Printemps ou pas printemps ?

Il fait beau, il pleut, il fait chaud (enfin, tiède), il fait froid, bref, le printemps joue à cache-cache.

Cette semaine, j’avais envie d’épices et d’herbes. Jai attrapé dans ma bibliothèque l’excellent livre Indian Food Made Easy d’Anjum Anand et go !

Samedi soir, nous avons utilisé un bon Qoqa pour une visite des caves avec repas à la Badouxthèque. La visite était fort intéressante. Le repas aurait dû prendre place dans les vignes, mais le temps froid et venteux (voire même pluvieux par moments) ne le permettait pas, et nous avons été placé dans une très jolie salle avec, prix de consolation, vue sur les vignes. Nous avons d’abord dégusté des petites bouchées apéritives délicieuses (flan de roquette sur sablé, mousse de ricotta, etc.), puis on nous a servi le menu suivant :

Honnêtement, c’était bien exécuté avec quelques bonnes idées (comme le condiment rhubarbe avec le rumsteak, très réussi), mais globalement cela manquait un peu de goût et la viande était dure. Le tout était accompagné de vins divers et variés qui donnaient une excellente idée de la gamme Badoux.

Dimanche midi, j’ai préparé des pavés de boeuf cuisson lente avec une bête salade de céleri-branche.

Dimanche soir, j’ai servi des petites crevettes simplement marinées au jus de citron et à l’huile d’olive, relevées de persil haché, avec une salade d’asperges vertes (les tiges en rondelles à peine cuites, les pointes crues hachées, le tout assaisonné à l’huile d’olive et au vinaigre balsamique) et une salade de pois chiches aux oignons frais. Pas très photogénique mais très bon.

Lundi soir, j’ai mariné puis mijoté des cuisses de poulet à la coriandre du livre d’Anjun Anand, exquises, et les ai accompagnées d’une grande salade verte.

Mardi soir, bresaola condita (c’est à dire arrosée de vinaigre balsamique et huile d’olive, et garnie de basilic haché) et salade polonaise (toujours aussi bonne !).

Mercredi soir, nous avons testé la cuisine lyonnaise du remplaçant du Tribeca, le Comptoir des 3 Places. Nous étions cinq convives, et vous pouvez lire l’opinion de Sonia sur son blog Quand est-ce qu’on mange. Nous nous sommes partagés, en guise d’apéro/entrée, une portion de pâté en croûte aux foies de volaille et ris de veau (la dernière !), une portion de croustillants de foies de volaille et une portion d’os à moëlle. Pâté bon mais un poil trop salé, os à moëlle impec (et servi avec une petite brunoise de tomate, ce qui est une fort bonne idée car cela ajoute un peu de fraîcheur crunchy), croustillants (des sortes de cigares de feuilles de bricks farcis aux foies de volaille) pas mal du tout. Après cela, j’ai pris un très réussi suprême de pintade sauce aux morilles, servi avec un petit flan aux légumes et (à ma demande, la deuxième garniture est du riz normalement) des légumes rôtis. Les autres convives ont dégusté la bouchée à la reine aux ris de veau et volaille, un peu molles, et la quenelle de brochet à la bisque d’écrevisse, trop salée. Je n’ai pas touché aux desserts, mais apparemment la mousse au toblerone était délicieuse et la tartelette aux pralines un peu pâteuse (pâte sablée pas assez… sablée) et sucrée. Bilan : pas mal du tout mais en rodage, à re-tester dans quelques semaines.

Jeudi soir, j’ai servi du poisson Bengali (toujours du même livre), avec du riz basmati et des oignons verts sautés (encore du livre), tout cela très savoureux (sans compter que des oignons en légumes, c’est rare, et j’adore ça).

Vendredi soir, nous étions à Bâle pour le weekend, avec un bon Qoqa pour deux nuitées et un repas au Volkshaus. C’est un bel endroit, merveilleusement décoré (avec une attention particulière portée à l’éclairage, auquel je suis très sensible). Nous avons mangé un repas classique mais très bon : salade de rampon au lard et aux croûtons avec oeuf parfait, puis un exquis turbot au beurre blanc sur lit de risotto au safran, et enfin, une fois n’est pas coutume, un dessert – je n’ai jamais pu résister à l’appel des crêpes Suzette…

Retour de vacances, et c’est le printemps !

J’ai eu l’impression de ramener le printemps du Portugal, il fait tout d’un coup si beau !

Samedi soir, nous étions encore à Porto. Nous avons mangé un repas ni bon ni mauvais, mais surtout écouté du magnifique Fado aux Arcadas de São Jorge. Je vous épargne le récit de la nourriture, sans intérêt, mais vous conseille fortement d’écouter les deux magnifiques chanteurs qui se produisaient ce soir-là, Adriana Paquete et Antonio Laranjeira.

Je vous épargne aussi le récit du repas d’aéroport que j’ai dû endurer dimanche midi. Mais pourquoi donc peut-on si rarement manger correctement – je ne demande pas un repas gastronomique, juste quelque chose de simple et bon et, s’il vous plaît, servi à table – dans les aéroports après la sécurité ? Depuis une bonne vingtaine d’années si ce n’est plus, il vaut mieux passer la sécurité aussitôt le check-in et la dépose de bagages faites – mais que ce soit à Genève (où l’offre de restauration est carrément misérable) ou à Porto (un peu mieux, mais vraiment peu), il n’y a pas d’endroit où s’asseoir confortablement et passer une heure à manger agréablement. Ceci était mon coup de gueule du jour, merci de l’avoir supporté… 😉

Dimanche soir, nous étions de retour à la maison, j’ai tout bêtement fait des spaghettis aglio olio peperoncino. C’est toujours très bon, là cela l’était encore plus car les spaghettis de kamut que j’ai choisis étaient particulièrement délectables.

Lundi après-midi, nous sommes allés faire des courses aux seuls endroits possibles (hormis petits dépanneurs ou shops de station-service, où la qualité des légumes et des viandes – quand il y en a – laisse fort à désirer), à savoir le self-service de la Ferme Hess et la boutique automatique de la boucherie Maillefer (les deux au Mont-sur-Lausanne), ce qui m’a permis de cuisiner avec de beaux produits frais cette semaine.

Lundi soir, j’ai donc poêlé de l’onglet de boeuf et l’ai accompagné d’une salade verte.

Mardi soir, j’ai servi des cuisses de poulet rôties laquées (j’avais un sachet de glaçage à la fumée liquide ramené de dieu sait où à utiliser, c’était étonnamment bon) et des épinards au beurre et aux oignons frits.

Mercredi soir, nous avons mangé d’excellents sushis au Myo avec Sonia, du blog Quand est-ce qu’on mange, et Kwong, du blog Foodaholic.

Un très beau plateau de sushis

Jeudi soir, j’ai poêlé des tranches de porc que j’ai assaisonnées de persil, d’huile d’olive et de jus de citron, et je les ai servies avec des asperges blanches rôties au four.

Vendredi soir, j’ai poêlé le reste de l’onglet de bœuf, et l’ai servi avec des poireaux vinaigrette. C’est bon les poireaux vinaigrette, c’est même délicieux, je ne sais vraiment pas pourquoi c’est passé de mode.

Avril saupoudré de neige

Cet article parle de la première semaine d’avril. Depuis, je suis partie à Porto, joli voyage dont je vous raconterai la facette culinaire dans un prochain article.

C’était joli la neige, mais bon, en avril je préfère la douceur… Deux petites photos quand même, prises depuis la porte-fenêtre de ma cuisine.

Samedi soir, nous avons été faire un loto – de temps en temps c’est rigolo (en plus ça rime). Nous avons mangé des bricoles sur place.

Dimanche midi, j’ai mijoté une crème d’asperges aux asperges rôties et aux copeaux de Parmesan, assortie d’une petite terrine de coquilles Saint-Jacques (ramenée de Bretagne) et d’une mousse de morillles (ramenée de…. je ne sais plus où).

Dimanche soir, nous avons mangé au Mirabeau, endroit hors du temps et des modes qui me ravit toujours par sa belle cuisine classique et l’accueil chaleureux que nous réserve le maître d’hôtel. Nous avons tout d’abord partagé une terrine de foie de volaille sauce aux airelles (amenée gentiment déjà partagée sur 2 assiettes – ou plutôt plaques d’ardoise), puis j’ai pris une entrecôte parisienne sauce Béarnaise, avec laquelle je n’ai eu, à ma demande, que des légumes. J’ai fini par deux cuillères du pavé au praliné de mon homme.

Lundi soir, j’ai improvisé une sauce pour pâtes à base d’oignon haché et chair à saucisse mijotés dans du bouillon, le tout additionné, juste avant de servir, d’épinards frais hachés. Excellent ! J’ai mis ça sur des rigatonis à l’épeautre achetés à Aoste, c’était parfait.

Mardi soir, j’ai mijoté un Pho. Très bonne recette quand on veut pas y passer la journée, il suffit d’utiliser un bouillon de boeuf de bonne qualité. J’ai remplacé les pousses de haricots mungo (que mon homme n’aime pas) par des liserons d’eau en tronçons, et présenté dans un plat de la coriandre, de la menthe, du basilic et du shiso. J’ai aussi utilisé, IG bas oblige, des nouilles de riz complet, vraiment très bonnes je dois dire.

Mercredi soir, nous avons mangé avec des amis au Restaurant de la Paix. J’ai d’abord choisi un très savoureux tartare de saumon aux asperges vertes, puis une délicate araignée de veau aux morilles et légumes de printemps, que j’ai demandée avec légumes, ce qui m’a valu une coupelle de carottes et navets sur fond de purée de légumes vraiment excellente.

Jeudi soir, j’ai préparé un plat coréen, le Cheese Buldak (aka Fire Chicken). C’est en fait un plat fusion (il y a du fromage !), comme quoi non seulement les occidentaux font de la fusion avec la cuisine asiatique, mais les asiatiques font aussi de la fusion avec la cuisine occidentale. C’était bien bon, avec du riz noir complet et un mélange de sucrine et liserons d’eau sautés à l’ail.

Vendredi soir, nous avons mangé avec un ami à un endroit dont j’ai récemment parlé, Ze Fork. Ce restaurant est situé, je le rappelle, sur le quai de Vevey, juste en face de la fourchette plantée dans l’eau, que je ne résiste pas à l’envie de vous montrer, ainsi que l’incroyable ciel visible ce soir-là.

C’était toujours aussi bon ! J’ai d’abord choisi l’entrée La Mer (mousse de truite, terrine de sandre, sashimi de truite), puis le plat La Terre (araignée de veau, qui décidément semble être la viande de la semaine, rillettes de veau, pressé de poitrine de veau), le tout savoureux et original.

Ciel bleu

Samedi soir, j’ai fait griller des cuisses de poulet dans mon nouveau mini-four/friteuse sans huile, et je les ai présentées avec une mayonnaise au piment et à la coriandre fraîche et avec une salade de semoule de chou-fleur.

Dimanche midi, nous avons dégusté une planchette de charcuteries puis une fondue pur vacherin à Gruyère, au Restaurant des Remparts (que je recommande, c’est bon et gentiment servi).

Dimanche soir, j’ai fait une salade de roquette, clémentines et feta très fraîche et légère.

Lundi soir, j’ai testé une recette de pizza à la farine de pois chiches, et j’ai si peu apprécié la pâte que je ne vous mets même pas le lien – c’était lourd et pâteux, bref, à ne pas faire. Je l’ai garnie de mozzarella et d’asperges vertes, ça a rattrapé un tout petit peu le coup… Une salade verte au céleri-branche a complété le repas.

Mardi soir, j’ai servi un plat Syrien, du batersh, sorte de ragoût d’agneau haché dressé sur du caviar d’aubergines. Je n’ai pas trouvé d’agneau gras, j’ai donc mélangé, ô sacrilège, de l’agneau maigre et du porc. C’était absolument délicieux.

Mercredi soir, j’ai fait mariner des grosses crevettes dans un mélange d’ail pressé, de jus de citron et d’huile d’olive, puis je les ai fait sauter à la poêle en ajoutant un peu de cognac, et j’ai servi tout ça avec des haricots verts (surgelés) à la coriandre fraîche.

Jeudi soir, j’ai fait une côte de boeuf cuisson lente, accompagnée d’une simple salade verte aux herbes.

Vendredi soir, nous étions à Evian, ou nous avons testé un restaurant gastronomique italien, le Restaurant Essenze. Une belle découverte, de la cuisine italienne moderne et raffinée dans une jolie salle bleue. J’ai d’abord choisi le demi homard poché aux algues et caviar, puis des spaghettis frais au tartare de crevettes, les deux plats d’une finesse et d’un goût incroyables.

La fin de l’hiver, du moins en cuisine

Les températures montent (un peu), la verdure pointe son nez au marché, j’ai trouvé les premières asperges italiennes, bref, ça sent la fin de l’hiver.

Samedi soir, nous avions des invités. J’ai commencé par une salade verdoyante, goûteuse et légère d’asperges et pois (j’ai un peu modifié la recette, en utilisant ma vinaigrette maison, en supprimant les oeufs et en mettant de l’ail des ours cru à la place des ramps – introuvables sous nos latitudes – cuits). Ensuite, j’ai servi du poulet mole avec des frijoles refritos, et enfin un fondant au chocolat IG bas (accompagné de crème acidulée) que j’ai trouvé très réussi.

Dimanche midi, j’ai fait une grosse salade de dents-de-lion (pissenlits en français de France) au lard et aux oeufs durs.

Dimanche soir, j’ai fait rapide, du poulet au curry vert (pâte de curry vert achetée à l’épicerie asiatique) et bok choi sautés à la sauce ponzu.

Lundi soir, j’ai servi de la saucisse antillaise délicieusement piquante (achetée au marché, la boucherie Delisles a semble-t-il racheté la boucherie Henny et gardé leurs deux grandes spécialités, à savoir le boudin créole et la saucisse antillaise) escortée de purée de patates douces au lait de coco.

Mardi soir, nous avons mangé au restaurant ukrainien Le Sémaphore. C’était aussi pour soutenir un peu l’Ukraine, de manière certes dérisoire mais bon, on fait ce qu’on peut. En entrée, nous avons partagé une assiette de lard et autres délicatesses et une galantine de volaille. En plat, j’ai pris des boulettes de viande, accompagnées de ce qui m’a semblé être une purée de panais. C’était agréable, une cuisine traditionnelle bien faite, et l’endroit est fort sympathique.

Mercredi soir, j’ai servi ce qui je pense sera la dernière soupe hivernale de la saison, une soupe longuement mijotée aux haricots blancs et travers de porc fumés, que j’ai additionnée de croûtes de Parmesan pour la rendre encore plus gourmande.

Jeudi soir, ce fut la dernière fondue de la saison !

Vendredi soir, nous avons mangé avec des amis à l’Auberge de la Croix d’Or, à Yens. Excellente cuisine dans un cadre très agréable, nous avons choisi un menu surprise avec deux entrées, et j’ai pu échanger mon dessert contre une assiette de fromages très facilement.

Simplicité

Cette semaine, j’ai utilisé pour deux repas le livre « Simple » d’Ottolenghi. Il est plein de bonnes recettes (qui ne sont pas toutes si simples que ça d’ailleurs, mais il est vrai que par rapport à l’autre livre de lui que j’ai, Jerusalem, c’est beaucoup moins compliqué et chronophage…), et je compte bien continuer la semaine prochaine.

Mais commençons par le début.

Samedi soir, sans recette, j’ai grillé à la plancha des sardines, un morceau de thon préalablement mariné à la sauce ponzu, des calamaretti et des grosses crevettes, tout cela servi avec une salade de mâche.

Dimanche midi, repas de flemmarde : une soupe de poisson de la Belle-Iloise améliorée avec du poireau et du taro, accompagnée de rouille de la Belle-Iloise !

Dimanche soir, j’ai étrenné ma nouvelle friteuse sans huile (qui est une espèce de four-friteuse, une Tefal Easy Fry Oven & Grill) en faisant du lard à la coréenne, escorté de kimchi et d’épinards marinés.

Lundi soir, j’ai servi une poêlée de chou noir au chorizo absolument exquise, recette trouvée dans « Simple ».

Mardi soir, je suis repartie en Corée pour une soupe piquante au boeuf bonne, mais que j’ai trouvée quand même un peu fade, bizarrement. Il faut dire que je n’avais pas trouvé les fougères utilisées dans la recette, que j’ai finalement remplacées, après recherche, par du cresson – ceci explique probablement cela.

Mercredi soir, à nouveau une recette de « Simple » : du poulet miso (dernière recette de la page), moelleux et caramélisé, très réussi, que j’ai servi avec des bok choi sautés à l’ail.

Jeudi soir, j’ai à nouveau utilisé la friteuse sans huile pour faire des ailerons et manchons de poulet (avec sauce soja-ail), accompagnés de cole slaw coréen.

Vendredi soir, nous avons mangé au Zafferano. C’était, comme d’habitude, excellent. A trois, nous nous sommes d’abord partagé une salade de fruits de mer et une planchette de jambon cru roquette et mozzarella. Ensuite j’ai commandé du filet de bar à la méditérranéenne, aux câprons et olives, servi avec d’excellents légumes croquants (j’avais demandé qu’on omette les pommes de terre, ce qui fut fait sans aucun problème – j’apprécie ce genre de flexibilité).

Berne, Vevey, Lausanne

Samedi soir, toujours à Berne, nous avons fait un repas fantastique dans notre restaurant préféré en Suisse, le Wein & Sein. J’adore cet endroit, non seulement la cuisine est délicieuse, mais l’accueil est toujours adorable et l’ambiance particulièrement agréable.

Dimanche midi, sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à Vevey au Ze Fork, un excellent restaurant au bord du lac, très joliment décoré de plus. J’ai pris un plat « Mer », une trilogie de daurade absolument exquise.

Dimanche soir, j’avais prévu une fondue. Un ami nous ayant ramené des truffes noires du sud de la France, j’ai fait une fondue à la truffe ! Un seul mot : miam.

Lundi soir, j’ai servi des boulettes de boeuf à l’orientale avec un couscous de seigle et du chou noir poêlé.

Mardi soir, j’ai fait de l’émincé de cerf aux échalotes, champignons et crème, avec une purée de haricots blancs (essai réussi de remplacer la purée de pommes de terre qui m’est déconseillée, ce n’est pas le même goût bien sûr mais c’est très bon et cela remplit la même « fonction » dans la composition du repas) et des kalettes poêlées à l’ail.

Mercredi soir, j’ai concocté des cuisses de poulet désossées enduites de moutarde et passées à la poêle, servies avec une salade de butternut. J’avais lu que l’on peut manger la butternut crue en salade, en la faisant un peu mariner dans la sauce. Je l’ai donc pelée, j’en ai fait des lanières fines (à l’éplucheur) que j’ai fait mariner une petite heure dans un mélange citron vert + huile d’olive + sel + poivre. Très agréable !

Jeudi soir, nous étions invités chez une cousine.

Vendredi soir, nous avons fait un très bon repas au Chat Noir. Nous avons d’abord partagé une entrée de jambon Bellota accompagné de pan y tomate, puis j’ai savouré leur pot-au-feu de joue de bœuf au foie gras, un délice qui est à la carte chaque hiver et qui m’appelle irrésistiblement.

Quand la santé s’en mêle…

Mes dernières analyses sanguines axant révélé un début de résistance à l’insuline (qui peut être le stade avant un diabète de type 2), j’ai donné une légère réorientation à ma cuisine. Je dis légère, parce qu’en fait j’ai une grande chance : je ne suis pas ce que l’on appelle un bec sucré, ce qui fait que supprimer les desserts (j’en mange déjà peu) et les petits chocolats que je mangeais par ci par là n’est pas un grand sacrifice. Je dois faire attention à l’index glycémique (IG) des aliments, ce qui veut dire calmer sur le riz blanc, le pain blanc, toutes les céréales raffinées, les pommes de terre, ainsi que deux ou trois autres choses (carottes cuites, betteraves cuites, bananes). Mais je peux manger librement plus ou moins tout ce que je préfère (viande, charcuterie, poisson, laitages non sucrés, légumes verts, légumineuses, haricots secs), grand ouf !

Curieusement, l’IG dépend parfois du mode de cuisson. Heureusement, je mange mes pâtes al dente (IG bas par rapport aux pâtes bien cuites)… Sinon, il faut que je trouve une bonne recette de pâte à pizza à la farine complète. Et mon point faible est le riz (je n’aime pas le riz complet) mais j’ai découvert que le riz basmati a un IG pas trop haut et que le riz venere, que j’adore, est un riz complet, donc ça devrait aller.

Samedi soir, nous avons testé le restaurant Indian Rasoi, près de Genève. Le chef est un ancien du Rasoi by Vineet, restaurant gastronomique indien que nous affectionions et qui semble avoir disparu dans la tourmente de la pandémie. Je vous dis tout de suite que le Indian Rasoi n’est pas du tout dans la même catégorie : c’est de la délicieuse cuisine indienne traditionnelle, pas du tout la cuisine indienne modernisée et « gastronomisée » que proposait le Rasoi by Vineet. Ceci dit, c’était vraiment excellent. Nous avons d’abord partagé deux entrées : des gambas marinées aux tomates séchées et basilic accompagnées d’épinards épicés, et des samosa de légumes avec curry de pois chiche. Ensuite j’ai choisi un poulet byriani parfaitement bien exécuté (le byriani, quand il est bof, est sec et sans goût, celui-ci était moelleux et parfumé). Bref, un excellent repas.

Dimanche midi, nous avons dégusté la toujours belle cuisine du Café de Peney. J’ai d’abord pris un exquis tartare de veau en entrée, puis nous avons partagé des rognons de veau cuits au gros sel (haricots verts à l’échalote et sauce au porto) ainsi que des joues de cochon confites au Gamaret (légumes d’hiver au jus). Tout était parfait

Dimanche soir, j’ai servi des fusilli à la crème de céleri. Pas de photo – je suis désolée, après cette longue pause sur ce blog, j’ai perdu l’habitude de photographier mes repas, il faut vraiment que je m’y remette !

Lundi soir, j’ai inventé une potée de pois chiches au chorizo et aux épinards très réussie.

Mardi soir, j’ai tenté une recette qui m’intriguait, des chicharrones colombiens, avec de l’aji picante et de la cima di rapa just blanchie et sautée à l’ail. Les chicharrones étaient parfaits, bien croquants, l’aji aussi. Par contre, j’avais essayé d’ôter l’amertume de la cima di rapa en la faisant tremper pendant deux heures dans de l’eau additionnée de jus de citron (astuce que j’avais vue sur plusieurs sites de cuisine italienne), mais ce n’était pas vraiment concluant, il en restait quand même un peu.

Mercredi soir, j’ai refait une recette simple que j’aime bien, des ailerons et mini-pilons de poulet à la friteuse sans huile (sans mettre de sauce à la fin), que j’ai servis avec un tabboulé de brocolis (brocolis crus passés au mixer et assaisonnés à l’huile d’olive et au citron). Et cette fois, j’ai pensé aux photos !

Jeudi soir, nous avons à nouveau mangé indien : je suis si contente, le Maharaja, qui était un excellent traiteur indien situé à l’avenue de France, et avait disparu, est revenu, cette fois sous forme de restaurant, ce qui est encore mieux ! Et nous n’avons pas été déçus. J’ai d’abord pris des crevette tandoori énormes et savoureuses, puis leur spécialité, un murgh sabj, du poulet à la coriandre fraîche, au piment vert et au lait de coco à tomber. Nous avons aussi partagé un naan au fromage qui était probablement le meilleur que j’aie jamais mangé.

Vendredi soir, nous avions des invités. En entrée, j’ai servi un velouté d’edamame à la laitue (bon, mais pas mémorable), et en plat, une très classique et goûteuse blanquette de veau accompagnée de pommes de terre rôties et de haricots verts (surgelés).

Cet hiver, dans ma cuisine….

Voici un petit florilège de ce que j’ai cuisiné récemment, en attendant la reprise normale du rythme de ce blog :

  • En entrée lors d’un repas à quatre, des succulents rouleaux de bresaola aux poires (originellement faits avec de la viande des Grisons, mais la bresaola convenait très bien dans cette recette).
  • Une recette que je fais de temps à autre et qui a toujours beaucoup de succès : du poulet aux cornflakes accompagné d’un cole slaw (salade américaine aux carottes et chou blanc) allégé (traduction : assaisonné d’un mélange de yaourt, moutarde, vinaigre et mayonnaise à la place de la tonne de mayonnaise habituelle).
  • Du kig a farz, le pot-au-feu Breton, que j’ai trouvé bon mais quand même assez écoeurant.
  • Un très réconfortant gratin de pommes de terres, poireaux et saucisses :

Cuisine en temps de confinement

C’est bizarre de faire la cuisine en ce moment. Je n’ai pas beaucoup plus de temps que d’habitude (je travaille en télétravail selon mon horaire normal), et une fois par semaine, comme d’habitude, je vais faire les courses. Mais là s’arrête l’habituel… Car pour moi, d’habitude, faire les courses, c’est aller au marché, y acheter fruits, légumes, fromages, œufs, viandes et charcuteries, et compléter, pour l’épicerie sèche et deux trois trucs en plus, à la petite Migros de mon quartier. Mais voilà, plus de marché. Je dois dire que cela m’enrage, cette manière de jeter les gens dans les bras de la grande distribution – comme si un marché à l’air libre, que l’on peut correctement aménager avec files, distance sociale et tout le tralala, était plus dangereux qu’un supermarché… Et je déteste les légumes de supermarché, ils n’ont pas de goût, pas de fraîcheur, pas de saison et ont fait le tour du monde, bref ils m’insupportent. Le seul supermarché online que j’aime pour le frais, c’est Farmy, mais leurs délais de commande étaient jusqu’à récemment à un mois (une semaine en ce moment), on oublie. Alors j’ai trouvé des alternatives : des marchés à la ferme (Hess au Mont-sur-Lausanne, Blondel à Crissier), la boucherie Maillefer au Mont-sur-Lausanne, une fois une grosse commande de fromages et charcuteries italiennes chez Padula, et le reste à la Migros. Mais je n’ai, du coup, de loin pas le choix auquel j’ai accès d’habitude, ce qui a changé totalement ma manière de cuisiner : finis les menus faits à l’avance, j’achète et je fais avec. Peu de recettes, du coup, plutôt de la cuisine intuitive, et c’est assez amusant de voir que quand je suis dans ce mode-là, c’est ma cuisine d’enfance qui ressort, à savoir principalement de la cuisine française. Et à midi, faute de temps, c’est soit une grande salade mixte, soit des tranches de pâté (les excellents pâtés de la boucherie Maillefer) avec une salade, soit des restes, soit des commandes au restaurant sur Smood ou Eat.ch (ça fait marcher les restaurants en plus, c’est du gagnant-gagnant).

Voici donc un florilège des plats que j’ai cuisinés depuis mi-mars :

  • Spaghettis à la crème d’ail (de l’ail cuit dans de la crème et mixé, plus simple il n’y a pas)
  • Salade tiède de courge, feta et lard (tout est dans le titre, courge rôtie au four avec le lard, feta émiettée dessus 5 minutes avant la fin de la cuisson)
  • Salade fenouil orange oignons
  • Pizza en sauteuse, avec une pâte sans pétrissage mais à longue levée, un régal
  • Velouté de topinambours lard et noisettes, tiré de cette page
  • Ragoût de haricots borlottis à la ‘nduja et aux côtes de bettes, inspiré de cette recette
  • Excellent ossobucco à la milanese
  • Houmous de haricots blancs et artichauts (au pif, haricots blancs en boîte, cœurs d’artichaut en boîte, jus de citron, huile d’olive et ail).
  • Fèves au chorizo (fèves surgelées de chez feu Picard, snif, cuites pas trop longtemps avec des oignons frais et du chorizo)
  • Steaks et salade verte, un classique qui ne se dément pas, avec du bon pain de ma boulangerie de quartier (qui vend le meilleur mi-blanc de Lausanne, et où l’on vous accueille avec chaleur et sourire)
  • Asperges sauce Parmesan (du Parmesan râpé mélangé à de l’huile d’olive, c’est pas vraiment de la cuisine mais miam !), ou encore sauce hollandaise au siphon (ludique et délicieux).
  • Porc et côtes de bettes (une recette de ce bouquin, maintes fois utilisée)
  • Plateau de fromages et poires, c’est simple mais délicieux
  • Lasagnes Bolognese, classique et bon, et puis ça fait des restes bien pratiques pour midi – et comme j’avais fait beaucoup trop de sauce bolognaise, patates douces au four sauce bolognaise à un autre repas
  • Pois chiches en sauce, un délice
  • Salade de poulet sauce gochujang
  • Carpaccio de thon à la mangue, salade d’avocat et de laitue iceberg
  • Penne aux artichauts (frais) émincés et au lard, improvisées et bonnes

Et voici une liste des restaurants auxquels nous avons commandés des repas (je ne parle que de ceux que nous avons appréciés).

Sur Smood :

  • Africa Express, cuisine d’Afrique de l’Ouest, c’est bon et trrrrès copieux (frites un peu sèches, mais les beignets sucrés-salés sont une tuerie, le maffé et le poulet yassa aussi)
  • Hoi An BBQ, cuisine vietnamienne fraîche, savoureuse, légère, bref que du bonheur
  • Indian Zayeka, cuisine indienne épicée et subtile
  • Nil Bleu, cuisine éthiopienne pleine de goût (avec un coup de cœur pour leur kitfo, le tartare éthiopien)

Sur Eat.ch :

  • Le Levant, cuisine libanaise axée sur les galettes farcies, mais aussi des mezzés (un peu trop de tahine dans le caviar d’aubergine à mon goût, mais les galettes sont parfaites)