Cuisine rapide

Samedi soir, j’ai servi des poissons fumés (ramenés d’Allemagne), du jambon cru, une salade de céleri-branche, et bu un petit verre de vodka Zubrowka à l’herbe de bison.

Dimanche midi, pour continuer dans la simplicité, j’ai mis sur la table un plateau de fromages bavarois (un fromage aux champignons, un autre au piment, un troisième au poivre noir, et quelques autres encore – pas mauvais, mais quand même très anecdotiques), accompagnés de fruits (pommes, poires, noix) et d’un sauvignon blanc sud-africain Iona 2012.

Dimanche soir, j’ai fait une quiche aux poireaux et lardons, escortée d’une salade de betteraves aux oignons frais (sauce crème acidulée et moutarde). Avec ce repas, nous avons ouvert la deuxième bouteille de Santenay Cave Girardin 1990 que nous avions préparée pour Noël et pas bue – il est à son apogée, il fallait le boire !

Lundi soir, vite fait à la poêle, des grillades de bœuf et bison (ramenées d’Allemagne elles aussi), une salade verte, et la suite du Santenay.

Mardi soir, j’ai cuisiné sérieusement, et préparé un couscous aux cardons et fèves séchées, servi avec de la semoule de millet (c’est pas mal, mais pas aussi bon que la semoule de blé franchement). J’aime bien les couscous un peu originaux, et celui-là était ma foi excellent. Nous avons bu un excellent Magno Megonio Librandi 2007.

Mercredi soir, j’ai pris le temps de faire des sushis maison (mais pas roulés, en do-it-yourself, avec tous les composants sur la table et chacun compose ses sushis selon ses désirs). Nous avons bu un blanc local, un Féchy Le Brez 2010 de chez Paccot.

Jeudi soir, j’ai servi des spaghettis sauce avocat inspirés par cette recette. En fait, j’ai fait encore plus simple : du pesto frais (en sachet, au rayon « frais » du supermarché) mixé avec la chair de 3 avocats bien mûrs et le jus d’un citron vert. J’ai ensuite assaisonné les spaghettis avec cette sauce, ajouté le zeste râpé du citron vert et un bouquet de coriandre hachée. C’est vite fait, délicieux, et je me demande bien pourquoi je n’ai jamais pensé à utiliser l’avocat en sauce pour pâtes auparavant ! Nous avons bu le même vin (Magno Megonio) que mardi.

Vendredi soir, nous avons mangé à l’Indochine. Cela faisait au moins 10 ans que nous n’y avions pas été, et je dois dire que j’ai été « décue en bien », comme on dit par ici. J’ai pris en entrée un assortiment de quatre raviolis vapeur, très bien. Ensuite j’ai commandé du crabe mou frit, et en accompagnement du riz gluant. Les deux étaient exceptionnels ! Le crabe était bien frit mais pas trop (quand c’est trop frit on ne sent plus le goût, il n’y a plus que le côté friture craquante), avec une sauce courte (j’appelle cela une sauce, mais on pourrait plutôt parler de condiment) exquise à la ciboule et à dieu sait quoi, et le riz gluant avait un petit goût de reviens-y assez étonnant (sachant que je l’ai souvent mangé et que je sais le faire, mais là il y avait une légère aromatisation que je n’ai pas su identifier mais qui lui donnait très nettement quelque chose de plus). Nous avons arrosé ce repas d’un très sympathique Pouilly-Fuissé dont j’ai oublié la référence exacte.

Terrasse et gourmandises

Samedi soir, nous étions chez des amis, où nous avons mangé une fondue vigneronne précédée par des verrines délicieuses et variées en entrée.

Dimanche midi, j’ai fait des œufs mimosa à la betterave (tirés d’un récent Elle à Table), et une salade d’épeautre aux courgettes et oignons frais (c’est une salade qui se fait couramment en Toscane sur le modèle de la salade de riz, on met un peu ce qu’on veut dedans, la recette de base est celle-ci). J’aime beaucoup l’épeautre en salade, ça a du goût et de la mâche ; par contre les œufs mimosa étaient un peu décevants, longs à faire pour un résultat plutôt moins bon que la recette traditionnelle.

Dimanche soir, j’ai fait un beau steak T-bone trouvé au marché, simplement grillé au BBQ, accompagné d’un gratin de légumes verts (du même numéro de Elle à Table que les œufs mimosa). J’ai peu tendance à faire des gratins, mais je dois dire que celui-ci était vraiment agréable.

Lundi soir, j’ai servi une salade thaïe au boeuf tirée d’un livre des éditions Gründ que j’ai depuis longtemps. La recette est simple et efficace, pour un grand classique de la cuisine thaïlandaise que j’aime énormément, et qui fait un superbe plat unique estival. Je sers le piment à part…

Mardi soir, j’ai testé une recette de falafels au four, servis avec du tabbouleh (que je fais sans recette, ayant souvent donné un coup de main en cuisine à un ami libanais), un guacamole réduit à sa plus simple expression (à savoir de l’avocat écrasé légèrement salé) et du pain libanais. Les falafels avaient très bon goût, mais étaient compacts et assez « étouffe-chrétien », comme on dit par ici – soit j’ai raté quelque chose, soit il est vraiment illusoire de vouloir faire des falafels sans friture… Il va falloir que j’explore cela plus avant.

Mercredi soir, la curiosité m’a poussée à faire une « pizza liquide ». Oui, je sais, c’est une dénomination bizarre… Il s’agit en fait d’une pizza à pâte liquide. J’ai fait une simple Margherita, et je dois dire que le résultat était très convaincant. C’est très légèrement moins bon qu’une pizza à pâte traditionnelle (légèrement plus friable, un peu moins de goût), mais c’est quand même excellent, très rapide à faire, bref, la recette idéale de dépannage quand on a pas eu le temps ou qu’on a oublié de faire la pâte assez tôt pour la faire lever.

Jeudi soir, j’ai assisté au repas annuel de mon employeur.

Vendredi soir, nous avions des amis à dîner (je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, chaque fois que j’emploie cette locution, je pense à Hannibal Lecter dans le Silence des Agneaux, « I’m having an old friend for dinner »…). En entrée, j’ai servi une terrine de tomates et poivrons au chèvre frais qui a eu grand succès. En plat, j’avais préparé un rôti de porc froid avec une belle mayonnaise aux herbes, accompagné d’une salade de melon, sucrine, tomates cerises et basilic. Et en dessert, une pavlova aux fraises et raisinets (j’ai un peu simplifié la recette, c’est-à-dire que je n’ai pas fait le coulis de fruits). Je dois avouer un amour tout particulier pour la pavlova, c’est beau, c’est bon et c’est adaptable à toutes les saisons (il suffit de varier les fruits). Nous avons pu manger puis prendre le café sur la terrasse, c’était une belle soirée d’été avec laquelle le repas s’est parfaitement marié.

Une semaine de restaurants, ou presque

Nous sommes partis pour le week-end à Paris, puis d’autres circonstances nous ont fait sortir en fin de semaine, j’ai de ce fait très peu cuisiné !

Samedi soir, à Paris donc, et à la sortie du théâtre (séance de 17h, c’est un horaire sympa), nous sommes retournés avec joie et délices au Petit Céladon, où nous avions déjà été plusieurs fois et qui est vraiment un bijou. Un repas complet (y compris vin et café) d’une qualité pareille à un prix pareil c’est cadeau (attention, la semaine c’est beaucoup plus cher). Excellents poireaux à la vinaigrette à la truffe et au jambon cru en entrée, puis tendre filet de bœuf accompagné de croquettes de moelle, et je rêve encore de la religieuse caramel beurre salé que j’ai eue au dessert…

Dimanche midi, nous avions des billets pour l’exposition Starwars Identités à 12h30 (seul créneau horaire possible pour nous qui était encore libre quand nous avons pris les billets), nous avons donc avalé un sandwich tardif en prenant le TGV du retour.

Dimanche soir, nous avons retrouvé nos fils au Mirabeau. Le Mirabeau est un restaurant merveilleux, hors du temps – j’y allais déjà avec ma grand-mère il y a bien 30 ans – dans le bon sens du terme, qui pratique une cuisine française traditionnelle soignée et goûteuse et un accueil immuablement poli, chaleureux et souriant. En plus il est ouvert tous les jours, situé près de la gare – que demande le peuple ?J’ai pris une salade de dents de lion (pissenlits pour mon lectorat français ;-)) aux œufs et lardons en entrée qui était un modèle du genre, puis des filets de féra aux asperges et aux morilles, et enfin un délicieux sorbet à la prune arrosé.

Lundi soir, je suis passée chez Manor puis dans mon épicerie asiatique préférée, Asia Kim Dung, rue Chaucrau, vite fait pour faire les courses. Il y avait des belles crevettes en action, qui m’ont inspirée pour cuisiner des crevettes géantes au sésame, fruit de la passion et coriandre en m’inspirant très librement de cette recette (mais sans mangue ni estragon, et avec de la coriandre). Avec cela, un guacamole tout simple (c’est je crois la règle de base du bon guacamole : simple !), un carpaccio de betteraves crues, et du taro au lait de coco (un essai, j’ai cuit les taros à l’eau comme me l’avait indiqué la patronne d’Asia Kim Dung, puis je les ai pelés, et comme ça me semblait un peu sec j’ai ajouté un gros schlouk de lait de coco et réchauffé le tout – excellent !).

Mardi soir, tartare de thon à la japonaise (mais j’ai remplacé le jus de yuzu, que je n’avais pas, par du jus d’orange), avec une salade de concombre japonaise qui m’a beaucoup plu et une salade verte.

Mercredi soir, un grand classique : des rognons de veau Beaujolaise, servis avec des légumes rôtis (chou-fleur, poireaux, pommes de terre nouvelles)

Jeudi soir, j’ai retrouvé une amie au National à Vevey. C’est un endroit que je connais depuis la fin des années 80 – à l’époque, c’était tenu par un couple helvéto-tunisien si je ne me trompe, ça ne payait pas de mine, et on y mangeait un excellent couscous. Depuis, le restaurant a changé de mains plusieurs fois. Depuis plusieurs années maintenant, c’est un restaurant-bar branché, cuisine fusion, ambiance sympa. J’aime beaucoup leur cour-jardin intérieure, même quand on ne peut pas y manger elle donne une amiance agréable à l’endroit, la salle étant configurée en L autour de la cour. Nous avons commencé par un cocktail (caipirinha pour moi) et j’ai ensuite pris le menu, un tartare de saumon délicieux en entrée, puis des filets de féra aux fèves (très peu de fèves, malheureusement, mais un excellent plat quand même, avec un accompagnement de légumes croquants très à mon goût) et enfin un cheesecake moelleux à souhait.

Vendredi soir, nous sommes retournés aux Deux Sapins à Montricher, découvert il y a plusieurs années grâce au Passeport Gourmand, et adopté illico. C’est vraiment une petite merveille, et leur carte des vins est presque 100% suisse et recèle des trésors, tel ce rouge d’assemblage « Pont des Soupirs » genevois que nous avons bu ce soir-là. La formule est celle du menu-carte, j’ai pris une déclinaison autour des poissons du lac (fumés, en tartare, en carpaccio) en entrée, puis un délectable plat d’agneau (la viande vient de la boucherie de Sévery et elle est toujours exquise), et j’ai fini par une excellente assiette de fromage. Accueil chaleureux, c’est loin pour nous mais ça vaut le voyage !

Cinquante nuances de potée*

Samedi soir, nous avions invité des amis – même configuration que nous, les parents et deux adolescents. En entrée, j’ai servi des petits flans aux carottes au chèvre frais qui se sont révélés franchement délicieux, flanqués d’un petit mesclun très frais acheté le matin-même chez Della Vecchia, mon marchand de primeur attitré du marché de Lausanne. En plat, un bon classique américain, délicieux et très pratique à faire pour une grande tablée, du poulet aux cornflakes (c’est à peu près cette recette, mais avec un poulet entier découpé, et ne froncez pas le sourcil, lecteurs ! C’est bien meilleur que ce que la désignation pourrait laisser penser), et avec ça, une simple salade de pommes de terre nouvelles aux oignons frais (avec mon petit truc habituel : dès que les pommes de terre sont cuites, les égoutter, les peler si nécessaire – ce n’est pas le cas pour des nouvelles – les couper et les plonger dans du bouillon tiède où on les laissera refroidir, ce qui leur permet de rester bien moelleuses et de ne pas devoir les imbiber de litres de sauce à salade). Et en dessert, pas du light mais du bon : un crumble de poires à la Pralinoise (la recette originale indique du chocolat noir mais la Pralinoise c’est si bon !).

Dimanche midi, c’est la plupart du temps mon « repas-paresse », j’avais repéré une recette de tarte aux pommes de terres et camembert, rapide à faire et très agréable. J’avais fait la pâte la veille, ce qui n’a fait qu’améliorer la grasse matinée. En accompagnement, une simple salade verte.

J’adore l’aïoli, et je me suis récemment rendue compte qu’on pouvait aussi le faire avec autre chose que de la morue (même si j’aime beaucoup la morue). Dimanche soir, j’ai donc fait un grand aïoli de poulet. J’ai cuit le poulet découpé en morceaux au four, et les légumes (gros oignons, carottes, pommes de terre, artichauts poivrade et courgettes) à la vapeur. Et j’ai fait l’aïoli au Bamix, ce qui fait qu’il a été fait en 30 secondes, et je n’exagère pas ! C’est vraiment magique, on met dans un récipient haut et étroit sel, poivre, ail haché, jus de citron, et en dernier l’huile d’olive, on plonge le Bamix au fond du récipient, on l’actionne et on remonte, pas trop vite… et voilà, un aïoli parfait ! Magique, je vous dis.

J’avais vu dans je ne sais plus quel magazine (ou site web, j’avoue que c’est vague dans mon esprit) une recette de soufflé au chèvre frais, l’idée m’est restée dans la tête. Lundi soir, j’ai servi un soufflé au Chavroux, accompagné d’une salade de betteraves. Comme d’habitude, je n’ai pas cuit le soufflé assez longtemps – pas grave, on s’est servi du pourtour, je l’ai remis au four, le temps que l’on mange le premier service, le reste était parfait. Je sais, ce n’est pas super-élégant, mais c’est bon quand même, alors… Quant à la salade de betteraves, je la fais comme je l’ai mangée il y a bien longtemps en Allemagne, dans une sauce à base de moutarde et de crème acidulée, et avec plein d’oignons frais hachés.

Quand j’avais fait mon risotto à la truffe et aux petits légumes la semaine passée, j’avais complètement oublié que je voulais le faire aux risoni (des minuscules pâtes en forme de grains de riz). Mardi soir, je me suis rattrapée et j’ai fait un risotto de risoni aux poireaux et aux crevettes. C’était très bon, et l’utilisation des risoni donne quelque chose de très crémeux.

Mercredi soir, j’ai plongé dans ma réserve de légumineuses et j’en ai sorti des fèves sèches décortiquées (je vous en ai déjà parlé ici) pour faire une favata, probablement le dernier plat de ce genre avant l’hiver prochain. Bon, roboratif, je suis une grande amatrice de ce type de cuisine.

Alors, elle est pas belle ma favata ?

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Jeudi soir, pizza aux poivrons, aubergines et chorizo. J’utilise la recette de pâte à pizza tirée de ma bible du pain à la machine à pain, « The Breadlover’s Bread Machine Cookbook », qui a pour particularité de mélanger trois quarts de farine de blé tendre et un quart de farine de blé dur. Je mets tous les ingrédients dans la machine à pain le matin avant de partir au travail, et le soir quand je rentre il n’y a plus qu’à étaler et garnir la pâte. J’avais rôti les poivrons et l’aubergine la veille. C’était très bon, mais avis aux amateurs : il vaut mieux ajouter les rondelles de chorizo en milieu de cuisson, là c’était un peu trop grillé.

Vendredi soir, en arrivant à Paris pour le weekend (fort chargé, ce qui explique mon retard dans la publication de cet article), repas avec mon cousin (qui tient le blog Chiva’s Regal) et sa petite famille à la Biche au Bois, qui est un de mes restaurants Parisiens préférés. C’était délicieux comme d’habitude, copieux comme d’habitude, service souriant et efficace comme d’habitude !

*Merci à mon fils cadet pour ce titre, qu’il m’a involontairement soufflé en s’écriant, à la vue de la favata, « Mais c’est Fifty Shades of Potée cet hiver ! », car j’avais déjà fait en 4 mois, une potée aux lentilles et une potée aux pois chiches. Oui, il est pourri-gâté…

Un si long hiver…

Février, c’est le mois que j’aime le moins – pas trace de printemps, et déjà trois longs mois d’hiver derrière soi (je sais, je sais, techniquement novembre ce n’est pas l’hiver, mais pour moi oui !) – il ne reste qu’à cuisiner pour oublier !

Samedi soir, nous avons mangé dans un des meilleurs restaurants italiens de Lausanne : le Saint-Paul. Accueil charmant, comme d’habitude, et repas excellent, comme d’habitude – j’ai pris des pâtes en plat principal, c’est un des seuls restaurants hors d’Italie où je commande des pâtes, elles sont toujours fantastiques !

Dimanche midi, simple et de saison : une raclette, avec pommes de terre et chutneys divers. J’aime bien les repas simples le dimanche midi, ça va bien avec la grasse matinée…

Dimanche soir, j’ai utilisé un livre que j’ai depuis très longtemps, « The Soup Book » de Brigid Allen, et fait une soupe aux marrons et brocolis qui était très agréable, accompagnée de cannelés au chèvre et au romarin (la recette indiquait des herbes de Provence, mais j’ai préféré utiliser du romarin du jardin). J’aime énormément ce forum dédié au Kenwood Cooking Chef, les échanges sont sympas, on y trouve des trésors de recettes et il y règne un sens de l’humour appréciable. Les cannelés étaient vraiment très bons et ont disparu à la vitesse de l’éclair. C’est en fait très simple à faire (tout comme les cannelés sucrés d’ailleurs), le seul « secret », si on peut appeler ça comme ça, est de confectionner la pâte 24h à l’avance.

Lundi soir, j’ai utilisé une des recettes récemment publiées sur le blog « A Beautiful Mess », des gnocchi au chou kale (mon bien aimé chou nordique) et à l’ail. C’était très bon, mais quand même très riche, presque trop (ceci dit, ce ne fut pas l’opinion de mes ados, ils ont engouffré tout ça vélocement !).

Mardi soir, je voulais réessayer de faire des filets de poisson avec ma nouvelle poêle à revêtement céramique, j’ai donc poêlé des filets de féra. Vive la céramique, ils étaient parfaits ! 2 minutes à toute bombe côté peau, 30 secondes côté chair, puis une petite attente de 2 minutes, et voilà le travail ! Avec ça, des betteraves (précuites) mijotées quelques minutes à la crème et aux échalotes.

Mercredi soir, des yakitoris de poulet (tout simplement des lanières de poulet marinées dans une sauce Yakitori achetée à l’épicerie asiatique, enfilées sur des prochettes et passées quelques minutes au grill du four), du houmous au gingembre et coriandre, et des chips de légumes (achetées – on les trouve de plus en plus facilement, et c’est vraiment délicieux). Le houmous était une excellente variante, à refaire !

Jeudi soir, j’ai servi des grenadins de veau (brièvement poêlés, puis cuite pendant 45 minutes à 90 °) servis avec une petite sauce faite à base de leur jus de cuisson et de crème, arrosés délicatement de crème de balsamique, et des petits pois (surgelés) mijotés avec de la laitue et des oignons frais.

Et vendredi soir, pour terminer dignement la semaine, j’ai mijoté une belle potée aux lentilles, avec beaucoup de carottes, du lard salé, du lard fumé, du cou de porc fumé, des côtelettes de porc fumées, et des saucisses de Vienne. Je crois que j’ai un peu exagéré sur la quantité de viandes, malgré le solide coup de fourchette de mes convives, il en est resté assez pour une deuxième potée… Je les ai mises au congélateur, j’en tirerai un bon repas dans quelques semaines.

Une semaine américano-cubaine

Cette semaine, j’ai tiré la plupart de mes repas d’un livre faisant partie de la merveilleuse série de livres de cuisine édités par Könemann dans les années 90, « La cuisine cubaine de Miami« , plein de recettes appétissantes et propres à ensoleiller ce mois de janvier maussade.

Samedi soir, nous étions chez des amis, et nous avons très bien mangé. J’adore cuisiner, mais j’aime bien aussi mettre les pieds sous la table de temps en temps !

Dimanche midi, j’ai servi un houmous de betteraves et chèvre frais (préparé la veille), une salade de kaki vanille et basilic, du saumon fumé et du chorizo. J’ai trouvé l’idée de base du houmous et de la salade sur le blog A Beautiful Mess que je suis régulièrement, mais j’ai cuisiné sans recette, au pif. Bilan : le houmous était un peu doux à mon goût, je n’avais pas mis d’ail pour ne pas avoir trop de goûts différents mais j’aurais dû, et j’aurais aussi dû mettre plus de citron vert, pour lui donner un peu de peps. Mais il était quand même très bon, le mélange pois chiches, betteraves et chèvre frais est très intéressant. La salade de kakis vanille (dits aussi « kakis Fuyu », ce sont des kakis très fermes) et de basilic était absolument délicieuse, encore une salade d’hiver que je retiens !

Dimanche soir, j’ai donc utilisé mon livre de cuisine américano-cubaine (ou cubano-américaine ?), et fait une réconfortante et délicieuse soupe de haricots noirs et poivrons. Pour pouvoir la faire, j’avais préparé la veille un litre et demi de mojito, et non, rien à voir avec le cocktail, il s’agit d’une sauce à base de jus d’orange, huile d’olive, ail, gingembre et coriandre que, paraît-il, les Cubains utilisent un peu partout. Elle doit reposer au moins 24h, se conserve environ 2 semaines (ce qui veut dire, cher lecteur, chère lectrice, que la semaine prochaine je continue avec la cuisine cubaine, j’ai pas mal de mojito à écouler…), et cette recette de soupe en contient une belle quantité.

Lundi soir, changement de pays : départ pour la Vénétie (non, pas Venise, l’arrière-pays vénitien, et même le Bellunese, pour être exacte), avec un plat de polenta (faite au Kenwood Cooking Chef, mon robot de cuisine adoré) e « formai frit », à savoir du fromage (mélange d’Asiago et de Montasio jeunes, il faudrait aussi du Piave mais c’est introuvable ici) poêlé et généreusement arrosé de crème. C’est tout sauf léger, mais j’adore ça !

Mardi soir, tout simple, mais technique : filets de féra, fondue de poireaux. Pourquoi technique ? Parce que j’ai toujours admiré la façon dont certains restaurants arrivent à cuisiner les filets de poisson avec peau, en gardant la chair tendre et juteuse et en obtenant une peau goûteuse et croustillante, et je voulais apprendre à le faire. J’ai donc erré sur la toile, et je suis tombée sur cette page du blog de Pascale Weeks « C’est moi qui l’ai fait ». J’ai essayé la méthode 1, et j’en ai conclu que c’était une excellente méthode (mes filets étaient exquis) mais qu’il faut impérativement que je change ma grande poêle (qui commence à prendre de l’âge) car ses propriétés antiadhésives sont bien diminuées et la peau a eu tendance à partir en charpie (une bonne charpie bien croustillante, mais une charpie quand même) ! Bref, je n’ai plus qu’à partir en chasse d’une grande poêle à revêtement céramique, compatible induction. Par ailleurs, j’étais très contente, j’ai vraiment réussi ma fondue de poireaux, ils étaient tendres mais quand même avec un peu de croquant, juste parfaits !

Mercredi soir, poulet au citron vert (en morceaux, mariné au mojito, fariné et cuit au four pas trop fort), salsa (en fait, plutôt salade) aux haricots noirs et à la carambole (le tout du livre suscité).

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Mon fils cadet a tellement aimé le poulet qu’il m’a suggéré d’en refaire la semaine prochaine (mais il connaît assez bien sa mère pour savoir que ce sera plutôt dans un mois, voire plus…), et la salade était un peu bof quand je l’ai goûtée juste après l’avoir faite mais 3 heures après elle était parfaite (le livre indiquait qu’il fallait la faire à l’avance, à raison).

Jeudi soir, salade de poulet à la mangue et au chou nordique (toujours du même livre, sauf que j’ai remplacé la salade verte par du chou nordique). Cela peut paraître bizarre de servir une salade comme plat en plein hiver, mais il fait assez doux en ce moment et je trouve qu’un peu de fraîcheur de temps en temps, c’est bien agréable. C’était une bonne salade, et, moi qui ai tendance à manger beaucoup de légumes mais peu de fruits, je trouve que c’est une excellente manière de les incorporer dans l’alimentation quotidienne !

Vendredi soir, opéra (« Le voyage dans la lune » d’Offenbach) puis repas tardif au restaurant « Broadway Av. ». C’est dommage, il était ouvert toutes les nuits de 17h à 5h du matin, et maintenant, apparemment, à cause de la nouvelle réglementation de la vie nocturne Lausannoise, il est ouvert jusqu’à 1h en semaine, 2h le jeudi, 3h les vendredi et samedi. Mais ça nous a quand même permis de bien manger, dans un cadre agréable, et sans se presser, en arrivant à 23h !

La semaine d’avant Noël

L’éternel problème, quand on va au spectacle, c’est le repas. La plupart des spectacles commençant entre 20h et 20h30, le temps d’y aller, il faut partir à 19h30 environ, si ce n’est plus tôt, et je n’ai jamais aimé manger avec les poules. Mais après, c’est difficile, si on travaille le lendemain, ça fait tard, et surtout, il y a fort peu de restaurants dans nos contrées qui vous servent si vous arrivez après 22h. J’en profite pour vous signaler un endroit très recommandable, à ma connaissance le seul restaurant de Lausanne qui serve tous les jours toute la nuit (17h à 5h !), le Broadway. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais c’est bon, très classique français (tartare, magret de canard et al), et c’est drôlement agréable de pouvoir arriver sans se presser à pas d’heure et de se voir servir un bon repas.

Tout cela pour dire que samedi soir, nous allions voir le spectacle « 120″ présente la Suisse » (qui nous a beaucoup fait rire), à 20h30. Mais comme il se donnait à 10 minutes à pied de chez nous, j’ai quand même décidé de faire la cuisine, quelque chose de vite fait bien fait. Il me restait des saucisses chinoises achetées pour les Banh Bao de la semaine dernière, un riz Cantonais s’imposait. Petit tour sur le web, j’ai été tentée par cette recette. J’ai bien fait, c’était parfait ! Rien à voir avec le riz vaguement additionné de petits pois et jambon et bien gras qu’on peut vous servir dans certains restaurants chinois. Pour moi, dans la mesure où on mange déjà un plat qui a du goût, je ne vois pas l’intérêt du riz Cantonais en accompagnement d’ailleurs.

Dimanche midi, quiche ! J’avais de l’oseille du jardin au congélateur, j’ai trouvé une recette de quiche à l’oseille sur Marmiton. C’était très bon, une bonne variation sur le thème quiche, mais j’ai appris ma leçon : la prochaine fois que je congèle de l’oseille, j’enlève la nervure centrale, bien fibreuse – là, j’ai dû la trier dans l’oseille décongelée. Pour l’accompagner, je voulais une salade. Comme en hiver les salades sont toujours un peu les mêmes, je suis sans cesse à la recherche de nouveautés en la matière. J’avais lu quelque part que la courge crue râpée est bonne en salade. J’ai donc fait une salade mélangée de courge crue râpée et de betterave crue râpée, avec une vinaigrette classique (si ce n’est l’addition d’un bonne cuillerée d’épices pour barbecue dedans). Au dernier moment et par erreur (suivez mon regard – mais je t’adore mon chéri 🙂 ), une poignée de Parmesan s’est retrouvée là – eh bien c’était parfait ! Je retiens le truc de la courge crue, c’est inédit et vraiment réussi.

Dimanche soir, un grand classique tout simple : des ris de veau poêlés. J’ai longtemps été intimidée par les ris de veau – toutes les recettes françaises disent de leur faire subir une longue préparation, trempage, blanchissage, épluchage, mise sous presse… Et puis une fois, sur le défunt et regretté newsgroup fr.rec.cuisine (vous souvenez-vous d’Usenet ? Si oui, levez la main ! Ah, j’adorais…), un Espagnol m’a dit qu’en Espagne on ne faisait pas tout ce tralala, que c’était quand même très bon, et m’a donné quelques recettes. J’ai essayé, il avait raison ! Il a ma gratitude éternelle. Si un cuisinier professionnel français passe sur ce blog, je vais probablement me faire incendier, mais voilà : je ne fais qu’enlever les membranes vraiment évidentes, ça me prend 10 minutes à tout casser pour 600 gr de ris de veau, et après c’est à la poêle dans du beurre à rôtir, feu moyen, une vingtaine de minutes en retournant, fleur de sel avant de servir, juste parfait. Cette fois je les ai accompagnés d’une salade de betteraves (cuites) à l’allemande (betteraves en rondelles, oignons frais hachés, crème acidulée, moutarde, vinaigre, sel, poivre). C’était intéressant de voir la différence avec la betterave crue de midi – c’est presque un légume différent !

Lundi soir, j’ai fait une recette trouvée sur un forum destinés aux adeptes du Kenwood Cooking Chef (petite merveille qui trône dans ma cuisine depuis un an environ, et qui y a remplacé son petit frère le Kenwood Chef Titanium), une soupe de lentilles et de bettes. J’aime beaucoup les soupes bien roboratives en hiver, celle-ci était très satisfaisante !

Mardi soir, j’avais repéré une recette de keftas au four sur Cuisine Pied-Noir (site que j’aime décidément beaucoup), je les ai servies avec du chou nordique (tiens, ça faisait longtemps 😉 ) assaisonné à l’italienne. Repas pas si vite fait que ça, il faut quand même tout préparer et hacher, mais c’était excellent.

Quand j’avais fait le bœuf des mariniers il y a quelques semaines, je m’étais fait la réflexion qu’avec de l’aïoli à la place de la sauce aux anchois, ça serait intéressant. Donc, mercredi soir, j’ai fait un bœuf à l’aïoli, accompagné d’une purée de céleri-boule et pommes de terre (pour bien prendre la sauce – la dernière fois je trouvais que ça manquait). Pour faire l’aïoli, j’ai utilisé le Bamix : on trouve sur YouTube une vidéo dans laquelle on fait un aïoli en 10 secondes au Bamix, j’ai testé, et j’ai été sur le flanc : ça marche, et vraiment en 10 secondes, montre en main ! Viva el Bamix amigos ! Et j’avais raison, cette version du bœuf des mariniers est délicieuse.

Jeudi soir, j’ai fait un très bon repas totalement imprésentable. Je m’explique : dans tous les bons restaurants vietnamiens on trouve le Banh Xeo, la crêpe vietnamienne farcie à la viande et à plein de choses. Ayant trouvé cette recette, j’ai voulu essayer. Et comme je lis parfois trop vite les recettes, et que cela me semblait logique, j’ai retourné les crêpes avant de poser la farce dessus. Oh malheur, ne faites jamais ça ! C’est friable, ça casse, c’est une catastrophe. Ceci dit, c’était excellent – à refaire donc, en suivant vraiment la recette à la lettre…

Comme nous n’étions que deux vendredi soir, j’ai plongé dans le frigo, j’en ai ressorti :
–        Un reste de porc haché de la veille (il y en avait trop pour les Banh Xeo)
–        2 saucisses chinoises (restes des Banh Bao et du riz cantonnais)
–        Un morceau de courge
J’ai donc coupé la courge en gros morceaux, je l’ai mise dans un plat à four avec huile d’olive et gros sel, j’ai haché un oignon, fait une sorte de grosse galette de viande hachée à laquelle j’avais incorporé l’oignon, les saucisses chinoises émincées et des épices « Smoky Piri Piri » ramenées d’Angleterre, j’ai posé cette galette dans le plat à côté de la courge et mis tout ça au four bien chaud. Le temps que l’on mange chacun un avocat en entrée, c’était cuit, c’était excellent, et mon frigo est vide – ça tombe bien, demain matin on fait le marché !