Du foin, des soupes

Samedi soir, nous étions invités chez des amis.

Dimanche midi, nous avions décidé d’aller voir l’exposition « Le corps peint », dont nous avions le flyer aimanté sur la porte du frigo, à la Fondation Pierre Arnaud. Surprise, l’exposition avait changé, plus trace du corps peint (pourquoi ? aucune idée), place à une exposition très contemporaine sur le Mur de Berlin, que nous avons parcourue en 40 minutes à peine (l’art moderne étant fort peu de notre goût). En sortant, nous avons fait un délicieux repas en terrasse au restaurant Le Monument à Lens (dont j’avais déjà parlé dans cet article). J’ai pris leur entrée du jour, à savoir un tartare de homard (cuit, évidemment) très bien assaisonné et généreusement servi, puis un tartare bœuf et foie gras succulent, accompagné d’excellentes frites et d’une petite salade très fraîche.

Dimanche soir, j’ai fait une soupe à la courge (avec une courge musquée ramenée du sud de la France, c’est délicieux) à la feta, accompagnée de pain grillé.

 

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L’assiette de mon fils cadet – il aime mettre le pain dans la soupe

Lundi soir, j’ai servi des côtes de veau poêlées accompagnées de légumes à l’étouffée (poivrons, aubergines, oignons). Ça m’a donné l’occasion de tester l’accessoire à brunoise du Kenwood Chef, prêté par une collègue. Verdict : il fonctionne très bien, mais je crois que j’en ai peu l’utilité, je ne coupe presque jamais les légumes en dés de cette taille. Dommage qu’il ne soit pas possible de choisir entre plusieurs tailles de dés !

Mardi soir, encore une soupe, cette fois-ci aux haricots noirs, très bonne.

Mercredi soir, j’ai fait un gratin de pâtes au chorizo, avec du cole slaw.

Jeudi soir, j’avais envie de tenter une expérience. C’est bien la première fois que je trouve un ingrédient de repas à l’animalerie… Il me fallait du foin, non traité de plus, je l’ai donc acheté dans un magasin de produits pour animaux (j’ai d’ailleurs bien fait rire la vendeuse en lui disant que j’insistais sur l’absence de pesticides parce que c’était pour un usage culinaire) et j’ai fait du poulet au foin, que j’ai servi avec une purée de pommes de terre et carottes. Résultat des courses : poulet semi-cru au bout d’une heure et demi de cuisson, j’ai fini de le cuire en montant la température à 220° et en laissant à découvert pour 20 minutes de cuisson supplémentaire. Du coup il n’y avait plus vraiment de goût de foin… Il faut que je trouve une autre recette.

Vendredi soir, j’ai mijoté un tajine d’agneau aux aubergines et pois chiches. J’ai divisé la recette par deux, mais mis plus d’aubergines et de pois chiches (de manière à en faire un plat complet), et j’ai précuit les aubergines à la vapeur à mon habitude (ce qui rend le plat bien moins gras). C’était très réussi.

De part et d’autre d’un long weekend

Pas d’article la semaine passée, nous étions dans le sud de la France, chez des amis, pour le long weekend du Jeûne Fédéral. Voici un petit condensé de ce que j’ai cuisiné avant et après :

  • Pour un repas entre amis : des tomates confites, burrata et basilic en entrée, puis une battuta piemontese accompagnée d’une salade de roquette et céleri-branche, et enfin en dessert, un flan de ricotta tiré de La cucina regionale italiana de Gualtiero Marchesi. J’ai découvert les tomates confites à la faveur d’une avalanche de superbes tomates de jardin généreusement déversée par ma belle-mère, et je dois dire que c’est merveilleux : 4 heures de cuisson – coupées en deux, arrosées d’un peu de sucre et d’un filet d’huile d’olive, en les retournant après 2 heures, au four chaleur tournante à 100° et pratiquement sans surveillance, elles ont un goût fantastique, se conservent une bonne semaine au frigo, et l’association toute simple avec la burrata et le basilic en a fait une entrée délicieuse. Quant à la battuta piemontese, c’est tout simplement la version piémontaise du tartare de bœuf, avec un assaisonnement de jus de citron (dans lequel a mariné un peu d’ail pressé), huile d’olive, sel et poivre (la viande a intérêt à être très bonne !). Le flan était délicat, parfumé à la cannelle, et sans cuisson – un parfait dessert de fin d’été. Et nous avons, comme la semaine précédente, bu des vins anciens de la même vente aux enchères :
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La première bouteille était hélas bouchonnée, celui-ci était parfait

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Comme la semaine précédente, ils étaient fantastiques, étonnamment vigoureux, vivants dirais-je même !

  • Une salade de vermicelles et tomates fraîches de Gualtiero Marchesi (du même livre) – c’est essentiellement une salade de pâtes fines (je n’avais pas de vermicelles, j’ai utilisé une sorte de spaghetti) très fraîche et agréable.
  • J’ai tenté de reproduire le flan chinois au porc haché mangé au Délicieux (j’en parle dans ce billet), mais c’était à moitié raté. La recette employée (glanée sur internet, je ne vous donne pas le lien, elle n’en vaut pas la peine) disait explicitement de tasser la viande au fond du plat, de verser le mélange aux œufs par dessus et de ne pas mélanger, je pense que c’est une erreur – celui du Délicieux était très homogène, et donc fondant. Je réessayerai en gardant cela en tête, avec une autre recette.
  • La panzanella de A Table in Tuscany – avec les tomates dont je disposais, elle était particulièrement réussie.
  • Des lasagnes au mélange de tomates confites et fraîches, à la brousse de brebis et à la mozzarella (une recette improvisée) – j’ai sous-estimé la quantité de liquide de végétation des tomates, je n’aurais pas dû diluer la brousse avec du lait (à ma décharge, comme je ne précuis pas les lasagnes, je fais attention à ce qu’il y ait assez de liquide), il y avait trop de liquide, mais c’était quand même très bon.
  • Un très fondant gratin de ravioles de Romans aux courgettes.
  • Un ragoût de joue de boeuf au vin rouge (fait un peu au pifomètre), accompagné de carottes à l’étouffée – un vrai mitonné à la française.

Après la pluie, le beau temps

Samedi soir, nous avions des invités, et nous avons pu rester jusqu’à tard sur la terrasse (l’orage n’est arrivé que le lendemain, fort heureusement). J’avais fait des rouleaux d’aubergines jambon cru-mozzarella-basilic, puis un gigot laqué au grill du livre « Fusion Food Cookbook » et de la courge (potimarron et butternut) au grill, et enfin des pêches rôties au mascarpone. Nous avons ouvert deux vins d’exception achetés aux enchères il y a quelques mois, nous étions un peu dans l’expectative mais ils étaient les deux fantastiques, même si le 1943 avait perdu en vigueur :

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Dimanche midi, j’ai composé une belle salade de riz sauce ricotta (dans laquelle j’ai mis des tomates, des poivrons, du concombre, du jambon cuit, des œufs durs et du basilic). C’est la version italienne de la salade de riz, l’utilisation de ricotta et de zeste de citron remplace à mon sens avantageusement la mayonnaise.

Dimanche soir, j’avais prévu une viande au grill de la terrasse, que j’ai dû délocaliser au grill du four : des côtelettes d’agneau, accompagnées de haricots beurre en persillade.

Lundi soir, j’ai fait un plat cru et froid improvisé : des tomates farcies au thon,  Philadelphia et basilic.

Mardi soir, j’ai servi une salade de lentilles aux tomates, aux gésiers et au confit de canard.

Mercredi soir, j’ai rôti un poulet, et l’ai accompagné de légumes rôtis au miso (j’ai utilisé du miso rouge, parce que c’est ce que j’avais au frigo, et le résultat était excellent).

Jeudi soir, j’ai fait une toute simple salade roquette avocat poulet tomates, très savoureuse.

Vendredi soir, nous avons fait un spectaculaire repas à Vevey chez Denis Martin. C’est la troisième fois (en plus de 10 ans) que nous y allons, et c’est vraiment une expérience incroyable à chaque fois. Pour moi, ce n’est pas un simple repas, c’est comme un spectacle pour les papilles, une série de feux d’artifice tous plus incroyables les uns que les autres. Je sais que beaucoup de gens professent un mépris bien-pensant pour la cuisine moléculaire, mais pas moi. Bien sûr, ce n’est pas une cuisine que l’on peut ni que l’on veut manger chaque jour, ou même chaque semaine, mais c’est une sorte de laboratoire de découverte de nouveaux goûts, de nouvelles manières d’appréhender le goût, et il serait dommage de dédaigner cela, d’autant plus qu’elle a, sans que l’on s’en rende vraiment compte, déjà eu une influence importante sur la cuisine de restaurant actuelle : d’où croyez-vous que vienne la mode des espumas, des textures légères, des contrastes pailleté-fondant, chaud-froid, que l’on trouve maintenant couramment dans des plats des restaurants « ordinaires » ? La cuisine moléculaire est à la cuisine des années 2000 ce que la « nouvelle cuisine » fut à la cuisine des années 70 : un renouveau, une influence durable, même si tout n’est pas à prendre et qu’il y a, bien entendu, des exagérations. La nouvelle cuisine a elle aussi été très décriée, mais elle a signé la fin des viandes et des légumes cuits jusqu’à ce que mort culinaire s’ensuive, des sauces beurrées et lourdes, et c’est à elle que nous devons les légumes croquants, les sauces toutes en légèreté, les viandes rosées.

Bref, notre repas était mémorable, et en voilà le menu :

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Je ne vais pas commenter chaque plat. Le thème général était « Suisse-Thaïlande. Le bircher müesli de foie de canard, en particulier était incroyable, les flocons d’avoine du bircher traditionnel étant représentés par des billes de foie gras très froides. La saucisse aux choux était en même temps très typique et insolitement mariée à du piquant. L’atriau, que je n’ai jamais trouvé très intéressant en soi, prenait un intérêt surprenant marié avec du gingembre. Voici quelques photos prises pendant la dégustation :

Et ce n’est pas le moindre mérite d’un tel repas que de donner des idées : pourquoi ne servirais-je pas du saucisson vaudois avec du piment ? Des atriaux avec du gingembre ? Du fromage avec des herbes asiatiques ? C’est tout un monde qui s’ouvre !

Un air de vacances

Il fait si beau en ce moment que même au travail, on se sent un peu en vacances. De plus, nous avons passé un fabuleux weekend au Lenkerhof, bel établissement situé à Lenk im Simmental, dans l’Oberland bernois. Dolce vita, farniente et bons repas à l’un des deux restaurants de l’hôtel le soir, c’était juste parfait, une escapade hors du quotidien.

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Le samedi soir, nous avons donc mangé à l’Oh de Vie. En entrée, j’ai pris du tartare de crabe très frais, et en plat nous nous sommes partagés une belle grillade pour deux, une côte de veau accompagnée de légumes rôtis et d’une excellente sauce au jus de viande. Nous étions sur la terrasse, avec (en début de soirée) vue sur les montagnes (c’est la photo ci-dessus !), sous une toile de tente, et nous avons fini de manger face à un fantastique orage qui zébrait le ciel d’éclairs – c’était vraiment superbe. Pour ne rien gâcher, nous avions choisi en accompagnement un Constantia Glen Five 2011, assemblage de Cabernet Sauvignon, Merlot, Cabernet Franc, Malbec et Petit Verdot, qui était à son apogée, explosif et complexe, une vraie merveille.

Dimanche midi, à Aigle, avant de visiter le très intéressant Musée de la vigne et du vin hébergé dans le joli château d’Aigle, nous avons fait un excellent repas juste à côté, au Caveau du Cloître. La terrasse est idyllique, l’accueil et le service efficaces et souriants, et leur tartare à la crème de truffe était délicieux (sans l’ombre de ketchup, yay !). De plus, j’ai pu sans problème obtenir une modification de la garniture, à savoir une salade mélangée à la place des frites. La salade était très fraîche et bien assaisonnée, et les quelques frites piquées dans l’assiette de mon homme étaient les meilleures que j’aie mangées depuis bien longtemps. Bref, une adresse à retenir.

Dimanche soir, j’ai présenté un beau plateau de fromages ramenés de Lenk (la fromagerie de Lenk propose un choix superbe, et c’est une vallée qui produit de nombreux fromages), et des fruits (d’excellentes prunes et poires d’Argovie achetées elles aussi à Lenk, des pommes de notre jardin et du raisin italien).

Lundi soir, j’ai fait griller des tranches de presa de porc ibérique (achetée chez Manor, leur boucherie est toujours aussi bonne) comme indiqué par le boucher, quelques minutes de chaque côté, et le résultat était sublime, une viande incroyablement tendre, fondante et goûteuse, encore bien rose (on n’a pas l’habitude de manger le porc comme ça, mais c’était parfait, l’ibérique est si tendre que ce serait un crime de le transformer en semelle). En accompagnement, j’ai grillé des épis de maïs doux, tout simplement.

Mardi soir, j’ai fait des rognons entiers au grill (c’est tellement bon ! Pas besoin de sauce) avec une salade de tomates jaunes bien savoureuses. De la « cuisine du produit », comme on dit en Italie, des beaux produits dont on cherche à exalter le goût sans assaisonnement superfétatoire (remarque d’ailleurs tout aussi valable pour le repas du soir précédent).

Mercredi soir, j’ai testé les aubergines à la burrata de Carole (merci Carole !), fondantes et délicieuses (il n’en n’est pas resté une miette). Ma seule modification à la recette a été de faire précuire les aubergines (déjà tranchées) 10 minutes à la vapeur puis de les laisser égoutter un quart d’heure (c’est l’astuce que j’ai développée il y a longtemps et qui me permet d’avoir des aubergines bien moelleuses qui ne boivent pas l’huile, sans ajout de sel), puis de les cuire au grill du four, à peine enduites d’huile d’olive au pinceau, à la place de les cuire à la poêle comme indiqué.

Jeudi soir, j’ai accommodé des magrets de canard en cuisson lente, accompagnés de pommes de terre nouvelles sautées à la graisse d’oie et de pêches poêlées au beurre au curry doux.

Vendredi soir, nous avons mangé à la fraîche, sur la terrasse de l’Hostellerie Les Chevreuils. En entrée, j’ai pris du homard poché avec tartare de tomates au pesto, parfait, et en plat, de la féra aux chanterelles parfaitement cuite, avec une peau saisie et croustillante. J’ai fini ce repas avec une assiette de fromages. C’était un repas délicieux, très léger, et ma seule critique porte sur l’accompagnement de la féra – quelques délicieuses chanterelles, mais j’aurais apprécié l’ajout d’un légume (je crois que je vais fonder l’Association des clients qui veulent des légumes au restaurant, c’est quand même un problème récurrent).

L’été en cuisine

J’ai été absente sur ce blog pendant quelques semaines, la faute aux vacances, et à un peu de paresse aussi, il faut bien l’avouer…

Nous avons passé deux semaines de vacances en Irlande, et je vous promets un article sur le sujet (du point de vue culinaire/restauration) bientôt. En attendant, voici un « best of » de l’été, par catégorie (sans parler des incontournables melon et jambon cru, tomates-mozzarella, et al., qui ont fait nos beaux jours) :

Les salades

  • Une salade verte aux gésiers confits, un grand classique français toujours excellent.
  • Une salade verte-pastèque-tomates-feta-basilic, toute fraîche et revigorante.
  • Une salade melon-fenouil-oignon au jus d’orange et de citron vert, le mariage melon-fenouil est surprenamment délicieux.
  • Une salade d’épeautre aux courgettes, tomates, œufs durs, oignons frais et thon, ce genre de salade est courant en Toscane et c’est un exquis repas complet.

Le grill

  • Des filets de maquereaux au grill, préalablement marinés une petite heure au citron et à l’huile d’olive.
  • Du poulet tandoori, accompagné d’une salade de concombres, tomates et oignons rouges et d’une raïta improvisée à la coriandre, à la menthe et aux abricots.
  • Des simples crevettes à la plancha (mon nouveau grill, en plus d’avoir des brûleurs latéraux, a une partie plancha, bien pratique).
  • Une variante au grill du porc sauté aux côtes de bettes de Nigel Slater : j’ai coupé le porc en tranches au lieu de lanières et l’ai mariné comme indiqué, sauté les bettes à tondre trouvées au marché avec un peu de jus de viande, puis rôti le porc sur le grill et ajouté sa marinade dans les bettes.

Les sans cuisson

  • Des filets de sardines marinés au citron, romarin, laurier et huile d’olive pendant 24h – un délice !
  • Une terrine de chèvre frais aux poivrons que je fais de temps à autre depuis plus de 20 ans.
  • Un tartare version « Gourmande et pressée » (j’en parle ici) très frais et sans ketchup (je ne suis de loin pas fan du ketchup dans le tartare).

Les soupes

  • Une soupe de patates douces au lait de coco improvisée au retour de vacances, j’avais vu l’énoncé sur une carte de restaurant et ça m’a donné des idées.
  • Une excellente pappa al pomodoro, une soupe au pain et aux tomates, classique toscan s’il en est, un bijou de cuisine du placard, ce qui est bien pratique au retour de vacances. Je l’ai faite en agrégeant des recettes lues sur internet, et de la manière la plus simple possible.

Et, pour finir en beauté, un dessert, une pavlova aux fruits rouges (fraises, framboises, mûres). J’avais (pour une fois) fait des belles photos, elles ont mystérieusement disparu dans le grand océan des photos perdues…

 

Une semaine au restaurant (ou presque)

Samedi soir, nous avons été au Miyako, qui est le restaurant japonais de l’hôtel Beau Rivage. J’ai pris un menu Soleil Levant avec en entrée une salade de crabe et avocat, puis un mini-assortiment de sushis, ensuite du filet de thon au soja et gingembre curieusement accompagné d’une soupe miso, et enfin un dessert au choix sur la carte (j’ai choisi une gelée de fruit, sorte d’assemblage de fruits frais coupés et cubes de gelée frais mais un peu fade). Nos fils se sont partagés un menu Takarabune, qui est en fait un grand « bateau à sushis » (et sashimis d’ailleurs), et mon compagnon a choisi une entrée de thon frais à l’igname, puis un tempura mixte. Nous avons trouvé l’expérience très mitigée. L’endroit est beau, les sushis sont bons, certes, mais il y a tout un tas de petits détails problématiques :

  1. Le bateau à sushis est servi « tout nu », sans même une soupe miso ou une petite salade en entrée (alors qu’il coûte un prix conséquent), ce qui fait que nos fils avaient fini de manger alors que nous attaquions le plat principal. De plus, on me chuchote à l’oreille que les quantités sont insuffisantes.
  2. L’igname qui accompagnait le thon en entrée était une espèce de pâte semi-liquide élastique froide moyennement appétissante, et très fade. De plus, elle était très difficile à manger avec des baguettes et aucune cuillère n’était fournie.
  3. Le tempura mixte était en portion clairement insuffisante pour un plat principal.
  4. Le thon de mon plat était peu assaisonné, assez fade somme toute.
  5. La bouteille de vin était posée fort loin de notre table, alors qu’un seul serveur s’occupait de la terrasse, et que même s’il était avenant et efficace, il n’arrivait pas à suivre le service du vin – je dois dire que je préfère une bouteille proche de la table et que nous puissions nous servir nous-mêmes.

Bref, pour un repas cher c’était décevant et je n’ai toujours pas trouvé une alternative lausannoise satisfaisante au regretté Kazoku (qui existe toujours mais a changé de direction et n’est plus le même).

Dimanche midi, j’ai fait un vrai plat d’été, une salade au pain carasau et à la ricotta.

Dimanche soir, nous avons testé Luigia, la nouvelle pizzeria qui a investi les locaux de l’ancien cinéma Atlantic à Saint-Pierre. J’ai partagé une pizza Luigia (pétales de pâte à pizza à la bufala, scamorza fumée, cèpes, jambon cuit, salsa tartufata, truffes fraîches de saison) avec mon compagnon. Elle est grande et chère, c’est vraiment à partager, même si du coup il reste un peu de place pour un dessert ou une entrée. Elle est aussi très bonne, mais je dois dire ne pas avoir vu trace de truffe. J’ai pris ensuite un baba au Nutella et à la crème délicieux.

Lundi soir, j’ai fait du poulet pané à la japonaise (c’est à dire pané au panko et cuit au four) accompagné de « frites » d’avocat. C’était bon, mais je dois dire que je préfère l’avocat cru et froid, d’autant plus que ces « frites » sont très longues à préparer.

Mardi soir, par un temps splendide, nous avons profité de la toute nouvelle offre « afterwork » de la CGN et fait une petite croisière-apéro sur le lac. Voici quelques images du bateau :

 

Ensuite nous avons mangé au Château d’Ouchy. J’ai été « déçue en bien », comme on dit par ici, par la qualité de la cuisine. Mon souvenir était qu’on y mangeait bien sans plus, là c’était clairement le niveau supérieur ! Nous nous sommes partagés une entrée de poulpe tiède avec houmous et sauce vierge délicieux, cuisson et consistance parfaite pour la bête, assaisonnement bien présent et savoureux, et une entrée de roquette, copeaux de Manchego et Lomo Iberico très fraîche et goûteuse. Nous nous sommes ensuite partagés (eh oui, à nouveau, c’est une manière sympathique de se faire un petit menu en quatre plats…) des fleurs de courgette soufflées au brochet avec sauce à l’écrevisse, absolument délicieuses, et un plat de féra aux girolles et pommes de terre grenaille sauce « jus de rôti » très réussi. Nous avions une table tout au bord de la terrasse, et le paysage était enchanteur, avec vue imprenable sur la pleine lune :

 

Mercredi soir, j’ai fait une tarte à la cancoillotte et au chorizo excellente et une salade de tomates simplement assaisonnée d’ail pressé, de sel et d’huile d’olive.

Jeudi soir, j’ai fait un repas au Sansui avec des amis. C’est un restaurant izakaya, ce qui est la version japonaise du restaurant à tapas. Nous avons mangé plein de délicieuses petites choses, des temakis au thon épicé, du tempura de légumes, des brochettes de tomates cerises et lard en tempura, du tofu frit, des nigiris de thon gras, des nigiris de saumon, et encore bien d’autres choses. Si vous voulez en savoir plus sur ce restaurant, allez voir le bel article que Guerilla Gourmande a fait dessus, ainsi que celui de Foodaholic. Nous étions sur la terrasse, ce qui était très agréable mais comporte quelques inconvénients : il n’est pas possible d’y commander la Kirin pression (parce que la terrasse est un niveau plus bas que le restaurant peut-être ? Je n’ai pas très bien compris), la dernière commande de nourriture doit être passée avant 21h et il faut déguerpir à 22h au plus tard, histoire de ne pas incommoder les voisins je suppose (il s’agit d’un quartier résidentiel). C’est un peu dommage, mais hormis ce fait, c’était une excellente et fort sympathique soirée.

Vendredi soir, nous avons mangé chez Gigio’s. La carte a changé, avec moins d’emphase sur les pizzas et plus sur les plats cuisinés. Malheureusement, mes pizzas préférées ont disparu de la carte. Ceci dit, celles qui restent sont toujours aussi délicieuses et la cuisine est clairement montée d’un niveau. Mon fils cadet et moi nous sommes partagés un « De la mer…cru et cuit, carpaccio de saumon, carpaccio d’espadon, noix de saint-Jacques, cocktail de gambas, langoustine et queue de cigale de mer  » excellent (et qui aurait été une énorme entrée à une personne), puis une pizza Pugliese aux aubergines, tomate et burrata et une pizza Norma aux aubergines, tomate et ricotta salata.

De Chine en Italie

2016-07-14 19.10.20

Pour célébrer le retour du soleil, voici une photo du somptueux bouquet que m’a offert dernièrement mon cher et tendre (et qui vient de chez notre ami et fleuriste préféré, Bonjour les Fleurs).

Une fois n’est pas coutume, je vais parler du repas extraordinaire que nous avons fait samedi midi au restaurant chinois Le Délicieux. Repas extraordinaire non seulement parce qu’il était vraiment très bon, mais aussi parce qu’il avait été commandé à l’avance par Kwong de Foodaholic (nous étions 8 convives) et ne comportait pratiquement que des plats difficiles à trouver dans un restaurant chinois en Suisse. En voici la liste commentée :

Entrées

  • Pattes de poulet : délicieuses, bien charnues, avec une sauce un peu sirupeuse très savoureuse. Il faut aimer grignoter autour des petits os, moi ça ne me gêne pas.
  • Oeufs de cent ans : coupés en morceaux, mélangés avec des tranches d’un tofu très fondant (et c’est bien la première fois que j’apprécie du tofu, d’habitude je trouve ça fade et sans intérêt), le tout arrosé d’une petite sauce au gingembre, j’ai beaucoup aimé.
  • Salade de méduse : c’est croquant, c’est frais, c’est agréable. J’avais déjà mangé ce plat il y a longtemps, j’étais contente de le retrouver.
  • Salade d’algues à la peau de tofu : étonnant, totalement différent des salades d’algues japonaises que l’on commence à trouver relativement couramment, avec un côté doux apporté par la peau de tofu (c’est marrant de voir que, comme la peau du lait, la peau de tofu existe !). Un peu trop doux pour moi, mais plaisant.

Plats

  • Gâteau de riz au chou chinois piquant : des grosses pâtes de riz rondes (très similaires, je pense, à celles dont je parle dans cet article), amassées en « gâteau » avec du chou piquant. Délicieux !
  • Langues de canard : frites, bien charnues, un vrai délice (et c’est marrant de découvrir qu’il y a un os, un vrai, au centre)
  • Moules sautées au gingembre et oignon nouveau : des moules faites de façon très similaire à celle des moules marinière, mais avec d’autres goûts. Exquises.
  • Tripes sautées à la sauce piquante : des tripes sans tomate évidemment, avec une sauce piquante. Miam !
  • Travers de porc marinés vapeur : je n’aurais pas parié sur ce plat, la cuisson vapeur me semblant mal convenir aux travers, qui sont une viande assez grasse. Eh bien j’avais tort, c’était excellent, bien piquant d’ailleurs.
  • Calamars sauce Shacha : caramba, je me rends compte que j’ai raté ce plat (au milieu des cent mille autres, pas étonnant en fait…). On me chuchote à l’oreille que c’était très bon.
  • Poulet vapeur au gingembre : un poulet entier cuit à la vapeur, puis débité en gros morceaux, accompagné d’une sauce toute simple au gingembre et aux oignons frais. Un vrai délice (il faut que le poulet soit de première qualité, ce qui était le cas ici).
  • Omelette vapeur au porc haché : il s’agissait en fait presque plus d’un flan que d’une omelette, du porc haché très fin mélangé à des oeufs, le tout assaisonné et cuit à la vapeur dans un bol. Un vrai coup de cœur en ce qui me concerne
  • Nouilles « He fen » sautées : ce sont des larges nouilles de riz coupées au couteau, avec une mâche bien présente et très plaisante, assaisonnées à la viande (bœuf je crois) et aux légumes, le tout très goûteux.

Desserts

  • Glace haricot mung : de la glace maison si je ne me trompe, mais je ne suis pas fan, j’ai trouvé fade.
  • Beignets de gelée de lait : délicieux, une sorte de crème-gelée enrobée de pâte à beignet fine et frite.

Bref, ce fut un vrai festin, et j’ai admiré le cuisinier (qui est venu très gentiment saluer à la fin). Je retournerai très certainement bientôt au Délicieux, qui n’a vraiment pas volé son nom. Il est à noter que la plupart de ces plats sont disponibles sur commande 24 heures à l’avance (et pour les autres, vous pouvez toujours demander, je suis sûre que ça se discute), et je ne peux que vous recommander chaudement de les tester selon vos envies ! Je n’ai pas pris de photos, mais je fais confiance à Foodaholic et à Guérilla Gourmande, tous deux présents et armés de somptueux appareils, pour les publier bientôt, et elles seront bien meilleures que toutes celles que j’aurais pu prendre.

Samedi soir, j’ai fait léger après le festin de midi : petites saucisses au grill, poivrons « corne de bœuf » aussi au grill.

Dimanche midi, un plat traditionnellement estival et toujours bon, une Caprese (tomates-mozzarella-basilic pour les intimes).

Dimanche soir, nous avons profité de la sublime terrasse du Restaurant du Théâtre, une des plus belles de la ville. J’ai partagé une « burrata aux quatre tomates et huile d’olive » savoureuse avec mon compagnon, puis essayé leur bagel « Twelve Theater Avenue » (farci de salade de choux, tomates, oignons rouges, pastrami, sauce au Philadelphia, et accompagné de très bonnes frites), très réussi. Nous avons testé un vin bulgare (et je crois bien que c’est la première fois de ma vie que je buvais un vin de cette provenance, il s’agit d’un vigneron suisse établi là-bas), un Eolis rouge, assemblage de Merlot, Cabernet franc et Cabernet-sauvignon en même temps puissant et parfumé.

Lundi soir, j’ai fait d’excellents conchiglioni à la burrata et aux aubergines.

Mardi soir, j’ai servi une pizza bianca aux oignons frais et aux tomates cerises. J’aime bien la pizza blanche, et quand on utilise des ingrédients délicats comme les oignons frais, je trouve appréciable de ne pas en recouvrir le goût avec celui de la sauce tomate. J’ai mis les tomates cerises (coupées en deux) à mi-cuisson, c’était parfait.

Mercredi soir, j’ai profité de mon tour de l’après-midi chez Aligro pour acheter des moscardini (mini-poulpes) et j’ai préparé une salade tiède de moscardini, pommes de terre nouvelles, oignons frais et coriandre.

Jeudi soir, j’ai fait du vitello tonnato (ayant cuit la viande la veille) en suivant approximativement cette recette, une salade de céleri-branche et une salade de tomates (assaisonnée au citron vert, sel et poivre uniquement). La recette est très réussie, elle donne la version non traditionnelle du plat, c’est-à-dire celle où on sert la viande tranchée et nappée de sauce. La sauce piémontaise classique est plus épaisse, et se sert à côté de la viande présentée tranchée.

2016-07-14 19.09.33

Vendredi soir, j’ai décongelé (et réchauffé, évidemment) le reste du boliche que j’avais fait il y a quelques semaines, et l’ai servi avec une salade verte.

Des tomates et du soleil

Samedi soir, nous avons fait un excellent repas à l’Accademia  (qui est un des restaurants de ma liste de restaurants italiens à Lausanne). Nous avons pris le menu qui est toujours un rapport prix/plaisir intéressant. De plus, il peut être pris en 3 ou 4 plats (parmi entrée, pâtes, plat principal, dessert), et, ce qui est rarissime en Suisse et qui me ravit, je peux le prendre en 3 plats sans le dessert. Nous avons commencé avec le buffet d’antipasti, toujours parfait, puis des mezzelune aux morilles, et enfin du veau.

Dimanche midi, repas de flemmarde, souvenir d’un été grec (en 1974 – deux mois en Grèce, dont un à se promener en Grèce continentale avec ma mère, et un dans une maison sur l’île de Céphalonie avec mon père – des beaux souvenirs !) : deux oignons hachés grossièrement et rissolés à l’huile d’olive, on ajoute quelques tomates itou, puis des œufs battus, et voilà, un morceau de pain pour accompagner et on a un repas complet très savoureux.

Dimanche soir, j’ai fait un vrai plat d’été, de la carne cruda all’Albese que je décris ici, avec une salade verte.

Lundi soir, j’ai fait un délicieux ceviche de crevettes accompagné, comme préconisé dans la recette, de patates douces.

Mardi soir, j’ai fait la tarte à la tomate de ma mère dont je parle dans ce billet, et une salade verte.

Mercredi soir, j’ai cuisiné un clafoutis au chèvre, que j’ai servi avec une salade de fenouil. C’était frais et réussi.

Jeudi soir, nous avons, pour la quatrième fois, participé à la Grande Table des Lausannois, qui cette fois se tenait à la piscine de Mon-Repos. Les dieux de la météo étaient avec nous, la soirée était superbe. Nous avons pris l’apéro et les premières entrées dans les jardins de la piscine. Un des charmes (et pas le moindre) de cette soirée est qu’on y rencontre toujours des gens inconnus et sympas avec qui causer, et cette fois ne fit pas exception. Bonne compagnie, bonne boisson (dont un cocktail gin-concombre-verjus à tomber), délicieuse nourriture, je vous laisse en juger par la carte :

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Le menu (avec mes remerciements à Funambuline pour la photo, j’avais oublié de l’emporter)

Personnellement, j’ai particulièrement apprécié le poulpe, la soupe aux orties et le chip soufflé parmi les amuses-bouche (mais tout était délicieux, franchement), et j’ai adoré le bœuf rhétique (sorte de pot-au-feu modernisé) et les conchiglie farcies (qui étaient froides), mais là aussi, tout était délicieux, et on ne peut qu’admirer le fabuleux travail (dans la bonne humeur, de ce que l’on pouvait voir) des cuisiniers et du service.

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Confit de canard en cocotte

Les conchiglie, le confit de canard et le millefeuille de fromage furent servis assis, dans la piscine – et quand je dis dans la piscine, c’est vraiment dans le grand bassin (préalablement vidé, bien évidemment). Il faisait un peu chaud, mais c’était très supportable et totalement dépaysant :

Les desserts étaient proposés dehors, ce qui a permis de terminer cette splendide soirée au frais sur la pelouse. J’espère vraiment que cet événement se pérennisera, c’est un de mes rendez-vous préférés de l’été.

Vendredi soir, nous avions envie de profiter d’une jolie terrasse, et quelle terrasse de restaurant est plus charmante que celle des Alliés ? En plus on y mange très bien, le service est efficace et sympathique, et c’est tout près de chez nous ! J’ai pris la « brochette de filets de caille sur carpaccio de tomates anciennes » en entrée, puis le « tartare de saumon, coulis de petits pois crème basilic et menthe poivrée » (particulièrement bien assaisonné, et escorté d’une salade très agréable). C’était parfait, comme d’habitude.

Sur la terrasse

Enfin, cette semaine, nous avons pu user et abuser de notre terrasse ! Les chats étaient ravis (ils adorent nous voir au jardin ou à la terrasse, c’est comme s’ils nous accueillaient sur leur territoire).

Samedi soir, j’ai fait un Poke Bowl à l’avocat et au thon mariné qui était excellent – en fait, il s’agit d’un petit cousin du Chirashi Sushi  assaisonné différemment. En plus, c’est joli :

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Dimanche midi, nous étions invités dans ma belle-famille.

Dimanche soir, j’ai fait des filets de julienne aux épices et à la noix de coco, avec une julienne de carottes et courgettes poêlée (une double julienne, c’est rigolo !).

Lundi soir, j’ai servi (car on ne peut pas appeler cela cuisiner) du jambon cru, de la burrata, du melon et des tomates assaisonnées d’une vinaigrette à l’ail.

Mardi soir, j’ai fait la très fraîche salade de poulet et mangue de Nigella Lawson dans Forever Summer.

Mercredi soir, j’ai concocté des pâtes au pesto (maison le pesto – je ne supporte pas le pesto en bocal, qui n’a aucun goût, donc soit je le fais moi-même, soit je l’achète en sachet au rayon frais). J’ai servi ces pâtes selon la tradition génoise, en faisant cuire en même temps des petits cubes de pommes de terre et des haricots verts.

Jeudi soir, j’ai servi une salade de haricots borlotti (frais, préalablement cuits à la marmite à pression puis refroidis), tomates, tomates séchées et feta. J’ai fait une vinaigrette mixée incorporant du romarin et de l’ail frais, bien réussie, et j’ai servi du jambon cru à côté.

Vendredi soir, nous avions un invité. Nous avons mangé en entrée du guacamole au piment chipotle, puis des côtes de porc marinées grillées (mais sans la sauce prévue) et de la panzanella (recette tirée de ce livre, que j’ai depuis très longtemps), et en dessert une excellente salade de fruits.

En route vers l’été

Samedi soir, j’ai grillé des coquelets en crapaudine marinés au citron, que j’ai accompagnés d’houmous à la coriandre (ma recette habituelle d’houmous, à laquelle j’ai ajouté un énorme bouquet de coriandre au moment du mixage).

Dimanche midi, j’ai fait ce grand classique français qu’est le boudin pommes en l’air. Le boudin était français, et ne trouvant pas de reines des reinettes, j’ai pris des pommes Ariane qui étaient parfaites (elles iraient aussi très bien pour une tarte Tatin, elles restent intactes à la cuisson et ont ce goût fruité et acidulé qui convient bien à la préparation).

Dimanche soir, j’ai fait, à la demande de mon fils cadet qui vient de fêter son anniversaire, un filet de bœuf Wellington et une salade verte.

Lundi soir, j’ai à nouveau fait usage du grill avec des steaks grillés à la coriandre, escortés d’une savoureuse salade mechouia.

Mardi soir, j’ai mangé avec des amies à l’Aperitivo. J’ai d’abord choisi un carpaccio de veau (généreux et excellent, posé sur un lit de rucola et surmonté d’écailles de Parmesan), puis un plat qui a piqué ma curiosité, à savoir des spaghettis carbonara aux vongole. Il paraît que c’est un plat typique de la région d’origine du patron (quelque part en Calabre si mes souvenirs sont bons), une carbonara sans lard à laquelle on ajoute des vongole. C’était bon, mais je ne suis pas vraiment convaincue de l’alliance Parmesan/vongole, je dois dire.

Mercredi soir, j’ai cuisiné du poulet au miel et à l’ail, et une cocotte de champignons de Paris et de pommes de terre nouvelles.

Jeudi soir, comme il me restait des saucisses chinoises d’une semaine précédente, j’ai mitonné un riz sauté aux saucisses chinoises très satisfaisant.

Vendredi soir, nous avons mangé à l’Aquatis. Il s’agit là du restaurant de l’hôtel situé juste à côté du futur aquarium de Lausanne (qui ouvre en 2017). C’est un endroit vaste et décoré de manière très moderne (peut-être presque trop, il y a un côté un tout petit peu impersonnel), qui propose une cuisine française contemporaine très intéressante. En entrée, j’ai commandé les « Lichettes de veau ravigotées, radis green meat, huile de persil, condiment citron », une entrée froide très agréable composée de veau cuit coupé fin, de tranches de radis légèrement vert très rafraîchissantes, et d’une sauce genre Gribiche. Ensuite, nous nous sommes partagés une « Entrecôte rassie, sur os, rôtie, sauce chimichurri, mousseline de pommes de terre et salade criolla », un plat splendide composé d’une belle entrecôte servie saignante, comme commandé, d’un grand bol de sauce chimichurri maison et savoureuse, d’un plat de purée de pommes de terre et d’une superbe salade fraîche très bien assaisonnée. Vu les quantités, nous n’aurions, je dois dire, pas eu besoin d’entrée !