Les dix meilleurs plats que j’ai cuisinés ces derniers temps

Non, je n’ai pas seulement été au restaurant, j’ai aussi fait la cuisine ! Voici un « best of » de ces dernières semaines :

  1. Des lasagnes bœuf et aubergines. Je les ai faites sans recette, avec des lasagnes fraîches (que je ne précuis pas), des aubergines passées à la vapeur puis grillées, du bœuf haché revenu avec des oignons, une belle béchamel bien abondante, et du Parmesan râpé. J’en ai fait pour 6 personnes, nous étions 4, mes deux Attilas ont tout ratiboisé, il n’en n’est pas resté une miette.
  2. Des pelmeni (de bœuf et porc). Je les ai achetés surgelés chez Doushka, ils étaient géniaux ! Juste cuits au bouillon, puis assaisonnés d’un tout petit peu de vinaigre et de smetana (elle aussi achetée chez Doushka), une tuerie.
  3. Un poulet à la créole absolument délicieux.
  4. Une soupe à la courge (tout simplement du potimarron paré et coupé en cubes, cuit dans du lait et mixé) accompagnée de muffins au fromage.
  5. Un hachis Parmentier au céleri inventé par moi, et je dois dire drôlement bon.
  6. Un excellent renversé de pommes au calvados.
  7. Une açorda de mariscos (panade aux fruits de mer portugaise) excellente (mais je n’ai pas utilisé le persil mentionné dans la recette, j’ai mis de la coriandre, ce qui est plus traditionnel et surtout bien meilleur).
  8. Une très bonne salade de poulet aux noix de pécan.
  9. Un chili con carne (fait avec des haricots noirs, mes préférés) accompagné de cornbread (pain de maïs) à la place de riz. La recette de cornbread provient du livre de Steven Raichlen « High Flavor Low Fat Cooking » que j’utilise avec bonheur depuis une quinzaine d’années – quant au chili, je l’ai fait au pifomètre.
  10. Un tajine de poulet aux légumes de saison (que j’ai accompagné de couscous) trouvée dans le même livre de Raichlen. L’auteur préconisait d’employer des carottes, du céleri-boule et des navets, j’ai mis des carottes, du potimarron et des coings. Ben quoi, j’aime pas les navets… et on est en pleine saison des coings, qui ont donné une délicieuse touche acidulée et fruitée.

Malade quelques jours, mais cuisinière toujours

Si je n’ai pas posté depuis deux semaines, c’est j’ai été malade pendant 4 jours, du dimanche soir au mercredi soir de la première semaine (et encore pas très vaillante les quelques jours suivants). Les deux seules choses (à part dormir) que j’arrivais à faire c’était regarder des séries et… cuisiner. Vous me pardonnerez si cette fois, je ne mentionne pas les vins, je n’étais vraiment pas à mon affaire et ai donc oublié (et de plus, j’ai peu bu).

Première semaine

Samedi soir et dimanche midi, nous étions invités chez des amis.

Dimanche soir, j’ai fait une féra au lard sur lit de pommes de terre et poireaux. Résultat très moyen, poisson trop cuit (mais j’aurais dû m’en douter en lisant la recette) et un peu sec.

Lundi soir, un grand classique italien revisité par mes soins en recette rapide : pasta e fagioli express. C’est tout simple mais incroyablement satisfaisant, de ces bons plats d’hiver qui donnent chaud au ventre et au cœur.

Mardi soir, j’ai servi une soupe de poulet vietnamienne en utilisant une recette de ce blog (je n’arrive pas à référencer la page, le lien a un comportement bizarre). C’était délicieux, en même temps nourrissant, plein de goût et léger.

Mercredi soir, j’ai mitonné un très roboratif bœuf bourguignon tiré du livre Recettes Françaises d’Elisabeth Scotto (qui est ma bible en matière de grands classiques français), accompagné de carottes et pommes de terre.

Jeudi soir, j’ai servi du bœuf mijoté aux pommes de terre, une belle recette qui montre un autre aspect de la cuisine chinoise, bien loin des plats glutamateux de certains restaurants.

Vendredi soir, nous avons été chez Gina Ristorante, où nous avons très bien mangé. En apéritif-entrée, nous nous sommes partagés du jambon de Parme accompagné de châtaignes caramélisées et de pain carasau, puis j’ai pris d’exquises lasagnes aux bolets. Nous avons arrosé ce repas d’un excellent Valpolicella Classico Superiore Ripasso 2010 (dont, ô honte, j’ai oublié le nom du producteur).

Deuxième semaine

Samedi soir, j’ai fait des œufs cocotte aux cèpes (mais en séparant les blancs des jaunes et en ne faisant cuire les jaunes que 2 ou 3 minutes en fin de cuisson, ce qui évite l’effet « œuf dur »), accompagnés d’une fondue de poireaux au curry.

Dimanche midi, vite fait bien fait, des pâtes fraîches (un mélange de raviolis au zeste de citron et de ravioli aux marrons, achetés au marché chez Padula) beurre et sauge.

Dimanche soir, je me suis lancée dans une recette à longue cuisson : un sancocho colombiano (qui est la version colombienne du pot-au-feu) avec sauce pico de gallo. J’adore la cuisine sud-américaine, et je n’ai pas été déçue par le résultat. La sauce apporte une touche de fraîcheur et de peps juste parfaite !

Lundi soir, pour me venger de mon ratage du dimanche précédent, j’ai refait des filets de féra (sans recette cette fois) sur lit de potimarron rôti au four. J’ai cuit la féra à peine 10 minutes, en fin de cuisson du potimarron, c’était nickel.

Mardi soir, j’ai improvisé avec ce que j’avais dans mes armoires et dans mon frigo, et ça a donné des fort sympathiques spaghettis aux artichauts et à la scamorza à la truffe.

Mercredi soir, avec des amis, nous avons dégusté un sublime repas « gibier à plumes » au restaurant du Moulin d’Assens.

Voici l’impressionnant menu :

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C’était un triomphe : cuissons parfaites, goûts en même temps affirmés et subtils, sauces bien élaborées, portions bien mesurées qui nous ont laissé rassasiés mais pas étouffés. Même la présentation était parfaite, voyez ce petit cygne en pâte et crème de marrons, sur le bord de l’assiette d’élixir de faisan :

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De temps en temps on venait nous présenter les volailles « au naturel » :

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Et voici les mignardises de fin de repas :

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Jeudi soir, j’ai servi mes désormais classiques ris de veau poêlés (sans recette, ris de veau juste débarrassés des grosses membranes, poêlés dans du beurre à rôtir une bonne demi-heure, de manière à être bien dorés sur toutes les faces) et gratin de cardons. Le gratin était délicieux, et l’astuce de la recette est très intéressante, ça permet d’éviter de faire une béchamel, ce qui est utile quand on est pressé.

Et vendredi soir, nous étions invités chez des amis.

Retour d’Italie

Le lac de Garde est magnifique en automne, nous avons passé une semaine superbe. Une fois n’est pas coutume, voici quelques photos :

Le théâtre olympique Palladien de vicenza

Le théâtre olympique Palladien de Vicenza

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Le lac, les cygnes, le soleil d’automne…

Le lac depuis la maison, au coucher du soleil

Le lac depuis la maison, au coucher du soleil

Le lac et la forêt

Le lac et la forêt

Vérone, bord de l'Adige

Vérone, bord de l’Adige

Nous sommes revenus d’Italie chargés de beaux souvenirs donc… et de victuailles (je ne perds jamais le nord en matière de nourriture), ce qui a nourri, littéralement, notre première semaine après les vacances.

Samedi soir, j’ai fait un tout simple poulet en morceaux épicé et rôti au four, accompagné de côtes de bettes assaisonnées au citron et à l’huile d’olive.

Dimanche midi, des belles pâtes fraiches (cappelleti) à la fonduta et à la truffe, avec une sauce au céleri. J’étais très contente de la sauce, qui permet de changer un peu de l’éternel (quoique délicieux) « burro e salvia », beurre et sauge.

Dimanche soir, j’ai servi des côtelettes d’agneau grillées au four, et des fèves fraîches (enfin, surgelées – grâce à notre récente excursion au Picard de Ferney-Voltaire, qui m’a permis de faire le plein de paquets de fèves surgelées pelées).

Lundi soir, j’ai mis sur la table (car on ne peut pas appeler cela cuisiner) un grand classique de la cuisine rapide à l’italienne, des piadine, avec du jambon, de la robiola, des tomates et de la roquette. Les piadine venaient du Carrefour d’Aoste, il m’a suffi de les chauffer rapidement à la poêle, puis chacun a garni la sienne.

Mardi soir, j’ai réalisé une recette du magazine Cuisine de Saison, un gratin de courge butternut et fromage – c’était très bon.

Mercredi soir, retour vers l’Italie : des scaloppine al limone, accompagnées de pommes de terre et poivrons rôtis.

Jeudi soir, nous avons été à une très belle dégustation de vins organisée par le marchand de vins Elie Gazzar, puis avons poursuivi la soirée par un repas à La Suite : en entrée, j’ai pris un pressé de joues de cerf au foie gras, choux rouges marinés, coulis aux airelles, et en plat, des sacottini aux cèpes, chiffonnade de San Daniele et suc de viande. Le tout était vraiment excellent, et la Suite reste un restaurant à recommander, même si certains prix sont parfois surprenants (je pense par exemple aux 55.- facturés pour le plat de mon compagnon, des noisettes de chevreuil certes bien cuisinées, très tendres et accompagnées de jolis petits légumes, mais qui ne justifient pas une somme pareille).

Et vendredi soir, une impro que j’ai trouvé fort réussie (si je peux m’auto-congratuler, allez, dites, je peux ?), une salade tiède de butternut à la feta.

Deuxième semaine : le froid est revenu !

Samedi soir, un vrai repas d’automne roboratif et réconfortant : du saucisson vaudois, avec des pommes de terre et carottes arrosés de cancoillotte.

Dimanche midi, après l’exposition Renoir chez Gianadda à Martigny, nous avons mangé au Napoléon. J’aime bien cet endroit, avec son côté « carnivore rustique ». Nous nous sommes tout d’abord partagé une entrée de carpaccio de cerf et une autre de terrines de gibier en duo, puis j’ai pris la côte de cerf sur ardoise et mon compagnon le filet de chevreuil, sur ardoise lui aussi. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais la viande est bonne et bien préparée, la carte des vins bien achalandée et le tout est servi avec le sourire, que demande le peuple ?

Dimanche soir, j’ai fait une recette de lasagnes au gibier, selon une recette du livre « Jamie’s Italy » de Jamie Oliver, en utilisant une cuisse de lièvre, un morceau de cerf et une saucisse à rôtir de sanglier. Préparation vraiment longue (même si je n’ai pas fait les pâtes moi-même, j’ai pris les lasagne extra-fines fraîches de Rana), je crois que j’ai mis environ 2h30 en tout, mais c’était absolument délicieux ! Et j’en ai appris que le fait de ne pas utiliser de la viande hachée, mais plutôt de la viande découpée en petits morceaux, ajoute vraiment quelque chose de particulièrement satisfaisant à ce type de plat.

Lundi soir, j’ai sorti du congélateur des steaks d’araignée que j’ai poêlés et servis avec une sauce à la moutarde toute simple et une salade verte.

Mardi soir, j’avais rendez-vous avec une amie à la Rouvenaz à Montreux. J’ai pris le tartare de bœuf, parfaitement assaisonné, accompagné d’excellentes frites, de toasts (toast et frites, je n’ai jamais compris – honnêtement, toasts et tartare je n’ai jamais compris, je laisse toujours les toasts, pour moi la combinaison idéale c’est tartare, frites et salade verte), et j’ai terminé par un sorbet citron et vodka.

Mercredi soir, j’ai préparé une quiche aux champignons et aux lardons, que j’ai accompagnée d’une salade de fenouil à l’huile d’olive et au citron. Depuis que je coupe le fenouil très finement à la mandoline, je trouve la salade de fenouil encore meilleure (mais gare aux doigts, la mandoline est un instrument redoutable et l’usage du poussoir est hautement recommandé).

Jeudi soir, nous avons mangé au Chasseur à Essertines-sur-Rolle. J’ai des réserves sur le risotto (trop peu de riz par rapport aux légumes, pas assez de moelleux, comme si la mantecatura finale – le moment où l’on ajoute un corps gras, beurre ou Parmesan souvent – n’avait pas été faite) que nous avons eu en entrée, par contre le sanglier du plat était tout simplement le meilleur que j’aie jamais mangé, cuit rosé, bien tendre et juteux, la perfection. De plus, il était très bien accompagné de fruits cuits, et de délicieux spätzlis.

Et vendredi soir, nous étions invités chez un ami. Un festin de mini-entrées, puis de risotto (juste parfait, contrairement à la veille), de bar grillé et de poireaux sautés au vin et au vinaigre – j’ai dû déclarer forfait pour le dessert !

 

Une semaine tranquille

Samedi soir, nous avons testé le Restaurant de la Paix. Il y avait très peu de monde, et c’est bien dommage, l’endroit est très agréable, le service était charmant (on nous a même offert deux verres de vin pour nous le faire goûter !), et c’était très bon. J’ai pris un carpaccio de féra frais et bien assaisonné, suivi d’un plat de homard décortiqué sur un lit de boulgour aux petits légumes vraiment très réussi (et il s’agit là d’une alliance à laquelle je n’aurais jamais pensé !).

Dimanche midi, tout simple : des cailles désossées frottées d’un mélange d’épices et passées au grill, accompagnées d’épinards frais cuits et arrosés d’un filet d’huile d’olive.

Dimanche soir, j’ai fait une quiche aux poivrons et chorizo (avec une pâte aux petits suisses qui n’avait en fait rien de feuilleté mais était très bonne), avec une salade de tomates à l’ail nouveau.

J’avais vu sur Marmiton une recette de poulet aux chanterelles, ça m’a donné des idées – même si je n’ai pas suivi la recette. Lundi soir, j’ai donc fait un poulet aux chanterelles tout simple, mais vraiment excellent : poulet découpé en morceaux (mon chat a miaulé pendant tout le temps où je découpais le poulet…), un kilo de pommes de terre nouvelles, un peu d’huile d’olive et de gros sel, et hop au four bien chaud. J’ai mélangé deux ou trois fois, et 15 minutes environ avant la fin de la cuisson j’ai ajouté une livre de chanterelles nettoyées, en mélangeant à nouveau.

Mardi soir, j’ai fait de manière totalement improvisée des boulettes de viande à la coriandre, que j’ai accompagnées d’une salade mêlée (verte, tomates, concombre). J’ai tellement aimé ma recette que je la donne ici !

Mercredi soir, j’ai refait des lasagnes au chèvre et aux légumes (poivrons, poireaux, aubergines) – recette découpée dans un magazine il y a des lustres, déjà testée et approuvée. J’ai utilisé les feuilles de pâtes extra-fines de Rana, je les adore, elles donnent un résultat super-onctueux (sachant qu’il faut faire des couches de garniture beaucoup moins épaisses que d’habitude entre les couches de feuilles de pâte – concrètement, au lieu de 3 couches de feuille et 2 couches de garniture, je mets 6 couches de feuille et 5 de garniture). Je précise que je n’ai aucune relation avec la marque Rana autre que d’être simple cliente !
J’ai aussi ajouté quelques louchées de bouillon dans le plat garni, quand on ne précuit pas les pâtes c’est nécessaire, sinon il faut faire encore plus de béchamel et ça alourdit vraiment trop le résultat. Bref, j’espérais avoir des restes, ben non, rien, tout a disparu dans les estomacs sans fond de mes gaillards !

Jeudi soir, étant donné le temps maussade, nous nous sommes réconfortés avec une bonne raclette, avec les délicieuses petites pommes de terre nouvelles que l’on trouve en ce moment.

Et vendredi soir, nous sommes allés manger au restaurant La Chotte, à Romanel-sur-Lausanne. C’est un endroit très agréable, service affable et efficace, cuisine soignée, prix moyens. Ma panna cotta de poivrons en entrée était peut-être un poil trop salée, mais délicieuse quand même, et mon plat de veau cuisson lente était parfait.

Noël et autres gourmandises

Samedi soir, nous avions rendez-vous avec des amis à la Clef d’Or, à Bursinel, où j’avais réservé depuis plusieurs semaines. Nous sommes arrivés (heureusement !) avant eux – c’était fermé… Je ne saurai jamais ce qui s’est passé, sur leur site il n’y a aucune mention de cette fermeture, dans la devanture il y avait un panneau « Fermé du 15 décembre au 22 janvier ». Dommage, j’aime beaucoup ce restaurant, qui fait une excellente cuisine du Sud-Ouest de la France. Et puis un samedi soir juste avant Noël, à 20h, que faire ? Pas évident de trouver un bon bistrot avec une table libre… Heureusement nous avons pensé au Serpolet, à Tartegnin, où nous n’étions pas retournés depuis longtemps, et qui sert de bonnes choses pas compliquées mais très bien faites. Et coup de chance, j’ai appelé, ils avaient une table libre pour 4… Un coup de fil à nos amis et 20 minutes plus tard, nous y voilà attablés. Terrine du chef (et vraiment du chef, pas achetée, ça se sentait) en entrée, puis cailles au foie gras et petits légumes, le tout arrosé de vin de la commune et de bonne compagnie, c’était parfait !

Dimanche midi, rôti de bœuf en croûte de sel (recette découpée il y a des lustres dans je ne sais plus quel magazine et collée dans un classeur, j’en ai des centaines comme ça…), accompagné d’épinards en branches au St-Moret. Le rôti était bon mais un peu surcuit, les épinards délicieux (même si c’est un peu le niveau zéro de la cuisine : décongeler les épinards, bien les presser, les réchauffer, ajouter le St-Moret, laisser fondre en mélangeant bien…).

Dimanche soir, comme il me restait un paquet de lasagnes fraîches extra-fines au congélateur, j’ai fait des lasagnes aux légumes (aubergines et poivrons, oui je sais ce n’est pas du tout la saison, mais une à deux fois par hiver je craque sur des légumes d’été, que voulez-vous, l’envie de soleil et de chaleur !), et au chèvre frais (aussi une recette découpée), qui étaient très fondantes et réussies.

Lundi midi (puisque nous étions en vacances, j’ai cuisiné aussi à midi cette semaine), j’ai fait un simple repas de harengs en bocal d’Ikea (4 sortes – je vous recommande particulièrement ceux à la moutarde, mais franchement ils sont tous bons), accompagnés de pommes de terre bouillies et de bâtonnets de concombre cru.

Lundi soir, nous sommes allés boire du vin chaud et faire les magasins de Lausanne pendant les nocturnes de Noël, avant d’aller manger au Java. Cuisine un peu fusion, pas mal faite mais avec peut-être un petit manque de saveurs affirmées. Ma galantine de volaille était bien exécutée mais un peu fade, et mon tartare « à la mexicaine » était bon, mais je n’y ai pas senti les haricots rouges, le piment et le guacamole qui étaient censés en faire partie.

Mardi midi, il fallait faire simple en prévision du soir. Œufs au plat, et chou romanesco sauté aux pignons. Le romanesco, tout comme les brocolis, demande une cuisson très courte, 3 minutes de blanchissage puis quelques minutes à la poêle et il est parfait, quand on le cuit trop longtemps il prend ce goût de vieux chou que je déteste.

Mardi soir, eh bien c’était la veille de Noël, la date à laquelle on a toujours fait « le » bon repas dans ma famille. J’ai donc mis les petits plats dans les grands, et fait des bricks de foie gras en entrée, fort réussis (le foie gras chaud est vite écoeurant, mais cette recette évite tout à fait cet écueil), accompagnés d’une confiture d’oignons, ainsi que des rouleaux de saumon au fromage frais pour mes fils, non-amateurs de foie gras, tout cela accompagné d’une salade de mesclun. En plat, j’ai mis au point une recette de risotto aux coquilles saint-Jacques dont je suis fort contente (et une fois n’est pas coutume, vous en trouverez la recette ici sur ce blog), et en dessert, roulement de tambour, j’ai fait ma première bûche ! C’était une bûche aux poires et au caramel beurre salé. J’étais ravie, elle était délicieuse (les petits morceaux de poire et la composition de la crème faisaient qu’elle n’était, là non plus, pas du tout écoeurante) et superbe, regardez :

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Mercredi midi, j’ai recyclé les restes de risotto. Après bien des essais au fil des ans, mon opinion est formée : les restes de risotto, ça ne se réchauffe pas tels quels, ça se  re-cuisine. On peut en faire soit des arancini (mais comme je n’ai pas de friteuse, je passe mon tour), soit du gratin, soit une galette croustillante (à la poêle). C’est cette dernière option que j’ai choisie, et accompagnée d’une salade verte.

Mercredi soir, nous étions invités dans ma belle-famille, j’ai donc mis les pieds sous la table et je me suis laissée servir, c’était bien agréable.

Jeudi midi, j’ai sorti un paquet de tagliolinis ramené d’Italie il y a quelques temps, et pour la sauce, j’ai emballé une boite de vacherin (ouverte) d’alu, piqué le fromage d’ail, arrosé d’un soupçon de vin blanc, et passé 20 minutes au four (ce que l’on appelle une boîte chaude dans le Jura). Il suffit ensuite de verser le fromage sur les pâtes cuites, et de servir. Ce n’est pas franchement léger, mais c’est délicieux !

Jeudi soir, histoire de se calmer un peu après toutes ces agapes, des sushis… J’ai un livre de cuisine Japonaise appelé « A Taste of Japan » qui donne une excellente de recette de sushis en « do it yourself » : il faut faire le riz (et la recette donne un excellent résultat), l’omelette japonaise, couper du concombre, de l’avocat, diviser des feuilles de nori en quatre, cuire des shiitakés dans du bouillon, cuire des crevettes, découper du poisson cru (là j’ai fait simple, saumon et thon), et servir le tout sur la table. Chacun assemble ses sushis à son gré, l’auteur indique que c’est souvent comme ça que les Japonais mangent les sushis à la maison. Il faut quand même, pour 4 personnes, compter 2 heures de travail pour une novice en cuisine Japonaise comme moi, et je suis sûre que je ferais frémir n’importe quel expert en sushis par ma manière de découper le poisson, mais le résultat est franchement bon, assez pour que mon fils aîné me le réclame chaque année en repas d’anniversaire depuis au moins 5 ans.

Vendredi nous sommes partis en vadrouille, visiter la toute nouvelle Fondation Pierre Arnaud, qui vient d’ouvrir à Lens, en dessous de Crans-Montana. L’exposition actuelle (sur le divisionnisme) nous a beaucoup plu, et nous avons très bien mangé dans le restaurant du musée, l’Indigo : feuilleté de ris de veau, puis daurade aux petits légumes (cuisson parfaite du poisson, avec une peau croustillante). En rentrant, nous nous sommes arrêtés à Sierre dans le magasin de Provins, et en sommes repartis avec un échantillonnage de leur production : 18 bouteilles différentes !

Et vendredi soir je n’ai pas cuisiné, j’ai déballé… Des fromages du marché (brebis frais au piment d’espelette, Délice de Pommard, Maréchal, mimolette, je ne sais plus quelle pâte molle à la truffe, Manchego), du chorizo et des fruits (pommes, poires, kakis vanille, raisins).