette de poulet fabuleuse (poulet d’abord frit, puis cuit dans une sauce courte aux piments avec des légumes)

Cuisine familiale

Samedi soir, nous sommes allés manger avec des amis au restaurant Au Cavalier à Saint-Georges, pour profiter de l’excellente cuisine de Stéphane Faval avant qu’il ne remette le restaurant à un nouveau tenancier début novembre. C’était, comme d’habitude, impeccable, tant du point de vue du service et de l’accueil que de la cuisine. J’ai pris, en entrée, un mémorable carpaccio de boeuf avec glace au Parmesan (viande fondante, savoureuse, et glace exquise, rien à voir avec les carpaccios fades et glaciaux que l’on se fait servir parfois) et, en plat, du magret de canard accompagné de pommes de terre rissolées (malheureusement pas tout à fait assez cuites, la seule fausse note du repas) et de petits légumes.

Dimanche midi, j’ai fait simple : melon, jambon espagnol et fromages – une touche estivale pour dire au revoir à la belle saison (même si cette année, la saison a été tout sauf belle…). Malheureusement, un des melons n’était pas vraiment mûr (cela faisait très longtemps que ça ne m’était pas arrivé), mais pour le reste, c’était très satisfaisant.

Dimanche soir, m’étant rendue compte que je n’avais fait aucune salade composée de tout l’été (pour cause de mauvais temps, inconsciemment, certainement), j’ai composé une salade de riz à l’italienne : thon, tomates, poivrons, oignons frais, basilic, œufs durs, et un assaisonnement à base de ricotta, zeste et jus de citron. C’est acidulé, moelleux, ma variante préférée de salade de riz à vrai dire.

Lundi soir, j’ai extirpé de ma mémoire une recette de ma maman : la tarte aux tomates. Je suis sûre qu’elle vous est familière – une fine couche de moutarde sur la pâte, puis du fromage à raclette, puis des tranches de tomates, et zou au four. Simple, de saison et savoureux. Un peu de notre merveilleux jambon espagnol en accompagnement, et voilà un bon repas vite fait, bien fait.

Quand nous avions visité la Pedrera à Barcelone, j’étais tombée, en passant par la boutique, sur un livre de cuisine de Ferran Adrià, “The Family Meal“. J’avais hésité à l’acheter, et puis en cherchant un deuxième exemplaire scellé, je me suis rendue compte qu’il n’y en avait pas, et que j’avais trouvé ce livre dans la section Beaux-Arts dans laquelle il n’avait rien à faire. Bref, cet exemplaire unique s’était caché pour que moi seule puisse le trouver, il me tendait les bras, à moi, en m’appelant par mon nom, en me suppliant de ses petites pages alléchantes – je n’allais pas le décevoir, non ? Je l’ai adopté. Et cette semaine, j’ai décidé de le tester. Mardi soir, j’ai donc réalisé deux recettes : une grande poêlée de saucisse à rôtir et champignons, et en accompagnement, des mini-laitues grillées. Honnêtement, je dois avouer que la poêlée était bonne, mais assez banale, même si elle présentait bien :

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Par contre, les laitues grillées étaient excellentes, assaisonnées d’une sauce à l’œuf cru, à la menthe fraîche, au citron et à l’huile d’olive tout ce qu’il y a de plus délectable :

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Mercredi soir, nous avons mangé un délicieux repas Thaïlandais chez des amis (miam, le poulet aux noix de cajou !).

Jeudi soir, j’ai continué à exploiter le livre de Ferran Adrià et fait une recette qui m’intriguait : une omelette aux chips. Ca fait bizarre à écrire comme ça mais c’était excellent, une espèce de version paresseuse de la fameuse tortilla de patatas. Avec l’omelette, j’ai servi la version Adriesque de la salade Waldorf, très classique et très réussie.

Vendredi soir, nous avons été au restaurant de l’Ermitage, une des tables les plus renommées de la région. Nous y avons mangé un menu “Mille Plaisirs” composé d’un amuse-bouche d’aiguillette de boeuf en tartare, d’une entrée de homard en gelée, d’un plat de veau et feuilleté aux ris et langue de veau, et d’un dessert “feuillantine de chocolat noir et praliné de noisettes, glace caramel, framboises”. Et je dois dire que j’ai été un peu déçue, car, oui, l’accueil et le service étaient parfaits, oui, l’endroit est superbe, oui, la cuisine est très bien exécutée, cuissons impeccables, beaux produits, bonne sauces, mais il manquait ce que mon cher et tendre appelle “le facteur Wow”, ce petit truc qui fait toute la différence, qui vous fait dire “C’est fantastique”, qui rend un endroit inoubliable – et pour ce prix, c’est  quand même dommage. Je crois que c’est ce qui fait que je tends de plus en plus vers la bistronomie – je préfère, finalement, une cuisine soignée et personnelle, avec peu de falbalas et de formalisme.