Adieu Février !

Samedi soir, nous avions des invités. J’ai d’abord présenté une soupe de lentilles corail au lait de coco, très savoureuse (du livre « Simple » dont je parlais la semaine passée), puis j’ai servi un plat que je fais environ une fois par an depuis que je l’ai découvert, une goûteuse et roborative choucroute hongroise, et pour finir, j’ai concocté un dessert tout simple, des poires en fines tranches caramélisées au sucre de coco.

Choucroute hongroise

Dimanche midi, nous avons fini les restes de la veille au soir.

Dimanche soir, double découverte pour une pizza : d’abord une pâte « IG bas » à la farine de kamut, excellente, et ensuite une garniture « Margherita sbagliata », c’est à dire le fond de pâte cuit avec seulement la mozzarella dessus, puis garni à la sortie du four de coulis de tomates (passata de ma belle-mère, un peu réduite) et de purée de basilic et huile d’olive. Délicieux !

Lundi soir, nous étions vers Cossonay, et nous avons testé le restaurant Maison de Ville de Grancy. En entrée, j’ai dégusté une délicieuse assiette de saumon fumé et coquilles Saint-Jacques subtilement assaisonnée aux agrumes, et ensuite, un bon tournedos, que j’ai demandé et obtenu avec uniquement un accompagnement de légumes (légumes racine, très bons).

Rosace de saumon et coquilles Saint-Jacques

Mardi soir, j’ai mijoté un bon plat Vaudois : papet aux poireaux et saucisse aux choux.

Mercredi soir, j’ai testé un repas composé selon la description que j’avais lue quelque part d’un plat de je ne sais plus quel restaurant : poulpe, houmous et fenouil croquant. J’ai acheté des tentacules de poulpe cuits sous vide, et préparé mon houmous habituel la veille. Le soir-même, j’ai paré deux bulbes de fenouil puis les ai coupés en cubes ; dix minutes avant de servir, j’ai poêlé le fenouil au wok pendant 5 minutes, puis l’ai mis de côté et ai fait griller dans le wok le poulpe coupé en tronçons. J’ai ensuite versé le fenouil avec le poulpe, et servi tout ça avec le houmous. Bilan : excellent !

Jeudi soir, nous avons été voir le spectacle « Hollywood » Chez Barnabé, et avons mangé sur place. En entrée, nous avons reçu une soupe de courge avec des médaillons de truite. Ensuite, on nous a servi un suprême de volaille aux champignons avec écrasée de pommes de terre à l’huile de truffe et panais rôtis, et enfin une sorte de gâteau aux pommes caramélisées.

Vendredi soir, nous avons été manger avec des amis chez Monsieur 14. C’était très réussi, savoureux et léger. En entrée, j’ai pris du saumon fumé au guacamole, et en plat du sashimi d’omble chevalier au sésame. J’ai ensuite partagé avec mon cher et tendre un excellent Berne-Lausanne (variation du Paris-Brest)

Simplicité

Cette semaine, j’ai utilisé pour deux repas le livre « Simple » d’Ottolenghi. Il est plein de bonnes recettes (qui ne sont pas toutes si simples que ça d’ailleurs, mais il est vrai que par rapport à l’autre livre de lui que j’ai, Jerusalem, c’est beaucoup moins compliqué et chronophage…), et je compte bien continuer la semaine prochaine.

Mais commençons par le début.

Samedi soir, sans recette, j’ai grillé à la plancha des sardines, un morceau de thon préalablement mariné à la sauce ponzu, des calamaretti et des grosses crevettes, tout cela servi avec une salade de mâche.

Dimanche midi, repas de flemmarde : une soupe de poisson de la Belle-Iloise améliorée avec du poireau et du taro, accompagnée de rouille de la Belle-Iloise !

Dimanche soir, j’ai étrenné ma nouvelle friteuse sans huile (qui est une espèce de four-friteuse, une Tefal Easy Fry Oven & Grill) en faisant du lard à la coréenne, escorté de kimchi et d’épinards marinés.

Lundi soir, j’ai servi une poêlée de chou noir au chorizo absolument exquise, recette trouvée dans « Simple ».

Mardi soir, je suis repartie en Corée pour une soupe piquante au boeuf bonne, mais que j’ai trouvée quand même un peu fade, bizarrement. Il faut dire que je n’avais pas trouvé les fougères utilisées dans la recette, que j’ai finalement remplacées, après recherche, par du cresson – ceci explique probablement cela.

Mercredi soir, à nouveau une recette de « Simple » : du poulet miso (dernière recette de la page), moelleux et caramélisé, très réussi, que j’ai servi avec des bok choi sautés à l’ail.

Jeudi soir, j’ai à nouveau utilisé la friteuse sans huile pour faire des ailerons et manchons de poulet (avec sauce soja-ail), accompagnés de cole slaw coréen.

Vendredi soir, nous avons mangé au Zafferano. C’était, comme d’habitude, excellent. A trois, nous nous sommes d’abord partagé une salade de fruits de mer et une planchette de jambon cru roquette et mozzarella. Ensuite j’ai commandé du filet de bar à la méditérranéenne, aux câprons et olives, servi avec d’excellents légumes croquants (j’avais demandé qu’on omette les pommes de terre, ce qui fut fait sans aucun problème – j’apprécie ce genre de flexibilité).

Berne, Vevey, Lausanne

Samedi soir, toujours à Berne, nous avons fait un repas fantastique dans notre restaurant préféré en Suisse, le Wein & Sein. J’adore cet endroit, non seulement la cuisine est délicieuse, mais l’accueil est toujours adorable et l’ambiance particulièrement agréable.

Dimanche midi, sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à Vevey au Ze Fork, un excellent restaurant au bord du lac, très joliment décoré de plus. J’ai pris un plat « Mer », une trilogie de daurade absolument exquise.

Dimanche soir, j’avais prévu une fondue. Un ami nous ayant ramené des truffes noires du sud de la France, j’ai fait une fondue à la truffe ! Un seul mot : miam.

Lundi soir, j’ai servi des boulettes de boeuf à l’orientale avec un couscous de seigle et du chou noir poêlé.

Mardi soir, j’ai fait de l’émincé de cerf aux échalotes, champignons et crème, avec une purée de haricots blancs (essai réussi de remplacer la purée de pommes de terre qui m’est déconseillée, ce n’est pas le même goût bien sûr mais c’est très bon et cela remplit la même « fonction » dans la composition du repas) et des kalettes poêlées à l’ail.

Mercredi soir, j’ai concocté des cuisses de poulet désossées enduites de moutarde et passées à la poêle, servies avec une salade de butternut. J’avais lu que l’on peut manger la butternut crue en salade, en la faisant un peu mariner dans la sauce. Je l’ai donc pelée, j’en ai fait des lanières fines (à l’éplucheur) que j’ai fait mariner une petite heure dans un mélange citron vert + huile d’olive + sel + poivre. Très agréable !

Jeudi soir, nous étions invités chez une cousine.

Vendredi soir, nous avons fait un très bon repas au Chat Noir. Nous avons d’abord partagé une entrée de jambon Bellota accompagné de pan y tomate, puis j’ai savouré leur pot-au-feu de joue de bœuf au foie gras, un délice qui est à la carte chaque hiver et qui m’appelle irrésistiblement.

Comment planifier ses repas

Depuis plus de vingt ans (depuis que mon fils cadet est tout petit, en fait), je planifie mes repas.

A la base, c’était parce qu’avec deux enfants petits, c’était la seule manière de ne pas stresser et de conserver le plaisir de cuisiner. J’alternais plats préparés à l’avance (genre ragoûts, soupes, etc.) et plats rapides (c’est là que j’ai développé tout un tas de recettes de cuisine rapide).

Et puis les enfants ont grandi, je n’ai plus le stress de début de soirée, mais je continue, parce que trouve cette planification très agréable. J’y ai apporté plus de souplesse, et je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée de raconter comment je fais.

  • J’ai deux listes de repas : une pour la semaine en cours, une pour la semaine d’après. Dans celle pour la semaine d’après, je mets les idées de plats que j’aimerais faire et qui me viennent de manière impromptue (en lisant un magazine de cuisine, ou en en parlant avec quelqu’un, ou même sans raison), sans forcément les attribuer à un jour particulier. Comme ça, quand je planifie (le vendredi, puisque nous faisons nos courses samedi matin au marché), j’ai déjà plusieurs repas que je peux attribuer à des jours, il ne me reste plus qu’à compléter.
  • Je planifie toujours pour un jour de moins qu’il ne faudrait, pour prévoir les sorties au restaurant ou les soirs où je sers des restes.
  • Je planifie presque toujours un repas que je peux reporter à bien plus tard, pour parer aux imprévus : par exemple, hier soir, j’avais prévu une côte de veau (stockée dans mon congélateur) accompagnée de salade de butternut, mais j’avais d’énormes restes qu’il ne fallait pas gâcher et que j’ai servis à la place. La côte de veau est restée au congélateur et la courge butternut, se gardant facilement plusieurs semaines, sera probablement au menu de la semaine prochaine.
  • J’achète toute la viande pour la semaine. Je garde au frigo tout ce que je sers jusqu’au mardi soir inclus, le reste va au congélateur (hormis les viandes séchées ou fumées, bien sûr).
  • Je fais attention au temps que j’aurai pour préparer. J’aime faire la grasse matinée le dimanche, donc dimanche midi, c’est du rapide, par exemple. Ou si je travaille à la maison un jour, je sais que je pourrai mettre en route à midi une recette qui demande beaucoup de temps de marinade ou de mijotage.
  • Chaque matin, je regarde ce que je vais faire le soir, histoire de sortir ce qu’il faut du congélateur si nécessaire. Comme je ne suis pas parfaite (snif), j’oublie parfois, alors je réarrange mes repas…
  • Ce qui m’amène au point suivant : je me laisse l’entière liberté de réarranger les repas dans la semaine, bien sûr, on n’est pas à l’armée !!! Si ça m’arrange de faire demain ce que j’avais prévu aujourd’hui, pourquoi pas.
  • Je prévois des restes. Surtout ces deux dernières années, avec tout ce travail à la maison, je n’allais pas me mettre à cuisiner à midi, franchement, alors on a alterné restes et plats livrés. Et certains plats ne demandent pas beaucoup plus de temps à préparer si on les fait pour quatre ou six personnes que si on les fait pour deux.
  • De temps en temps je fais une semaine à thème, en choisissant un pays, ou un livre de cuisine. Ca m’amuse, et puis certains condiments typiques d’une cuisine ethnique particulière doivent être faits en assez grande quantité et, du coup, peuvent être utilisés dans plusieurs plats (par exemple, l’aji picante colombien ou le mojito cubain), et certaines herbes ou condiments peu usités dont on doit acheter un emballage entier peuvent eux aussi être utilisés complètement au lieu de traîner dans le frigo en attendant la trinité.

Du riz complet, et bien d’autres choses

Samedi soir, nous avons fait un excellent repas au Kung Fu Cuisine. J’ai déjà dit que mon restaurant chinois préféré à Lausanne est Chez Xu, eh bien j’y ajoute maintenant, dans la catégorie « cuisine szechouannaise », le Kung Fu. C’est tout petit (et il est conseillé de réserver, en tout cas le samedi soir), la déco est minimaliste, le service sympa et efficace, et la carte est super-intéressante. D’ailleurs, la clientèle est composée en grand partie de chinois, ce qui est toujours bon signe. Nous avons partagé, en entrée, des raviolis au porc grillé et des dim-sum « fraîcheur » (aux crevettes, à la ciboule et aux oeufs) absolument mémorables. Puis nous avons aussi partagé du canard frit au piment et de l’intestin de porc frit au piment, tout ça très savoureux et blindé de piment séché et de poivre de Szechouan, ça fait des drôles de sensations dans la bouche, j’adore ! Comme accompagnement, nous avons pris un riz sauté et des liserons d’eau sautés à l’ail. Bref, un grand plaisir (et des quantités gigantesques, comme Chez Xu, et comme vous pouvez le voir, les plats sont carrément servis dans des woks). Nous sommes partis avec les restes !

Dimanche midi, j’ai préparé des fusilli aux artichauts et aux lardons en m’inspirant de cette recette.

Dimanche soir, j’ai servi de l’onglet de boeuf poêlé, accompagné d’ajvar et d’une salade de chou noir.

Lundi soir, nous avons fini les restes du Kung Fu, et j’ai fait du riz complet pour accompagner. J’avais des horribles souvenirs de riz complet pâteux et sans goût que ma mère faisait de temps en temps quand j’étais adolescente, j’ai donc cherché soigneusement comment le cuire pour avoir le meilleur résultat possible, et je suis tombée sur cette recette. Alleluia ! Le riz est bon, ferme, et en plus c’est simple à faire et ça se garde facilement au chaud (surtout sur une plaque à induction) !

Mardi soir, j’ai servi un flan aux poireaux et champignons (sans le jambon prévu dans la recette) avec une salade verte. C’était très bon, je retiens l’idée du flan aux légumes, à décliner selon les envies et la saison.

Mercredi soir, une belle poêlée de haricots blancs, saucisses au paprika et côtes de bettes rouges (sans recette).

Jeudi soir, j’ai mijoté un extraordinaire Gamjatang, c’est-à-dire une soupe de porc à la coréenne. J’ai utilisé des travers de porc à la place des os de cou de porc, difficiles à trouver ici, et du taro au lieu des pommes de terre (pour cause d’index glycémique), et vraiment c’est une recette que je conseille (mais il faut savoir qu’elle prend du temps à cuire et beaucoup de casseroles !).

Vendredi soir, nous avons soupé au restaurant Mille Sens à Berne. Nous avions un bon Qooking pour une « tavolata », c’est à dire un grand menu à partager. 5 petites entrées, 5 petits plats, 5 plats fromage/desserts, les vins assortis, bref, la totale ! C’était bon et bien fait, mais il me manquait le je-ne-sais-quoi qui fait qu’on veut revenir absolument. En fait, si j’y réfléchis bien, je dirais que je saurais faire la plupart des plats, et c’est probablement la cause de ma retenue.

Petite remarque marrante : cela fait plus de 2 semaines que j’évite les chocolats, confiseries et desserts (ce qui, je le répète, n’est pas un gros problème pour moi), du coup j’ai plongé une cuillère dans la crème brûlée et trouvé ça super-écoeurant. J’ai donc laissé l’intégralité des desserts à mon cher et tendre.

Brouillard de février

Samedi soir, j’ai fait des tout bêtes mais délicieux poireaux vinaigrettes recouverts d’oeufs hachés, avec un peu de viande séchée à côté (pas de recette : je cuis les poireaux à la vapeur jusqu’à tendreté complète, les laisse refroidir, le reste est dans le titre du plat).

Dimanche midi, j’ai décidé de tenter la pizza IG bas (pour ceux qui veulent savoir ce qu’est l’IG et pourquoi ça m’intéresse, voir mon article précédent). J’ai donc fait une pizza blanche aux côtes de bettes et à la saucisse avec une pâte à l’épeautre et au son d’avoine tirée de cette recette. Je vous le dis tout de suite, la garniture était une réussite totale (à refaire), la pâte ne m’a vraiment pas convaincue. Bon goût, mais lourde et de consistance trop pâteuse. Je ne lâche pas l’affaire, sur plusieurs sites italiens j’ai vu qu’on pouvait utiliser de la farine de kamut pour la pâte à pizza, ce sera mon prochain essai.

Dimanche soir, j’ai cuisiné un plat coréen que j’adore : le kimchi jjigae (pour info, je fais mon propre kimchi, c’est facile et délicieux). Pour essayer, je l’ai accompagné de riz shirataki. Ben…. non. Ce truc-là n’est pas mauvais, c’est presque pire : ça n’a aucun goût, donc, pourquoi le manger ? La prochaine fois je ferai du riz basmati (ou bien je tenterai de désamidonner du riz, je suis curieuse du résultat).

Lundi soir, nous avons dîné des restes du repas de vendredi soir (blanquette de veau et haricots verts, pour mémoire).

Mardi soir, j’ai fait des crevettes marinées au mojo cubano (celui que j’avais préparé pour un des repas mentionnés dans un précédent article), sautées à la poêle, avec une salade mélangée de sucrine, haricots borlotti et oignon vert.

Mercredi soir, nous avons dégusté un somptueux repas (c’était en fait mon repas d’anniversaire, très tardif puisque mon anniversaire est en octobre, mais nous nous y étions pris un peu tard et les places sont chères…) au Restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier. Tout était incroyablement bon, et voilà la preuve en photos :

Mon plat chéri est clairement, parmi toutes ces merveilles, les cardons à la truffe, ineffables….

Jeudi soir, nous avons été écouter un concert des Woodgies à l’Esprit Frappeur (très joli, ces deux soeurs sont pleines de potentiel, et j’aime bien l’endroit, qui est l’enfant illégitime des défunts Faux-Nez, pour ceux qui s’en souviennent), j’ai mangé une ptite soupe à la courge sur place.

Vendredi soir, j’ai mijoté une soupe aux haricots noirs, au lard et à l’aji picante (l’aji que j’avais préparé la semaine passée), très revigorante.

Quand la santé s’en mêle…

Mes dernières analyses sanguines axant révélé un début de résistance à l’insuline (qui peut être le stade avant un diabète de type 2), j’ai donné une légère réorientation à ma cuisine. Je dis légère, parce qu’en fait j’ai une grande chance : je ne suis pas ce que l’on appelle un bec sucré, ce qui fait que supprimer les desserts (j’en mange déjà peu) et les petits chocolats que je mangeais par ci par là n’est pas un grand sacrifice. Je dois faire attention à l’index glycémique (IG) des aliments, ce qui veut dire calmer sur le riz blanc, le pain blanc, toutes les céréales raffinées, les pommes de terre, ainsi que deux ou trois autres choses (carottes cuites, betteraves cuites, bananes). Mais je peux manger librement plus ou moins tout ce que je préfère (viande, charcuterie, poisson, laitages non sucrés, légumes verts, légumineuses, haricots secs), grand ouf !

Curieusement, l’IG dépend parfois du mode de cuisson. Heureusement, je mange mes pâtes al dente (IG bas par rapport aux pâtes bien cuites)… Sinon, il faut que je trouve une bonne recette de pâte à pizza à la farine complète. Et mon point faible est le riz (je n’aime pas le riz complet) mais j’ai découvert que le riz basmati a un IG pas trop haut et que le riz venere, que j’adore, est un riz complet, donc ça devrait aller.

Samedi soir, nous avons testé le restaurant Indian Rasoi, près de Genève. Le chef est un ancien du Rasoi by Vineet, restaurant gastronomique indien que nous affectionions et qui semble avoir disparu dans la tourmente de la pandémie. Je vous dis tout de suite que le Indian Rasoi n’est pas du tout dans la même catégorie : c’est de la délicieuse cuisine indienne traditionnelle, pas du tout la cuisine indienne modernisée et « gastronomisée » que proposait le Rasoi by Vineet. Ceci dit, c’était vraiment excellent. Nous avons d’abord partagé deux entrées : des gambas marinées aux tomates séchées et basilic accompagnées d’épinards épicés, et des samosa de légumes avec curry de pois chiche. Ensuite j’ai choisi un poulet byriani parfaitement bien exécuté (le byriani, quand il est bof, est sec et sans goût, celui-ci était moelleux et parfumé). Bref, un excellent repas.

Dimanche midi, nous avons dégusté la toujours belle cuisine du Café de Peney. J’ai d’abord pris un exquis tartare de veau en entrée, puis nous avons partagé des rognons de veau cuits au gros sel (haricots verts à l’échalote et sauce au porto) ainsi que des joues de cochon confites au Gamaret (légumes d’hiver au jus). Tout était parfait

Dimanche soir, j’ai servi des fusilli à la crème de céleri. Pas de photo – je suis désolée, après cette longue pause sur ce blog, j’ai perdu l’habitude de photographier mes repas, il faut vraiment que je m’y remette !

Lundi soir, j’ai inventé une potée de pois chiches au chorizo et aux épinards très réussie.

Mardi soir, j’ai tenté une recette qui m’intriguait, des chicharrones colombiens, avec de l’aji picante et de la cima di rapa just blanchie et sautée à l’ail. Les chicharrones étaient parfaits, bien croquants, l’aji aussi. Par contre, j’avais essayé d’ôter l’amertume de la cima di rapa en la faisant tremper pendant deux heures dans de l’eau additionnée de jus de citron (astuce que j’avais vue sur plusieurs sites de cuisine italienne), mais ce n’était pas vraiment concluant, il en restait quand même un peu.

Mercredi soir, j’ai refait une recette simple que j’aime bien, des ailerons et mini-pilons de poulet à la friteuse sans huile (sans mettre de sauce à la fin), que j’ai servis avec un tabboulé de brocolis (brocolis crus passés au mixer et assaisonnés à l’huile d’olive et au citron). Et cette fois, j’ai pensé aux photos !

Jeudi soir, nous avons à nouveau mangé indien : je suis si contente, le Maharaja, qui était un excellent traiteur indien situé à l’avenue de France, et avait disparu, est revenu, cette fois sous forme de restaurant, ce qui est encore mieux ! Et nous n’avons pas été déçus. J’ai d’abord pris des crevette tandoori énormes et savoureuses, puis leur spécialité, un murgh sabj, du poulet à la coriandre fraîche, au piment vert et au lait de coco à tomber. Nous avons aussi partagé un naan au fromage qui était probablement le meilleur que j’aie jamais mangé.

Vendredi soir, nous avions des invités. En entrée, j’ai servi un velouté d’edamame à la laitue (bon, mais pas mémorable), et en plat, une très classique et goûteuse blanquette de veau accompagnée de pommes de terre rôties et de haricots verts (surgelés).

Cet hiver, dans ma cuisine….

Voici un petit florilège de ce que j’ai cuisiné récemment, en attendant la reprise normale du rythme de ce blog :

  • En entrée lors d’un repas à quatre, des succulents rouleaux de bresaola aux poires (originellement faits avec de la viande des Grisons, mais la bresaola convenait très bien dans cette recette).
  • Une recette que je fais de temps à autre et qui a toujours beaucoup de succès : du poulet aux cornflakes accompagné d’un cole slaw (salade américaine aux carottes et chou blanc) allégé (traduction : assaisonné d’un mélange de yaourt, moutarde, vinaigre et mayonnaise à la place de la tonne de mayonnaise habituelle).
  • Du kig a farz, le pot-au-feu Breton, que j’ai trouvé bon mais quand même assez écoeurant.
  • Un très réconfortant gratin de pommes de terres, poireaux et saucisses :

Quelle est cette langueur qui pénètre mon coeur

Si je choisis ces vers de Verlaine comme titre de billet, c’est après avoir lu cet article de Fémina, qui m’a fait tilt et m’a fait comprendre ce qui se passait en moi et, peut-être, comment en sortir.

Pour ceux et celles qui n’ont pas envie de lire tout l’article, en gros, la pandémie nous a mis dans un état de « languishing », de langueur donc (pourquoi utiliser l’anglais alors que le terme existe en français, je vous le demande ?), qui se caractérise par une morosité, un repli sur soi-même, un manque d’envie de faire quoi que ce soit. Ce n’est pas une dépression, mais ce n’est pas non plus un état normal. Et si je n’ai pas recommencé à écrire sur ce blog, si je vais peu au théâtre, que j’ai moins de plaisir à planifier mes repas et à les cuisiner, c’est à imputer à cet état-là, clairement.

Comment s’en sortir ? Pour moi, c’est clair : se souvenir qu’il y a pire, bien pire que la situation actuelle (les périodes de guerre par exemple), surtout pour moi qui ai conservé mon travail, qui vis en couple harmonieux, dans une maison agréable. J’ai toujours adoré les livres de Pollyanna (y compris pour leur côté kitsch), c’est le moment de m’en inspirer… Et se donner un bon coup de pied au derrière pour m’en sortir, à commencer par écrire à nouveau sur ce blog. Chacun doit trouver sa manière de gérer le truc, moi c’est la mienne. Alors à très bientôt, en tout optimisme !

L’horizon s’éclaircit

C’est une sensation bizarre que j’ai eue pendant toute la période du (semi) confinement : je n’arrivais plus à planifier. Ni les repas, ni les vacances, ni… rien. J’avais l’impression d’avoir un mur invisible devant moi, quelque chose qui me coupait du futur. Je n’ai aucun problème d’angoisse d’habitude, mais là, je dois dire que c’était une sensation assez anxiogène. Maintenant les portes s’ouvrent, littéralement (les portes des magasins et des restaurants, celles des amis aussi, et la mienne) mais aussi au figuré, et mon horizon tout d’un coup s’ouvre lui aussi – ouf !

Côté cuisine, j’espère donc revenir à plus de planification et à une cuisine plus complexe – alléluia, les marchés en plein air rouvrent ! Mais les deux semaines passées, que je vais vous raconter, ont encore été placées sous le signe de la simplicité. Des restes du soir d’avant, des salades mixtes et un peu de charcuterie ou des empanadas ou arepas de la boulangerie colombienne de mon quartier à midi, de la vraie cuisine le soir, mais assez basique :

  • Rognon grillé, asperges rôties
  • Raclette avec petites pommes de terre nouvelle et champignons à griller sur le haut du four à raclette
  • Sorte de quiche aux poireaux, improvisée avec un fond de fromage à raclette qui restait, des poireaux en rondelles préalablement poêlés avec du lard par dessus, le tout arrosé de la classique migaine
  • Pâtes sauce tomate et Chavroux – c’est simple mais délicieux
  • Rack d’agneau frotté de sazon, grillé au grill de la terrasse et accompagnés d’asperges vertes elles aussi grillées sur ledit grill
  • Rouleaux d’aubergines et noix à la géorgienne, accompagnés de charcuteries diverses
  • Mapo beans absolument succulents (accompagnés de riz blanc)

Et nous avons tout de suite profité de la réouverture des restaurants ! D’abord pour un exquis repas aux Alliés : feuilleté d’asperges et morilles aérien et savoureux, puis tartare servi avec une belle salade fraîche et du bon pain grillé, parfaitement assaisonné, sans ketchup et en mettant en valeur le goût de la viande, et ensuite pour un tout aussi parfait repas aux Deux Sapins :