Printemps froid

Samedi soir, nous étions invités chez des amis.

Dimanche midi, j’ai servi les restes (abondants) de la salade de riz de la semaine précédente, avec une salade de tomates.

Dimanche soir, j’ai fait deux tartares de boeuf à la libanaise, l’un sans boulgour, l’autre avec.

Lundi soir, j’ai fait une salade tiède de pommes de terre nouvelles, lardons, oeufs durs et laitue romaine (cuite rapidement dans la graisse des lardons, c’est délectable).

Mardi soir, j’ai mangé avec une amie à Cucina41, dont j’ai longuement parlé dans cet article. C’est toujours aussi bon ! J’ai pris un oeuf poché dans une sauce au Parmesan parsemé d’éclats de speck grillé, puis des pâtes à l’encre de seiche sauce au poisson. Leur choix de vins ouverts est étendu, à des prix plus que raisonnables, et autant le mousseux italien brut de l’apéritif que le Lugana blanc du repas étaient exquis.

Mercredi soir, nous étions sept à table. En entrée, j’ai servi un grand plat de jambon cru italien, des crostini à la tapenade, des crostini à la ‘nduja (pâte de saucisson piquant calabrais) et de la roquette. En plat, j’avais fait un quart d’agneau de lait rôti sur lit de pommes de terre nouvelles et asperges, c’était je dois dire très réussi, l’agneau était bien moelleux avec une peau toute croustillante. Le dessert, apporté par nos invités, consistait en une tarte aux fruits sur lit de crème pâtissière et en un grand mille-feuilles.

Jeudi soir, j’ai fait une tarte levée aux poireaux et à la scamorza, excellente. Comme j’étais pressée, j’ai fait lever la pâte dans un bol entouré d’un sac en plastique hermétiquement fermé, placé dans le four préchauffé à moins de 50 degrés, ce qui m’a permis de la faire lever en une heure, c’était bien pratique.

Vendredi soir, nous nous étions inscrits à la Nuit du Boutefas. Il s’agit d’un événement Slow Food, avec nomination par un comité Slow Food de cinq bouchers fabricants de boutefas comme finalistes, puis élection de « Mister Boutefas » lors d’une soirée-dégustation où 180 personnes se sont inscrites. C’est aussi, cette année en tout cas, sponsorisé par Lausanne à Table. C’était très sympathique, avec d’abord un apéritif debout puis, assis à des tables de neuf (ce qui permet de discuter avec des inconnus, ce que j’aime bien, ou avec des amis perdus de vue, ce que j’aime bien aussi, et nous avons eu le plaisir de faire les deux hier), dégustation d’une entrée (salade verte au fromage et à l’huile de noix) puis d’une assiette des cinq morceaux de boutefas et d’un peu de papet vaudois :

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J’ai quand même une toute petite note négative à apporter : le papet vaudois n’était pas bon, ce n’était même pas un papet, juste des pommes de terre et poireaux cuits ensemble (et de surplus, pas vraiment assez cuits). Pour le reste, on a bien bu, bien mangé, bien discuté, et élu notre « Mister Boutefas », la boucherie Roch à Orbe.

 

 

Avant et après Londres

Avant de partir à Londres (j’en parle dans cet article, et vous trouverez mes adresses de restaurants sur cette page), et après en être revenue, j’ai cuisiné, bien sûr, et nous avons aussi été au restaurant.

Voici ce qui est sorti de ma cuisine (ce qui est une expression totalement inappropriée, puisque nous mangeons dans la cuisine !) :

  • Une quiche à l’ail des ours et aux lardons et une quiche aux asperges (pas de recette, au pif), accompagnées d’une simple salade de tomates sardes (qui, je le rappelle, sont des tomates très vertes et très savoureuses dont la saison bat son plein actuellement).
  • Un plat d’avocats au crabe (dont j’ai bien augmenté les quantités par rapport à la recette puisque je le servais en plat principal).
  • Du poulet coco réunionnais (auquel j’ai ajouté des épices massalé), avec nettement plus de poivrons que dans la recette, accompagné de riz – une recette simple et délicieuse.
  • Des filets de bar au harissa poêlés, avec un mélange de légumes rôtis au four (pommes de terre, gros champignons de Paris, blancs de poireaux).
  • Une grande salade de riz au jambon, thon, œufs durs, oignons frais et tomates sardes, avec une sauce ricotta-citron, et des asperges vertes à l’huile d’olive et à la feta à côté.

Et voici les restaurants que nous avons visités :

Les Alliés (Lausanne) : nous retrouvant sans descendance de manière impromptue un soir, un petit coup de fil aux Alliés et hop ! Un bond en haut de la colline. C’est toujours un endroit très agréable, tant du point de vue du service et du cadre que de la cuisine. J’ai pris une tartelette croustillante à la tomme vaudoise et herbes fraîches en entrée

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puis un tartare de saumon à l’ail noir et livèche en plat

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Tout était délicieux, seul bémol, l’utilisation d’endives dans la salade en avril, c’est dommage (et pour moi d’autant plus que je n’aime pas les endives).

Le Hoi An BBQ (Lausanne) : au bord du lac à Ouchy, un très bon restaurant vietnamien, grand et sans chichis. Nous avons partagé des assortiments d’entrées, qui comprennent des nems et plusieurs sortes de raviolis vapeur, puis j’ai pris du porc caramélisé aux piments qui n’était pas très caramélisé mais excellent.

Le Monument (Lens, en Valais) : nous avons été voir la dernière (dans tous les sens du terme hélas, puisque l’endroit ferme à la fin du mois de mai, ce qui me navre) exposition de la Fondation Arnaud sur le symbolisme, et nous avons fait un excellent repas de midi dans ce restaurant. En entrée, j’ai choisi un « bonbon de rillettes de crabe au curry Jaipur, salade de mangue, papaye et avocat », et en plat, une « côte de veau rôtie ail et thym, pommes rattes au beurre noisette, asperges vertes et morilles », le tout absolument délicieux.

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Les Trois Bonheurs (Lausanne) : il s’agit là d’un des plus vieux restaurants chinois de Lausanne, qui a connu des hauts et des bas – surtout des bas dernièrement. Et là, bonheur (c’est le cas de le dire…), il a changé de gérant et propose maintenant une délicieuse cuisine du Szetchouan. Moi qui n’allais plus que chez Xu dans la catégorie, je suis conquise, c’est tout dire ! Nous avons fait un excellent repas à cinq, en partageant plein d’entrées et de plats (j’en oublie d’ailleurs, la liste est partielle) :

  • des raviolis aux saveurs du chengdu
  • du lard braisé aux légumes fermentés
  • des œufs de cent ans avec une petite sauce aux piments et gingembre
  • du bœuf piquant (comme chez Xu, dans une variante encore plus pimentée)
  • du bœuf croustillant
  • de l’agneau aux poireaux
  • une cassolette de poulet fabuleuse (poulet d’abord frit, puis cuit dans une sauce courte aux piments avec des légumes)

London Eating

Nous avons passé la période de Pâques à Londres. Il faisait froid, un peu gris mais pas pluvieux, nous avons marché, beaucoup marché, vu de belles choses (en explorant des endroits moins connus comme la Leighton House et la Dulwich Picture Gallery), fait du shopping et très, très bien mangé. Londres est une des capitales mondiales des bons restaurants, c’est confirmé. Oui, cela a son prix, mais bon, ce qu’on a économisé en n’allant pas à l’autre bout du monde on l’a dépensé en bons repas (faut bien que je nous trouve une excuse, hein…). Voici donc un tour d’horizon de nos folies gustatives londoniennes.

Et pour le plaisir de vos yeux, quelques photos de la ville :

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Produits français

De temps à autre, nous aimons bien aller faire quelques courses en France. La viande est, bien sûr, moins chère, mais aussi différente (je préfère par exemple le boudin français, très ferme et dont la farce est souvent additionnée d’oignons ou de pommes, au boudin suisse, et les coupes sont autres), la moutarde est meilleure, et j’ai une passion coupable pour quelque chose qu’on ne trouve pas en Suisse, les Gervita… Nous avons donc été faire nos courses à Jougne, et j’ai cuisiné français.

Samedi soir, j’ai grillé du filet de bar aux épices, que j’ai accompagné d’asperges vertes poêlées.

Dimanche à midi, j’ai servi des tagliatelles aux crevettes et au lard d’Arnad (recette improvisée avec une poignée de crevettes bouquet, un talon de lard et un schlouk de Cognac).

Dimanche soir, nous avons très bien mangé (comme d’habitude, j’en parle ici et ) au Café Bellagio. En entrée, j’ai choisi la « Déclinaison d’asperges vertes, caviar osciètre, timbale de chair de crabe & croustillant », très fraîche, portion cependant un peu congrue malheureusement :

 

En plat, j’ai pris le « Filet de cochon ibérique cuit lentement, fricassée de jeunes légumes & pommes champignons », du vrai bon iberico bien savoureux, très bien cuisiné :

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Lundi soir, j’ai fait un grand classique français, du boudin pommes en l’air.

Pour le repas rapide du mardi, j’ai proposé une pierrade de boeuf, accompagnée de sauces légères au yaourt (j’ai pioché dans cette liste), d’une mayonnaise maison et d’une salade de chou plat.

Mercredi soir, j’ai poêlé des tranches de selle d’agneau, que j’ai escortées d’une crème d’ail (les gousses épluchées d’une tête d’ail nouveau cuites dans de la crème, le tout mixé) et d’une fondue de poireaux.

Jeudi soir, j’ai fait cette soupe de tomates au boulghour, très agréable :

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Vendredi soir, avant un spectacle, nous avons fait un rapide repas au TimeOut. L’endroit est très agréable, bien décoré dans un style mi-moderne mi-vintage, le service est sympathique et efficace, et la carte est appétissante. J’ai pris un tartare de saumon frais et avocat, servi avec des toasts (de vrai pain, miam !) et une salade. Le tartare était excellent, les toasts aussi, seul point noir, la sauce à salade est industrielle, ce qui est vraiment dommage quand on sait le peu de temps que cela prend à faire (j’aurais préféré le tout simple assaisonnement sel, poivre, vinaigre balsamique et huile d’olive, à la volée, ce que je fais quand je suis vraiment pressée).

Cuisine du congélateur

Samedi soir, à Paris, nous avons mangé au Petit Céladon (qui est un restaurant que j’affectionne, j’en ai parlé dans cet article et dans celui-ci aussi). Le menu est maintenant à 68 euros, il les vaut largement (je rappelle que c’est vins et café compris, et d’autant plus que la maison offre à présent une coupe de Champagne en apéritif, le chemin direct vers mon cœur…). En entrée, j’ai pris un « duo de St-Jacques et d’huîtres en tartare, vinaigrette aux agrumes » très bien assaisonné, très marin :

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Puis, en plat, le « Millefeuille de joue de boeuf au céleri rave », classique et exquis :

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Et enfin, un cheesecake à la mangue et aux framboises aérien et fondant en dessert :

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Les vins proposés sont toujours une réussite. Bref, ce restaurant reste une adresse à retenir !

Dimanche à midi, toujours à Paris, nous étions dans la famille et avons mangé un excellent repas dans le jardinet (vive le printemps !).

Dimanche soir, en sortant du TGV de retour, nous avons mangé à la Brasserie du Royal, qui est décidément fort recommandable. Après un week-end de festins, j’ai fait léger et pris un simple plat, du « cœur de cabillaud confit au nori, haricots coco, sauce crevettes grises ». C’était absolument délicieux, le cabillaud, bien ferme, était lové dans une sauce abondante et crémeuse, très parfumée. Ma seule critique (dont j’ai d’ailleurs fait part à notre très sympathique serveuse) portait sur la quantité de haricots coco, j’ai bien dû en compter dix, et encore… Heureusement que leur pain est excellent, il m’a servi d’accompagnement.

La semaine s’est ensuite passée sous le signe du congélateur, complété par quelques achats faits durant le week-end par mon fils aîné à ma demande. Petit inventaire de ce que j’ai pris au congélateur, vous verrez ensuite ce que j’en ai fait :

  • Un filet mignon de veau
  • Des fonds d’artichaut
  • Des filets de lieu
  • Des fèves pelées
  • Des petits pois
  • Du cabri
  • Une étouffée d’aubergine et de poivron (faite maison, puis congelée)

Lundi soir, j’ai servi du filet mignon de veau cuisson lente, accompagné de fonds d’artichaut au Malaga et d’une salade de mâche (le tout sans recettes).

Pour le repas rapide du mardi, j’ai fait rôtir au grill du four des filets de lieu épicés, et les ai escortés d’un mélange de fèves, petits pois et oignons nouveaux :

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Mercredi soir, j’ai fait un délicieux cabri au four, que j’ai présenté avec une étouffée d’aubergines et poivrons :

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Jeudi soir, j’ai mitonné un gratin de gnocchi à la sauce tomate, au chorizo et à la mozzarella (sans recette).

Vendredi soir, nous avons fait un bon repas au restaurant italien qui a remplacé la défunte Romana au carrefour des Anciennes-Casernes, The Gate. L’ambiance était très animée, le restaurant offrant cette spécialité typiquement milano-bolognaise qu’est l’Aperitivo, à savoir un buffet illimité de petites choses (cela va des olives à la salade russe en passant par des bruschettas, et plein d’autres choses) pour les clients qui commandent un apéritif en fin de journée (mais ici c’est contre paiement, alors qu’en Italie c’est offert). On se serait vraiment cru dans une de ces grandes osterie modernes à Milan, bourrées de monde et joyeuses, et c’était très sympathique. Nous avons vraiment très bien mangé, en nous partageant tout d’abord deux entrées délicieuses et originales. Des rouleaux de carpaccio de boeuf au fromage frais, olives et aubergines :

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Et de la mozzarella aux crevettes et fèves fraîches :

Ensuite, nous avons tous deux pris le trio « The Gate », à savoir un morceau de filet de boeuf grillé, un morceau de filet de veau grillé, et une demi-langouste grillée elle aussi :

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C’était servi avec quelques mini-carottes (que l’on aperçoit sur la photo) et un ramequin de petites pommes de terre violettes en tranches. J’aurais apprécié plus de légumes en accompagnement, et la cuisson, demandée saignante, était plutôt rosée (tout en conservant la viande très tendre, fort heureusement), mais sinon c’était vraiment très bon. Nous avions déjà essayé leurs pizzas lors d’un repas rapide à midi, et les avions trouvées très bonnes, il ne nous reste donc plus qu’à tester leur pâtes avant de leur accorder définitivement notre « stamp of approval », mais c’est en bonne voie ! Il est à noter que, le patron étant portugais, la carte des vins italiens est très correcte mais c’est à la carte des vins portugais, très étoffée, qu’il vaut la peine de s’intéresser.