De restaurant en restaurant

Cette semaine fut placée sous le signe des sorties, un peu par hasard.

Samedi soir, nous avions un bon Qoqa pour la Brasserie Notre-Dame à Payerne. Nous avons fait un excellent repas. Nous avons d’abord pris l’apéritif avec le cocktail du chef (qui est un barman littéralement de compétition, il a gagné un concours avec ce cocktail). Ensuite nous avons eu un menu complet : en entrée un oeuf parfait aux herbes et à la truffe blanche fondant et parfumé, puis un médaillon de veau accompagné d’un mille-feuille de légumes et d’un étonnant panier d’amandes farci à la mousseline de topinambours, croustillant à l’extérieur et mousseux à l’intérieur. Ensuite nous avons dégusté une belle et goûteuse assiette de fromages. Pour finir, un pré-dessert surprenant et délicieux composé d’une boule de chocolat blanc farci à la mousse de betteraves, et ensuite le dessert, une savoureuse assiette très légère dont le nom énonce la composition : « Irish Stout en glace et gel : crème d’orange / meringue au romarin fumé crème / tuile de betterave / gel myrtille / marshmallow betterave ».

Le seul point noir de ce repas était le prix de l’eau : 9fr50 pour une bouteille de 75cl d’eau purifiée (gazéifiée ou non), c’est vraiment trop cher – et quand on compare au « forfait eau » à 2fr50 par personne de Sardine (dont je parle dans mon article précédent), qui est un restaurant du même niveau (et dans une ville plus chère), c’est presque scandaleux.

Dimanche midi, nous avons eu une expérience mitigée au Château Salavaux, à Salavaux. L’endroit, fraîchement rénové, est superbe et chaleureux, le service impeccable et gentil, les vins très bien choisis, mais la cuisine ne vaut de loin pas, à mon sens, son 14 au Gault & Millau. J’ai d’abord pris un carpaccio de boeuf aux chanterelles bien trop huilé, et avec des chanterelles fades, puis des « joues de cochon confites, lentilles et petits légumes » très bonnes, mais dans lesquelles les légumes étaient presque inexistants – par contre, elles étaient garnies de pommes de terre non annoncées qui n’avaient franchement rien à faire là.

Dimanche soir, de retour à la maison, j’ai préparé une légère et vivace soupe turque aux lentilles corail et à la tomate.

Lundi soir, j’ai fait tout simple : fromages et fruits.

Mardi soir, nous avons fait un très bon repas au 45 Grill & Health à Vevey. Ils ont une carte très appétissante, et qui permet de choisir séparément la sauce et le ou les accompagnement(s), ce que je trouve très agréable. J’ai dégusté un poulpe rôti à la perfection (avec l’extrêmité des tentacules bien croustillante, miam !) avec une sauce chimichurri et des épinards.

Mercredi soir, j’ai fait ce qui sera probablement la dernière fondue de la saison: une fondue pur vacherin bien crémeuse.

Jeudi soir, j’ai mijoté une cocotte de boeuf aux carottes, recette trouvée dans un magazine Marmiton. J’ai utilisé de la joue de boeuf (qui est un morceau que j’affectionne tout particulièrement, il est plein de goût et devient fondant à la cuisson) et l’ai accompagnée de taro cuit à l’eau et de broccolinis sautés. Un dernier plat bien hivernal, réconfortant et savoureux…

Vendredi soir, nous avons fait un excellent repas au restaurant d’application de l’Ecole Hôtelière de Thonon, le Restaurant 1912. Je dois dire que j’ai un faible pour les restaurants d’application, qui sont souvent d’un rapport prix-plaisir très favorable, et puis j’aime bien avoir à faire à des débutants, ils ont la plupart du temps envie de bien faire. Bien sûr, il faut être indulgent sur les erreurs de service, elles sont souvent le fait soit d’une ignorance compréhensible soit de l’envie de trop bien faire, justement.

Nous avons débuté avec des noix de saint-jacques (bien cachées par une jolie et savoureuse tuile sur la photo) dont la sauce était à damner un saint, puis une raie à la grenobloise, suivie par du veau en croûte à l’artichaut et par un baba « façon mojito ». Ce qui m’a frappée, c’est que les goûts étaient à la fois subtils et affirmés, aucune fadeur (par exemple, souvent les très jolies tuiles qui décorent un plat n’ont que très peu de goût, or celle-là était très savoureuse), un parfait équilibre, bref, chapeau bas !

Une fin de janvier gastronomique

Samedi soir, nous avons fait un délicieux repas à La Micheline, à Genève. Nous avons pris le menu dégustation en quatre temps avec accord mets-vins, et c’était fabuleux (avec pour ma part un amour tout particulier pour la première entrée de noix de saint-jacques). En images :

Dimanche midi, j’ai fait une fondue moitié-moitié, avec le mélange acheté au marché de Lausanne chez Duttweiler, toujours excellent.

Dimanche soir, après Cosi Fan Tutte à l’Opéra de Lausanne, nous avons mangé au Mirabeau – c’est toujours une valeur sûre, le service est parfait, et ma sole meunière était exquise, servie (à ma demande) avec uniquement des légumes : des brocolis croquants et du fenouil rôti fantastique.

Lundi soir, j’ai servi du poulet Yassa (j’adore ça, et cette recette-là est vraiment impec) avec du sorgho concassé (une nouveauté, du sorgho vaudois, très bon).

Mardi soir, j’ai fait une potée de pois chiches au kale et au chorizo, en remplaçant les épinards par du kale dans cette recette. C’était excellent.

Mercredi soir, étant seule à la maison, je me suis commandé des sashimis et des sushis au Kotchi (qui est vraiment un bon traiteur japonais).

Jeudi soir, nous étions six à table. En entrée, j’ai servi des verrines de betterave et de chèvre frais (inspirées de cette recette). J’ai fait un plat principal coréen : du porc épicé au kimchi (Jaeyook kimchi bokum), servi avec du kimchi de chou et du kimchi de feuilles de moutarde (tous deux faits maison) et du riz. Nos invités ont apporté le dessert. Pas de photos : comme d’habitude, quand j’ai des invités, je m’occupe de les nourrir et j’oublie complètement de prendre les photos !

Vendredi soir, nous avons fait un dernier repas chez Denis Martin à Vevey – dernier parce qu’il prend sa retraite tout bientôt (le 24 mars, si je me souviens bien). C’est bien dommage, car non seulement c’est délicieux, mais l’expérience est totalement unique et inoubliable, ce n’est pas un restaurant comme les autres et il me manquera. Voyez le spectacle :

La cuisine de Serious Eats

J’aime beaucoup le site Serious Eats (même si malheureusement, il est moins intéressant depuis qu’il a été repris par je ne sais plus quelle grosse boîte, on ne peut plus commenter les articles, seulement les recettes, et c’est dommage, il y avait des conversations très animées et intéressantes dans les commentaires d’articles), et cette semaine toutes les recettes que j’ai faites en proviennent.

Samedi soir, j’ai confectionné des haricots blancs à la ‘nduja très addictifs (en cuisant moi-même les haricots au lieu d’ouvrir des boîtes).

Dimanche midi, nous avons mangé avec des amis au Latino à Clarens (que j’avais déjà testé et apprécié, j’en parle dans cet article). Nous avons partagé (à six) deux Tablas Latinas (mélange d’entrées) et une portion de patacones, tout était absolument exquis. Ensuite j’ai pris un encocado aux crevettes, très savoureux mais malheureusement un peu trop salé. J’ai ensuite partagé une mousse à la mangue avec mon homme. Le service est adorable, l’ambiance et le décor très sympas, le Pisco Sour délectable, la cuisine excellente, bref, à recommander !

Dimanche soir, j’ai grillé du boudin au marrons (ramené de France) au four et l’ai escorté de pommes en l’air (des golden, on ne trouve pas de reines des reinettes ici et je trouve que la golden est bonne cuite).

Lundi soir, j’ai fait du poisson au miso (pas du saumon comme indiqué dans la recette, mais du pangasius, et sans sucre – je voulais utiliser du sirop de yacon mais j’ai oublié, pas grave, c’était très bon quand même), accompagné de broccolinis sautés à l’ail (je suis joie, mon marchand de légumes préféré au marché de Lausanne, Della Vecchia, a maintenant des broccolinis).

Mardi soir, j’ai fait une excellente potée de poulet et chou (dans laquelle j’ai omis le thym, car j’ai utilisé de la moutarde à l’estragon, et omis le sucre, parce que sérieusement, du sucre là-dedans ?!?).

Mercredi soir, j’ai fait des crêpes aux légumes. Il s’agit en fait d’une autre recette de crêpes coréennes (j’en avais fait il y a peu de temps), mais je dois dire bien meilleures, avec le côté croquant des carottes qui ajoutait le petit je-ne-sais-quoi en plus.

Jeudi soir, après un spectacle, nous avons mangé au bar de l’hôtel Astra à Vevey, qui semble servir jusque vers 22h15. J’ai pris un tartare de boeuf à l’italienne, très bon.

Vendredi soir, nous étions au Montreux Palace avec un bon Qoqa, et nous avons dîné au Montreux Jazz Café. J’ai d’abord dégusté un oeuf mollet pané et frit sauce meurette, très régressif et savoureux, puis nous avons partagé des queues de homard flambées exquises mais totalement ruineuses (j’ai trouvé, du coup, un peu mesquin de nous facturer le changement de garniture – légumes à la place de riz ou pommes de terre). Nous avons fini, puisque les flambages semblent une spécialité de la maison, par de très bonnes crêpes Suzette.

Bilan : très bien, mais quand même beaucoup trop cher. Il me semble que, depuis le Covid, les brasseries de grand hôtel ont fait flamber leurs prix de manière incroyable (puisque la même remarque vaut pour la Brasserie du Grand-Chêne à Lausanne, que je fréquente depuis longtemps mais qui est devenue hors de prix).

Mai ensoleillé

N’ayant pas écrit sur ce blog depuis fin avril pour cause de longues vacances, j’ai apparemment allègrement sauté par dessus une sacrée quantité de mauvais temps (pendant que je profitais des beautés et du soleil de l’Espagne, au nord d’abord, en Andalousie ensuite) pour atterrir sur une belle semaine de soleil.

Ma première semaine de retour fut faite de bricolages culinaires que je vous épargne. Je vous parle ici de la semaine qui vient de s’écouler, pour laquelle j’ai décidé de piquer des recettes dans mon propre répertoire principalement.

Samedi soir, nous avons fait un excellent repas dans un restaurant que je trouve injustement méconnu, l’Ardoise. Il s’agit du restaurant de l’hôtel Carlton, juste en face du Royal Savoy. Il est très agréable, avec une terrasse fantastique, et surtout, on y mange extrêmement bien pour un prix raisonnable. La carte est courte mais bien composée, et notre repas de samedi était une petite merveille de fraîcheur saisonnière. Seul petit reproche, le pain, qui n’est pas à la hauteur. J’y ai d’abord dégusté une assiette composée d’asperges, plusieurs cuissons, plusieurs textures, une fausse simplicité et des saveurs exquises. Ensuite, j’ai pris le tartare de veau, coupé au couteau comme il se doit et superbement bien assaisonné.

Dimanche midi, j’ai fait tout simple, du magret de canard farci au foie gras de la Mère Gaud et une belle salade de mesclun.

Dimanche soir, j’ai fait un tartare de boeuf (celui dont je parle dans cet article) et une salade de tomates. J’avais des tomates du marché (plusieurs sortes) et il me restait une petite tomate achetée la semaine précédente à la Coop (en urgence en rentrant de vacances), ce qui fait que je me suis fait ma mini-dégustation de tomates pendant la préparation, par curiosité. Verdict : en tête de peloton, la coeur de boeuf du marché, suivie de près par les deux autres (merinda et je ne sais plus quoi, une petite lisse italienne). Loin loin loin derrière, sans aucun goût, celle de la Coop. CQFD. Je ne sais vraiment pas pourquoi j’achète encore (très rarement) des tomates de supermarché, autant boire de l’eau.

Lundi soir, j’ai fait des pâtes au chorizo (en remplaçant les côtes de bettes par du poireau, c’était excellent).

Mardi soir, j’ai utilisé un paquet de viandes ramenées d’Espagne pour faire un cocido Gallego à la marmite à pression, excellent.

Mercredi soir, j’ai préparé (en utilisant de la farine de kamut intégrale) une pizza au chèvre frais et aubergines.

Jeudi soir, j’ai préparé une poêlée d’artichauts terre et mer.

Vendredi soir, nous sommes allés, avec des amis, manger à l’Auberge de Bogis-Bossey, sur une paisible terrasse. Madame est au service (d’une gentillesse et d’une efficacité incroyables), Monsieur en cuisine (avec de temps à autre une apparition pour servir un plat), et la cuisine est vraiment époustouflante. Nous étions côté gastro, menu surprise unique (mais évidemment on peut faire part de ses allergies et dégoûts, à la réservation si possible), et quel menu ! En images :

Bref, je ne peux qu’inciter toute personne qui apprécie la bonne cuisine à aller déguster la cuisine de cette auberge, c’est une merveille.

Un début d’hiver ?

Tiens, on dirait que l’hiver arrive ! De ma fenêtre, je vois ça :

Pas mal, non ?

Mes repas n’ont pas vraiment reflété le brusque refroidissement…

Samedi soir, j’ai rôti des morceaux de secreto de porc à la poêle, et les ai accompagnés d’un excellent houmous de haricots blancs au matcha (ma recette habituelle d’houmous, mais en remplaçant les pois chiches par des haricots blancs et en ajoutant 10gr de matcha) et de salade de chou pointu. Le matcha donne une drôle de couleur au houmous, évidemment…

Dimanche midi, nous avons mangé à Avenches, aux Arcades, des très bons filets de perches meunière (que j’ai demandés avec légumes et salade), précédés de trois huîtres.

Dimanche soir, j’ai fait du butter chicken (très bon, une version rapide très réussie) accompagné d’un délicieux riz indien au chou-fleur.

Lundi soir, j’ai fait « frire » des pilons d’aile de poulet (enduits d’un mélange de sauce soja et de sirop de yacon) à la friteuse sans huile, et les ai servis avec une simple salade verte.

Mardi soir, j’ai mangé avec une amie au Bambou d’Asie, à Vevey. Repas fort agréable, avec en entrée des nems bien croustillants, puis une spécialité maison, du poulet (petit morceaux de poulet avec os, frits) au piment, bien piquant (et que j’ai complètement oublié de photographier), et une simple coupe de litchis bien frais en dessert.

Mercredi soir, j’ai fait une grande salade de verdure, très savoureuse, et un plateau de viande séchées/fumées (comme nous avons une trancheuse, nous achetons la viande en morceaux et la coupons nous-mêmes).

Jeudi soir, j’ai fait une roborative potée aux lentilles (avec carottes, oignon, noix de jambon, saucisson vaudois et lard).

Vendredi soir, nous étions à Gstaad, au Grand Bellevue, et nous avons mangé dans leur restaurant, le Leonard’s. J’ai d’abord choisi une exquise entrée de langoustines et ris de veau, puis une très classique et très bonne sole meunière, cuite entière puis filetée devant moi.

Soleil et improvisation

Comme nous étions à Bâle pour le weekend, je n’ai pas pu faire mon marché comme d’habitude. J’ai ramassé ce que je trouvais au mini-marché du dimanche à Ouchy, complété avec ce que je trouvais à la Migros d’Ouchy, et improvisé joyeusement.

Mais commençons par le commencement ! Samedi soir, nous avons mangé dans un endroit incroyable, le Schlüsselzunft à Bâle. Ce restaurant est situé dans l’ancien bâtiment de la Guilde des Clés, comme son nom l’indique ; il s’agit donc d’un endroit historique. La salle est sublime, avec un poêle en faïence immense, décoré, superbe, et la décoration est à la fois moderne et respecte l’identité du lieu. Le service, en plus, est vraiment adorable, et last but not least, on y mange une cuisine classique française de superbe facture.

J’ai donc commencé par un carpaccio de boeuf Kobé fondant et savoureux, après quoi mon homme et moi nous sommes partagé une côte de veau grillée, service avec des petites pommes de terre ainsi que des asperges vertes et blanches, et une succulente Hollandaise. Nous avons été surpris par l’arrivée du deuxième service du plat principal, heureusement en quantité plus petite que le premier – nous n’avions plus faim mais c’était trop bon, nous avons tout mangé…

Dimanche midi, un poke bowl de la Migros dans le train, je vous épargne la description.

Dimanche soir, j’ai rôti un poulet dans ma friteuse à air chaud / rôtisserie Tefal, je dois dire que c’est le meilleur poulet rôti que j’ai fait de ma vie ! Chair moelleuse et savoureuse, peau super-croustillante, la Rolls des poulets rôtis ! J’ai juste servi une grande salade verte en accompagnement. Regardez-moi ce poulet, s’il est pas beau….

Lundi soir, j’ai présenté un grand plateau de charcuteries (saucisse sèche au fenouil, lard de Colonnata, jambon cru, mortadelle) et la première caprese de la saison.

Mardi soir, j’ai fait des travers de porc à la chinoise, très très bons, et les ai servis avec une salade d’asperges vertes et une salade de petits artichauts.

Mercredi soir, nous avons participé à une soirée organisée par la maison Provins, une promenade en bateau sur le lac souterrain de Saint-Léonard (que j’avais toujours voulu visiter, c’est fait, je suis ravie, c’est vraiment impressionnant comme endroit) et ensuite un excellent repas dans le cadre enchanteur du Castel d’Uvrier, cuisiné par Gourmand Catering. Le voici en images :

Jeudi soir, j’ai improvisé une sorte de cocido à l’espagnole, avec des pois chiches, du jarret de veau et de la morcilla, avec à côté des petits poivrons et de la saucisse alheira poêlée. C’était bien bon !

Vendredi soir, nous avions des invités. J’avais envie d’un repas estival, avec ce beau temps. J’ai donc servi une entrée de tartare de légumes à la feta (cette recette mais en remplaçant la mozzarella par de la feta) accompagné de salpicao preto, puis des crevettes géantes au four avec des asperges vertes poêlées. Je garde les deux recettes, résultats délicieux ! Le dessert était apporté par nos amis.

Le retour de l’homme prodigue

Samedi soir, j’ai été accueillir mon homme à l’aéroport de Genève, puis nous avons mangé au Diwane, restaurant libanais que nous fréquentons (trop) rarement mais régulièrement depuis 20 ans. C’était délicieux comme toujours. Nous avons pris le menu 6 mézzés, en choisissant les mézzés suivants :

  • Makaneks (petites saucisses)
  • Houmous au persil et piment
  • Houmous bil lahme (houmous à la viande hachée et aux pignons)
  • Chanklich (sorte de salade de fromage frais)
  • Fattouche
  • Cigares au fromage

Et nous avons complété le repas (pure gourmandise, point de vue quantité nous aurions eu amplement à manger avec les mézzés) par un tartare de boeuf (version mixée sans blé, servi avec une sauce à l’ail, absolument fantastique).

Dimanche midi j’ai fait des tranches d’aubergines grilllées surmontées de tranches de tomates ananas et de feta émiettée, grillées à nouveau puis arrosées d’une petite vinaigrette et de basilic haché.

Dimanche soir, nous étions invités chez des amis.

Lundi soir, j’ai fait des pâtes au pesto de lard blanc et ail des ours (j’ai remplacé le persil de la recette par un reste de pesto d’ail des ours maison que j’avais au frigo), je les ai trouvées très réussies.

Mardi soir, nous avons été voir le spectacle 2019 du Cirque Knie (je suis une grande amatrice de cirque, la faute à mon père qui m’a emmenée voir tous les spectacles de cirque de Paris quand j’étais petite), et avons rapidement et très bien mangé au Hoi An BBQ auparavant. Nous avons partagé du porc caramélisé au piment et à la citronnelle (très peu pimenté mais excellent) et du canard caramélisé au gingembre (particulièrement réussi, viande très savoureuse et fondante).

Mercredi soir, j’ai imaginé une potée de flageolets et saucisson vaudois que j’ai trouvée très inspirée.

Jeudi soir, j’ai préparé du thon basse température avec salade de papaye verte.

Vous remarquerez la cuisson du thon, impeccable !

Vendredi soir, nous sommes retournés à l’Osteria Bolgheri. J’aime beaucoup ce restaurant, la seule réserve que j’émets porte sur la taille des entrées : énormes (et prix en conséquence), ce qui est dommage. Nous étions trois, nous avons tout d’abord partagé une entrée de petites seiches frites sur velouté de pois chiches, puis j’ai pris un tartare de boeuf à la truffe, excellent. Enfin, j’ai partagé un baba au rhum maison très savoureux avec mon homme.

Deux semaines bien remplies

J’ai sauté un tour, et me voici à vous raconter non pas une, mais deux belles semaines culinaires.

Première semaine

Samedi soir, je n’ai rien mangé car nous avions fait un excellent et pantagruélique repas de tapas et de poissons grillés à midi au Centre espagnol de Bussigny.

Dimanche midi, j’ai servi une salade de kale aux amandes et à la ricotta exquise (dans laquelle j’avais remplacé le quinoa par de l’amarante pour la seule et unique raison que c’est ce que j’avais dans mes armoires) et un gâteau d’œufs à la ciboulette (une sorte d’omelette au four, pas mauvais mais pas génial).

Dimanche soir, nous avons voulu essayer la toute nouvelle Brasserie du Royal, dans le Royal Savoy superbement restauré. En entrée, j’ai pris le pâté royal (en croûte, quatre viandes, foie gras, céleri rémoulade, un beau retour au classicisme), puis en plat, du ris de veau doré à la truffe noire du Périgord et accompagné gnocchi de pomme de terre au Sbrinz, vraiment très très bon. Nous avons arrosé ce repas d’un Gamaret du Vully très agréable. J’ai d’ailleurs trouvé que la  carte des vins est superbe et, ce qui n’est pas négligeable, à des prix tout à fait raisonnables.

Lundi soir, j’ai servi une poêlée de shitakés et marrons mijotés. C’était très bon.

Mardi soir, j’ai fait une belle potée de haricots secs au chorizo et au chou noir en adaptant cette recette.

Mercredi soir, une petite nostalgie d’été (mais avec des ingrédients d’hiver, à l’exception du pesto) : une Goat Cheese Torta et une très agréable salade de pak choi et maïs. J’ai ainsi appris que le pak choi pouvait se manger en salade, c’était nouveau pour moi.

Jeudi soir, j’ai mijoté des joues de bœuf à la péruvienne accompagnées de quinoa, selon une recette trouvée dans le coffret péruvien que j’avais acheté au Monde des Epices.

Vendredi soir, nous avons mangé chez des amis.

Deuxième semaine

Samedi soir, nous avons fait repas gastronomique à La Clusaz. J’ai déjà parlé de ce restaurant dans ce billet, c’est une petite merveille logée sur la route qui descend du Grand Saint-Bernard vers Aoste, et que nous fréquentons depuis… 24 ans ! C’était déjà délicieux à l’époque, et la cuisine n’a jamais cessé de s’améliorer et de se raffiner, c’est vous dire si c’est bon maintenant… J’ai pris le menu de saison, La Maialata, autrement dit La cochonnaille, avec en entrée une salade de musetto de porc et morue au chou noir (assemblage inédit mais délicieux), en primo des raviolis de boudin à la crème de pomme de terre et brocolis, et en plat du ventre de cochon de lait laqué fondant et savoureux, accompagné d’un flan de courge et chou vert. En dessert j’ai pris un de mes péchés mignons, le sabayon, une belle mousse aérienne, tiède et parfumée qui clôturait parfaitement ces agapes.

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Raviolis au boudin

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Sabayon

Dimanche midi, nous avons fait un repas péruvien sympathique au Léman (qui malgré son nom a une jolie carte péruvienne en plus de la carte suisse) à Lutry : en entrée, j’ai commandé un Tamal de pollo (farine de maïs farcie de poulet, olive et piment, cuite dans une feuille de bananier) que j’ai trouvé très bon, puis en plat, une (ou un ?) Carapulca (plat précolombien à base de porc et de pommes de terre séchées) intéressante mais peut-être un peu fade.

Dimanche soir, j’ai servi un plat tout simple : salade tiède de lentilles et burrata. L’alliance est surprenante mais fonctionne très bien.

Lundi soir, j’ai fait du bœuf Yakiniku en utilisant une sauce toute faite sortie d’un coffret umami que j’avais acheté il y a quelques temps, et du riz.

Mardi soir, j’ai voulu essayer la recette Marmiton du potage façon tartiflette, et je dois dire qu’elle m’a convaincue, c’est une belle soupe hivernale consistante et pleine de goût.

Mercredi soir, j’ai cuisiné des feuilles de chou farcies que j’ai accompagnées de riz.

Jeudi soir, j’ai fait un repas rapide et bon : des grillades mixtes de viande (côte de veau, brochettes d’agneau et tranches de porc, sur ma plancha électrique), avec des épis de maïs surgelés Picard juste cuits à l’eau bouillante, servis avec du beurre salé.

Vendredi soir, j’ai servi une soupe de pois mange-tout au curry tirée d’un livre que je possède depuis 20 ans et que j’aime beaucoup, The Soup Book, et pour compléter, des Buttermilk Biscuits du sud des US (mais sans sucre, cette manie des Américains de mettre du sucre jusque dans les plats salés m’étonnera toujours) moelleux et aériens.

Avant Noël, après Noël

J’arrive, comme on dit par ici, « comme la grêle après la vendange », mais les vacances, la flemme de fin/début d’année, tout ça tout ça…. Je vous donne donc ici le compte-rendu de la semaine qui a commencé juste avant Noël.

Le samedi soir, j’ai fait une recette que j’affectionne et qu’étonnamment mon fils aîné, qui n’aime pas la salade verte, aime bien puisqu’ici elle est (semi) cuite : la salade au lard ardennaise. C’est un plat unique léger parfait, et très simple à faire. Nous avons fini le Saint-Chinian Clos Bagatelle déjà entamé le mercredi, puis poursuivi le vendredi (j’avais cru l’avoir terminé à ce moment-là, je m’étais trompée) avec ce plat.

Dimanche midi, j’ai fait un bar au gros sel, accompagné d’épinards au beurre. Et nous avons bu, pour ma part, un Bastidonne Puits Neuf 2006, et pour mon compagnon qui n’aime pas ce vin-là (trop lourd à son goût, moi je l’adore), un Primitivo di Manduria Epicuro 2010.

Dimanche soir, j’ai fait, sans mentir, le meilleur bortsch que j’aie jamais mangé. Je garde soigneusement cette recette sous le coude, c’était vraiment exquis. Nous avons bu les mêmes vins que la veille.

Lundi soir, j’ai aussi très bien réussi mon coup avec un polpettone (pain de viande à l’italienne, accompagné d’un sauté de verdures (fait avec des bok choi et des épinards). Le polpettone était exquis, bien moelleux, très savoureux, et un peu croustillant à l’extérieur, il n’en n’est pas resté une miette ! Et l’accord avec les légumes était parfait. Nous avons fini les deux bouteilles entamées dimanche.

Mardi soir, j’ai cuisiné une simple potée aux lentilles, sans recette : des lentilles, du vin rouge, des aromates, des viandes fumées, des carottes. C’était excellent.

Mercredi soir, j’ai fait un repas de Noël pour 7 personnes que je vous avais annoncé ici, si vous retournez sur la page, vous verrez que je l’ai mise à jour après confection et dégustation.

Jeudi soir, après un deuxième repas de Noël abondant dans ma belle-famille à midi, nous avons vaguement grignoté quelques restes, dont je vous épargne la liste.

Et comme je suis partie en vacances, c’est ici que ma semaine s’est achevée. J’espère que vous avez passé de superbes fêtes de fin d’année, et que vos premiers pas dans 2015 ont été agréables !

Grande cuisine indienne

Samedi soir, nous avons mangé avec des amis une fondue chinoise au Jardin de Gloire. Elle était très plaisante, bien servie (avec du poulet, du poisson, des crevettes, de l’agneau, du bœuf, et ce que j’ai préféré : des raviolis chinois). Nous l’avons arrosée d’un excellent Santenay 2002 (le patron a une cave de vins français vraiment intéressante, qu’il propose à des prix plus que raisonnables).

Dimanche midi, j’ai préparé des mini-pilons de poulet laqués miel et sauce soja (au four), avec en accompagnement des liserons d’eau au wok. C’était la première fois que je goûtais (consciemment, car je suppose que j’en ai déjà mangé au restaurant, dans certains plats chinois ou vietnamiens) les liserons d’eau, et bien sûr la première fois que je les préparais, et vraiment c’est délicieux, et facile à faire. Nous avons bu la fin de la bouteille du Chantecôtes Cecilia de la semaine dernière avec ce plat.

Dimanche soir, j’ai fait un grand classique italien, à savoir poulpe et pommes de terre. J’avais un énorme poulpe congelé (2,2kg quand même !), et en cherchant si on pouvait le cuire congelé ou s’il fallait le décongeler auparavant (la bonne réponse est la seconde), j’ai découvert une manière de le cuisiner que je ne connaissais pas : au lieu de le plonger dans une casserole d’eau chaude, il faut simplement le mettre, sans liquide, avec juste un peu de laurier, dans une casserole à couvert, et chauffer. Et comme il rend de l’eau, au bout d’une demi-heure le poulpe nage déjà dans une quantité respectable de liquide rouge. Il a fallu environ trois quarts d’heure en tout pour qu’il soit cuit (testé à la pointe du couteau, sachant que si on le cuit trop il devient dur et caoutchouteux), après quoi je l’ai égoutté, vaguement pelé, et servi sur un lit de pommes de terre bouillies, oignons frais hachés et coriandre hachée (normalement on met du persil plat, mais avec la coriandre c’est délicieux), arrosé de jus de citron et d’huile d’olive. Et comme il avait bien rétréci à la cuisson, après notre repas à 4, il en est resté… une portion ! Nous avons arrosé ce repas d’un excellent blanc espagnol de la région de Peñedes, un Vinya Oculta 2011 ramené de notre séjour à Barcelone.

Lundi soir, j’avais planifié des spaghettis aux artichauts. En cherchant une recette sur le web, je suis tombée sur un certain nombre de recettes qui mariaient artichauts et thon en boîte. Intriguée, j’ai improvisé des spaghettis à la crème d’artichaut (fond d’artichauts rincés et égouttés, chauffés avec de la crème, le tout mixé), aux cœurs d’artichauts (rincés et égouttés, coupés en 4 et ajoutés à la préparation précédente, réchauffés) et au thon (égoutté, émietté, et ajouté à la sauce juste avant de servir), et effectivement, c’est délicieux ! Nous avons bu le même Vinya Oculta que la veille avec ce plat.

Mardi soir, j’étais pressée, j’ai concocté un simple sauté de poulet à la moutarde et à la crème, accompagné d’épinards au beurre. Nous avons bu un rouge argentin, un Cabernet-Sauvignon Viñas del Golf 2003.

Mercredi soir, dans la série des potées, j’ai servi des lentilles aux côtes de bettes et du saucisson vaudois, avec le même vin que la veille.

Jeudi soir, le clou de cette semaine : repas au Rasoi avec vins piémontais de Vajra (soirée organisée par le CAVE). Le menu était le suivant :

Amuse-bouche : noix de Saint-Jacques poêlées, upma à l’encre de seiche, asperges vertes. Vin : Langhe Riesling 2013. Les Saint-Jacques étaient parfaites, cuites juste nacrées comme il se doit. L’upma est un plat de semoule cuite, qui fonctionnait ici comme une sorte de sauce épaisse. C’était plus une mini-entrée qu’un amuse-bouche à vrai dire ! Quant au vin, c’était une rareté (le Riesling n’étant pas du tout un cépage traditionnel piémontais), une belle expression du Riesling, bien fruité.

Première entrée : Saumon fumé au tandoor, daurade en croûte de semoule, chutney de saumon. Vin : Dolcetto d’Alba Coste e Fossati 2010. Le saumon est arrivé sous cloche. Une fois la cloche levée, de délicieux arômes de fumé se sont répandus. Il était délectable, à tel point que même mon cher et tendre, qui n’aime pas le saumon (que voulez-vous, il ne peut pas avoir que des qualités, cet homme-là !) l’a apprécié. La daurade était une sorte de beignet en forme de cigare, la semoule formant une croûte autour. Le chutney de saumon était ce que j’aurais appelé une rillette, délicate et moelleuse. Bref, un plat magistral. Le Dolcetto était à l’avenant : je suis habituée à des Dolcetto légers, celui-ci provenait de vieilles vignes et avait beaucoup de corps, un délice. De plus, il s’harmonisait étonnamment bien avec le saumon, une surprise pour moi qui ai plutôt l’habitude de servir du blanc avec le saumon.

Deuxième entrée : tandoori de volaille aux amandes, risotto khichdi, sauce aux poivres. Vin : Barolo Bricco delle Viole 2010. Un plat très délicat, accompagné d’un vin puissant mais qui curieusement ne l’étouffait en rien.

Plat : côtelettes d’agneau du Limousin, purée de pommes de terre au safran sauce rogan josh. Vin : Barolo Bricco delle Viole 2004. Un bel exemple de cuisine moderne indienne, avec un agneau cuit rosé, accompagné d’une sauce rogan josh traditionnelle, bien épicée. Le vin était très évolué et long en bouche, et ne souffrait pas du tout du piment du plat – encore un bel accord. Je suis désolée, la photo n’est pas très bonne (les lumières au Rasoi sont très agréables pour les convives, mais peu adaptées à la photographie), mais je ne résiste pas à vous la montrer tout de même.

2014-11-27 21.29.50

Dessert : délice au chocolat et framboises, ganache chocolat. Vin : Barolo Chinato. C’était pour moi une double surprise : premièrement parce que je ne suis pas très desserts, et encore moins desserts au chocolat, les trouvant souvent trop lourds et sucrés en fin de repas, mais là j’ai été conquise, la framboise relevait bien l’exquis fondant. Ensuite parce que j’avais entendu parler du Barolo Chinato, qui est un vin fortifié aux herbes et en particulier à la quinine, et je pensais que ce serait amer et que donc mon horreur de l’amer (j’ai une sensibilité exacerbée à l’amertume qui a paraît-il une composante génétique) m’empêcherait de l’apprécier, mais non, pas du tout, aucune amertume, tout au plus une légère âpreté, et une fraîcheur en bouche qui le mariait parfaitement au chocolat.

Bref, vous aurez deviné que nous sommes rentrés ravis de ce repas d’exception.

Et vendredi soir, j’ai fait un risotto aux panais, romarin et jambon cru, basé sur cette recette, mais avec l’adjonction d’un panais cuit et réduit en purée avec un peu de lait, et servi couronné une tranche de jambon cru. Nous avons fini la bouteille de Viñas del Golf et entamé une bouteille de Pinot noir du Satyre avec ce plat.