Long Time no Read

Ô Lecteur, lectrice chéri(e), pardonne-moi, je t’ai fait faux bond ces derniers temps. En cause, un agenda chargé et un merveilleux long weekend de l’Ascension à Londres.

Je me rattrape donc, et t’offre trois semaines à la fois !

Première semaine

Samedi soir, après un apéro chez des amis, nous avons été manger Chez Cavu. C’est toujours aussi bon, mais hélas le menu du soir, qui de mémoire comportait entrée, plat et dessert et coûtait un peu moins de 100 frs, a été remplacé par un menu à rallonge (4 plats et dessert si je ne me trompe) bien plus cher. Tant pis, nous avons pris à la carte. Le service était un peu approximatif, mais aimable. J’ai commandé, en entrée, une nage de homard parfaite, et en plat, une côte de veau gargantuesque et délectable.

Dimanche midi, j’ai passé au four une grosse truite trouvée chez le poissonnier du marché en m’inspirant de cette recette. Accompagnée d’une purée de petits pois, elle était parfaite !

Lundi soir, une recette trouvée il y a plusieurs années et très appréciée, la salade ardennaise. C’est en même temps simple, savoureux et original !

Mardi soir, j’ai fait un tajine aux citrons confits. En même temps que la viande, j’ai fait cuire des carottes et légumes variés (ce que j’avais dans mon frigo !), et je l’ai servie avec du couscous. J’ai peut-être un petit peu trop cuit la viande, sachant que j’ai utilisé des cuisses de poulet désossées en lieu et place d’un poulet coupé en morceaux, mais c’était quand même très bon.

Mercredi soir, un rôti de veau normand, auquel j’ai ajouté des pommes de terre nouvelles pour en faire un plat complet – très bien (mais mon Calvados n’a jamais voulu flamber, allez savoir pourquoi !), peut-être un peu trop doux à mon goût.

Jeudi soir, nous avons profité du festival « moitié-prix » La Fourchette pour aller manger aux Chevreuils. Le service était gentil, mais avec une suite impressionnante d’erreurs, tellement que je me suis amusée à en dresser une liste :

  • Personne ne nous a pris les manteaux à l’arrivée (alors qu’il s’agit d’un restaurant assez chic).
  • On est venu nous demander si on voulait un apéritif alors que mon compagnon était absent – occupé, justement, à ranger les manteaux au vestiaire.
  • On a voulu nous faire goûter le vin alors que nous étions en train de boire l’apéritif.
  • Comme nous avons dit que nous goûterions plus tard, la bouteille a été posée sur la table et plus personne ne s’en est occupé après, nous avons goûté puis fait le service nous-mêmes pendant tout le repas.
  • Nous avions pris une eau minérale et une eau gazeuse. On m’a demandé laquelle je voulais (très bien), j’ai dit que c’était l’eau gazeuse, après quoi on a demandé à mon compagnon laquelle il voulait (euh, et l’eau plate c’est pour notre chien invisible ? Elle était assez drôle celle-là).
  • Une petite saucière a été renversée par une serveuse sur la nappe. En soi je ne considère pas cela comme un problème, ça arrive. Sauf que là, la nappe a bien été recouverte d’une serviette mais les giclures généreuses sur le parquet à côté de moi ont été ignorées jusqu’à la fin du repas ou presque.
  • Nous avons attendu l’addition pendant un quart d’heure.
  • En partant, personne ne nous a salués.

Bref, il manquait très clairement la supervision d’un(e) maître d’hôtel… Mais fort heureusement, la cuisine était, elle visiblement bien dirigée et nous nous sommes régalés ! Mon tartare de langoustines était une pure merveille. La portion était malheureusement minuscule, mais comme mon compagnon avait pris un fabuleux risotto au magret de canard et foie gras dont la portion était énorme pour une entrée, j’ai joyeusement phagocyté son assiette… En plat, j’ai beaucoup apprécié le pigeon rôti (même si les févettes qui l’accompagnaient étaient bien peu nombreuses).

Vendredi soir, c’était la fête des voisins dans notre rue. J’y ai contribué avec une salade de lentilles au jambon (avec beaucoup de persil et d’oignon frais), ainsi que des gougères.

Deuxième semaine

Samedi soir, j’ai improvisé un lapin (découpé en morceaux) enduit de moutarde et rôti au four, accompagnée d’une salade.

Dimanche midi, j’ai fait une recette qui me trottait dans la tête depuis un moment et dont je suis très contente, des spaghettis à la crème de fenouil.

Dimanche soir, nous avions des invités. En entrée, je me suis inspirée de cette recette pour faire des pressés de chèvres aux asperges et au melon. Le plat fut un gigot d’agneau cuisson lente sur lit de roquette et Parmesan, accompagné d’haricots borlotti frais au romarin. Et en dessert, un bon classique français, une charlotte aux fraises.

Lundi soir, repas sans cuisine (ou presque) : plateau de fromages, asperges sauvages poêlées et fruits (cerises, poires, pommes).

Mardi soir, côtelettes d’agneau au grill du four, et une recette inventée sur le moment de bettes aux pois chiches, que j’ai trouvée digne de retranscription.

Puis nous sommes partis à Londres, ce qui fera l’objet d’un prochain article.

Troisième semaine

Dimanche soir, en rentrant de Londres (avec une très petit faim étant donné nos agapes là-bas), il fallait quand même nourrir nos ados restés au bercail, j’ai servi sans complexe les restes décongelés et réchauffés du rôti de veau normand et pommes de terre nouvelles de la semaine précédente.

Lundi soir, j’ai fait une quiche lorraine (une vraie, sans fromage, avec seulement le bon goût de la crème et du lard) et une salade de brocolis (juste passés à la vapeur avec de l’ail en fine tranches, parsemés d’amandes effilées et assaisonnés de vinaigre d’abricots et d’huile d’olive).

Mardi soir, j’ai été manger avec une amie au Karma. C’est un restaurant de cuisine fusion que j’aime bien, les assiettes sont belles, appétissantes, savoureuses et bien servies, et le tartare de bœuf à l’italienne (aux tomates séchées, Parmesan, basilic et pignons) que nous avons pris était excellent, avec mention spéciale à l’accompagnement, des grosses frites « rustiques » vraiment délicieuses.

Mercredi soir, un simple filet de bœuf cuisson lente (avec une qualité de viande pareille, pas besoin de sauce), et une salade verte.

Jeudi soir, des rognons Beaujolaise (échalotes, déglaçage au Cognac, finition avec un mélange moutarde-crème) et purée de petits pois.

Et vendredi soir, à 7, avec des amis :

  • En entrée, un velouté de petits pois servi froid en verrines, et accompagné de crackers au fromage. Le velouté était parfait, bien frais pour cette première belle soirée d’été, mais les crackers étaient imprésentables, complètement friables, bien que délicieux. Je pense que j’ai étalé la pâte trop fin (la recette spécifiait que l’on pouvait faire environ 45 crackers avec la portion de pâte spécifiée, j’ai vraiment étalé fin, je pense qu’il s’agissait de 45 tous petits crackers…). Mais c’était joli quand même :

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  • Ensuite, un poulet au Vin Jaune sans morilles (deux des convives ne les appréciant pas), et accompagné de riz basmati et d’asperges vertes rôties au four. Là je vais parler vins, pour une fois (je devrais peut-être en parler plus souvent, d’ailleurs, puisque c’est aussi l’une de mes passions !). J’ai utilisé, comme tout Jurassien vous le recommandera, du Savagnin pour la recette, et juste rajouté un demi-verre de Vin Jaune 10 minutes avant de servir – c’est trop dommage de passer du Vin Jaune à la casserole comme ça ! Et avec le plat, j’ai servi deux bouteilles successives (puisque nous étions 5 à en boire) : un Vin Jaune « Côtes du Jura » 2005 de la Fruitière Vinicole de Voiteur, puis un Château-Châlon de la même année et de la même Fruitière. Si l’on se posait la question de savoir s’il vaut la peine de mettre le prix dans une appellation Château-Châlon, la réponse était claire : le premier était excellent, mais le Château-Châlon était à tomber les chaussettes !
  • En dessert, j’avais fait des Fontainebleaux aux fraises. Ils étaient délicieux, mais la prochaine fois je diviserai la quantité de sucre par 2, nous les avons tous trouvé trop sucrés (il faut dire que j’avais trouvé des vraies belles fraises bien goûteuses et bien mûres à la Ferme Vaudoise, peut-être qu’avec des fraises fades nous aurions moins eu cette sensation).

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Les saints de glace

Samedi soir, dans un essai désespéré d’attirer le printemps, j’ai fait une grande salade verte, asperges, fraises (gariguettes) et chèvre frais, et en dessert, une tarte à la crème vaudoise. Le printemps n’est pas venu, mais la salade était très bonne, et la tarte simplissime (on peut appeler ça le degré zéro de la pâtisserie…) et sublime.

Dimanche midi, envie de grignoter des os… J’ai fais des travers de porc, accompagnés d’une salade d’artichauts. Malheureusement, mon four est trop rapide et j’aurais dû surveiller plus, les travers étaient beaucoup trop grillés, presque charbonneux. A refaire en faisant attention !

Dimanche soir, j’ai tout préparé à l’avance pour cause de pièce de théâtre à 17h : du houmous, du caviar d’aubergines, et de la charcuterie (coppa, jambon cru, viande séchée) coupée maison, avec les premières baguettes jamais faites de ma vie (délicieuses, quoiqu’un peu denses – la prochaine fois je les ferai plus longues et fines, ça devrait les rendre plus aériennes, logiquement).

Lundi soir, nous nous étions inscrits au repas des chefs du Mandarin Oriental à Genève, arrosé avec du Champagne – toute la gamme de Laurent Perrier, un par plat. Fabuleux ! Le dessert « Kiss from Barcelona » en particulier, une espèce de mousse à l’eau de mer (!) et à l’huile d’olive, restera dans les annales.

Mardi soir, des hamburgers maison et des chips. J’en profite pour pousser un petit coup de gueule : j’ai voulu acheter les « patties », les galettes de hamburger, chez Manor : elles sont déjà assaisonnées. Bon, tant pis. Ensuite j’ai été au supermarché de la Coop City – il m’a fallu 10 minutes de recherche pour enfin trouver des patties nature. Et le pire, c’est que j’ai failli me faire avoir, sur les patties nature c’est marqué « hamburgers nature », mais sur les patties assaisonnées c’est seulement marqué « hamburgers », il faut lire la composition pour savoir qu’elles sont assaisonnées… C’est comme les légumes surgelés, il faut lire attentivement les compositions et souvent, on ne trouve que des légumes assaisonnés. Ca m’énerve, si vous saviez ! Bon, fin du coup de gueule. J’ai mis sur la table de l’avocat en purée, du ketchup, de la mayonnaise, du piment, des tranches de lard grillées, des feuilles de salade, et j’ai fait griller les petits pains à hamburger au grille-pain, et les hamburgers au grill du four, avec, en fin de cuisson, du fromage (Reblochon ou Provola italienne), et voilà ! Aussi bon que Holy Cow (mais si !) et, bien sûr, cent fois meilleur que le Mac Do.

Mercredi soir, j’ai fait un plat camerounais nommé « Bananes malaxées« , sur du riz parfumé. Je n’ai hélas pas trouvé de bananes fruit vertes, mais le résultat était quand même très très bon !

Jeudi matin avant de partir au boulot, j’ai mis les ingrédients pour la pâte à pizza (y compris de l’origan, c’est bon la pâte avec des herbes dedans !) dans la cuve de la machine à pain, et lancé le programme. Le soir, j’ai étalé la pâte, je l’ai garnie et nous avons mangé une excellente pizza blanche aux artichauts et jambon cru (j’ai un faible pour les pizzas blanches je dois dire).

Vendredi soir, nous avons été manger au restaurant du Stand de Gilamont. C’est un restaurant ouvert à midi seulement, mais une fois par mois, le patron organise un buffet à thème, qui lui sert de vitrine pour son service traiteur. Là, il s’agissait d’une soirée « dégustation des cuisines latines et créoles », et c’était franchement délicieux ! Des accras, du boudin antillais, de la chiquetaille de morue, du guacamole, de la salade de haricots noirs, et encore une vingtaine d’autres plats (dont une intéressante et excellente salade de mangues, oignons rouges et noix de coco fraîche que je compte bien dupliquer un de ces jours). Il y en avait tant que nous n’avons pas pu tout goûter !

Soupe et potée, puisqu’il le faut !

Vu le temps cette semaine, les légumes de printemps m’ont servi à confectionner des plats chauds et réconfortants !

Samedi soir, nous sommes retournés à la Brasserie Thaïe. C’était aussi délicieux que la première fois, je suis vraiment contente d’avoir pareil restaurant dans mon quartier (qui commence à en être franchement bien fourni, entre le pionnier Les Alliés, le charmant Tramway et ladite Brasserie Thaïe…).

Dimanche midi, j’ai fait un petit risotto aux crevettes et au lait de coco qui n’était pas mal du tout ! Il y manquait peut-être un petit quelque chose, je me demande si une pointe de curry vert n’aurait pas relevé sympathiquement le tout (influence du repas de la veille, peut-être ?).

Dimanche soir, un bon plat mijoté : des boulettes de viande aux épinards, servies avec du couscous. C’était très bon, surprenant (en fait, on sent peu le goût de la viande), et les boulettes avaient du mal à se tenir.

Lundi soir, une recette de ma confection, une soupe de borlotti, tomates fraîches et lard. Je sais que ce n’est pas encore la saison des tomates, mais il y a en ce moment des tomates sardes très goûteuses (et très chères) au marché, pour une utilisation à petite dose, pas trop souvent, elles conviennent très bien. J’adore cette soupe (j’aime énormément les haricots frais « courts », borlotti, fèves, etc.).

Mardi soir, émincé de poulet aux asperges et à la feta. Sans recette, tout simplement de l’émincé de poulet revenu avec un peu d’oignons et d’ail, arrosé de vin blanc, on y ajoute des asperges vertes en tronçons, quand c’est cuit, on émiette grossièrement un paquet de feta dedans, c’est parfait.

Mercredi soir, nous sommes allés à l’opéra (« Le Barbier de Séville » de Rossini, voix sublimes, mise en scène dynamique et inventive) puis en sortant, nous avons mangé à la Brasserie du Grand-Chêne. C’est un endroit agréable, un peu froid peut-être, mais qui sert une belle cuisine de brasserie traditionnelle. Mon pot-au-feu était délicieux, même si j’ai dû demander un rab de moelle, le micro-os qu’on m’avait servi étant un peu chiche.

Jeudi soir, j’ai utilisé deux paquets de diots ramenés de France (un paquet de diots fumés, un paquet de diots aux choux) pour faire une potée de diots au chou, selon cette recette mais en utilisant des pommes de terre nouvelles et en rajoutant un chou nouveau coupé en quatre. C’est simple, c’est bon et ça m’a rappelé que la cocotte minute c’est quand même drôlement pratique.

Vendredi soir, j’ai servi des ris de veau poêlés, accompagnés d’une salade de poires, fenouil, avocat et pistaches. J’avais vu mentionner la combinaison fenouil-poire-pistaches quelque part sur la toile et elle me parlait. J’ai donc improvisé cette recette, ma fois fort réussie !

De retour de vacances, sous la pluie et dans le froid….

Mais qui a volé le printemps pendant mon absence ?! Je reviens et voilà que tout est gris et froid… Brrrr. Heureusement, je retrouve ma bien-aimée cuisine, et les produits de printemps sont toujours là !

Samedi soir, pour compenser une semaine d’excellents restaurants français, j’avais envie de faire léger, et exotique. De plus, il fallait faire avec les moyens du bord, puisque nous sommes rentrés en fin d’après-midi. Nous avions fait des courses en rentrant, et puis il y a toujours le contenu des armoires et du congélateur… J’ai donc fait une simple soupe thaïlandaise aux crevettes, nouilles et lait de coco. Je n’avais ni carottes, ni petits pois ni coriandre, elle n’en fut pas moins excellente !

Dimanche midi, pure flemme, envie de se lever tard… On m’avait dit beaucoup de bien du tartare du restaurant La Treille à Prilly. Je dois avouer avoir été un peu déçue : certes, il est préparé à table, et il est tout sauf mauvais, mais franchement, pas de quoi écrire à sa mère…. Et l’ambiance est un peu tristounette  dans ce restaurant.

Dimanche soir, j’ai commencé à utiliser les trésors que nous avions achetés sur la route du retour, dans un magasin à Tullins très bien fourni en légumes et qui recélait une merveilleuse boucherie à la coupe. J’y avais acheté, entre autres, une pintade farcie que j’ai faite en cocotte et qui était à se lécher les babines. Je l’ai accompagnée de petits légumes (asperges violettes, courgettes, oignons nouveau, fenouil) achetés au même endroit, coupés fins à la mandoline et poêlés croquants à l’huile d’olive, c’était juste parfait.

Lundi soir, suite des merveilles de la boucherie : une belle et épaisse côte de bœuf pour quatre, poêlée (passage à feu fort de chaque côté pour bien brunir la viande, puis cuisson à feu doux 10 minutes de chaque côté, repos de 10 minutes sous alu, c’était parfait, juste bien saignant), avec des jolies pommes de terre nouvelles entières rôties au four et une salade verte. La viande était vraiment d’une qualité exceptionnelle !

Mardi soir, en provenance de la même boucherie, d’excellentes saucisses grillées (chorizos frais et chipolatas), avec des côtes de bettes à l’italienne (coupées fin – y compris le vert – puis poêlées doucement jusqu’à tendreté, et arrosées, quand elles sont tièdes, de jus de citron et huile d’olive). Je vous rassure, je n’ai pas fait de grillades à l’extérieur (il faisait dans les 12°….), j’ai simplement utilisé ma poêle-grill.

Mercredi soir, avec le Kenwood Cooking Chef qui est une aide précieuse pour ce genre de plat, j’ai servi des œufs brouillés aux poivrons friarelli et tomates cerises. Malheureusement, d’une part j’ai laissé les œufs cuire trop longtemps, d’autre part les tomates avaient peu de goût. Le tout est de ma faute, ça m’apprendra à surveiller mes cuissons, à ne pas jouer à Duel Quiz pendant que les oeufs cuisent et à ne pas me faire tenter par des tomates, même du pays, fin avril…

Jeudi soir, grande salade verte, asperges vertes, chèvre frais, avec pain grillé et petits chèvres mi-secs grillés, et une vinaigrette au jus de yuzu. C’est simple, c’est plus de la cuisine d’assemblage qu’autre chose, mais c’est délicieux. Et l’ajout de jus de yuzu dans la vinaigrette (en dernière minute, à la vue de la petite bouteille entamée de jus de yuzu dans le frigo) s’est révélé être une très bonne idée, il apporte vraiment quelque chose, une sorte de fraîcheur acidulée très agréable.

Et vendredi soir, avec une invitée : en entrée, des verrines de cervelles de canut (selon la recette de Ducasse), pain grillé et salade verte, puis du quasi de veau au vin blanc, accompagné de pommes de terre nouvelles et asperges vertes (cuits dans la même cocotte), et enfin une tarte aux pommes et au salidou.

Asperges, cabri, ail des ours… Vous avez dit printemps ?

Samedi soir, envie de faire simple et frais à la fois… Un tartare de légumes (carottes, poivrons, vert de poireaux, fenouil) au jus de yuzu, sirop d’érable et huile d’olive (j’avais lu quelque part sur la toile – mais où, aucune idée, et je n’arrive plus à retrouver ça – que je ne sais plus quel chef trouvait que c’était le même assaisonnement pour un tartare de légumes), et un beau plateau de fromages avec. J’ai un de ces petits engins miraculeux qui coupent les légumes durs en deux temps trois mouvements (le mien c’est celui-ci), et ce fût donc vite fait.

Dimanche midi, profitant du fait que mon cher et tendre avait clamé haut et fort qu’il était d’accord d’écosser et peler les fèves, je l’ai pris au mot : j’ai fait une salade de fèves aux lardons et au chèvre frais (2kg de fèves pour 4 personnes quand même…). C’était exquis, et tellement emblématique de ce beau printemps !

Dimanche soir, nous étions 7 à table. J’ai servi en entrée des feuilletés aux asperges et à l’ail des ours qui étaient franchement délectables. J’avais pensé faire un filet de bœuf sur lit de roquette et Parmesan comme plat, mais je suis tombée nez à nez avec un demi-cabri chez Aligro – c’est vraiment le plat printanier par excellence ! J’ai donc servi du cabri au four avec des pommes de terre nouvelles et une salade de roquette au Parmesan. Enfin, pour clore dignement et légèrement ce repas, j’ai imaginé une recette de carpaccio d’ananas au basilic et au gingembre.

Lundi soir, j’ai fait une omelette au four (c’est quelque chose que j’avais envie de tester depuis un moment, le concept m’intriguait). Comme j’avais quelques tranches de jambon de campagne et de jambon cru qui se languissaient dans le frigo, je les ai déchiquetées et ajoutées au fond du plat avant d’y verser l’appareil de l’omelette. Mon four étant un Speedy Gonzales, 20 minutes de cuisson ont largement suffi. C’était pas mal du tout je dois dire, surtout sachant que c’est fait en un rien de temps ! Comme la recette indique que les Québécois accompagnent cette recette de sirop d’érable, nous avons essayé, et à ma grande surprise (je suis un « bec salé ») c’était très bon (en plus d’ajouter du moelleux). J’ai concocté une petite salade de chou chinois et amandes dont j’étais très contente et qui accompagnait le plat parfaitement.

Pour mardi soir, j’avais noté la recette d’une amie virtuelle péruvienne, un lomo saltado. C’était délicieux, viande très tendre, poivrons croquants, beaucoup de goût ! J’ai servi comme accompagnement un plat d’oignons rouges et de poivrons friarelli (ou friadelli ? Je ne suis pas sûre et ma recherche sur le web n’a pas donné de résultats probants) rôtis au four (les oignons avaient un peu caramélisé, c’était très miam).

Mercredi soir, j’ai fait une recette éprouvée depuis longtemps, tirée du livre de Ken Ho « Les recettes faciles de la cuisine chinoise« , un « ragoût de poulet au riz » qui est en fait un riz gluant en ragoût aux saucisses (chinoises dans la recette d’origine, mais je préfère utiliser les saucisses thaï à la citronnelle qui sont une tuerie) et au poulet, que j’ai servi avec du chou chinois sauté au gingembre et à l’ail. Comme d’habitude, il n’en est pas resté une miette (ou un grain de riz, plutôt).

Jeudi soir, confit de canard, pommes de terre sarladaise, salade verte – simple, mais toujours apprécié !

Et la semaine s’arrête là : je pars en vacances et je vous dis : joyeuses Pâques et à dans 2 semaines !

Sunshine Award

Ma copine virtuelle (ben oui, j’ai des copin(e)s virtuelles, celles/ceux qu’on connaît exclusivement, ou presque, à travers internet, parce qu’on a beau les apprécier, ben on n’habite pas au même endroit) Tita m’a attribué, en janvier déjà (j’avais pas vu, honte à moi), un Sunshine Award. Tita tient un très joli blog qui parle de plein de choses, The Ordinarylogist. Et le principe des Sunshine Awards, c’est de dévoiler 10 choses sur soi et de passer le relais à 10 autres bloggeurs (ce qui va être difficile pour moi, 10 c’est beaucoup, mais on va faire ce qu’on peut !)

Ainsi donc, voici tout ce que vous vouliez (ou pas…) savoir sur la Gourmette et que n’avez jamais osé demander (Woody Allen inside) :

1) J’adore cuisiner (ça vous le saviez…) mais je déteste soigner la présentation, pour moi c’est du temps perdu, et c’est bien pour cela que j’oublie tout le temps de faire des photos.

2) J’aime la couture.

3) J’aime les chaussures, les vêtements, les chaussures, les bijoux, les chaussures, les parfums, et…. les chaussures.

4) Les points 1 à 3 ne m’empêchent pas d’être une féministe proclamée. Et non, ce n’est pas une contradiction, en tout cas pas à mon sens. Le féminisme n’a rien à voir avec « ne pas aimer faire des activités traditionnellement féminines » et tout à voir avec ne pas y être cantonnée…

5) Je suis une littéraire (bac Philo-Latin-Grec) qui a viré scientifique (études en mathématiques), puis informaticienne (ce qui est une troisième voie…).

6) J’aurais adoré écrire des romans, mais je suis nulle en la matière (sans compter mon manque de patience).

7) J’aime la cuisine moléculaire – et je me suis déjà fait tirer dessus à boulets rouges sur ce sujet, c’est à la mode de la dénigrer. Mais je l’aime, pas tout le temps, pas tout, mais je trouve marrant, intéressant, et ma prédiction est que, comme la Nouvelle Cuisine des années 70 (qui fut elle aussi très dénigrée), la cuisine moléculaire va peu à peu être intégrée, dans ses aspects les moins extrêmes, dans la cuisine quotidienne (d’ailleurs, ça commence déjà).

8) Je suis une grande paresseuse. Je n’ai jamais compris pourquoi, quand je dis ça, ça fait rigoler tout le monde, et pourtant, c’est la pure vérité.

9) Je déteste tout ce qui est amer. Vous ne trouverez jamais, dans mes articles de blog, de mention d’endives, pamplemousse, amaretto, trévise, etc.

10) Je pourrais passer ma vie à regarder des films et des séries.

Et maintenant, au tour de :

Chiva’s Regal
Encore des histoires de bouffe
Foodaholic
Guerilla Gourmande

Une semaine sans recettes et sans thème, au gré des envies

Samedi soir, j’ai décidé de profiter éhontément de la main d’œuvre gratuite que j’ai à la maison pour faire une recette avec des fèves, puisque c’est la saison ! J’ai donc enrôlé deux de mes hommes (le troisième ayant honteusement fui au cinéma) pour écosser puis peler un kilo de belle fèves bien fraîches, avec lesquelles j’ai fait des spaghetti à la crème de fèves et au salami, selon une recette d’une revue de cuisine italienne que j’adore, « Subito Pronto ». C’est une petite revue mensuelle sans prétention, qui coûte trois fois rien (un temps elle coûtait 1 euro, maintenant je crois que c’est 1,20 euro) et qui regorge de recettes intéressantes, bien expliquées et bien illustrées, je l’achète à chaque fois que je suis en Italie et je garde tous les numéros que j’achète. J’ai utilisé de l’excellent salami au fenouil acheté chez un charcutier italien au marché, et le résultat était vraiment exquis.

Dimanche midi, pas de recette, simplement des côtelettes d’agneau frottées aux épices chermoula, puis grillées au four, et des épinards frais juste tombés et beurrés.

Dimanche soir, nous avons mangé au Café de la Poste à Ropraz. Accueil absolument charmant (même avec le Passeport Gourmand, qui malheureusement est parfois mal accueilli), nous avons mangé un menu complet (mini-entrée d’asperges et charcuterie, soupe aux champignons, salade verte, longe de veau avec pommes dauphines et légumes, sorbet citron avec rondelle de pomme en beignet) pour un prix très doux, de la bonne cuisine familiale (et les pommes dauphines étaient maison, ce qui est rarissime), et l’endroit est très sympa.

Lundi soir, ayant trouvé du guanciale chez le charcutier italien, j’ai voulu refaire des spaghettis carbonara. En effet, la vraie et totalement authentique carbonara ne se fait ni au lard, ni à la pancetta (et je ne parle même pas du jambon, vade retro Satanas !), mais au guanciale. Ca m’a aussi permis de tester les spaghettis M-Budget que je venais d’acheter (ils sont très bons, à condition, comme pour toutes les pâtes, de les cuire quelques minutes de moins qu’indiqué sur le paquet). C’est vrai que le guanciale, coupé plus épais et avec un goût plus marqué que la pancetta, apporte quelque chose. Ceci dit, la pancetta est à mon sens un substitut très acceptable. J’ai accompagné les spaghettis d’une salade verte.

Mardi soir, j’ai découpé un poulet en morceaux, je l’ai rôti au four avec des pommes de terre nouvelles, et servi avec de l’ajvar (acheté, ça se trouve dans beaucoup de supermarchés de nos jours), une salade verte et une salade de concombre.

Mercredi soir, poireaux au jambon. Je déteste (et toute ma famille avec moi) les endives, surtout cuites, et quand j’ai lu quelque part qu’on pouvait faire des carottes au jambon ou des poireaux au jambon sur le modèle des endives au jambon, ça m’a donné envie. J’ai donc précuit les poireaux à la vapeur, puis je les ai emballés dans du jambon de campagne, arrosés de béchamel puis de Gruyère râpé, et cuits au four. C’était très bon, et ça aurait été encore meilleur si je ne les avais pas laissés trop longtemps au four.

Jeudi soir, polenta blanche (faite la veille pendant la confection des poireaux au jambon, et coulée dans une plaque à four) grillée et gratinée au fromage et au lard, avec des délicieux petits artichauts poivrade juste blanchis en salade

Vendredi soir, nous avons été dans un de nos restaurants préférés, le Restaurant du Jorat. Nous y sommes allés la première fois par hasard, le 1er août 1998 (peu de temps après l’ouverture), en sortant du zoo de Servion, et depuis nous y retournons régulièrement. Nous avons pris le menu surprise (chez un bon cuisinier, et devant une carte si intéressante que l’on a envie de tout prendre, j’aime bien le menu surprise, c’est reposant et ça fait découvrir des mets que l’on n’aurait pas forcément choisis). C’était, comme d’habitude, parfait – une superbe manière de finir la semaine !

Marmiton un jour, marmiton toujours ?

Cette semaine, j’ai continué dans l’exploration de mon carnet Marmiton.

Samedi soir, nous étions 6. En entrée, j’ai fait des verrines d’asperges, que j’ai surmontées de grosses crevettes poêlées, c’était absolument délicieux (et ça a le gros avantage de se préparer à l’avance – je déteste être en train de cuisiner quand les invités sont là). En plus, elles présentaient vraiment bien (et pourtant, dieu sait que la présentation ce n’est pas mon truc !) :

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2014-03-29 18.16.04

 

En plat, j’ai servi un curry malgache de porc et crevettes, avec du foutou de bananes plantain. Confession du jour : pour faire le foutou, j’ai utilisé un mélange en poudre acheté chez l’épicier indien (qui a une tonne de spécialités africaines). Le mélange porc crevettes et l’assaisonnement du ragoût en faisaient un excellent plat, mais la prochaine fois, je ne tricherai pas, j’essaierai de faire du foutou de bananes à partir de vraies bananes – là ce n’était pas mauvais, et ça allait bien avec la sauce, mais sans plus. En dessert, ma grande fierté de la semaine : un baba au rhum, que j’ai fait la veille (encore une préparation à l’avance !) et arrosé le jour-même, et servi avec de la crème fouettée au siphon et de l’ananas frais (délicieux ananas « bouteille ») coupé en dés.

Dimanche midi, nous avons été voir une exposition à Bâle. J’avais fait mes repérages sur le web (surtout que le dimanche, beaucoup de restaurants sont fermés), et trouvé Lily’s. J’ai beaucoup aimé, tant l’endroit (les longues tables, la clientèle cosmopolite) que la cuisine (et un service rapide et impeccable : 7 cuisiniers – la cuisine étant ouverte sur la salle, on le voit – et 7 personnes en salle, ça déménage !). J’ai mangé un poisson à la thaïlandaise au curry rouge (Pla Lad Prik pour les intimes) absolument délicieux.

Dimanche soir, vite fait sur le gaz (bon, chez moi c’est sur l’induction, encore plus rapide…), un rougail de boudin, fait avec du boudin créole de chez les Henny au marché de Lausanne (ça fait 25 ans que je leur en achète, et il est toujours aussi bon), accompagné, comme indiqué dans la recette, de flageolets. J’étais un peu sceptique sur l’alliance, mais ça va vraiment bien !

Lundi soir, une pashtida de carottes qui s’est révélée simple à faire et très agréable, avec quelques tranches de jambon de campagne acheté au marché (vous l’aurez sans doute remarqué, je fais toutes mes courses de fromages, légumes, fruits et viandes au marché de Lausanne).

Mardi soir, j’avais envie d’essayer le restaurant qui a remplacé le pub glauque du carrefour des Anciennes Casernes, tout près de chez moi : la Brasserie Thaïe. J’y ai mangé avec une amie, et nous avons été conquises. L’endroit a été entièrement rénové, révélant des détails décoratifs incroyables de la fin du XIXème siècle (un vitrail Art Nouveau, un miroir gravé encadré de stuc), et la cuisine est vraiment délicieuse. J’ai tout goûté (si vous m’emmenez au restaurant, soyez prévenus, je goûte dans votre assiette !), et tout était génial : mes crevettes croustillantes, la salade de papaye verte de mon amie, mon bœuf à la mode du chef (au piment et basilic), les crevettes au curry massaman de mon amie. La carte des vins, malheureusement, est très orientée vers les vins rouges (et je trouve que les vins blancs, surtout les aromatiques, vont beaucoup mieux avec la cuisine thaïlandaise), et les plafonniers sont très kitsch (dans un genre « disco kitsch » qui jure pas mal avec le style général), mais c’est bien les seuls reproches que j’aurais à faire.

Mercredi soir, j’ai profité de l’absence de mon ennemi de la salade verte pour servir une poêlée campagnarde aux gésiers sur lit de salade verte. Simple et efficace (et j’ai utilisé ma dernière boîte de gésiers, un petit tour en France s’impose).

Jeudi soir, pour rendre honneur au printemps naissant, un tartare à l’ail des ours (viande de bœuf, oignons frais, jus de citron vert, ail des ours, sel, poivre, moutarde, huile d’olive, coriandre), accompagné d’un « petit sauté de l’étang » trouvé sur un blog que j’affectionne, « Les recettes d’une Chinoise ». J’ai adoré, c’est frais, croquant et subtil, mais mes hommes, qui ont du mal avec le « subtil » justement, ont boudé la chose. Pas grave, ça m’a fait des restes pour le lendemain midi…

Et vendredi soir, j’ai profité de l’absence d’un autre ennemi culinaire, l’ennemi du piment, pour faire la recette la plus simple de la cuisine italienne : spaghetti aglio olio peperoncino. C’est con comme la lune, et incroyablement vite fait, mais si bon…

Marmitonneries

Cette semaine, j’ai plongé dans les profondeurs de mon carnet sur Marmiton pour la plupart des recettes. Je me promène parfois sans réel but sur Marmiton, et là j’accumule les recettes – il faut bien les essayer aussi !

Samedi soir, nous étions six, et j’avais envie de préparer un repas indien, mais pas trop pimenté étant donné que mon fils cadet a du mal à supporter le piment. En entrée, j’ai fait une soupe à la tomate et à la noix de coco, tirée d’un livre de cuisine indienne végétarienne que j’ai depuis très longtemps, et dont je n’ai jamais tiré une mauvaise recette – encore une fois, une réussite, une soupe très agréable, parfumée et légère. En plat, un poulet au poivre et au gingembre accompagné de riz au citron et aux épices, deux recettes du livre « Indian Food Made Easy » d’Anjum Anand (dont j’ai déjà parlé il y a quelques semaines). Le poulet était bon, mais le riz était carrément exceptionnel – à refaire ! J’ai mis quelques chutneys et pickles sur la table – et bien entendu, j’ai oublié de servir le chutney frais de menthe et coriandre que j’avais préparé et stocké au frigo… Enfin, comme dessert, j’ai servi une simple crème de mangue (mangue mixée additionnée de cardamome moulue et d’un chouïa de lait de coco, pas besoin de sucre). Elle était vraiment délicieuse, en partie grâce aux mangues elles-mêmes, bien mûres, et en partie grâce au fait que je mouds ma cardamome moi-même – la cardamome moulue du commerce a bien peu de goût.

J’avais souvent vu des recettes de quiche sans pâte, et le concept m’intriguait. Dimanche midi, j’ai donc fait une quiche sans pâte aux champignons, et en accompagnement des poireaux vinaigrette. En fait, la quiche sans pâte c’est une espèce de clafoutis salé – et c’est délicieux !

Dimanche soir, des keftedes (j’ai omis l’ouzo, n’aimant pas l’anis). Elles étaient bien moelleuses, je pense grâce au fait que les oignons sont râpés. Avec les keftedes, j’ai servi un carpaccio de fenouil au Parmesan (vive la mandoline !).

Lundi soir, en honneur au printemps naissant, un repas froid : charlotte aux poivrons et à la coriandre et charcuterie (jambon cru, speck, viande séchée des Grisons, et un délicieux chorizo en provenance directe d’Espagne). La charlotte était très réussie, mais trop compacte ; visiblement, la quantité de gélatine indiquée est trop importante. A diminuer d’un tiers, à vue de nez.

Mardi soir, des bricks au thon et aux carottes. Ceux-là, je les retiens, ils sont vraiment délicieux ! La farce est onctueuse, on sent bien le thon – les bricks c’est parfois un peu sec, là rien de tel. Je voulais accompagner les bricks d’une salade verte, mais comme j’ai un ennemi de la salade verte chez moi j’ai décidé d’en prendre une partie pour essayer une recette qui m’avait intriguée : la salade au micro-ondes. Sachant que ledit ennemi aime, bizarrement, la salade cuite, il fallait tester ! Bilan : pas mauvais, mais rien qui casse trois pattes à un canard, franchement.

Mercredi soir, j’ai utilisé des feuilles de pâte superfines de la marque Rana, avec lesquelles j’avais déjà fait d’excellentes lasagnes, pour faire des cannellonis au bœuf. Miam ! La finesse de la pâte est probablement moins importante que pour les lasagnes (qui en acquièrent une onctuosité incomparable), mais c’était vraiment exquis. Une petite salade de rampon à côté (c’est le nom local de la mâche, pour mes lecteurs franco-français), et la vie est belle !

Jeudi soir, avec un superbe filet de morue acheté chez Manor, j’ai cuisiné de la morue aux épices, avec à côté du riz aux épinards. C’était très bien, et je retiens la recette de riz – si l’on peut appeler ça une recette, des épinards surgelés hachés dégelés et réchauffés dans la casserole, puis ajout du riz, de l’eau, et cuisson classique à la Vietnamienne – c’est surprenamment bon.

Vendredi soir, nous avons sorti notre Passeport Gourmand et sommes allés manger à l’Auberge du Lac de Sauvabelin. C’est un joli endroit, j’adore ce lac et ses environs, la nature tout près de la ville… Il y a là un sacré potentiel qui est bien mal utilisé. Un accueil affable, mais une salle tristounette, et une cuisine passable, sans plus. J’ai pris une salade de poulpe en entrée qui aurait pu être très bonne (le poulpe était bien cuit et bien assaisonné), mais la salade verte était de la « 4ème gamme », et quelle idée de mettre des carottes râpées et des dés de betterave dans une salade de poulpe ! Ma bouillabaisse ultérieure ne relevait pas le niveau. Soupe trop salée, poissons trop cuits… D’ailleurs, j’ai compté une dizaine de convives en tout et pour tout, pour un vendredi soir c’est bien peu, ce qui montre bien qu’il y a des choses à améliorer.

Une semaine de restaurants, ou presque

Nous sommes partis pour le week-end à Paris, puis d’autres circonstances nous ont fait sortir en fin de semaine, j’ai de ce fait très peu cuisiné !

Samedi soir, à Paris donc, et à la sortie du théâtre (séance de 17h, c’est un horaire sympa), nous sommes retournés avec joie et délices au Petit Céladon, où nous avions déjà été plusieurs fois et qui est vraiment un bijou. Un repas complet (y compris vin et café) d’une qualité pareille à un prix pareil c’est cadeau (attention, la semaine c’est beaucoup plus cher). Excellents poireaux à la vinaigrette à la truffe et au jambon cru en entrée, puis tendre filet de bœuf accompagné de croquettes de moelle, et je rêve encore de la religieuse caramel beurre salé que j’ai eue au dessert…

Dimanche midi, nous avions des billets pour l’exposition Starwars Identités à 12h30 (seul créneau horaire possible pour nous qui était encore libre quand nous avons pris les billets), nous avons donc avalé un sandwich tardif en prenant le TGV du retour.

Dimanche soir, nous avons retrouvé nos fils au Mirabeau. Le Mirabeau est un restaurant merveilleux, hors du temps – j’y allais déjà avec ma grand-mère il y a bien 30 ans – dans le bon sens du terme, qui pratique une cuisine française traditionnelle soignée et goûteuse et un accueil immuablement poli, chaleureux et souriant. En plus il est ouvert tous les jours, situé près de la gare – que demande le peuple ?J’ai pris une salade de dents de lion (pissenlits pour mon lectorat français ;-)) aux œufs et lardons en entrée qui était un modèle du genre, puis des filets de féra aux asperges et aux morilles, et enfin un délicieux sorbet à la prune arrosé.

Lundi soir, je suis passée chez Manor puis dans mon épicerie asiatique préférée, Asia Kim Dung, rue Chaucrau, vite fait pour faire les courses. Il y avait des belles crevettes en action, qui m’ont inspirée pour cuisiner des crevettes géantes au sésame, fruit de la passion et coriandre en m’inspirant très librement de cette recette (mais sans mangue ni estragon, et avec de la coriandre). Avec cela, un guacamole tout simple (c’est je crois la règle de base du bon guacamole : simple !), un carpaccio de betteraves crues, et du taro au lait de coco (un essai, j’ai cuit les taros à l’eau comme me l’avait indiqué la patronne d’Asia Kim Dung, puis je les ai pelés, et comme ça me semblait un peu sec j’ai ajouté un gros schlouk de lait de coco et réchauffé le tout – excellent !).

Mardi soir, tartare de thon à la japonaise (mais j’ai remplacé le jus de yuzu, que je n’avais pas, par du jus d’orange), avec une salade de concombre japonaise qui m’a beaucoup plu et une salade verte.

Mercredi soir, un grand classique : des rognons de veau Beaujolaise, servis avec des légumes rôtis (chou-fleur, poireaux, pommes de terre nouvelles)

Jeudi soir, j’ai retrouvé une amie au National à Vevey. C’est un endroit que je connais depuis la fin des années 80 – à l’époque, c’était tenu par un couple helvéto-tunisien si je ne me trompe, ça ne payait pas de mine, et on y mangeait un excellent couscous. Depuis, le restaurant a changé de mains plusieurs fois. Depuis plusieurs années maintenant, c’est un restaurant-bar branché, cuisine fusion, ambiance sympa. J’aime beaucoup leur cour-jardin intérieure, même quand on ne peut pas y manger elle donne une amiance agréable à l’endroit, la salle étant configurée en L autour de la cour. Nous avons commencé par un cocktail (caipirinha pour moi) et j’ai ensuite pris le menu, un tartare de saumon délicieux en entrée, puis des filets de féra aux fèves (très peu de fèves, malheureusement, mais un excellent plat quand même, avec un accompagnement de légumes croquants très à mon goût) et enfin un cheesecake moelleux à souhait.

Vendredi soir, nous sommes retournés aux Deux Sapins à Montricher, découvert il y a plusieurs années grâce au Passeport Gourmand, et adopté illico. C’est vraiment une petite merveille, et leur carte des vins est presque 100% suisse et recèle des trésors, tel ce rouge d’assemblage « Pont des Soupirs » genevois que nous avons bu ce soir-là. La formule est celle du menu-carte, j’ai pris une déclinaison autour des poissons du lac (fumés, en tartare, en carpaccio) en entrée, puis un délectable plat d’agneau (la viande vient de la boucherie de Sévery et elle est toujours exquise), et j’ai fini par une excellente assiette de fromage. Accueil chaleureux, c’est loin pour nous mais ça vaut le voyage !