Comment ne pas payer ses hamburgers au prix du filet de boeuf

Samedi soir, excellent repas au Tramway. J’ai pris les noix de Saint Jacques poêlées, crème charlotte au raifort, très belle cuisson, avec une sauce onctueuse mais qui aurait cependant pu avoir un peu plus le goût de raifort. Ensuite, le filet de lieu noir au chorizo était parfait, entouré de très fines « écailles » de chorizo, et là aussi très bien cuit, avec une très bonne purée de pommes de terre en accompagnement. Nous avons bu un vin délicieux malgré son prix relativement modeste, un Moulin de Gassac 2009. Malheureusement, ce restaurant va bientôt fermer, pour cause de démolition de l’immeuble, ce qui est un scandale – ça me fait mal au cœur de penser que les belles boiseries fin de siècle vont disparaître, éventrées sous les coups de bulldozer.

Dimanche midi, j’ai fait léger et printanier (même si c’est encore un peu tôt), une salade de mâche aux foies de lapin.

Dimanche soir, nous sommes retournés à la Brasserie du Royal, et c’était aussi bon que la première fois. J’ai commandé une entrée de féra du Léman comme un gravelax, qui était exquise, de la féra coupée incroyablement fin et marinée, avec assaisonnement savoureux, puis un Terre et mer de crevettes sauvages et tête de veau vraiment parfait, avec une sorte de croquette de tête de veau entourées de crevettes, tout cela sur un lit de ce que (oubliant ma lecture de la carte) j’ai pensé sur le moment être des lentilles, mais était en fait de l’orge perlé superbement assaisonné. En dessert, nous nous sommes partagé la pêche « Haeberlin », une pêche pochée refroidie entourée de sabayon, très fraîche, un dessert trompeusement simple et parfaitement réussi.

Lundi soir, j’ai sorti du congélateur le boudin acheté à Beaune, et l’ai accompagné de pommes en l’air. Deux kilos de pommes y ont passé (à quatre)…

Mardi soir, repas rapidement préparé : hamburgers et frites (à l’Actifry). Tous les restaurants ou presque proposent des hamburgers de nos jours, c’est à la mode, ça se prépare rapidement, c’est de la cuisine d’assemblage, donc bien pratique, on peut faire plein de variations, et ça se facture bonbon. Moi je préfère les faire à la maison et manger au restau ce que je ne sais pas faire… Ma « recette » est toute simple : je fais griller les buns au grille-pain, les patties au grill du four (en ajoutant des tranches de fromage à raclette en fin de cuisson), le lard au micro-ondes (la meilleure façon de griller le lard en tranches !), je mets sur la table des crudités (cette fois, c’était feuilles de laitue romaine, tranches d’avocats, rondelles d’oignon, en été je mets des tranches de tomate), des sauces (cette fois c’était un reste de mayonnaise maison, du ketchup, de la sauce Smoked Barbecue, et de la sauce pimentée), et en voiture Simone !

Mercredi soir, j’ai mis en marche mon Cooking Chef et préparé un plat typiquement vénitien, plus précisément de la région de Belluno, à savoir polenta e formai frit, pour lequel j’ai utilisé du Piave, du Montasio et de l’Asiago. C’est pas léger léger, mais c’est bon et réchauffant. J’ai servi une salade de céleri-branche, pomme et noix en cortège.

Jeudi soir, j’ai fait une version savoureuse d’un plat indo-occidental, le Butter Chicken, avec du riz basmati.

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Vendredi, j’ai cuisiné le Pad Thai au poulet du livre Street Food, le meilleur Pad Thai que j’aie fait, bien croquant et savoureux. J’y ai juste ajouté de la coriandre fraîche avant de servir, ce qui n’est pas mentionné dans la recette mais me semblait adéquat.

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Comme j’ai un homme qui, incompréhensiblement, n’aime pas les pousses de soja (coucou chéri, je t’aime quand même tu sais !), je suis depuis longtemps à la recherche d’un légume de substitution, et après avoir testé les pois mange-tout (pas mal), j’ai découvert les liserons d’eau, c’est juste parfait, goût frais et bien croquants ! Je les coupe en tronçons et je les ajoute tels quels quelques minutes avant la fin de la cuisson.

Escapade en Bourgogne, et autres bonnes choses

2 semaines

Samedi soir, nous avons (très bien) mangé chez un ami.

Dimanche midi, j’ai fait des carottes épicées au lait de coco très agréables, avec du riz basmati.

Dimanche soir, j’ai profité du poissonnier-pêcheur du marché et cuisiné des filets de bondelle en papillote aux petits légumes, accompagnés d’un mélange de petits pois (surgelés) et d’épinards (frais) que j’ai trouvé fort réussi.

Lundi soir, j’ai ressorti ma mijoteuse de la cave et mitonné du pulled pork délicieux, qu’au lieu de servir sur des buns comme le veut la tradition j’ai accompagné de frites de patates douce au four (qui étaient bonnes mais toutes molles, pas compris pourquoi) et d’une salade épinards/poires (comme vous le voyez, je commence à maîtriser la barre oblique…).

Mardi soir, j’ai fait rapide mais bon, pasta e fagioli.

Mercredi soir, un grand classique français, la blanquette de veau (du livre de Courtine La cuisine française classique et nouvelle), servie avec des pommes de terre et carottes rôties au four (je n’aime pas le riz en accompagnement de la blanquette, c’est fade).

Jeudi soir, j’ai fait du poulet pané au gomasio (pas mauvais mais pas exceptionnel) tiré du dernier numéro de Cuisine et Vins de France, avec une salade de betteraves à l’allemande.

Et vendredi, nous sommes partis avec des amis en Bourgogne, où, vous pouvez bien l’imaginer, nous avons bien mangé, bien bu, et bien visité ! Notre premier repas, celui du vendredi soir, fut dans un restaurant déjà testé (et approuvé !) il y a quelques années, le Charlemagne à Pernand-Vergelesses. Nous avons choisi le menu Il était une fois en 6 plats, et ce fut parfait !

Foie gras de canard en mousse de piment de Jamaïque, chips de porc, anguille, atsina en première entrée (l’atsina étant une petite plante genre cresson), fondant et délicieux :

2016-03-04 20.50.44Puis sandre, feuilles de poireaux, épinards, confiture de tomates vertes, la perfection faite poisson.

Ensuite Langoustine, couteaux, fenouil, orange, raviole végétale infusion Kaffir lime, un plat fusion très bien maîtrisé :

2016-03-04 21.03.44Le plat de viande était du Simmenthal maturé 5 semaines salé, fumé bois de hêtre, carotte, ketchup, câpres, fleur d’ail des ours, une viande superbe avec des goûts fantastiques de sous-bois dans l’assaisonnement :

2016-03-04 21.20.06En guise de fromage, un Chèvre frais bio de Thomas, Fromagerie de Crépey, miso, Goma shio exquis (ah tiens, encore du gomasio avec une autre orthographe !) :

2016-03-04 21.41.30Et comme dessert, une très légère Gaufre soufflée craquante, marron, truffe, pâte d’haricots rouges :

2016-03-04 21.57.50Enfin, des petites gourmandises sphérisées pour couronner le tout :

2016-03-04 21.57.58Le service était adroit et souriant, le décor est un rêve de designer (avec des lumières au plafond pour chaque table, qui ne s’allument que lorsque la table est occupée, créant des petits îlots de lumière dans une salle sombre, très belle ambiance), la carte des vins ne propose pas que des grands crus hors de prix, bref, une très belle soirée.

Le lendemain soir, le samedi, nous avions réservé au Clos du Cèdre à Beaune, et l’expérience fut beaucoup plus mitigée. Nous avions, là aussi, un menu dégustation en 6 plats. Le thon snacké en première entrée, accompagné de lamelles de concombre, manquait cruellement d’assaisonnement, et n’avait donc aucun goût. L’œuf à 64° accompagné de purée d’artichaut à la truffe était plutôt un œuf à la coque (j’ai dégusté et réalisé l’œuf à 64°, le jaune est entre le solide et le liquide, là c’était parfaitement liquide) avec, fort heureusement, une purée d’artichaut délicieuse, le turbot sur lit d’épinard qui le suivait était fade alors que les épinards étaient trop salés (et malheureusement, ça ne se compense pas), avec deux ridicules « points » de sauce ornant l’assiette, bien trop peu pour en avoir le goût. Miraculeusement, la deuxième partie du repas a quelque peu compensé le début : le pigeon était tendre et succulent, avec cette fois assez de (très bonne) sauce pour pouvoir l’apprécier. Le plateau de fromages était superbe, et généreusement servi. Le premier dessert m’a bluffée, une Douceur autour de la Truffe Noire, Granny Smith et Céleri (oui, vous avez bien lu, truffe, pomme et céleri-branche) composée d’une glace à la truffe incroyable, qui contrastait superbement avec le croquant du céleri et l’acidité de la pomme. Le deuxième dessert, un Duo de Poire, Soufflé et Tatin, sorbet au Cidre, était lui aussi très réussi, avec un soufflé savoureux, aérien, tiède et fondant, et une tatin de poires qui aurait été encore meilleure servie tiède plutôt que froide. Un autre point noir a été le service, assez hautain en général, avec en particulier un sommelier qui a fait une grimace désagréable très visible quand j’ai commandé les vins (je n’ai pas compris si c’était parce que je ne lui avais pas demandé conseil ou parce que j’avais choisi un Saint-Joseph en rouge – les rouges bourguignons étant tous à des prix stratosphériques – mais quoiqu’il en soit c’est inadmissible).

Le dimanche midi, nous avons retrouvé une bonne adresse bourguignonne que nous connaissons depuis 1992, le Cellier Volnaysien à… devinez, Volnay. J’ai pris des escargots, puis des œufs en meurette, du tradi qui tient au corps, bon et bien exécuté.

Dimanche soir, de retour dans nos pénates, nous avons commencé à déballer toutes les bonnes choses ramenées du splendide marché de Beaune. Nous avons, ce soir-là, mangé des pastillas de poulet achetées au dit marché, avec juste une fondue de poireaux en accompagnement.

Lundi soir, j’ai fait des simples escalopes de veau au citron, avec du potimarron vert au four, et une curiosité, des ocas du Pérou poêlés. C’était joli tout plein, et j’aime bien essayer des aliments que je ne connais pas, mais ce n’est pas inoubliable à vrai dire.

Mardi soir, j’ai servi un gigantesque plateau de fromages (toujours du marché de Beaune) avec des fruits.

Mercredi soir, j’ai cuit des gros artichauts, que j’ai servis avec une sauce mousseline ainsi que des charcuteries du marché de Beaune (dont un fabuleux pavé au piment d’Espelette).

Jeudi soir, j’ai improvisé des haricots noirs style cubain, avec du riz blanc.

Vendredi soir, nous avons mangé africain. Le Backstage Bar a été repris par des nouveaux gérants, qui affichent une petite carte de cuisine d’Afrique de l’Ouest. L’ambiance est peu propice à la dégustation (bar, boule disco…), ce qui fait que la prochaine fois on prendra à l’emporter, mais leur Ndolé de viande et crevettes, leur porc grillé et leurs bananes plantain frites sont excellents !

Proust, les frères Coen et moi

Samedi soir, nous avons mangé chez des amis.

Dimanche midi, j’ai fait des pâtes aux légumes verts et au lait de coco inspirées de cette recette. J’avais un fond de lait de coco que j’ai complété par de la crème, et j’ai utilisé des oignons frais, une espèce de chou échevelé qui selon mon primeur est un cousin du chou noir, des épinards et des pimientos del padron. C’était excellent !

Dimanche soir, simple et réconfortant, une fondue au vacherin fribourgeois servie avec des pommes de terre grenaille.

Lundi soir, j’ai mijoté un rougail saucisses accompagné de riz parfumé. J’ai utilisé du saucisson vaudois à la place de la saucisse fumée, trouvé de la saucisse fraîche antillaise au marché, et c’était délicieux.

Mardi soir, nous avons d’abord été au cinéma (voir Ave César des frères Coen, hautement recommandable) puis nous avons très bien mangé au restaurant La Poesia dont je parle dans ce billet.

Mercredi soir, j’ai fait du foie de veau au vinaigre de framboise, avec une purée de carottes Picard juste affinée à la crème.

Jeudi soir, j’ai préparé des soles meunières et une salade verte. La sole meunière c’est un peu ma madeleine de Proust, mon père m’en faisait régulièrement quand j’étais petite, la sole ayant toujours été mon poisson préféré. Je n’avais jamais osé m’y attaquer auparavant, mais je dois dire que je ne suis pas peu fière car j’ai vraiment bien réussi la cuisson et le beurre noisette.

Vendredi soir, nous avons fait une petite virée chez Ikea, suivie d’un excellent repas au restaurant du Chasseur à Allaman. Saumon mariné maison (assaisonné au poivre rose, et accompagné d’une petite salade bien fraîche) en entrée, puis une de leurs belles viandes argentines, une entrecôte servie bien saignante comme je les aime, avec pomme de terre au four, petits légumes croquants et un gros pot de sauce chimichurri sur la table, le tout arrosé d’un rouge argentin intense et très fruité, un Malbec Andeluna Altitud. Enfin, un granité de framboises léger et rafraîchissant pour bien conclure ce repas. Le Chasseur est décidément une valeur sûre !

Tour du monde

Samedi soir, on avait des amis à souper. En entrée, j’ai servi un foie gras cuit au sel (je ne m’en lasse pas, et vu comme il a été attaqué, les invités non plus !) avec une petite salade de mesclun. Le plat était du hachis Parmentier au potimarron et romarin, une improvisation que j’ai personnellement trouvée bof bof (trop de romarin et un peu sec à mon goût, je l’ai mis au four trop tôt), mais qui a lui aussi été dévoré et donc apprécié, et en dessert j’ai fait un crumble aux poires et aux spéculoos que j’ai beaucoup aimé.

Dimanche midi, j’ai fait à l’arrache une salade avocat/concombre/céleri-branche/mesclun/œufs durs (oui, oui, moi aussi je sais faire des noms de plats pleins de barres obliques…). Comme un de mes fils n’aime pas la salade verte et que mon cher et tendre n’aime pas le concombre, j’ai disposé les tranches d’avocat, le céleri et les quartiers d’œuf dur sur un grand plat, puis répandu les tranches de concombre sur la moitié du plat, le mesclun sur l’autre moitié, et la sauce par dessus le tout. Les omnivores ont tapé des deux côtés, et tout le monde était content.

Dimanche soir, j’ai mitonné des filets de lapin aux champignons (inspirés de cette recette, mais j’avais la flemme de farcir, donc j’ai tout mijoté ensemble) accompagnés de laitue braisée.

Lundi soir, du vite fait bien fait, russe et très bon : des pelmeni bœuf/porc de chez Doushka, avec un schlouk de crème acidulée et un schlouk de vinaigre.

Mardi soir, j’ai utilisé un livre que j’aime beaucoup, « Fat Girl Slim« , pour faire d’excellente crevettes laksa, un plat thaï.

Mercredi soir, changement de pays et même de continent avec un plat libanais : houmous et bœuf haché. A la réflexion, j’aurais dû servir une salade avec, c’était délicieux mais un peu bourratif (et la descendance ne s’est pas gênée pour me le faire savoir, sale môme…).

Jeudi soir, en vitesse avant le théâtre, j’ai mangé une salade César à la Brasserie La Coupole 1912 à Vevey, « senza infamia e senza lode » (sans infamie et sans louanges) comme disent les italiens. J’ai quand même bien envie de retourner tester leur cuisine, l’endroit semblait intéressant.

Vendredi soir, j’ai improvisé un ragoût de fonds d’artichauts (surgelés, merci Picard), pommes de terre (des petites rattes succulentes achetées chez Manor) et lardons, bien réussi.

Plancha mon amour

Cette semaine, j’ai décidé de continuer à explorer les possibilités de ma plancha électrique, qui révolutionne mon approche du poisson (j’avais tendance à le faire surtout au four puisque je le massacrais à la poêle…).

Samedi soir, j’ai donc prévu du filet de cabillaud à la plancha. En arrivant au marché, j’ai eu la surprise de constater que le poissonnier du marché avait changé. Le nouveau a un superbe étal, constitué uniquement de poissons d’eau douce locaux (il est pêcheur). Pas de cabillaud, donc, mais qu’à cela ne tienne, il avait du filet de brochet. J’ai donc fait du filet de brochet (préalablement frotté d’un mélange d’épices pour mouclade) à la plancha, avec en accompagnement une salade tiède de lentilles. Excellent ! Et étant donné ce que j’ai vu à l’étal du poissonnier, je présage du sandre, de l’omble chevalier, du brochet et tout ce genre de choses dans mon avenir culinaire…

Dimanche midi, j’ai voulu utiliser des tagliatelles à l’encre de seiche ramenées d’Aoste et congelées en reconstituant la recette des tagliatelles Mano Negra de l’Avenir. J’ai donc fait revenir des gambas décortiquées à la poêle, je les ai flambées au cognac, puis j’ai ajouté de l’ail et du persil hachés, du vin blanc, et après légère réduction, de la crème. Plouf, sur les tagliatelles, miam, parfait !

Dimanche soir, j’ai servi un classique local qui fait toujours plaisir à cette saison, du papet aux poireaux avec de la saucisse aux choux.

Lundi soir, j’ai fait des conchiglie au pesto de kale. J’ai eu droit au qualificatif de « hipster » de la part de ma descendance, eh bien la hipster elle vous dit que le pesto de kale c’est vraiment bon ! Et en hiver c’est mieux que le basilic, non ?!?

Mardi soir, j’ai lancé des petites seiches sur ma fameuse plancha, j’ai fait un aïoli pour aller avec, ainsi que des pommes de terre bouillies et une salade de betteraves à la crème acidulée. Malheureusement les seiches (qui étaient par ailleurs bien tendres) avaient un drôle de goût – est-ce que je les avais mal nettoyées ? Dommage, pour une fois que j’avais fait une jolie photo :

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Mercredi soir, j’ai réussi un beau mole poblano, et j’ai poussé le vice jusqu’à faire mes tortillas (de blé) maison avec cette recette. Résultat parfait (sachant que j’avais utilisé un des conseils donnés en commentaire de la recette, à savoir remplacer deux cuillères à soupe de farine par la même quantité de fécule), des délicieuses tortillas bien souples. C’est un peu long à faire (pas la pâte, qui est archi-simple, mais la cuisson, à raison d’une minute et demie par tortilla, faites le calcul pour 16…), mais c’est bien bien meilleur que les tortillas achetées, qui ont toujours un drôle de goût je trouve (ce que j’appelle un « goût de conservateur » et qu’on retrouve aussi dans les sauces à salade industrielles).

Jeudi soir, j’ai fait un excellent poulet au chorizo à la portugaise. Le chorizo « contamine » le jus du plat, le tout est délicieux et très addictif. J’ai un bon four, mais visiblement la chaleur conseillée de 180° ne suffisait pas, j’ai dû monter à 220° et prolonger un peu la cuisson.

Vendredi soir, nous avons mangé à La Chotte, et c’était vraiment délicieux. En entrée, j’ai pris une panna cotta au Parmesan et tomates séchées délectable (et ravissante) :

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Puis j’ai pris le carré d’agneau en croûte d’herbes accompagné de cannellonis à la purée de topinambours, excellent (mais la portion était énorme, quatre côtelettes, je n’ai pas pu finir) :

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Nous avons bu un Bandol rouge avec ce repas, un de mes vins français préférés, puissant et plein de caractère, et qui figure sur peu de cartes des vins de restaurants en Suisse, malheureusement. En résumé, il s’agit d’une excellente adresse, pas assez connue à mon avis.

 

Du beau, du bon, du roboratif

Samedi soir, nous avons assisté à un dîner-spectacle « Nouvel An Russe » à l’Opéra de Lausanne. Malheureusement, rien n’indiquait sur l’annonce de la soirée que tout se passerait exclusivement en russe, y compris la partie principale, à savoir les humoristes, et nous nous sommes retrouvés à une grande table entourés de russophones pas méchants du tout mais parlant entre eux en russe et se demandant ce que nous faisions là, devant un spectacle en russe non traduit… Heureusement, l’ambiance était assez bruyante pour que nous puissions discuter, et le repas était bon. Il a commencé, dans les salons de l’opéra, par un festival de bouchées apéro toutes plus délicieuses les unes que les autres (je suis une fan de ce genre de choses). Ensuite, à table, nous avons eu une entrée de poissons fumés et salés (y compris le fameux hareng en manteau de fourrure), terrine de viande, viandes froides et légumes en saumure, le tout excellent, puis du poulet accompagné de légumes très banal (mais comme je m’étais régalée avant, j’ai plus ou moins tout laissé), et enfin une délicieuse Pavlova aux pommes (mais quelqu’un devrait dire au traiteur que la Pavlova c’est australien ou néo-zélandais, mais en tout cas pas russe !). Nous sommes partis tôt, on se demande bien pourquoi…

Dimanche midi, j’ai sorti du congélateur où je les avais mis en rentrant d’Aoste des casoncelli aux épinards et ricotta ramenés de là-bas, que j’ai servis avec une sauce aux noisettes (oui, la recette utilise des noix, mais j’avais de la poudre de noisettes et je suis flemme).

Dimanche soir, j’ai servi ce qui est certainement la meilleure choucroute que j’aie jamais faite, une choucroute savernoise. L’ajout de pommes est vraiment une réussite, en tout cas on s’est tous régalés.

Lundi soir, honneur à l’hiver : une fondue moitié-moitié.

Mardi soir, j’ai décidé qu’il fallait que je continue à tester ma plancha électrique et j’ai fait des poissons et fruits de mer à la plancha (filets de hareng frais, filets de rouget, crevettes décortiquées, petites seiches). Mais quelle merveille ! Les cuissons étaient parfaites, la peau des poissons bien croustillante, les seiches tendres à souhait, et c’est bien la première fois que je ne détruis pas des filets de rouget en les faisant autrement qu’au four. Bref, je referai. J’ai accompagné ce plat de bettes au citron et à l’huile d’olive.

Mercredi soir, j’ai fait des lasagnes aux champignons. Elles étaient excellentes, mais heureusement que j’ai doublé la portion (qui était indiquée pour huit petits mangeurs ou quatre gros mangeurs), à quatre on a tout mangé ! J’ai pensé à ressortir mon hachoir alligator de l’armoire, il a fait merveille pour couper les champignons en duxelle.

Jeudi soir, j’ai mitonné un excellent caldo verde, avec du chou portugais cultivé dans ma région et du chorizo fabriqué par une charcuterie locale (j’aime le marché de Lausanne, l’ai-je déjà dit ?).

Le chorizo de chez Buffat

Le chorizo de chez Buffat

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Le Caldo Verde prêt à être servi

Vendredi soir, nous avons enfin testé l’Eligo. Il y a peu de restaurants gastronomiques à Lausanne même, et nous voulions tester cette relativement nouvelle adresse dans ce nouveau quartier branché qu’est le Rôtillon. L’endroit est beau, très « chic dépouillé », avec des meubles fifties revisités, des tons beiges et un peu d’art moderne pour étoffer le tout. Et l’accueil est charmant. Tout en sirotant notre apéritif (un verre d’assemblage chardonnay/pinot blanc/chasselas vaudois Peau de Vache de la Maison du Moulin pour moi, très agréable, et c’est rare de trouver du chasselas en assemblage), nous avons décidé de prendre le menu dégustation en 4 plats (entrée, poisson, viande, dessert) avec trois verres de vin assortis. En entrée nous avons eu « Oeufs brouillés / Jambon Pata Bianca / Truffe noire / Pain toasté » (oui, la carte cède à la mode « le nom des plats est leur composition et n’oublions pas les barres obliques »), avec un très étonnant Chasselas oxydatif Les Cocottes de la Maison du Moulin. C’était très moelleux, un joli contraste entre les oeufs et le Pata Negra (qui était toutefois un poil trop salé à mon goût). Le plat de poisson était « poisson de mer selon arrivage, ravioles de navet / caramel à la bière / beurre meunière aux câpres » et je crois bien que le poisson était du loup de mer (mais je n’en suis pas 100% sûre), avec un très bon Chassagne Montrachet. Le poisson était très bien cuit, mais je n’ai pas beaucoup apprécié le reste – c’est personnel, je n’aime pas l’amertume, et le navet et le caramel à la bière étaient amers. Le plat de viande était « Suprême de poulet fermier de gruyère / purée de topinambour au jus / crumble de nillon / truffe noire », avec un Vosne Romanée délectable. Le poulet était très tendre et juteux, mais le reste un peu fade à mon goût. En dessert nous avons eu un excellent « baba / fruits de la passion / crémeux caramel / mousse de mangue » qui était un baba destructuré à la mangue et au fruit de la passion. En repensant à ce repas, je me rends compte que mon opinion est mitigée : c’est une cuisine très bien faite, très maîtrisée, et il n’y a aucun reproche à lui faire, mais je crois que ce n’est tout simplement pas mon style de cuisine, je n’y trouve pas le « Wow Factor », comme disent les Amerloques. Que cela ne retienne personne d’aller y goûter !

Deux semaines bien remplies

J’ai sauté un tour, et me voici à vous raconter non pas une, mais deux belles semaines culinaires.

Première semaine

Samedi soir, je n’ai rien mangé car nous avions fait un excellent et pantagruélique repas de tapas et de poissons grillés à midi au Centre espagnol de Bussigny.

Dimanche midi, j’ai servi une salade de kale aux amandes et à la ricotta exquise (dans laquelle j’avais remplacé le quinoa par de l’amarante pour la seule et unique raison que c’est ce que j’avais dans mes armoires) et un gâteau d’œufs à la ciboulette (une sorte d’omelette au four, pas mauvais mais pas génial).

Dimanche soir, nous avons voulu essayer la toute nouvelle Brasserie du Royal, dans le Royal Savoy superbement restauré. En entrée, j’ai pris le pâté royal (en croûte, quatre viandes, foie gras, céleri rémoulade, un beau retour au classicisme), puis en plat, du ris de veau doré à la truffe noire du Périgord et accompagné gnocchi de pomme de terre au Sbrinz, vraiment très très bon. Nous avons arrosé ce repas d’un Gamaret du Vully très agréable. J’ai d’ailleurs trouvé que la  carte des vins est superbe et, ce qui n’est pas négligeable, à des prix tout à fait raisonnables.

Lundi soir, j’ai servi une poêlée de shitakés et marrons mijotés. C’était très bon.

Mardi soir, j’ai fait une belle potée de haricots secs au chorizo et au chou noir en adaptant cette recette.

Mercredi soir, une petite nostalgie d’été (mais avec des ingrédients d’hiver, à l’exception du pesto) : une Goat Cheese Torta et une très agréable salade de pak choi et maïs. J’ai ainsi appris que le pak choi pouvait se manger en salade, c’était nouveau pour moi.

Jeudi soir, j’ai mijoté des joues de bœuf à la péruvienne accompagnées de quinoa, selon une recette trouvée dans le coffret péruvien que j’avais acheté au Monde des Epices.

Vendredi soir, nous avons mangé chez des amis.

Deuxième semaine

Samedi soir, nous avons fait repas gastronomique à La Clusaz. J’ai déjà parlé de ce restaurant dans ce billet, c’est une petite merveille logée sur la route qui descend du Grand Saint-Bernard vers Aoste, et que nous fréquentons depuis… 24 ans ! C’était déjà délicieux à l’époque, et la cuisine n’a jamais cessé de s’améliorer et de se raffiner, c’est vous dire si c’est bon maintenant… J’ai pris le menu de saison, La Maialata, autrement dit La cochonnaille, avec en entrée une salade de musetto de porc et morue au chou noir (assemblage inédit mais délicieux), en primo des raviolis de boudin à la crème de pomme de terre et brocolis, et en plat du ventre de cochon de lait laqué fondant et savoureux, accompagné d’un flan de courge et chou vert. En dessert j’ai pris un de mes péchés mignons, le sabayon, une belle mousse aérienne, tiède et parfumée qui clôturait parfaitement ces agapes.

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Raviolis au boudin

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Sabayon

Dimanche midi, nous avons fait un repas péruvien sympathique au Léman (qui malgré son nom a une jolie carte péruvienne en plus de la carte suisse) à Lutry : en entrée, j’ai commandé un Tamal de pollo (farine de maïs farcie de poulet, olive et piment, cuite dans une feuille de bananier) que j’ai trouvé très bon, puis en plat, une (ou un ?) Carapulca (plat précolombien à base de porc et de pommes de terre séchées) intéressante mais peut-être un peu fade.

Dimanche soir, j’ai servi un plat tout simple : salade tiède de lentilles et burrata. L’alliance est surprenante mais fonctionne très bien.

Lundi soir, j’ai fait du bœuf Yakiniku en utilisant une sauce toute faite sortie d’un coffret umami que j’avais acheté il y a quelques temps, et du riz.

Mardi soir, j’ai voulu essayer la recette Marmiton du potage façon tartiflette, et je dois dire qu’elle m’a convaincue, c’est une belle soupe hivernale consistante et pleine de goût.

Mercredi soir, j’ai cuisiné des feuilles de chou farcies que j’ai accompagnées de riz.

Jeudi soir, j’ai fait un repas rapide et bon : des grillades mixtes de viande (côte de veau, brochettes d’agneau et tranches de porc, sur ma plancha électrique), avec des épis de maïs surgelés Picard juste cuits à l’eau bouillante, servis avec du beurre salé.

Vendredi soir, j’ai servi une soupe de pois mange-tout au curry tirée d’un livre que je possède depuis 20 ans et que j’aime beaucoup, The Soup Book, et pour compléter, des Buttermilk Biscuits du sud des US (mais sans sucre, cette manie des Américains de mettre du sucre jusque dans les plats salés m’étonnera toujours) moelleux et aériens.

Deuxième semaine de janvier

Samedi soir, nous avons mangé dans un de nos restaurants préférés, Les Deux Sapins à Montricher.J’ai tout d’abord pris la « Découverte de Foie Gras de Canard » (composition exacte : Pressé de Foie Gras et confit de Canard, Chutney de Mirabelles / Cornet de Bricelet, Foie Gras au Thym du Jardin, Rémoulade de Racines de Persil / Dodine de Foie Gras au Poivre Tilda et Niora, Duo de Figues Fraîches et Confites), qui était très bonne mais m’a quand même un petit peu déçue, car j’ai trouvé que les différentes sortes de foie se ressemblaient un peu trop, et qu’il n’y avait pas un bon équilibre entre foie gras et accompagnement (trop de foie gras – je sais, ça fait enfant gâté !). J’ai continué avec la « Pièce de Veau de Montricher à la Savoyarde : Coppa de Sévery et Gruyère de Montricher », qui était, elle parfaite, avec un excellent accompagnement de courge Butternut, et j’ai terminé avec l’assiette de fromages.

Dimanche midi, j’ai fait une tout simple mais très bonne salade de chou vert. J’aime beaucoup les salades, y compris en hiver, mais je me refuse à acheter des tomates et autres légumes d’été en janvier. Cette salade prouve qu’on peut parfaitement faire une salade de saison en plein hiver !

Dimanche soir, j’ai ressorti une vieille recette que j’avais mise de côté du temps où je fréquentais les newsgroups (ça, c’est ce qui s’appelle se dater…), et en particulier le newsgroup de cuisine français fr.rc.cuisine : la fondue piémontaise. Je l’aime beaucoup, et j’aime bien varier les fondues. L’ajout de mélisse à la fin peut sembler bizarre mais il est très sympa, malheureusement je n’ai pas trouvé de mélisse au marché, donc cette fois j’ai fait sans.

Lundi soir, j’ai utilisé d’excellents tagliolini ramenés du Piémont pour faire des pâtes aux artichauts. C’était vraiment un repas fait subito presto, pour la sauce j’ai simplement mélangé et chauffé un bocal de pâte d’artichauts et un bocal de sauce Parmesan-truffe d’épicerie fine.

Mardi soir, nous avons fait un repas véloce (mais agréable, sans être exceptionnel) à la Clef à Vevey (des filets de perche sauce Rousseau, une jolie assiette de filets meunière et une sauce douce au curry surprenante mais très judicieuse), avant de filer au Théâtre du Reflet juste à côté voir L’Ecole des Femmes de Molière.

Mercredi soir, j’ai cuisiné des sushis « do it yourself ». Tout est préparé et posé sur la table, chacun assemble ce qu’il veut. Ca a l’air vite fait, dit comme cela, mais en fait la préparation du riz et celle de l’omelette japonaise roulée sont assez longues, sans compter le découpage du reste (tranches d’avocat, poisson, bâtonnets de concombre).

Jeudi soir, j’ai fait du porc au caramel, accompagné de riz et de pak choi sauté à la poêle et juste additionnés d’ail noir, de vinaigre de riz et d’huile de sésame. Le porc au caramel était vraiment excellent, moelleux et savoureux, je recommande vivement cette recette !

Vendredi soir, nous avons fait un excellent et pantagruélique repas au Ristorante Saint-Paul. Il figure dans ma liste des bons restaurants italiens à Lausanne, et ce repas a confirmé qu’il y tient une place de choix. Nous avons pris le menu complet : assortiment d’antipasti (crostini divers, omelette à la cima di rapa, et toutes sortes de bonnes choses), puis primo du jour (là ce furent des penne au lard et aux tomates séchées exquises), puis grillade mixte de viande (un rêve de carnivore), enfin dessert mixte (tiramisu, panna cotta, cannoli), café et digestif (grappa ou limoncello), le tout pour 74 francs, étant donné la qualité des mets, c’est un superbe rapport prix/plaisir.

Cuisine hivernale

Samedi soir, j’ai mijoté une soupe que j’aime beaucoup et qui est un classique de nouvelle-Angleterre, le Fish Chowder. Je me suis inspirée de cette recette, mais sans la touche « branchée » de l’huile de persil, et en remplaçant le lard par du saucisson fumé coupé en petits morceaux (ben oui, fils N°1 m’avait piqué mon lard pour se faire des pâtes et ne m’avait pas prévenue…).

Dimanche midi, j’ai servi du filet mignon de veau avec un simple assaisonnement de sirop de vinaigre balsamique, accompagné de légumes rôtis au four (carottes, topinambours, pommes de terre, champignons de Paris).

Dimanche soir, comme nous avions ramené du boudin français de nos courses en France, j’ai fait un grand classique : du boudin pommes en l’air. Deux kilos de pommes pour quatre, et il n’en n’est pas resté un quartier….

Lundi soir, c’était cuisine express : des fusilli sauce aux épinards hachés (surgelés), à la crème et au Boursin. Efficace et sympa.

Mardi soir, j’ai fait un plat traditionnel savoyard : une tartiflette. Des pommes de terre, du reblochon, du lard, des oignons, de la crème : What’s not to love?

Mercredi soir, histoire de contrebalancer la tartiflette de la veille (oui, bon, en fait ça c’est ma justification a posteriori, en vrai c’est juste que j’avais envie d’une bonne soupe de nouilles asiatique), j’ai fait des ramens au boeuf légères et parfumées.

Jeudi soir,  dans un grand élan fusionnel Vaud-Savoie, j’ai servi du saucisson vaudois avec des pommes de terre et des carottes à la cancoillotte. C’était fameux ! Si vous ne connaissez pas la cancoillotte, il faut absolument goûter, et vous verrez, soit vous adorerez soit vous détesterez, il n’y a pas de voie médiane. En plus, juste pour la bonne conscience, il s’agit du fromage le moins gras du marché.

Vendredi soir, j’ai composé un repas avec ce que j’avais dans le congélateur et dans le garde-manger : du poulet à l’africaine, des frites de patates douces (surgelées Picard, cuites à l’Actifry, résultat savoureux mais peu présentable), épinards hachés (surgelés, vous l’aurez deviné), et guacamole. au fait, avez-vous remarqué que cette année (saison ?) les avocats sont minables ? Pleins de fibre, aqueux, facilement abîmés, bref, une catastrophe, et ce, quels que soient la provenance et le fournisseur. C’est la première fois que je vois ça, et je reste perplexe.

Deuxième repas de Noël, Saint-Sylvestre, premier repas en 2016…

Samedi 26 au soir, c’était le grand Noël familial, et cette année il se passait chez moi. Nous étions dix. J’ai servi, en entrée, du foie gras cuit au sel, des rouleaux de saumon fumé au fromage frais (inspirés de cette recette), et une salade de mâche. En plat, j’avais eu une illumination : j’adore le chapon, mais découper un chapon pour dix personnes pendant que tout le monde est assis à attendre, c’est peu agréable. J’ai donc demandé au volailler du marché, Ogiz, s’il pouvait me fournir (sur commande) un chapon entièrement désossé, et il l’a fait. J’ai donc fait rôtir un chapon désossé et farci (farce issue de cette recette), que j’ai accompagné d’une purée de courge butternut. Le dessert était amené par la famille, sous forme d’une tarte aux pommes, d’un gâteau à la crème, d’une mousse au chocolat et d’une salade de fruits.

Dimanche midi, nous avons mangé les (abondants) restes du repas de la veille.

Dimanche soir, après avoir vu, avec grand plaisir, My Fair Lady à l’Opéra de Lausanne, nous avons très bien mangé au Restaurant du Théâtre attenant. J’ai pris des huîtres en entrée, puis une sole impeccablement cuite et assaisonnée.

Lundi soir, nous avons mangé au Mirabeau avec des amis. Je crois en avoir déjà parlé sur ce blog, c’est un des bijoux cachés de Lausanne, un restaurant de bon hôtel ouvert tous les jours, situé près de la gare, offrant une superbe cuisine française judicieusement modernisée ainsi qu’un service impeccable, chaleureux et attentif. J’ai commandé une salade de homard en entrée, très fraîche et d’une simplicité absolue qui mettait parfaitement en valeur la bestiole, puis le châteaubriand, excellent.

Mardi soir, j’ai grillé des côtelettes d’agneau, que j’ai assortie de flageolets à l’ail.

Mercredi soir, j’ai profité de l’absence de mon fils cadet, qui n’aime pas le foie, pour mijoter du foie de veau à la vénitienne, accompagné de petits pois.

Jeudi soir, c’était la Saint-Sylvestre, et nous étions en petit comité. En entrée, j’ai fait une salade de homard au jus de yuzu, et en plat, un tartare de cabillaud, escorté de céleri rémoulade. Le dessert fut un Paris-Brest acheté en boulangerie.

Vendredi soir, nous avons testé (et approuvé !) un nouveau restaurant, l’Oustau, qui propose (ce qui est rare à Lausanne) des plats de cuisine provençale. Une jolie carte des cocktails en apéritif, et une carte des mets courte (ce qui pour moi est un compliment, je me méfie des cartes longues comme un jour sans pain) et appétissante. J’ai pris 6 huîtres en entrée (comme je l’avais expliqué la semaine passée, je suis la seule chez moi à aimer les huîtres, ce qui fait que j’ai tendance à me jeter dessus quand j’en trouve au restaurant), puis une côte de veau parfaite, avec une purée de pommes de terre tout aussi parfaite (et comme le disait mon père, c’est dans les mets simples que l’on reconnaît les bons restaurants – une bonne salade, une bonne purée, ce sont des gages de savoir-faire).