Un air de vacances

Il fait si beau en ce moment que même au travail, on se sent un peu en vacances. De plus, nous avons passé un fabuleux weekend au Lenkerhof, bel établissement situé à Lenk im Simmental, dans l’Oberland bernois. Dolce vita, farniente et bons repas à l’un des deux restaurants de l’hôtel le soir, c’était juste parfait, une escapade hors du quotidien.

2016-08-27 12.38.542016-08-27 12.39.042016-08-27 19.58.53

Le samedi soir, nous avons donc mangé à l’Oh de Vie. En entrée, j’ai pris du tartare de crabe très frais, et en plat nous nous sommes partagés une belle grillade pour deux, une côte de veau accompagnée de légumes rôtis et d’une excellente sauce au jus de viande. Nous étions sur la terrasse, avec (en début de soirée) vue sur les montagnes (c’est la photo ci-dessus !), sous une toile de tente, et nous avons fini de manger face à un fantastique orage qui zébrait le ciel d’éclairs – c’était vraiment superbe. Pour ne rien gâcher, nous avions choisi en accompagnement un Constantia Glen Five 2011, assemblage de Cabernet Sauvignon, Merlot, Cabernet Franc, Malbec et Petit Verdot, qui était à son apogée, explosif et complexe, une vraie merveille.

Dimanche midi, à Aigle, avant de visiter le très intéressant Musée de la vigne et du vin hébergé dans le joli château d’Aigle, nous avons fait un excellent repas juste à côté, au Caveau du Cloître. La terrasse est idyllique, l’accueil et le service efficaces et souriants, et leur tartare à la crème de truffe était délicieux (sans l’ombre de ketchup, yay !). De plus, j’ai pu sans problème obtenir une modification de la garniture, à savoir une salade mélangée à la place des frites. La salade était très fraîche et bien assaisonnée, et les quelques frites piquées dans l’assiette de mon homme étaient les meilleures que j’aie mangées depuis bien longtemps. Bref, une adresse à retenir.

Dimanche soir, j’ai présenté un beau plateau de fromages ramenés de Lenk (la fromagerie de Lenk propose un choix superbe, et c’est une vallée qui produit de nombreux fromages), et des fruits (d’excellentes prunes et poires d’Argovie achetées elles aussi à Lenk, des pommes de notre jardin et du raisin italien).

Lundi soir, j’ai fait griller des tranches de presa de porc ibérique (achetée chez Manor, leur boucherie est toujours aussi bonne) comme indiqué par le boucher, quelques minutes de chaque côté, et le résultat était sublime, une viande incroyablement tendre, fondante et goûteuse, encore bien rose (on n’a pas l’habitude de manger le porc comme ça, mais c’était parfait, l’ibérique est si tendre que ce serait un crime de le transformer en semelle). En accompagnement, j’ai grillé des épis de maïs doux, tout simplement.

Mardi soir, j’ai fait des rognons entiers au grill (c’est tellement bon ! Pas besoin de sauce) avec une salade de tomates jaunes bien savoureuses. De la « cuisine du produit », comme on dit en Italie, des beaux produits dont on cherche à exalter le goût sans assaisonnement superfétatoire (remarque d’ailleurs tout aussi valable pour le repas du soir précédent).

Mercredi soir, j’ai testé les aubergines à la burrata de Carole (merci Carole !), fondantes et délicieuses (il n’en n’est pas resté une miette). Ma seule modification à la recette a été de faire précuire les aubergines (déjà tranchées) 10 minutes à la vapeur puis de les laisser égoutter un quart d’heure (c’est l’astuce que j’ai développée il y a longtemps et qui me permet d’avoir des aubergines bien moelleuses qui ne boivent pas l’huile, sans ajout de sel), puis de les cuire au grill du four, à peine enduites d’huile d’olive au pinceau, à la place de les cuire à la poêle comme indiqué.

Jeudi soir, j’ai accommodé des magrets de canard en cuisson lente, accompagnés de pommes de terre nouvelles sautées à la graisse d’oie et de pêches poêlées au beurre au curry doux.

Vendredi soir, nous avons mangé à la fraîche, sur la terrasse de l’Hostellerie Les Chevreuils. En entrée, j’ai pris du homard poché avec tartare de tomates au pesto, parfait, et en plat, de la féra aux chanterelles parfaitement cuite, avec une peau saisie et croustillante. J’ai fini ce repas avec une assiette de fromages. C’était un repas délicieux, très léger, et ma seule critique porte sur l’accompagnement de la féra – quelques délicieuses chanterelles, mais j’aurais apprécié l’ajout d’un légume (je crois que je vais fonder l’Association des clients qui veulent des légumes au restaurant, c’est quand même un problème récurrent).

L’été en cuisine

J’ai été absente sur ce blog pendant quelques semaines, la faute aux vacances, et à un peu de paresse aussi, il faut bien l’avouer…

Nous avons passé deux semaines de vacances en Irlande, et je vous promets un article sur le sujet (du point de vue culinaire/restauration) bientôt. En attendant, voici un « best of » de l’été, par catégorie (sans parler des incontournables melon et jambon cru, tomates-mozzarella, et al., qui ont fait nos beaux jours) :

Les salades

  • Une salade verte aux gésiers confits, un grand classique français toujours excellent.
  • Une salade verte-pastèque-tomates-feta-basilic, toute fraîche et revigorante.
  • Une salade melon-fenouil-oignon au jus d’orange et de citron vert, le mariage melon-fenouil est surprenamment délicieux.
  • Une salade d’épeautre aux courgettes, tomates, œufs durs, oignons frais et thon, ce genre de salade est courant en Toscane et c’est un exquis repas complet.

Le grill

  • Des filets de maquereaux au grill, préalablement marinés une petite heure au citron et à l’huile d’olive.
  • Du poulet tandoori, accompagné d’une salade de concombres, tomates et oignons rouges et d’une raïta improvisée à la coriandre, à la menthe et aux abricots.
  • Des simples crevettes à la plancha (mon nouveau grill, en plus d’avoir des brûleurs latéraux, a une partie plancha, bien pratique).
  • Une variante au grill du porc sauté aux côtes de bettes de Nigel Slater : j’ai coupé le porc en tranches au lieu de lanières et l’ai mariné comme indiqué, sauté les bettes à tondre trouvées au marché avec un peu de jus de viande, puis rôti le porc sur le grill et ajouté sa marinade dans les bettes.

Les sans cuisson

  • Des filets de sardines marinés au citron, romarin, laurier et huile d’olive pendant 24h – un délice !
  • Une terrine de chèvre frais aux poivrons que je fais de temps à autre depuis plus de 20 ans.
  • Un tartare version « Gourmande et pressée » (j’en parle ici) très frais et sans ketchup (je ne suis de loin pas fan du ketchup dans le tartare).

Les soupes

  • Une soupe de patates douces au lait de coco improvisée au retour de vacances, j’avais vu l’énoncé sur une carte de restaurant et ça m’a donné des idées.
  • Une excellente pappa al pomodoro, une soupe au pain et aux tomates, classique toscan s’il en est, un bijou de cuisine du placard, ce qui est bien pratique au retour de vacances. Je l’ai faite en agrégeant des recettes lues sur internet, et de la manière la plus simple possible.

Et, pour finir en beauté, un dessert, une pavlova aux fruits rouges (fraises, framboises, mûres). J’avais (pour une fois) fait des belles photos, elles ont mystérieusement disparu dans le grand océan des photos perdues…

 

Une semaine au restaurant (ou presque)

Samedi soir, nous avons été au Miyako, qui est le restaurant japonais de l’hôtel Beau Rivage. J’ai pris un menu Soleil Levant avec en entrée une salade de crabe et avocat, puis un mini-assortiment de sushis, ensuite du filet de thon au soja et gingembre curieusement accompagné d’une soupe miso, et enfin un dessert au choix sur la carte (j’ai choisi une gelée de fruit, sorte d’assemblage de fruits frais coupés et cubes de gelée frais mais un peu fade). Nos fils se sont partagés un menu Takarabune, qui est en fait un grand « bateau à sushis » (et sashimis d’ailleurs), et mon compagnon a choisi une entrée de thon frais à l’igname, puis un tempura mixte. Nous avons trouvé l’expérience très mitigée. L’endroit est beau, les sushis sont bons, certes, mais il y a tout un tas de petits détails problématiques :

  1. Le bateau à sushis est servi « tout nu », sans même une soupe miso ou une petite salade en entrée (alors qu’il coûte un prix conséquent), ce qui fait que nos fils avaient fini de manger alors que nous attaquions le plat principal. De plus, on me chuchote à l’oreille que les quantités sont insuffisantes.
  2. L’igname qui accompagnait le thon en entrée était une espèce de pâte semi-liquide élastique froide moyennement appétissante, et très fade. De plus, elle était très difficile à manger avec des baguettes et aucune cuillère n’était fournie.
  3. Le tempura mixte était en portion clairement insuffisante pour un plat principal.
  4. Le thon de mon plat était peu assaisonné, assez fade somme toute.
  5. La bouteille de vin était posée fort loin de notre table, alors qu’un seul serveur s’occupait de la terrasse, et que même s’il était avenant et efficace, il n’arrivait pas à suivre le service du vin – je dois dire que je préfère une bouteille proche de la table et que nous puissions nous servir nous-mêmes.

Bref, pour un repas cher c’était décevant et je n’ai toujours pas trouvé une alternative lausannoise satisfaisante au regretté Kazoku (qui existe toujours mais a changé de direction et n’est plus le même).

Dimanche midi, j’ai fait un vrai plat d’été, une salade au pain carasau et à la ricotta.

Dimanche soir, nous avons testé Luigia, la nouvelle pizzeria qui a investi les locaux de l’ancien cinéma Atlantic à Saint-Pierre. J’ai partagé une pizza Luigia (pétales de pâte à pizza à la bufala, scamorza fumée, cèpes, jambon cuit, salsa tartufata, truffes fraîches de saison) avec mon compagnon. Elle est grande et chère, c’est vraiment à partager, même si du coup il reste un peu de place pour un dessert ou une entrée. Elle est aussi très bonne, mais je dois dire ne pas avoir vu trace de truffe. J’ai pris ensuite un baba au Nutella et à la crème délicieux.

Lundi soir, j’ai fait du poulet pané à la japonaise (c’est à dire pané au panko et cuit au four) accompagné de « frites » d’avocat. C’était bon, mais je dois dire que je préfère l’avocat cru et froid, d’autant plus que ces « frites » sont très longues à préparer.

Mardi soir, par un temps splendide, nous avons profité de la toute nouvelle offre « afterwork » de la CGN et fait une petite croisière-apéro sur le lac. Voici quelques images du bateau :

 

Ensuite nous avons mangé au Château d’Ouchy. J’ai été « déçue en bien », comme on dit par ici, par la qualité de la cuisine. Mon souvenir était qu’on y mangeait bien sans plus, là c’était clairement le niveau supérieur ! Nous nous sommes partagés une entrée de poulpe tiède avec houmous et sauce vierge délicieux, cuisson et consistance parfaite pour la bête, assaisonnement bien présent et savoureux, et une entrée de roquette, copeaux de Manchego et Lomo Iberico très fraîche et goûteuse. Nous nous sommes ensuite partagés (eh oui, à nouveau, c’est une manière sympathique de se faire un petit menu en quatre plats…) des fleurs de courgette soufflées au brochet avec sauce à l’écrevisse, absolument délicieuses, et un plat de féra aux girolles et pommes de terre grenaille sauce « jus de rôti » très réussi. Nous avions une table tout au bord de la terrasse, et le paysage était enchanteur, avec vue imprenable sur la pleine lune :

 

Mercredi soir, j’ai fait une tarte à la cancoillotte et au chorizo excellente et une salade de tomates simplement assaisonnée d’ail pressé, de sel et d’huile d’olive.

Jeudi soir, j’ai fait un repas au Sansui avec des amis. C’est un restaurant izakaya, ce qui est la version japonaise du restaurant à tapas. Nous avons mangé plein de délicieuses petites choses, des temakis au thon épicé, du tempura de légumes, des brochettes de tomates cerises et lard en tempura, du tofu frit, des nigiris de thon gras, des nigiris de saumon, et encore bien d’autres choses. Si vous voulez en savoir plus sur ce restaurant, allez voir le bel article que Guerilla Gourmande a fait dessus, ainsi que celui de Foodaholic. Nous étions sur la terrasse, ce qui était très agréable mais comporte quelques inconvénients : il n’est pas possible d’y commander la Kirin pression (parce que la terrasse est un niveau plus bas que le restaurant peut-être ? Je n’ai pas très bien compris), la dernière commande de nourriture doit être passée avant 21h et il faut déguerpir à 22h au plus tard, histoire de ne pas incommoder les voisins je suppose (il s’agit d’un quartier résidentiel). C’est un peu dommage, mais hormis ce fait, c’était une excellente et fort sympathique soirée.

Vendredi soir, nous avons mangé chez Gigio’s. La carte a changé, avec moins d’emphase sur les pizzas et plus sur les plats cuisinés. Malheureusement, mes pizzas préférées ont disparu de la carte. Ceci dit, celles qui restent sont toujours aussi délicieuses et la cuisine est clairement montée d’un niveau. Mon fils cadet et moi nous sommes partagés un « De la mer…cru et cuit, carpaccio de saumon, carpaccio d’espadon, noix de saint-Jacques, cocktail de gambas, langoustine et queue de cigale de mer  » excellent (et qui aurait été une énorme entrée à une personne), puis une pizza Pugliese aux aubergines, tomate et burrata et une pizza Norma aux aubergines, tomate et ricotta salata.

De Chine en Italie

2016-07-14 19.10.20

Pour célébrer le retour du soleil, voici une photo du somptueux bouquet que m’a offert dernièrement mon cher et tendre (et qui vient de chez notre ami et fleuriste préféré, Bonjour les Fleurs).

Une fois n’est pas coutume, je vais parler du repas extraordinaire que nous avons fait samedi midi au restaurant chinois Le Délicieux. Repas extraordinaire non seulement parce qu’il était vraiment très bon, mais aussi parce qu’il avait été commandé à l’avance par Kwong de Foodaholic (nous étions 8 convives) et ne comportait pratiquement que des plats difficiles à trouver dans un restaurant chinois en Suisse. En voici la liste commentée :

Entrées

  • Pattes de poulet : délicieuses, bien charnues, avec une sauce un peu sirupeuse très savoureuse. Il faut aimer grignoter autour des petits os, moi ça ne me gêne pas.
  • Oeufs de cent ans : coupés en morceaux, mélangés avec des tranches d’un tofu très fondant (et c’est bien la première fois que j’apprécie du tofu, d’habitude je trouve ça fade et sans intérêt), le tout arrosé d’une petite sauce au gingembre, j’ai beaucoup aimé.
  • Salade de méduse : c’est croquant, c’est frais, c’est agréable. J’avais déjà mangé ce plat il y a longtemps, j’étais contente de le retrouver.
  • Salade d’algues à la peau de tofu : étonnant, totalement différent des salades d’algues japonaises que l’on commence à trouver relativement couramment, avec un côté doux apporté par la peau de tofu (c’est marrant de voir que, comme la peau du lait, la peau de tofu existe !). Un peu trop doux pour moi, mais plaisant.

Plats

  • Gâteau de riz au chou chinois piquant : des grosses pâtes de riz rondes (très similaires, je pense, à celles dont je parle dans cet article), amassées en « gâteau » avec du chou piquant. Délicieux !
  • Langues de canard : frites, bien charnues, un vrai délice (et c’est marrant de découvrir qu’il y a un os, un vrai, au centre)
  • Moules sautées au gingembre et oignon nouveau : des moules faites de façon très similaire à celle des moules marinière, mais avec d’autres goûts. Exquises.
  • Tripes sautées à la sauce piquante : des tripes sans tomate évidemment, avec une sauce piquante. Miam !
  • Travers de porc marinés vapeur : je n’aurais pas parié sur ce plat, la cuisson vapeur me semblant mal convenir aux travers, qui sont une viande assez grasse. Eh bien j’avais tort, c’était excellent, bien piquant d’ailleurs.
  • Calamars sauce Shacha : caramba, je me rends compte que j’ai raté ce plat (au milieu des cent mille autres, pas étonnant en fait…). On me chuchote à l’oreille que c’était très bon.
  • Poulet vapeur au gingembre : un poulet entier cuit à la vapeur, puis débité en gros morceaux, accompagné d’une sauce toute simple au gingembre et aux oignons frais. Un vrai délice (il faut que le poulet soit de première qualité, ce qui était le cas ici).
  • Omelette vapeur au porc haché : il s’agissait en fait presque plus d’un flan que d’une omelette, du porc haché très fin mélangé à des oeufs, le tout assaisonné et cuit à la vapeur dans un bol. Un vrai coup de cœur en ce qui me concerne
  • Nouilles « He fen » sautées : ce sont des larges nouilles de riz coupées au couteau, avec une mâche bien présente et très plaisante, assaisonnées à la viande (bœuf je crois) et aux légumes, le tout très goûteux.

Desserts

  • Glace haricot mung : de la glace maison si je ne me trompe, mais je ne suis pas fan, j’ai trouvé fade.
  • Beignets de gelée de lait : délicieux, une sorte de crème-gelée enrobée de pâte à beignet fine et frite.

Bref, ce fut un vrai festin, et j’ai admiré le cuisinier (qui est venu très gentiment saluer à la fin). Je retournerai très certainement bientôt au Délicieux, qui n’a vraiment pas volé son nom. Il est à noter que la plupart de ces plats sont disponibles sur commande 24 heures à l’avance (et pour les autres, vous pouvez toujours demander, je suis sûre que ça se discute), et je ne peux que vous recommander chaudement de les tester selon vos envies ! Je n’ai pas pris de photos, mais je fais confiance à Foodaholic et à Guérilla Gourmande, tous deux présents et armés de somptueux appareils, pour les publier bientôt, et elles seront bien meilleures que toutes celles que j’aurais pu prendre.

Samedi soir, j’ai fait léger après le festin de midi : petites saucisses au grill, poivrons « corne de bœuf » aussi au grill.

Dimanche midi, un plat traditionnellement estival et toujours bon, une Caprese (tomates-mozzarella-basilic pour les intimes).

Dimanche soir, nous avons profité de la sublime terrasse du Restaurant du Théâtre, une des plus belles de la ville. J’ai partagé une « burrata aux quatre tomates et huile d’olive » savoureuse avec mon compagnon, puis essayé leur bagel « Twelve Theater Avenue » (farci de salade de choux, tomates, oignons rouges, pastrami, sauce au Philadelphia, et accompagné de très bonnes frites), très réussi. Nous avons testé un vin bulgare (et je crois bien que c’est la première fois de ma vie que je buvais un vin de cette provenance, il s’agit d’un vigneron suisse établi là-bas), un Eolis rouge, assemblage de Merlot, Cabernet franc et Cabernet-sauvignon en même temps puissant et parfumé.

Lundi soir, j’ai fait d’excellents conchiglioni à la burrata et aux aubergines.

Mardi soir, j’ai servi une pizza bianca aux oignons frais et aux tomates cerises. J’aime bien la pizza blanche, et quand on utilise des ingrédients délicats comme les oignons frais, je trouve appréciable de ne pas en recouvrir le goût avec celui de la sauce tomate. J’ai mis les tomates cerises (coupées en deux) à mi-cuisson, c’était parfait.

Mercredi soir, j’ai profité de mon tour de l’après-midi chez Aligro pour acheter des moscardini (mini-poulpes) et j’ai préparé une salade tiède de moscardini, pommes de terre nouvelles, oignons frais et coriandre.

Jeudi soir, j’ai fait du vitello tonnato (ayant cuit la viande la veille) en suivant approximativement cette recette, une salade de céleri-branche et une salade de tomates (assaisonnée au citron vert, sel et poivre uniquement). La recette est très réussie, elle donne la version non traditionnelle du plat, c’est-à-dire celle où on sert la viande tranchée et nappée de sauce. La sauce piémontaise classique est plus épaisse, et se sert à côté de la viande présentée tranchée.

2016-07-14 19.09.33

Vendredi soir, j’ai décongelé (et réchauffé, évidemment) le reste du boliche que j’avais fait il y a quelques semaines, et l’ai servi avec une salade verte.

Des tomates et du soleil

Samedi soir, nous avons fait un excellent repas à l’Accademia  (qui est un des restaurants de ma liste de restaurants italiens à Lausanne). Nous avons pris le menu qui est toujours un rapport prix/plaisir intéressant. De plus, il peut être pris en 3 ou 4 plats (parmi entrée, pâtes, plat principal, dessert), et, ce qui est rarissime en Suisse et qui me ravit, je peux le prendre en 3 plats sans le dessert. Nous avons commencé avec le buffet d’antipasti, toujours parfait, puis des mezzelune aux morilles, et enfin du veau.

Dimanche midi, repas de flemmarde, souvenir d’un été grec (en 1974 – deux mois en Grèce, dont un à se promener en Grèce continentale avec ma mère, et un dans une maison sur l’île de Céphalonie avec mon père – des beaux souvenirs !) : deux oignons hachés grossièrement et rissolés à l’huile d’olive, on ajoute quelques tomates itou, puis des œufs battus, et voilà, un morceau de pain pour accompagner et on a un repas complet très savoureux.

Dimanche soir, j’ai fait un vrai plat d’été, de la carne cruda all’Albese que je décris ici, avec une salade verte.

Lundi soir, j’ai fait un délicieux ceviche de crevettes accompagné, comme préconisé dans la recette, de patates douces.

Mardi soir, j’ai fait la tarte à la tomate de ma mère dont je parle dans ce billet, et une salade verte.

Mercredi soir, j’ai cuisiné un clafoutis au chèvre, que j’ai servi avec une salade de fenouil. C’était frais et réussi.

Jeudi soir, nous avons, pour la quatrième fois, participé à la Grande Table des Lausannois, qui cette fois se tenait à la piscine de Mon-Repos. Les dieux de la météo étaient avec nous, la soirée était superbe. Nous avons pris l’apéro et les premières entrées dans les jardins de la piscine. Un des charmes (et pas le moindre) de cette soirée est qu’on y rencontre toujours des gens inconnus et sympas avec qui causer, et cette fois ne fit pas exception. Bonne compagnie, bonne boisson (dont un cocktail gin-concombre-verjus à tomber), délicieuse nourriture, je vous laisse en juger par la carte :

IMG_8570

Le menu (avec mes remerciements à Funambuline pour la photo, j’avais oublié de l’emporter)

Personnellement, j’ai particulièrement apprécié le poulpe, la soupe aux orties et le chip soufflé parmi les amuses-bouche (mais tout était délicieux, franchement), et j’ai adoré le bœuf rhétique (sorte de pot-au-feu modernisé) et les conchiglie farcies (qui étaient froides), mais là aussi, tout était délicieux, et on ne peut qu’admirer le fabuleux travail (dans la bonne humeur, de ce que l’on pouvait voir) des cuisiniers et du service.

2016-07-07 22.00.27

Confit de canard en cocotte

Les conchiglie, le confit de canard et le millefeuille de fromage furent servis assis, dans la piscine – et quand je dis dans la piscine, c’est vraiment dans le grand bassin (préalablement vidé, bien évidemment). Il faisait un peu chaud, mais c’était très supportable et totalement dépaysant :

Les desserts étaient proposés dehors, ce qui a permis de terminer cette splendide soirée au frais sur la pelouse. J’espère vraiment que cet événement se pérennisera, c’est un de mes rendez-vous préférés de l’été.

Vendredi soir, nous avions envie de profiter d’une jolie terrasse, et quelle terrasse de restaurant est plus charmante que celle des Alliés ? En plus on y mange très bien, le service est efficace et sympathique, et c’est tout près de chez nous ! J’ai pris la « brochette de filets de caille sur carpaccio de tomates anciennes » en entrée, puis le « tartare de saumon, coulis de petits pois crème basilic et menthe poivrée » (particulièrement bien assaisonné, et escorté d’une salade très agréable). C’était parfait, comme d’habitude.

Sur la terrasse

Enfin, cette semaine, nous avons pu user et abuser de notre terrasse ! Les chats étaient ravis (ils adorent nous voir au jardin ou à la terrasse, c’est comme s’ils nous accueillaient sur leur territoire).

Samedi soir, j’ai fait un Poke Bowl à l’avocat et au thon mariné qui était excellent – en fait, il s’agit d’un petit cousin du Chirashi Sushi  assaisonné différemment. En plus, c’est joli :

2016-06-25 20.32.15

Dimanche midi, nous étions invités dans ma belle-famille.

Dimanche soir, j’ai fait des filets de julienne aux épices et à la noix de coco, avec une julienne de carottes et courgettes poêlée (une double julienne, c’est rigolo !).

Lundi soir, j’ai servi (car on ne peut pas appeler cela cuisiner) du jambon cru, de la burrata, du melon et des tomates assaisonnées d’une vinaigrette à l’ail.

Mardi soir, j’ai fait la très fraîche salade de poulet et mangue de Nigella Lawson dans Forever Summer.

Mercredi soir, j’ai concocté des pâtes au pesto (maison le pesto – je ne supporte pas le pesto en bocal, qui n’a aucun goût, donc soit je le fais moi-même, soit je l’achète en sachet au rayon frais). J’ai servi ces pâtes selon la tradition génoise, en faisant cuire en même temps des petits cubes de pommes de terre et des haricots verts.

Jeudi soir, j’ai servi une salade de haricots borlotti (frais, préalablement cuits à la marmite à pression puis refroidis), tomates, tomates séchées et feta. J’ai fait une vinaigrette mixée incorporant du romarin et de l’ail frais, bien réussie, et j’ai servi du jambon cru à côté.

Vendredi soir, nous avions un invité. Nous avons mangé en entrée du guacamole au piment chipotle, puis des côtes de porc marinées grillées (mais sans la sauce prévue) et de la panzanella (recette tirée de ce livre, que j’ai depuis très longtemps), et en dessert une excellente salade de fruits.

En route vers l’été

Samedi soir, j’ai grillé des coquelets en crapaudine marinés au citron, que j’ai accompagnés d’houmous à la coriandre (ma recette habituelle d’houmous, à laquelle j’ai ajouté un énorme bouquet de coriandre au moment du mixage).

Dimanche midi, j’ai fait ce grand classique français qu’est le boudin pommes en l’air. Le boudin était français, et ne trouvant pas de reines des reinettes, j’ai pris des pommes Ariane qui étaient parfaites (elles iraient aussi très bien pour une tarte Tatin, elles restent intactes à la cuisson et ont ce goût fruité et acidulé qui convient bien à la préparation).

Dimanche soir, j’ai fait, à la demande de mon fils cadet qui vient de fêter son anniversaire, un filet de bœuf Wellington et une salade verte.

Lundi soir, j’ai à nouveau fait usage du grill avec des steaks grillés à la coriandre, escortés d’une savoureuse salade mechouia.

Mardi soir, j’ai mangé avec des amies à l’Aperitivo. J’ai d’abord choisi un carpaccio de veau (généreux et excellent, posé sur un lit de rucola et surmonté d’écailles de Parmesan), puis un plat qui a piqué ma curiosité, à savoir des spaghettis carbonara aux vongole. Il paraît que c’est un plat typique de la région d’origine du patron (quelque part en Calabre si mes souvenirs sont bons), une carbonara sans lard à laquelle on ajoute des vongole. C’était bon, mais je ne suis pas vraiment convaincue de l’alliance Parmesan/vongole, je dois dire.

Mercredi soir, j’ai cuisiné du poulet au miel et à l’ail, et une cocotte de champignons de Paris et de pommes de terre nouvelles.

Jeudi soir, comme il me restait des saucisses chinoises d’une semaine précédente, j’ai mitonné un riz sauté aux saucisses chinoises très satisfaisant.

Vendredi soir, nous avons mangé à l’Aquatis. Il s’agit là du restaurant de l’hôtel situé juste à côté du futur aquarium de Lausanne (qui ouvre en 2017). C’est un endroit vaste et décoré de manière très moderne (peut-être presque trop, il y a un côté un tout petit peu impersonnel), qui propose une cuisine française contemporaine très intéressante. En entrée, j’ai commandé les « Lichettes de veau ravigotées, radis green meat, huile de persil, condiment citron », une entrée froide très agréable composée de veau cuit coupé fin, de tranches de radis légèrement vert très rafraîchissantes, et d’une sauce genre Gribiche. Ensuite, nous nous sommes partagés une « Entrecôte rassie, sur os, rôtie, sauce chimichurri, mousseline de pommes de terre et salade criolla », un plat splendide composé d’une belle entrecôte servie saignante, comme commandé, d’un grand bol de sauce chimichurri maison et savoureuse, d’un plat de purée de pommes de terre et d’une superbe salade fraîche très bien assaisonnée. Vu les quantités, nous n’aurions, je dois dire, pas eu besoin d’entrée !

Pivoines, sardines et couscous

J’ai eu la surprise de découvrir quelques très belles pivoines dans mon jardin, le buisson qui était resté désespérément stérile ces dernières années ayant décidé de s’y remettre ! Je ne résiste pas à l’envie de vous gratifier d’une photo du joli bouquet que j’en ai fait (et oui, c’est ma cuisine délicieusement et très habituellement bordélique en arrière-plan) :

2016-06-15 07.21.36

Samedi soir, nous avons fait un superbe repas au Restaurant du Jorat. Nous avons pris le menu surprise. En première entrée, nous avons eu le « Petit Suisse végétal parfumé à l’huile de truffe blanche et céleri pomme », très étonnant (à base de quoi était le « petit suisse », aucune idée, et j’ai oublié de demander, mais il était onctueux et savoureux, relevé par la truffe). En deuxième entrée, du saumon mi-cuit à la crème de petits pois. Le plat était une « épaule d’agneau de lait confite au thym et son coulis d’ail des ours » superbe, moelleuse et généreusement servie. Ensuite, nous avons (pure gourmandise !) dévalisé le plateau de fromages, puis dégusté un spectaculaire « Concorde de M. Lenôtre et son sorbet de cacao » comme dessert, le Concorde étant un gâteau à base de meringue chocolatée et de mousse au chocolat élaboré par Lenôtre pour l’inauguration de l’avion du même nom en 1969.

Dimanche midi, nous avons fait un tour à la « Fête de la Sardine et du piment » dont parle très bien Guérilla Gourmande dans cet article. Une assiette de sardines grillées et une de piments padròn frits chacun, un coup de rouge espagnol, c’était très agréable !

Dimanche soir, j’ai fait des pâtes de riz sautées aux aubergines excellentes, très fondantes et goûteuses.

2016-06-12 20.44.57

Lundi soir, j’ai testé une recette qui m’avait intriguée, des blancs de poulet en escabèche. Eh bien c’est à refaire, c’était vraiment exquis ! Ma seule modification à la recette porte sur le temps de cuisson auquel je rajouterais 5 minutes, j’ai dû recuire légèrement (au micro-ondes) une partie des tranches de poulet à la dernière minute, elles étaient franchement trop roses. J’avais fait une salade de pomme de terre nouvelles et fenouil (cru) à l’huile de pistache en accompagnement, excellente !

Mardi soir, j’ai testé notre splendide nouveau grill (un Camping Gaz à brûleurs latéraux) et grillé des tranches de cou de porc marinées (24h dans un mélange d’huile d’olive, ail et coriandre mixés), avec lesquelles j’ai servi une salade de poireaux à la crème acidulée. Notre grill est à l’abri sur une terrasse couverte et vu le temps, nous avons mangé à l’intérieur, snif…

Mercredi soir, j’ai fait un couscous rapide. C’est un peu moins bon qu’en recette traditionnelle, mais pour un soir de semaine, c’est parfait !

Jeudi et vendredi soir, nous étions invités.

Et il pleut à la Saint-Médard…

Samedi soir, nous avons mangé au Jasmin, restaurant vietnamien près de chez nous mais que nous avions un peu oublié. Eh bien, nous avions tort ! Nous avons très bien mangé : des beignets d’aubergine au porc délicieux (servi avec des feuilles de salade et des herbes), des cuisses de grenouille marinées frites savoureuses et bien croustillantes, de la salade de porc haché au piment (servie avec des immenses chips de crevette) excellente, tout cela en entrée. Les plats ne déméritaient pas non plus : un canard piquant aux légumes parfait, plein de goût et où les légumes ne jouaient pas un simple rôle de figuration, des travers de porc juteux et bien assaisonnés, du porc au citron et piments exquis, et du canard à l’ananas qui était bon (mais probablement le plat le moins intéressant des quatre), le tout accompagné de riz parfumé à volonté. Il ne leur reste plus qu’à rafraîchir le décor et enrichir un peu leur carte des vins, et ce sera un 10/10 !

Dimanche midi, j’ai anticipé le beau temps (quel beau temps, au fait ?) et préparé une salade poulet/avocat/tomates/coriandre avec une sauce mayonnaise/jus de gingembre/citron vert/huile d’argan (la reine de la barre oblique, c’est moi !).

Dimanche soir, nous avons fait un excellent (et très copieux) repas au restaurant de l’Hôtel Swiss Majestic, le « 45 ». J’ai pris le petit Camembert rôti au miel en entrée (excellent, mais portion de déménageur !), et ensuite une côte de veau parfaite, bien rôtie et rosée à l’intérieur, accompagnées d’asperges vertes et blanches et d’une purée de pommes de terre violettes (un peu fade et superfétatoire, la seule et minuscule fausse note), le tout superbement arrosé d’un Bandol rouge du Domaine de Terre Brune 2009. Nous étions idéalement placés devant les baies vitrées, nous avons pu profiter de la vue exceptionnelle

2016-06-05 20.54.56.jpg

Lundi soir, j’ai voulu essayer une variation de la pizza : la pizza roulée. Grosso modo, on étale tous les ingrédients sur la pâte (en l’occurrence, tomates pelées hachées, poivrons en lamelles revenus à la poêle, mozzarella et salami), on roule serré et on coupe des « tranches » de quelques centimètres d’épaisseur, puis on dispose ces tranches à plat dans la plaque et on cuit comme d’habitude. Bilan : c’est nettement plus long à faire que la pizza classique et ça n’est pas meilleur. Par contre, c’est probablement plus pratique si on veut servir la pizza en mode buffet.

Mardi soir, j’ai cuisiné un riz aux saucisses chinoises un peu décevant (un peu fade, pour tout dire) et des pak choi sautés à la sauce huître. Je crois que je vais utiliser le reste du paquet de saucisses chinoises dans un riz sauté.

Mercredi soir, vite fait avant le concert de Cœur de Pirate au Festival Pully Lavaux à l’heure du Québec, nous nous sommes partagés une assiette de filets de perche frits accompagnés de frites au bar du festival.

Jeudi soir, j’ai fait un gratin de polenta aux côtes de bettes, fromage et chorizo. J’en avais déjà fait un il y a peu, mais comme tout le monde avait beaucoup apprécié, donc rebelote !

Vendredi soir, très tard, après le magnifique concert de Lynda Lemay (toujours au Festival Pully-Québec), nous avons mangé dans le seul (en tout cas à ma connaissance) restaurant de Lausanne qui sert toute la nuit, le Broadway Av. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais mes gambas ail et piment étaient très bonnes, escortées de frites et de petits légumes croquants, et le cadre et l’accueil sont sympas.

Il pleut sur Lausanne

La pluie me bouffe mon inspiration, je dors debout, je n’ai même pas eu le courage d’écrire ici le weekend passé, bref la honte. Voici donc un récapitulatif sur deux semaines.

Première semaine : il pleut

Samedi soir, nous avons mangé chez Suku’s Restaurant. J’ai pris une salade de bœuf au gingembre, très fraîche et revigorante, puis un rack d’agneau grillé aux épices, et en dessert un tout simple et délicieux lassi à la mangue. Je vous renvoie à l’article que Guerilla Gourmande a écrit sur ce repas, et qui en parle très bien !

Dimanche midi, j’ai fait une brandade de morue, que j’ai accompagnée de polenta grillée et d’une salade de betteraves aux oignons frais. J’avais eu beau dessaler la morue pendant 24h en changeant l’eau 5 ou 6 fois, elle était encore un peu trop salée, malheureusement.

Dimanche soir, j’ai servi des tranches de porc marinées (au vin blanc, jus de citron et paprika) et grillées, avec salade de lentilles et de bettes. J’ai trouvé les grillades un peu sèches, je suis toujours à la recherche de « la » méthode pour faire des grillades de porc aussi bonnes que celles que l’on mange dans les restaus portugais.

Lundi soir, j’ai improvisé un tartare de thon à la mangue (avec aussi du citron vert, du jus de gingembre et de l’oignon frais), accompagné d’une salade verte et de bon pain de la boulangerie Grin (en haut de la rue du Valentin, leur mi-blanc au levain est un délice).

Mardi soir, j’ai servi des asperges vertes sauce Parmesan et huile d’olive (si on peut appeler ça une sauce – mais c’est drôlement bon !), des artichauts frits (à la friteuse Actifry) et un assortiment de fromages italiens. Je survalide les artichauts frits à l’Actifry, ils étaient parfaits, avec les feuilles bien croquantes, presque comme des chips, et le cœur tout tendre.

Mercredi soir, j’ai fait un attiéké garni. C’est simple et délicieux. La seule chose compliquée c’est de trouver de l’attiéké, donc de localiser une bonne épicerie africaine. A Lausanne j’en connais trois : une dans la gare, juste à l’entrée, la deuxième au bas de la rue de la Borde, et la troisième rue du Tunnel, juste à côté de Chez Xu.

Jeudi soir, avec une amie, nous avons mangé au tout nouveau restaurant Fusion. L’endroit est superbe, très moderne, décoration noire et banquettes turquoise, et le service, après avoir été un peu raide au tout début, est très vite devenu absolument charmant (et très efficace). En entrée, nous nous sommes partagées une « trilogie de tacos : tartare de thon, saumon et sériole » et un « Softshell Crab et ses trois épices d’Asie ». Les trois tartares étaient excellents, chacun assaisonné différemment, de manière à mettre en valeur chaque poisson. Le terme de « tacos » m’a fait un peu sourire, il s’agissait tout simplement de quelques morceaux de tortilla séchés au four, un peu superfétatoires. Le crabe (frit, comme il se doit) était absolument délicieux (sans compter qu’il est difficile de trouver du crabe mou dans nos contrées, j’étais aux anges car j’adore ça). En plat, nous avons pris la « sole de Bretagne aux agrumes Japonais » et la « sériole mijotée, son jus et sa fusion de semoule et quinoa ». Tous les plats sont servis avec un accompagnement de trois « rice cubes », des cubes de riz à sushis aromatisés très plaisants. La sole était très bien cuite, mais son assaisonnement manquait un peu de caractère, et surtout elle était escortée (en plus de trois ou quatre minuscules asperges vertes) d’une purée de pommes de terre qui n’avait aucun intérêt gustatif dans ce contexte, en plus de faire doublon avec le riz. La sériole était exquise, dans un jus très parfumé dont la saveur rappelait celle du laquage japonais utilisé, par exemple, pour préparer l’anguille. Par contre, là aussi le petit pot de semoule et quinoa était sans intérêt et faisait, à nouveau, doublon avec le riz. Nous aurions toutes deux préférés des légumes, qui manquaient cruellement. En dessert, nous avons partagé un dessert du jour (« Inspiration du pâtissier » sur la carte, c’est plus joli…) très fusion et très réussi, une gaufre garnie avec des fruits, des coulis de fruit japonisants, et une boule de glace au thé vert. En résumé, je dirais que la cuisine est très réussie, mais nécessite quelques petits réglages. Les portions pourraient aussi être un tantinet plus généreuses.

Vendredi soir, nous avions des invités. En entrée j’ai servi une terrine de canard aux pistaches (j’adore faire les terrines, et celle-là est très bonne, je l’avais déjà faite une fois). En plat, du poulet au corn-flakes (c’est à peu près cette recette-là, mais je mets les épices que je veux, je ne fais pas toujours reposer les morceaux de poulet au frigo après les avoir panés, je ne mets pas de feuille alu dessus et je fais cuire à 180° chaleur tournante pendant environ 45 minutes) et une cocotte de petits légumes de printemps. En dessert, une mousse de fraises au basilic (sans le dressage dans des feuilles de bricks, je l’ai disposée dans des verres à tapas et surmontée de quelques fraises coupées) délicieuse mais dans laquelle le goût de basilic était presque imperceptible (il faudrait en mettre nettement plus à mon sens).

Deuxième semaine : et il continue à pleuvoir…

Samedi soir, nous étions invités chez des amis.

Dimanche midi, j’ai fait de la cuisine dans l’air du temps, de la cuisine « recyclage » : des spaghettis au pesto de fanes de carottes, délicieux (il suffit de mixer les fanes sans leurs tiges avec de l’ail, du sel, de l’huile d’olive et des fruits à coque – j’ai utilisé des noix de cajou). J’ajoute le Parmesan râpé dans l’assiette, ainsi chacun dose comme il veut.

Dimanche soir, après le très joli spectacle Skyline, nous avons fait un repas très réussi à la Brasserie de Montbenon. Voilà un endroit qui, je dois dire, mérite largement son succès. Le lieu est superbe (les vilaines structures surélevées posées dans les années 80 ou 90 et qui défiguraient la salle ont été enlevées), le service souriant et rapide, et la cuisine m’a épatée. J’ai pris une terrine de saumon en entrée, pas fade du tout (ce qui est le piège des terrines de poisson en général) et accompagnée d’une petite salade très fraîche et bien assaisonnée, puis une cassolette de ris de veau, morilles, asperges vertes et pommes de terre nouvelles à se relever la nuit, cuisson parfaite et sauce délectable.

Lundi soir, j’ai fait le poulet yassa de ma mère (une des rares recettes qu’elle m’a transmise, ayant beaucoup travaillé en Côte d’Ivoire), avec du riz et des liserons d’eau sautés au gingembre.

Mardi soir, j’ai mangé avec une amie au National à Vevey. Nous avons beaucoup ri et très bien mangé, en ce qui me concerne une entrée de mousse d’avocat et crevettes tout d’abord, puis un tataki de bœuf très savoureux. L’endroit est sympa, un bar-restaurant assez branché dont les fenêtres donnent sur un beau patio, et le service était efficace et attentif.

Mercredi soir, j’ai grillé sur la plancha des steaks marinés au piment chipotle, avec en accompagnement une salade de tomates (on essaye de trouver l’été là où on peut ma pauv’dame…).

Les steaks, sur le côté côtelé de la plancha électrique

Les steaks, sur le côté côtelé de la plancha électrique

Les jolies fleurs sont des fleurs de bourrache, en provenance de mon jardin

Les jolies fleurs sont des fleurs de bourrache, en provenance de mon jardin

2016-06-01 19.37.00

Jeudi soir, j’ai cuisiné ma soupe de borlotti, tomates et lard. C’est bon, c’est chaud, ça fait la nique à la pluie qui n’arrête pas de tomber.

Vendredi soir, j’ai envoyé mon cher et tendre en mission d’approvisionnement chez Daily Dumpling. J’ai fait une salade de chou chinois à ma sauce pour accompagner les dumplings (qui étaient délicieux, un assortiment).