Il pleut sur Lausanne

La pluie me bouffe mon inspiration, je dors debout, je n’ai même pas eu le courage d’écrire ici le weekend passé, bref la honte. Voici donc un récapitulatif sur deux semaines.

Première semaine : il pleut

Samedi soir, nous avons mangé chez Suku’s Restaurant. J’ai pris une salade de bœuf au gingembre, très fraîche et revigorante, puis un rack d’agneau grillé aux épices, et en dessert un tout simple et délicieux lassi à la mangue. Je vous renvoie à l’article que Guerilla Gourmande a écrit sur ce repas, et qui en parle très bien !

Dimanche midi, j’ai fait une brandade de morue, que j’ai accompagnée de polenta grillée et d’une salade de betteraves aux oignons frais. J’avais eu beau dessaler la morue pendant 24h en changeant l’eau 5 ou 6 fois, elle était encore un peu trop salée, malheureusement.

Dimanche soir, j’ai servi des tranches de porc marinées (au vin blanc, jus de citron et paprika) et grillées, avec salade de lentilles et de bettes. J’ai trouvé les grillades un peu sèches, je suis toujours à la recherche de « la » méthode pour faire des grillades de porc aussi bonnes que celles que l’on mange dans les restaus portugais.

Lundi soir, j’ai improvisé un tartare de thon à la mangue (avec aussi du citron vert, du jus de gingembre et de l’oignon frais), accompagné d’une salade verte et de bon pain de la boulangerie Grin (en haut de la rue du Valentin, leur mi-blanc au levain est un délice).

Mardi soir, j’ai servi des asperges vertes sauce Parmesan et huile d’olive (si on peut appeler ça une sauce – mais c’est drôlement bon !), des artichauts frits (à la friteuse Actifry) et un assortiment de fromages italiens. Je survalide les artichauts frits à l’Actifry, ils étaient parfaits, avec les feuilles bien croquantes, presque comme des chips, et le cœur tout tendre.

Mercredi soir, j’ai fait un attiéké garni. C’est simple et délicieux. La seule chose compliquée c’est de trouver de l’attiéké, donc de localiser une bonne épicerie africaine. A Lausanne j’en connais trois : une dans la gare, juste à l’entrée, la deuxième au bas de la rue de la Borde, et la troisième rue du Tunnel, juste à côté de Chez Xu.

Jeudi soir, avec une amie, nous avons mangé au tout nouveau restaurant Fusion. L’endroit est superbe, très moderne, décoration noire et banquettes turquoise, et le service, après avoir été un peu raide au tout début, est très vite devenu absolument charmant (et très efficace). En entrée, nous nous sommes partagées une « trilogie de tacos : tartare de thon, saumon et sériole » et un « Softshell Crab et ses trois épices d’Asie ». Les trois tartares étaient excellents, chacun assaisonné différemment, de manière à mettre en valeur chaque poisson. Le terme de « tacos » m’a fait un peu sourire, il s’agissait tout simplement de quelques morceaux de tortilla séchés au four, un peu superfétatoires. Le crabe (frit, comme il se doit) était absolument délicieux (sans compter qu’il est difficile de trouver du crabe mou dans nos contrées, j’étais aux anges car j’adore ça). En plat, nous avons pris la « sole de Bretagne aux agrumes Japonais » et la « sériole mijotée, son jus et sa fusion de semoule et quinoa ». Tous les plats sont servis avec un accompagnement de trois « rice cubes », des cubes de riz à sushis aromatisés très plaisants. La sole était très bien cuite, mais son assaisonnement manquait un peu de caractère, et surtout elle était escortée (en plus de trois ou quatre minuscules asperges vertes) d’une purée de pommes de terre qui n’avait aucun intérêt gustatif dans ce contexte, en plus de faire doublon avec le riz. La sériole était exquise, dans un jus très parfumé dont la saveur rappelait celle du laquage japonais utilisé, par exemple, pour préparer l’anguille. Par contre, là aussi le petit pot de semoule et quinoa était sans intérêt et faisait, à nouveau, doublon avec le riz. Nous aurions toutes deux préférés des légumes, qui manquaient cruellement. En dessert, nous avons partagé un dessert du jour (« Inspiration du pâtissier » sur la carte, c’est plus joli…) très fusion et très réussi, une gaufre garnie avec des fruits, des coulis de fruit japonisants, et une boule de glace au thé vert. En résumé, je dirais que la cuisine est très réussie, mais nécessite quelques petits réglages. Les portions pourraient aussi être un tantinet plus généreuses.

Vendredi soir, nous avions des invités. En entrée j’ai servi une terrine de canard aux pistaches (j’adore faire les terrines, et celle-là est très bonne, je l’avais déjà faite une fois). En plat, du poulet au corn-flakes (c’est à peu près cette recette-là, mais je mets les épices que je veux, je ne fais pas toujours reposer les morceaux de poulet au frigo après les avoir panés, je ne mets pas de feuille alu dessus et je fais cuire à 180° chaleur tournante pendant environ 45 minutes) et une cocotte de petits légumes de printemps. En dessert, une mousse de fraises au basilic (sans le dressage dans des feuilles de bricks, je l’ai disposée dans des verres à tapas et surmontée de quelques fraises coupées) délicieuse mais dans laquelle le goût de basilic était presque imperceptible (il faudrait en mettre nettement plus à mon sens).

Deuxième semaine : et il continue à pleuvoir…

Samedi soir, nous étions invités chez des amis.

Dimanche midi, j’ai fait de la cuisine dans l’air du temps, de la cuisine « recyclage » : des spaghettis au pesto de fanes de carottes, délicieux (il suffit de mixer les fanes sans leurs tiges avec de l’ail, du sel, de l’huile d’olive et des fruits à coque – j’ai utilisé des noix de cajou). J’ajoute le Parmesan râpé dans l’assiette, ainsi chacun dose comme il veut.

Dimanche soir, après le très joli spectacle Skyline, nous avons fait un repas très réussi à la Brasserie de Montbenon. Voilà un endroit qui, je dois dire, mérite largement son succès. Le lieu est superbe (les vilaines structures surélevées posées dans les années 80 ou 90 et qui défiguraient la salle ont été enlevées), le service souriant et rapide, et la cuisine m’a épatée. J’ai pris une terrine de saumon en entrée, pas fade du tout (ce qui est le piège des terrines de poisson en général) et accompagnée d’une petite salade très fraîche et bien assaisonnée, puis une cassolette de ris de veau, morilles, asperges vertes et pommes de terre nouvelles à se relever la nuit, cuisson parfaite et sauce délectable.

Lundi soir, j’ai fait le poulet yassa de ma mère (une des rares recettes qu’elle m’a transmise, ayant beaucoup travaillé en Côte d’Ivoire), avec du riz et des liserons d’eau sautés au gingembre.

Mardi soir, j’ai mangé avec une amie au National à Vevey. Nous avons beaucoup ri et très bien mangé, en ce qui me concerne une entrée de mousse d’avocat et crevettes tout d’abord, puis un tataki de bœuf très savoureux. L’endroit est sympa, un bar-restaurant assez branché dont les fenêtres donnent sur un beau patio, et le service était efficace et attentif.

Mercredi soir, j’ai grillé sur la plancha des steaks marinés au piment chipotle, avec en accompagnement une salade de tomates (on essaye de trouver l’été là où on peut ma pauv’dame…).

Les steaks, sur le côté côtelé de la plancha électrique

Les steaks, sur le côté côtelé de la plancha électrique

Les jolies fleurs sont des fleurs de bourrache, en provenance de mon jardin

Les jolies fleurs sont des fleurs de bourrache, en provenance de mon jardin

2016-06-01 19.37.00

Jeudi soir, j’ai cuisiné ma soupe de borlotti, tomates et lard. C’est bon, c’est chaud, ça fait la nique à la pluie qui n’arrête pas de tomber.

Vendredi soir, j’ai envoyé mon cher et tendre en mission d’approvisionnement chez Daily Dumpling. J’ai fait une salade de chou chinois à ma sauce pour accompagner les dumplings (qui étaient délicieux, un assortiment).

Mais où est le printemps ?

Samedi soir, étant donné le temps maussade et frais, j’ai servi une belle fondue moitié-moitié bien hivernale (en mai, fais ce qu’il te plaît !).

Dimanche midi, nous avons été faire un tour au Food Truck Festival organisé par l’association Lausanne A Table. Je dois dire que je suis mitigée quant à la mode actuelle des food trucks – oui c’est sympa, et bien pratique quand on est en ville, qu’on n’a pas beaucoup de temps et qu’on veut manger quelque chose, mais quand même, en général ça ne casse pas trois pattes à un canard et je suis peut-être une chochotte, mais j’aime bien manger assise, dans une assiette, servie et tranquille. En l’occurrence, j’ai testé un food truck péruvien et mangé un tamal au poulet pas mauvais, mon fils aîné a pris une pizza paraît-il moyenne, mon fils cadet un sandwich au chicharron du même péruvien, et mon homme un burrito agréable sans plus.

Dimanche soir j’ai fait une quiche oignons-chèvre-lardons (qui aurait dû être une quiche poireaux-chèvre-lardon, mais j’avais oublié de noter les poireaux sur ma liste de courses) et une salade de mâche.

Lundi midi (le lundi de Pentecôte), le déjeuner des dimanches en famille : un beau poulet rôti (enduit de beurre, mis à cuire à 250° pendant 30 minutes, puis j’ai baissé la température à 180° pour encore 30 minutes) et des fèves à l’ail.

Lundi soir, nous avons profité du Festival de la Gastronomie de La Fourchette et testé le MP’s Bar & Grill. Non seulement l’endroit est superbe, une grande salle décorée dans un mélange art déco et moderne, avec une vue splendide sur le lac et les montagnes et un éclairage très étudié, mais on y mange aussi très bien (pour un prix conséquent, étant donné qu’il s’agit du restaurant d’un cinq étoiles, mais tempéré, en l’occurrence, par la réduction accordée via La Fourchette). J’ai d’abord pris le « Bœuf Façon Tataki, copeaux de truffe et huile d’olive de Corse, sauce ponzu », une belle crudité savoureusement assaisonnée, puis un plat classique de la Côte Est des Etats-Unis et que j’adore, le Surf & Turf, ici intitulé très francophoniquement « Terre & Mer signature MP’s » et très bien réalisé, à savoir une demi-portion de filet de bœuf et un demi-homard, le tout accompagné d’une pomme de terre au four farcie de homard. J’ai même craqué pour un dessert (moi qui généralement les dédaigne), un « Moelleux chocolat façon brownie, noix de pecan, crème glacée cacahuète » parfaitement décadent.

Mardi soir, j’ai fait une belle soupe verte (jolie recette, mais chronophage, je ne suis pas sûre qu’elle en vaille la peine) et des popovers aux échalotes et romarin (délicieux, et facilissimes !).

2016-05-17 20.06.25

Les popovers

Mercredi soir, j’ai fait une farinata au pesto et fromage. La farinata est la version italienne de la socca, une galette de farine de pois-chiches. C’était facile à faire (il faut juste penser à préparer la pâte à l’avance) et très bon. J’ai accompagné cette galette de tomates cerises, de lard d’Arnad et de chorizo en tranches.

Jeudi soir, j’ai voulu tester une recette italienne classique de la région de Brescia, le manzo all’olio. Je l’ai cuit la veille, puis réchauffé dans son jus de cuisson le jour même. J’ai alors fait la sauce et les finitions, et je l’ai servi avec une écrasée de pommes de terre nouvelles aux oignons frais. Il était parfait, une viande fondante et savoureuse, il n’en n’est pas resté une miette !

Vendredi soir, nous avons à nouveau profité du Festival de la Gastronomie pour essayer les Trois Couronnes à Vevey. Nous avons pris le menu « Riviera », avec une première entrée de « Grecque de légumes aux écrevisses, omble chevalier et œufs de féra », puis des « Ravioli aux courgettes « trompette », citron confit et jus safrané », ensuite du « Rouget en olivade, soupe de poisson au fenouil et supions », et enfin un dessert de « Rhubarbe pochée à la vanille de Madagascar et granité au champagne rosé ». Il s’agit là d’une belle cuisine provençale très travaillée, qui mérite son étoile Michelin et que nous avons beaucoup appréciée, dans un superbe cadre fin de siècle rénové et parsemé de touches modernes.

Avant Venise, après Venise

Avant et après la cascade de restaurants où nous avons mangé à Venise, j’ai quand même cuisiné ! Je ne vous citerai ici que les repas que j’ai trouvé vraiment réussis.

  • Une marinade de sardines excellente (et prémonitoire, la technique étant la même que pour les sarde in saor à la vénitienne, même si l’assaisonnement est différent), accompagnée d’une surprenante mais fort réussie salade fraises avocat.
  • Des manchons de poulet laqués, avec une salade de petits artichauts. Je voulais faire le laquage à la sauce soja et au sirop d’érable, mais je n’avais plus de sirop d’érable (ou plutôt, j’ai cru ne plus en avoir, je l’ai retrouvé après), j’ai donc fini un pot de gelée de coing, et c’était très bien. La salade est toute simple, des petits artichauts parés et cuits à peine deux minutes à l’eau bouillante, puis vite refroidis dans l’eau glacée, égouttés et mélangés avec des copeaux de Parmesan et un assaisonnement vinaigre balsamique/huile d’olive/sel/poivre – un délice !
  • Toujours dans mon trip artichauts (il faut que j’en profite, la saison des petits artichauts violets est bientôt finie !), une belle poêlée d’artichauts terre et mer que j’ai improvisée et dont je suis très fière (surtout pour l’idée du mélange d’artichauts cuits et crus, que je n’ai jamais vu faire mais qui était très réussi).
  • Du pulled pork (décongelé et réchauffé en y ajoutant un peu de bouillon, j’en avais fait une grande quantité il y a quelques semaines, j’en parle ici) avec du coleslaw (dans lequel je mets peu de mayonnaise, j’en remplace les trois quarts par un mélange moutarde-Fjord) et des petits pains à hamburgers faits maison (j’ai divisé la quantité de sucre par deux, les Américains mettent beaucoup trop de sucre partout à mon goût). J’ai préparé la pâte la veille au soir et l’ai laissée lever au frigo pendant 24h, c’est une technique surprenante mais qui marche parfaitement bien.
  • Un repas pour un invité, avec en entrée du tartare de poisson aux fruits de la passion (que j’ai cette fois fait avec un mélange de thon et d’espadon), puis des côtes de veau poêlées accompagnées de légumes de saison rôtis (j’e ai profité pour tester le rôtissage des côtes de bettes au four, ça marche !), et enfin un gazpacho de fraises (tout simple : des fraises mixées avec un peu de sucre, d’eau de fleur d’oranger et de menthe) et des verrines de fraises aux speculoos.
  • Et puis un restaurant quand même, et italien de surcroît ! Nous sommes retournés à La Poesia, où j’ai pris un délicieux carpaccio de thon en entrée, suivi par des scialatielli aux vongole, artichauts violets, petites tomates et basilic excellents. Nous avons bu un Principe di Corleone Il Rosso tout à fait délectable. C’est vraiment un bon restaurant, et je ne regrette que deux choses : tout d’abord, ne pas pouvoir prendre une demi-portion de pâtes comme primo, ensuite, que la plupart des plats principaux (secondi) ne soient disponibles qu’à partir de deux personnes.

2016-04-30 21.13.422016-04-30 21.47.17

2016-04-30 22.48.33

Théâtre et cuisine printanière

Samedi soir, j’ai fait un rôti de porc mariné au mojito cubain (celui dont je parle dans cet article), accompagné d’un Cole Slaw fusion. Le rôti était bien moelleux et savoureux, une belle réussite ! Et le Cole Slaw était frais et croquant, un bon accord.

Dimanche midi, une improvisation totale : des tagliatelles à l’encre de seiche (j’en avais un paquet au congélateur) au chorizo (j’en avais au frigo) et aux asperges (j’avais un reste d’asperges vertes cuites) :

2016-04-24 12.22.59Dimanche soir, j’ai servi une très satisfaisante et très piquante soupe de brocolis au curry vert.

Lundi soir, j’ai fait (au Cooking Chef) un risotto aux morilles et aux foies de volaille (sans recette, un risotto classique avec trempage préalable des morilles séchées, puis adjonction des morilles juste après avoir nacré le riz, utilisation de l’eau de trempage additionnée de bouillon, et foies de volaille préalablement poêlés ajoutés juste avant le service). Il était malheureusement trop cuit car je m’étais mélangée les pinceaux avec l’horaire de mon cher et tendre, mais il était quand même très bon.

Mardi soir, nous devions aller chercher un de nos fils à l’aéroport de Genève assez tard, nous en avons profité pour essayer le Café de Peney. L’endroit est très agréable, un bistrot à l’ancienne bien décoré. Accueil et service charmants. En entrée, j’ai choisi le « Carpaccio de tête de veau, croquant de légumes, ravigote tiède de petits pois au wasabi » qui était franchement fantastique, moelleux et plein de goût, avec une salade très fraîche qui lui apportait du croquant en contraste. En plat, j’ai pris le « Pluma ibérique snacké, jus aux tomates et olives, churros de pommes de terre ». Là aussi, une réussite totale, viande moelleuse à l’extérieur croustillant, accompagné d’une sauce puissante qui lui seyait très bien, avec la touche fun des « churros » de pommes de terre. En dessert, nous nous sommes partagé une portion somptueuse du dessert du jour, un Saint-Honoré vraiment exceptionnel, crémeux et caramélisé à souhait :

2016-04-26 21.49.35

Nous avons arrosé cet excellent repas d’une bouteille Assemblage du Café de Peney (Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Galotta) du Domaine du Paradis à Satigny, une vraie merveille, un vin à la fois fruité et puissant, une explosion en bouche.

Mercredi soir, j’ai fait une frittata aux côtes de bettes (tirée du numéro de mars de Cuisine et Vins de France) bonne mais quand même un peu fade, avec une salade de tomates. Ce sont pour moi les premières tomates fraîches de l’année, je n’y ai pas résisté, des petites tomates sardes à moitié vertes (achetées au marché), très savoureuses, que j’ai à peine assaisonnées de sel, poivre et huile d’olive.

Jeudi soir, nous avons été voir « On ne saurait jurer de rien », de Musset, au Festival Fécule. Pour un prix dérisoire, nous avons eu droit à un jeu d’acteurs superbe, tout en finesse et en légèreté, et qui portait parfaitement le très joli, drôle et superbement bien écrit texte de Musset – un enchantement. Et là, permettez-moi d’insérer un coup de gueule qui n’a strictement rien à voir avec la nourriture : avant d’avoir des enfants, au début/milieu des années 90, nous allions régulièrement au Théâtre de Vidy, et nous avons vu de superbes choses. Quand nos enfants ont grandi et que nous avons pu recommencer à sortir plus souvent, je me suis immédiatement intéressée au programme de Vidy (qui est quand même le principal théâtre de Lausanne) – et là, horreur, je me suis rendue compte que tout était du spectacle avant-gardiste – plus de vrai théâtre. Je suis peut-être une dinosaure, mais j’aime les vraies pièces (anciennes ou modernes), avec une narration, des histoires, des dialogues, qui font rire, pleurer, rêver, réfléchir. Je n’ai pas envie de voir un spectacle où l’acteur principal pleure sur scène sans rien dire pendant 20 minutes, puis chante une chansonnette en sautant en l’air et finit en faisant la cuisine (oui, bon, je caricature, évidemment, mais je suis sûre que vous voyez ce que je veux dire). Du coup, nous allons au théâtre ailleurs qu’à Lausanne, par exemple au Théâtre du Reflet à Vevey, ou au Théâtre Montreux-Riviera, et dès que nous voyons une pièce intéressante dans un petit théâtre des environs, nous essayons.

Bref, après la pièce, nous avons mangé dans une bonne trattoria/pizzeria italienne qui ne déçoit jamais, la Molisana. Nous nous sommes partagés une excellente pizza Alessio (aubergines, stracciatella de bufflonne et bresaola) et une escalope de veau à la milanaise accompagnée de rucola et tomates cerises.

Vendredi, nous avions des invités. En entrée, j’ai servi un cheesecake aux asperges et sa crème d’asperges (pardonnez l’adjectif possessif, ça m’amuse toujours quand je lis ce genre de tournure au restaurant, du coup je n’ai pas pu résister). Le cheesecake était pas mal, mais c’est surtout la crème d’asperges qui était réussie

2016-04-29 19.11.17

En plat, une épaule d’agneau roulée au pesto avec une salade de fèves aux petits oignons, le tout très bon, et en dessert, des tartelettes aux fraises sans cuisson vraiment délicieuses

2016-04-29 19.34.21

Beaucoup d’asperges

Samedi soir, j’ai fait  un gratin de polenta et courge (recette découpée dans un magazine Betty Bossi). Malheureusement, j’avais cru acheter un potimarron mais il s’agissait d’une autre espèce de courge, très ressemblante mais légèrement plus orangée, avec une cavité plus grande et beaucoup moins de goût. Le résultat était donc bon mais un peu fade. Par contre, le côté intéressant de la recette était que la polenta crue était mélangée dans du bouillon et de la crème puis versée dans le plat à four, sans pré-cuisson – et étonnamment, ça marche !

Dimanche midi, j’ai servi un tartare de bœuf (celui dont je parle dans cet article), accompagné de pain grillé et d’une salade de pousses d’épinards.

Dimanche soir, pour célébrer le printemps, j’ai inventé une pizza blanche aux oignons frais et à l’ail des ours.

2016-04-17 20.17.55

Lundi soir, une simple salade d’épeautre au chou-fleur, asperges vertes, herbes et feta.

Mardi soir, suite de la série cubaine (voir mon article précédent) : poulet à la crème et au mojito, purée de pommes de terre, pois mange-tout. Bon, mais pas mémorable.

Mercredi soir, toujours dans la veine cubaine, j’ai mijoté un boliche, que j’ai servi avec des bananes plantain poêlées.

Jeudi soir, vive le printemps ! J’ai passé des asperges vertes à la vapeur, et les ai servies avec une sauce crème/Parmesan/basilic et du jambon cru

Et vendredi, nous avons mangé au Bras d’Or à Mathod. Le patron-cuisinier est l’ancien co-patron et maître d’hôtel du restaurant de l’Hôtel de Ville d’Echallens, un endroit que nous apprécions beaucoup, et nous voulions essayer cette nouvelle adresse. Nous n’avons pas été déçus ! Foie gras aux asperges pour moi :

2016-04-22 20.38.57

Tartare de bœuf façon thaïe pour mon homme :

2016-04-22 20.38.50

Puis j’ai dégusté les meilleurs ris de veau (aux asperges en l’occurrence) que j’aie mangés depuis longtemps :

2016-04-22 20.56.53

Et mon homme a pris un superbe rack d’agneau :

2016-04-22 20.56.58

Bref, une belle adresse à retenir !

Paresse et cuisine cubaine

Samedi soir, de retour de Lisbonne, nous avons dîné au Mirabeau : cocktail de crevettes en entrée, puis sole meunière accompagnée de pommes de terre vapeur, de brocolis (un chouïa trop cuits à mon goût) et de céleri (délicieux, je n’ai pas réussi à identifier l’assaisonnement).

Dimanche midi, j’ai très paresseusement fait des pâtes à l’ajvar (avec un schlouk de yaourt pour donner du moelleux). C’est une bonne solution pour un repas express, sachant en plus que je trouve de l’ajvar à la Coop du quartier !

Dimanche soir, j’ai plongé dans mon congélateur, et servi des ris de veau rissolés et de la purée de céleri (Picard, what else) juste affinée à la crème.

Lundi soir, j’ai de nouveau exploité le contenu de mon congélateur et utilisé ma cocotte minute pour faire un osso-buco – paresseux – à ma façon (sans tomates, avec du vin rouge et du fond de volaille maison), que j’ai accompagné de pommes de terre et oignons rôtis.

Mardi soir, ayant enfin eu le temps de faire des courses, j’ai fait une soupe cubaine aux haricots noirs tirée du livre La Cuisine cubaine de Miami dont j’ai déjà parlé dans cet article et celui-là. Et comme pour cette soupe il faut le fameux mojito, j’en ai fait, ce qui veut dire que j’ai prévu plusieurs repas cubains, cette semaine et la prochaine.

Mercredi soir, logiquement, j’ai servi de l’espadon au mojito (toujours du même livre), avec du riz à la coriandre (improvisé, dans l’esprit des recettes du livre : riz nature beurré et mélangé à une tonne de coriandre hachée juste avant de servir) et une salade d’ananas aux poivrons et à la noix de coco surprenante (ce n’est pas le genre de mélange auquel j’aurais pensé) et excellente (du livre elle aussi).

Jeudi soir, j’ai servi des œufs farcis aux sardines du blog Cuisiner en Paix que je suis régulièrement et dont j’apprécie les recettes en même temps simples et appétissantes, avec un tout simple guacamole (j’avais des beaux avocats bien mûrs).

Et vendredi, nous avons été déguster la cuisine de Thierry Marx au Café Calla. Il s’agissait d’un menu dégustation, dont l’ambition était de faire découvrir la cuisine fusion et moderniste du chef français. Je vous fais le rapport en photos :

2016-04-15 21.12.57

Risotto de soja, huître et truffe – une belle réussite, avec le côté iodé et humide de l’huître surmonté par une mousse vaporeuse aux senteurs d’humus. Le vin servi avec ce plat était un Sauvignon blanc des Grisons de chez Adank très agréable, parfumé et sec.

2016-04-15 21.49.03

 

2016-04-15 21.49.15

Homard miso et tempura à l’encre de seiche. La sauce du homard était une bisque au miso au goût très prononcé, le tempura était une pince de homard emballée dans une sorte de croûte d’encre de seiche très savoureuse. La Petite Arvine sèche de chez Simon Maye (Valais) servie avec ce plat lui convenait parfaitement.

2016-04-15 22.22.20

Boeuf charbon et déclinaison de carottes : un mélange de fumé et de douceur, un contraste de textures aussi. Très réussi. Vin : un Merlot tessinois Tamborini, agréable.

2016-04-15 23.01.56

Saké glacé et fruits confits : je ne suis pas une grande amoureuse des desserts, mais celui-ci était fantastique. Glace au saké très onctueuse, et fruits confits extraordinaires, rien à voir avec ce que l’on trouve habituellement sous cette appellation, à savoir des machins qui n’ont que le goût du sucre. Même si je me passe volontiers de vin avec le dessert, je ne puis que reconnaître que l’Empreinte Passerillée (Domaine Le Grand Clos) de Genève servie avec ce plat était une réussite.

Il y avait encore un deuxième dessert (ganache chocolat suisse), mais je n’ai pas pu y toucher, j’étais absolument et totalement repue – de plus, deux desserts, pour un bec salé comme moi, c’est bien trop !

Le seul point faible de ce repas fut le service, certes gentil mais très désorganisé, tout particulièrement en ce qui concerne le vin (nous avions choisi l’accord mets-vins), ce qui choque particulièrement dans un cinq étoiles.

Fin d’hiver

Samedi soir, j’ai fait une fondue moitié-moitié, qui sera probablement la dernière de l’hiver.

Dimanche midi, nous avons mangé au Takayama le menu « sushis à gogo », avec une petite entrée de salade de crudités (dite curieusement « salade de légumes » sur la carte) puis, devinez, des sushis. C’est bon (sans être extraordinaire), et c’est très généreusement et très gentiment servi. Mais ça ne remplace pas mon ex-restaurant japonais préféré, le Kazoku, qui a à mon grand dam changé de mains et de cuisine…

Dimanche soir, j’ai fait du papet aux poireaux avec de la saucisse aux choux. J’ai plusieurs fois mentionné ce plat sur ce blog, sans jamais en parler vraiment, il est peut-être temps – surtout pour mes lecteurs non suisses ! Le papet aux poireaux est donc un plat composé de poireaux émincés et étuvés dans un peu de graisse, additionnés ensuite de pommes de terre en morceaux (on compte environ deux tiers de poireaux pour un tiers de pommes de terre) et de vin blanc, le tout mijotant jusqu’à tendreté. On écrase alors le contenu de la casserole grossièrement (avec un pilon à pommes de terre en ce qui me concerne), et on y ajoute, si on est vraiment gourmand, un chouïa de crème (certains lient à la maïzena, je trouve que le goût n’y est pas). Ce plat est traditionnellement servi avec de la saucisse aux choux (cuite à part dans de l’eau frémissante, ou directement avec le papet si on ne craint pas le gras) qui est une spécialité très locale, une saucisse à cuire dont la chair est allongée de chou, comme son nom l’indique. C’est un bon plat roboratif d’hiver, que j’aime beaucoup et que je sers au moins une fois par hiver, mais aussi quand j’ai des visiteurs étrangers, histoire de leur faire découvrir les spécialités du coin.

Lundi soir, j’ai mijoté un émincé de poulet aux morilles, que j’ai accompagné des premiers petits pois frais de la saison, tout tendres et agrémentés d’un bon morceau de beurre.

Mardi soir, nous avons fait un délicieux repas à la Maison Thaï. En entrée, j’ai pris une salade de bœuf (excellente, et qui déménageait !), puis, en plat, des calmars au piment (qui n’étaient pas en reste) et du riz gluant. Le tout arrosé d’une bouteille de Colombard Monsoon thaïlandais frais et parfumé – eh oui, on fait du vin en Thaïlande, et même du bon vin !

Mercredi soir, j’ai profité du reste d’un très gros gigot que j’avais au congélateur pour faire un hachis Parmentier d’agneau, dans lequel j’ai glissé une couche d’épinards hachés entre la viande et la purée de pommes de terre.

Jeudi soir, j’ai piqué une recette de blaff de poisson et une recette de haricots rouges dans le livre Gourmande et Créole. J’ai fait le blaff avec du brochet du lac, c’est peu orthodoxe mais c’était parfait, le brochet étant un poisson bien ferme. Le tout était excellent, léger et avec beaucoup de goût.

Et vendredi, j’ai mitonné (ou plutôt marmitonné…) des lasagnes à la bolognaise très classiques et excellentes, que j’ai servies avec une salade verte.

Ave Caesar

Samedi soir, nous avons mangé chez des amis.

Dimanche midi, j’ai servi une salade de César au poulet et aux tomates séchées (et une version séparée avec du céleri branche à la place de la laitue romaine, pour mon fils aîné qui n’aime pas la salade verte), du livre “A Little San Francisco Cookbook“.

Dimanche soir, nous avons faitt un délicieux repas chez Aladin après le théâtre. En entrée, nous avons commandé un simple houmous, et en plat, nous nous sommes partagés un Mosul Had Bah (boulettes de bœuf, pomme de terre, aubergine, poivron) et un Bamia Sommer (Agneau et gombos), tous deux servis avec un riz oriental excellent et une très fraîche salade verte/concombres/grenade.

Lundi soir, j’ai mijoté un pot-au-feu de poulet à la courge butternut et aux morilles, recette tirée du livre “Fat Girl Slim“.

Mardi soir, nous avons très bien mangé (comme d’habitude) aux Alliés. En entrée, j’ai pris une terrine de caille au cognac et madère, rémoulade de légumes, en plat, un filet de boeuf sauce au poivre de Kampot, accompagné entre autres d’un paillasson de pommes de terres craquant très réussi, le tout arrosé d’une bouteille de Rioja 2009 à un prix très doux.

Mercredi soir, j’ai inventé un gratin de polenta aux côtes de bettes, fromage et chorizo, très apprécié.

2016-03-23 19.52.11 2016-03-23 19.52.23

Jeudi soir, j’ai grillé des tranches d’aiguillette de bœuf marinée à la plancha et fait des poireaux vinaigrette un peu spéciaux, dans la mesure où, au lieu de cuire les poireaux à la vapeur, comme je le fais d’habitude, je les ai eux aussi grillés à la plancha. Je dois dire que c’était très bon (mais à faire avec des poireaux fins, comme ceux que j’avais – je pense qu’avec des gros poireaux ça ne fonctionnerait pas).

Et vendredi, j’ai mis en route dès le matin des slow cooker spareribs, que j’ai servies avec une variante improvisée de coleslaw (en l’occurrence, carottes râpées, avocat, oignon frais, ail tige, et une sauce à base de crème acidulée et de moutarde). Quand on fait cette version des travers de porc, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de similaire à des travers de porc laqués, on obtient une viande très cuite et fondante, avec pas mal de sauce, mais c’est très bon.

Comment ne pas payer ses hamburgers au prix du filet de boeuf

Samedi soir, excellent repas au Tramway. J’ai pris les noix de Saint Jacques poêlées, crème charlotte au raifort, très belle cuisson, avec une sauce onctueuse mais qui aurait cependant pu avoir un peu plus le goût de raifort. Ensuite, le filet de lieu noir au chorizo était parfait, entouré de très fines « écailles » de chorizo, et là aussi très bien cuit, avec une très bonne purée de pommes de terre en accompagnement. Nous avons bu un vin délicieux malgré son prix relativement modeste, un Moulin de Gassac 2009. Malheureusement, ce restaurant va bientôt fermer, pour cause de démolition de l’immeuble, ce qui est un scandale – ça me fait mal au cœur de penser que les belles boiseries fin de siècle vont disparaître, éventrées sous les coups de bulldozer.

Dimanche midi, j’ai fait léger et printanier (même si c’est encore un peu tôt), une salade de mâche aux foies de lapin.

Dimanche soir, nous sommes retournés à la Brasserie du Royal, et c’était aussi bon que la première fois. J’ai commandé une entrée de féra du Léman comme un gravelax, qui était exquise, de la féra coupée incroyablement fin et marinée, avec assaisonnement savoureux, puis un Terre et mer de crevettes sauvages et tête de veau vraiment parfait, avec une sorte de croquette de tête de veau entourées de crevettes, tout cela sur un lit de ce que (oubliant ma lecture de la carte) j’ai pensé sur le moment être des lentilles, mais était en fait de l’orge perlé superbement assaisonné. En dessert, nous nous sommes partagé la pêche « Haeberlin », une pêche pochée refroidie entourée de sabayon, très fraîche, un dessert trompeusement simple et parfaitement réussi.

Lundi soir, j’ai sorti du congélateur le boudin acheté à Beaune, et l’ai accompagné de pommes en l’air. Deux kilos de pommes y ont passé (à quatre)…

Mardi soir, repas rapidement préparé : hamburgers et frites (à l’Actifry). Tous les restaurants ou presque proposent des hamburgers de nos jours, c’est à la mode, ça se prépare rapidement, c’est de la cuisine d’assemblage, donc bien pratique, on peut faire plein de variations, et ça se facture bonbon. Moi je préfère les faire à la maison et manger au restau ce que je ne sais pas faire… Ma « recette » est toute simple : je fais griller les buns au grille-pain, les patties au grill du four (en ajoutant des tranches de fromage à raclette en fin de cuisson), le lard au micro-ondes (la meilleure façon de griller le lard en tranches !), je mets sur la table des crudités (cette fois, c’était feuilles de laitue romaine, tranches d’avocats, rondelles d’oignon, en été je mets des tranches de tomate), des sauces (cette fois c’était un reste de mayonnaise maison, du ketchup, de la sauce Smoked Barbecue, et de la sauce pimentée), et en voiture Simone !

Mercredi soir, j’ai mis en marche mon Cooking Chef et préparé un plat typiquement vénitien, plus précisément de la région de Belluno, à savoir polenta e formai frit, pour lequel j’ai utilisé du Piave, du Montasio et de l’Asiago. C’est pas léger léger, mais c’est bon et réchauffant. J’ai servi une salade de céleri-branche, pomme et noix en cortège.

Jeudi soir, j’ai fait une version savoureuse d’un plat indo-occidental, le Butter Chicken, avec du riz basmati.

2016-03-17 20.05.39

Vendredi, j’ai cuisiné le Pad Thai au poulet du livre Street Food, le meilleur Pad Thai que j’aie fait, bien croquant et savoureux. J’y ai juste ajouté de la coriandre fraîche avant de servir, ce qui n’est pas mentionné dans la recette mais me semblait adéquat.

2016-03-18 19.47.59

Comme j’ai un homme qui, incompréhensiblement, n’aime pas les pousses de soja (coucou chéri, je t’aime quand même tu sais !), je suis depuis longtemps à la recherche d’un légume de substitution, et après avoir testé les pois mange-tout (pas mal), j’ai découvert les liserons d’eau, c’est juste parfait, goût frais et bien croquants ! Je les coupe en tronçons et je les ajoute tels quels quelques minutes avant la fin de la cuisson.

Escapade en Bourgogne, et autres bonnes choses

2 semaines

Samedi soir, nous avons (très bien) mangé chez un ami.

Dimanche midi, j’ai fait des carottes épicées au lait de coco très agréables, avec du riz basmati.

Dimanche soir, j’ai profité du poissonnier-pêcheur du marché et cuisiné des filets de bondelle en papillote aux petits légumes, accompagnés d’un mélange de petits pois (surgelés) et d’épinards (frais) que j’ai trouvé fort réussi.

Lundi soir, j’ai ressorti ma mijoteuse de la cave et mitonné du pulled pork délicieux, qu’au lieu de servir sur des buns comme le veut la tradition j’ai accompagné de frites de patates douce au four (qui étaient bonnes mais toutes molles, pas compris pourquoi) et d’une salade épinards/poires (comme vous le voyez, je commence à maîtriser la barre oblique…).

Mardi soir, j’ai fait rapide mais bon, pasta e fagioli.

Mercredi soir, un grand classique français, la blanquette de veau (du livre de Courtine La cuisine française classique et nouvelle), servie avec des pommes de terre et carottes rôties au four (je n’aime pas le riz en accompagnement de la blanquette, c’est fade).

Jeudi soir, j’ai fait du poulet pané au gomasio (pas mauvais mais pas exceptionnel) tiré du dernier numéro de Cuisine et Vins de France, avec une salade de betteraves à l’allemande.

Et vendredi, nous sommes partis avec des amis en Bourgogne, où, vous pouvez bien l’imaginer, nous avons bien mangé, bien bu, et bien visité ! Notre premier repas, celui du vendredi soir, fut dans un restaurant déjà testé (et approuvé !) il y a quelques années, le Charlemagne à Pernand-Vergelesses. Nous avons choisi le menu Il était une fois en 6 plats, et ce fut parfait !

Foie gras de canard en mousse de piment de Jamaïque, chips de porc, anguille, atsina en première entrée (l’atsina étant une petite plante genre cresson), fondant et délicieux :

2016-03-04 20.50.44Puis sandre, feuilles de poireaux, épinards, confiture de tomates vertes, la perfection faite poisson.

Ensuite Langoustine, couteaux, fenouil, orange, raviole végétale infusion Kaffir lime, un plat fusion très bien maîtrisé :

2016-03-04 21.03.44Le plat de viande était du Simmenthal maturé 5 semaines salé, fumé bois de hêtre, carotte, ketchup, câpres, fleur d’ail des ours, une viande superbe avec des goûts fantastiques de sous-bois dans l’assaisonnement :

2016-03-04 21.20.06En guise de fromage, un Chèvre frais bio de Thomas, Fromagerie de Crépey, miso, Goma shio exquis (ah tiens, encore du gomasio avec une autre orthographe !) :

2016-03-04 21.41.30Et comme dessert, une très légère Gaufre soufflée craquante, marron, truffe, pâte d’haricots rouges :

2016-03-04 21.57.50Enfin, des petites gourmandises sphérisées pour couronner le tout :

2016-03-04 21.57.58Le service était adroit et souriant, le décor est un rêve de designer (avec des lumières au plafond pour chaque table, qui ne s’allument que lorsque la table est occupée, créant des petits îlots de lumière dans une salle sombre, très belle ambiance), la carte des vins ne propose pas que des grands crus hors de prix, bref, une très belle soirée.

Le lendemain soir, le samedi, nous avions réservé au Clos du Cèdre à Beaune, et l’expérience fut beaucoup plus mitigée. Nous avions, là aussi, un menu dégustation en 6 plats. Le thon snacké en première entrée, accompagné de lamelles de concombre, manquait cruellement d’assaisonnement, et n’avait donc aucun goût. L’œuf à 64° accompagné de purée d’artichaut à la truffe était plutôt un œuf à la coque (j’ai dégusté et réalisé l’œuf à 64°, le jaune est entre le solide et le liquide, là c’était parfaitement liquide) avec, fort heureusement, une purée d’artichaut délicieuse, le turbot sur lit d’épinard qui le suivait était fade alors que les épinards étaient trop salés (et malheureusement, ça ne se compense pas), avec deux ridicules « points » de sauce ornant l’assiette, bien trop peu pour en avoir le goût. Miraculeusement, la deuxième partie du repas a quelque peu compensé le début : le pigeon était tendre et succulent, avec cette fois assez de (très bonne) sauce pour pouvoir l’apprécier. Le plateau de fromages était superbe, et généreusement servi. Le premier dessert m’a bluffée, une Douceur autour de la Truffe Noire, Granny Smith et Céleri (oui, vous avez bien lu, truffe, pomme et céleri-branche) composée d’une glace à la truffe incroyable, qui contrastait superbement avec le croquant du céleri et l’acidité de la pomme. Le deuxième dessert, un Duo de Poire, Soufflé et Tatin, sorbet au Cidre, était lui aussi très réussi, avec un soufflé savoureux, aérien, tiède et fondant, et une tatin de poires qui aurait été encore meilleure servie tiède plutôt que froide. Un autre point noir a été le service, assez hautain en général, avec en particulier un sommelier qui a fait une grimace désagréable très visible quand j’ai commandé les vins (je n’ai pas compris si c’était parce que je ne lui avais pas demandé conseil ou parce que j’avais choisi un Saint-Joseph en rouge – les rouges bourguignons étant tous à des prix stratosphériques – mais quoiqu’il en soit c’est inadmissible).

Le dimanche midi, nous avons retrouvé une bonne adresse bourguignonne que nous connaissons depuis 1992, le Cellier Volnaysien à… devinez, Volnay. J’ai pris des escargots, puis des œufs en meurette, du tradi qui tient au corps, bon et bien exécuté.

Dimanche soir, de retour dans nos pénates, nous avons commencé à déballer toutes les bonnes choses ramenées du splendide marché de Beaune. Nous avons, ce soir-là, mangé des pastillas de poulet achetées au dit marché, avec juste une fondue de poireaux en accompagnement.

Lundi soir, j’ai fait des simples escalopes de veau au citron, avec du potimarron vert au four, et une curiosité, des ocas du Pérou poêlés. C’était joli tout plein, et j’aime bien essayer des aliments que je ne connais pas, mais ce n’est pas inoubliable à vrai dire.

Mardi soir, j’ai servi un gigantesque plateau de fromages (toujours du marché de Beaune) avec des fruits.

Mercredi soir, j’ai cuit des gros artichauts, que j’ai servis avec une sauce mousseline ainsi que des charcuteries du marché de Beaune (dont un fabuleux pavé au piment d’Espelette).

Jeudi soir, j’ai improvisé des haricots noirs style cubain, avec du riz blanc.

Vendredi soir, nous avons mangé africain. Le Backstage Bar a été repris par des nouveaux gérants, qui affichent une petite carte de cuisine d’Afrique de l’Ouest. L’ambiance est peu propice à la dégustation (bar, boule disco…), ce qui fait que la prochaine fois on prendra à l’emporter, mais leur Ndolé de viande et crevettes, leur porc grillé et leurs bananes plantain frites sont excellents !