Janvier maussade

Je dois dire que je ne crois pas trop à la fameuse « détox » d’après les fêtes dont tous les magazines nous rabattent les oreilles. Pendant les fêtes, je mange certes bien, mais pas vraiment trop (je ne suis pas un bec sucré, donc je mange fort peu de chocolat, biscuits et autres friandises), ce qui fait qu’une fois ce temps-là passé, je reprends mon train-train habituel de cuisinière au long cours, et basta.

Samedi soir, nous avions été voir le Richard III de Shakespeare à l’Opéra de Lausanne (coproduction avec Vidy, rappelez-moi de ne plus jamais aller voir une pièce produite ou coproduite par le Théâtre de Vidy, c’était une catastrophe « contemporaine » avec musique tonitruante, ablation de scènes importantes, nudité sans intérêt sauf celui, douteux, de choquer l’assemblée qui en a vu d’autres, et brisage intempestif de quatrième mur, bref la totale). Après cette horreur, nous avions heureusement réservé au Lyrique, excellent restaurant grec situé tout près de l’Opéra. Nous nous sommes donc consolés en nous partageant un très bon sofrito et des non moins délicieuses koftas :

Dimanche à midi, j’ai fait du dos de cabillaud sous-vide (tout simple, mis sous vide avec un peu de beurre salé et de pâte de citron confit, et cuit 30 minutes à 59°), ainsi qu’une salade de fenouil et d’oranges aux olives noires :

Dimanche soir, j’ai fait une pizza aux raisins, romarin et pignons de pin très agréable :

Lundi soir, j’ai inventé une sauce chair à saucisse/betteraves/bouillon/persil pour des raviolis farcis aux châtaignes. C’était réussi, la betterave apportant un petit côté acidulé qui contrebalançait bien la douceur de la farce :

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Mardi soir, autre pièce malheureusement ratée (cette fois pour cause d’acteurs – tous sauf l’acteur principal – hurlant et surjouant, heureusement la partie musicale était très chouette), le « Monsieur de Pourceaugnac » de Molière au Reflet par la Compagnie des Arts Florissants, avant laquelle nous avons mangé en vitesse au Molino (dont je parle ici et ici). j’ai pris une salade César au poulet simple et bonne :

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Mercredi soir, j’ai fait un « burrito bowl » de kale, haricots noirs et avocat très bon, que j’ai servi avec des chips tortillas de maïs bleu. Je me rens compte seulement maintenant de l’accord de couleurs, entre les chips, le kale rouge (trouvé au marché) et les haricots noirs, avec la petite touche verte de la salsa à l’avocat, c’est assez réussi !

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Jeudi soir, j’ai fait du poulet amatriciana. J’avais remplacé les tomates par du poivron pelé en boîte, pour adapter à la saison, et c’était un excellent plat unique :

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Vendredi soir, nous avons célébré (tardivement, la vraie date étant en juin) l’anniversaire de mon cher et tendre au Restaurant De Courten, à Sierre. Nous avions un menu en 13 plats (si si ! heureusement, chaque amuse-bouche etc. comptait comme un plat, mais je dois dire qu’à la fin nous étions plus que repus), que je vous déroule en images :

 

Je ne vais pas tout commenter, ce serait lassant, mais tout était fabuleux, avec un coup de coeur absolu pour les « bouchées gourmandes maraîchères aux cardons épineux argentés, agria aux truffes noires Melanosporum, et crème de châtaigne émulsionnée », qui étaient un triomphe de douceur moelleuse, les cardons se mariant somptueusement avec la truffe. Bref, je ne peux que recommander un voyage à Sierre pour profiter de cette superbe table.

Légumes de saison

Samedi soir, nous avons fait un rapide repas (avant le théâtre) au Délicieux. J’ai commencé par des nems, qui étaient vraiment exquis (c’est assez rare pour être soulignés, souvent les nems c’est gras et sans intérêt), croquants et pleins de goût. Ensuite, j’ai pris des très bons travers de porc laqués et du riz blanc. Mon seul reproche est qu’il n’y avait strictement aucun légume, ni avec le plat ni comme accompagnement à la carte, c’était dommage.

Dimanche midi, nous avons testé le brunch du Bellagio. Il était superbe et excellent. Tout d’abord, nous avons razzié un immense buffet d’entrées (avec, je cite pêle-mêle, du saumon mayonnaise, du vitello tonnato, de la charcuterie, plusieurs sortes de salade, du cocktail de crevettes, et plein d’autres choses) :

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Ensuite, il y avait trois sortes de viande (gigot d’agneau, jambon cuisson lente, rôti de boeuf) avec plusieurs accompagnements, dont un émincé de chou au lard savoureux :

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Et finalement, le buffet de dessert donnait le tournis tant il était fourni. Dommage que les macarons aient été trop sucrés à mon goût, mais pour le reste, rien à dire !

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Dimanche soir, j’ai fait du léger après ce pantagruélique repas de midi : de la courge butternut rôtie au romarin, à la feta et au lard (sans recette, elle est toute entière dans l’énoncé).

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Lundi soir, j’ai utilisé un reste de riz à l’indienne que j’avais au congélateur pour confectionner du riz sauté à la chinoise (en y additionnant du jambon, du bok choi, des oignons verts, un peu de carotte, de la sauce soja et de l’huile de sésame). C’était bon, mais j’avais commis l’erreur classique d’utiliser une quantité trop élevée d’ingrédients en plus du riz, et de plus c’était un peu trop salé :

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Mardi soir, j’ai fait du poulet tandoori, que j’ai servi avec une salade verte, des morceaux de poivron rouge cru, et des naans (en utilisant cette recette mais sans fromage). Le poulet était particulièrement moelleux et goûteux, probablement parce que je l’avais fait mariner (dans le mélange classique yaourt + épices tandoori + jus de citron) 24h au lieu des 1 à 2 heures conseillées dans la plupart des recettes. Les naans étaient délicieux, je garde cette recette !

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Mercredi soir, j’ai servi une timbale de macaronis, excellente :

Jeudi soir, j’ai fait un crumble de légumes au Parmesan, muffins au lard. Le crumble n’était pas mal, mais les muffins étaient vraiment extra, avec une consistance légère et moelleuse. J’avais utilisé de la graisse d’oie à la place du saindoux, et du babeurre à la place du lait (plus de lait dans le frigo !) :

Vendredi soir, nous avons essayé un restaurant pour nous inconnu, la Table de Mary. C’est un restaurant de village qui réunit, visiblement, le café du coin et une table gastronomique. Décor sympa, avec hélas des lumières mal choisies, de la LED qui fait néon, c’est ma seule critique. Le service est charmant, et nous avons très bien mangé. J’ai commencé par une alliance singulière et très réussie, un tartare de cerf garni de quelques huîtres et de betteraves croquantes :

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Ensuite, j’ai choisi une entrecôte d’élan rôtie avec une sauce/bouillon oxtail de gibier, accompagnée de ravioles à la courge et de légumes sautés :

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C’était une très belle assiette, avec une viande tendre et savoureuse à laquelle l’oxtail ajoutait du caractère, et un accompagnement qui n’était pas, comme c’est trop malheureusement le cas, relégué au second plan.

Bientôt les vacances

Samedi soir, nous avons été nous promener au Festival de la Cité. J’y vais depuis mon adolescence, mais je dois honnêtement avouer que maintenant, la programmation est devenue beaucoup trop hermétique et avant-gardiste pour moi (comme presque tout ce qui est spectacle à Lausanne, d’ailleurs, malheureusement). Je fais partie de ces gens bizarres qui aiment les pièces de théâtre racontant une histoire, que le « performance art » m’ennuie à mourir, qui en musique aiment le mélodique et les chansons, bref, on dira que je suis une classissiste, et je trouve dommage que la presque totalité de la programmation lausannoise soit maintenant axée vers le pourcentage de la population (non négligeable certes, mais tout de même minoritaire) qui aime l’hyper-modernité. Comme mon homme et nos deux fils sont pareils, la seule chose que nous faisons maintenant au festival est de rencontrer des amis, boire des verres et croquer un morceau. Nous avons mangé sur l’esplanade de la cathédrale, du jerk chicken Jamaïcain accompagné de riz aux haricots noirs, de plantains frites et de cole slaw. C’était bon mais horriblement lentement servi, on voit qu’on n’a pas affaire à des pros quand les plantains se font éplucher et frire après la prise de commande !

Dimanche midi, j’ai servi des crevettes bouquet avec une mayonnaise mousseline et des tranches de melon :

 

Dimanche soir, j’ai grillé des tranches de gigot, que j’ai escortées de carrés de polenta grillés eux aussi et de gros champignons de Paris rôtis à l’ail.

Lundi soir, j’ai servi des filets de loup poêlés sauce crème-curry-gingembre (la recette est dans l’énoncé !), avec une fondue de poireaux :

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Mardi soir, j’ai fait des spaghettis au poulet et aux tomates cerises et une salade verte.

Mercredi soir, nous avons été tester un nouveau restaurant italien à Lausanne, le Perbacco. En entrée, j’ai choisi une salade verte aux fraises, jambon cru, Parmesan, fraises et vinaigre balsamique :

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J’ai ensuite continué avec une battuta di fassona Piemontese (tartare Piémontais, c’est à dire juste assaisonné à l’huile d’olive, sel et poivre, de façon à faire ressortir le goût de la viande) accompagné d’une salade verte. C’était un bon repas, mais peut-être manquait-il juste le petit « zing » qui enthousiasme pleinement. Je crois que nous allons attendre un peu le rodage, puis réessayer.

Jeudi soir, j’ai servi un velouté froid aux petits pois et à la menthe (là aussi, la recette est dans l’énoncé), avec du saucisson sec et quelques fromages.

Vendredi soir, nous avons fait une mini-croisière du 14 juillet sur le Léman sur le Suisse, un des beaux bateaux vapeur belle époque de la CGN : repas puis feux d’artifice. C’était superbe en début de soirée avec des lumières incroyables

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et superbe en fin de soirée avec un festival de feux d’artifices tirés au large d’Evian. Nous avons remarquablement bien mangé, avec une délicieuse cassolette de ris de veau et champignons en entrée :

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puis un « rôti d’omble, jus mousseux au lard fumé, brochette de légumes au thym, crémeux de riz vénéré » remarquable :

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et enfin un dessert composé d’une tarte tatin et d’une verrine de petits fruits rouges surmontée de crème mascarpone à la cannelle.

Sur ce, je vous dis au revoir pour quelques semaines, puisque nous serons en vacances. Alors, bel été à vous mes lecteurs et lectrices, et rendez-vous à la mi-août !

Repas froids

Samedi soir, nous avons tenté l’expérience du Surfing Dinner, et c’était très réussi ! Le principe est d’aller manger un repas chez un particulier qui aime cuisiner et propose sur le site organisateur (contre menue monnaie, mais c’est rarement cher) le menu qu’il veut. Nous avons mangé chez Pedro, un très sympathique Portugais qui a vécu un temps au Cap Vert et en a rapporté des recettes, dont il nous a fait profiter. Nous avons pu déguster la cachupa, plat composé de poulet, saucisse épicée, patate douce et maïs blanc, et surmonté d’un oeuf poché. Il nous a ensuite servi deux desserts, du pudding de lait de chèvre ainsi que de la crème de lait, très sucrés mais délicieux. C’était très agréable de rencontrer des personnes (tant notre hôte que les autres convives) que nous n’aurions probablement jamais rencontrées autrement, d’entendre Pedro parler de son séjour au Cap Vert, et de deviser de choses et d’autres.

Dimanche midi, j’ai servi une salade de poulet, mangues, avocats et coriandre (avec une sauce toute simple à base de gingembre, citron vert et huile d’olive).

Dimanche soir, j’ai préparé une salade de nouilles à la thaïlandaise (mais comme j’avais servi du poulet à midi, je l’ai faite avec du filet de boeuf) :

 

Lundi soir, j’ai présenté un excellent farci Poitevin (fait la veille, avec une recette de la revue Cuisine et Vins de France qui n’est pas celle présentée sur leur site) qui m’a permis de continuer à utiliser l’oseille de mon jardin, servi avec du jambon cru, deux sortes de saucisson sec italien et du chèvre frais :

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Mardi soir, j’ai fait tout simple, une salade de melon, feta et menthe.

Mercredi soir, en chaud froid, j’ai cuisiné (sans recette) une salade de lentilles aux tomates, au basilic et aux gésiers confits (avec les lentilles et les tomates comme partie froide, et les gésiers dans le rôle du chaud) :

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Jeudi soir, j’avais un repas d’entreprise.

Vendredi soir, nous avons très bien mangé au 3C, qui est la brasserie de l’Hôtel des Trois Couronnes à Vevey. Nous avons pris le menu « Été », composé de 4 plats à partager. Pour commencer, une caprese aux tomates bariolées, certes bonne mais un peu simple :

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Et un carpaccio d’espadon au fenouil absolument délicieux, très addictif :

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Ensuite, un coquelet fermier grillé avec des frites maison et une excellente ratatouille très fondante :

 

Et enfin, un tiramisu aux abricots qui se rapprochait beaucoup plus du trifle que du tiramisu, mais qui était en tout cas très réussi.

 

Soleil et orages

Samedi soir, nous avons mangé au restaurant Fusion. J’y avais mangé un an auparavant (j’en parle dans cet article), et j’avais relevé quelques points problématiques qui ont été corrigés (portions un poil plus généreuses, plus de doublon de féculent, c’est bien !). J’ai commencé par du poulpe mariné sur tartare d’avocat avec sauce gaspacho, et continué avec de la sole façon meunière accompagnée de petits légumes et pommes de terre grenaille, le tout fort bon (seule remarque, l’assaisonnement de la sole était peut-être un chouïa trop classique, j’aurais apprécié un petit « twist » asiatique). Puis j’ai partagé avec mon cher et tendre un dessert « inspiration du chef », une grande verrine à la mangue et à la crème très réussie.

Dimanche midi, j’ai servi un vrai repas de flemmarde : melon, jambon cru, saucisse italienne au fenouil, saucisse calabraise piquante, et une petite tomme fraîche de chèvre (achetée au marché de Lausanne comme le reste, chez Flore Binggeli en l’occurrence) pour couronner le tout.

Dimanche soir, j’ai fait des lasagnes au chèvre et aux herbes (encore du chèvre, bêêêêêê…) délicieuses (sans estragon, compensé par plus de persil plat). Maintenant que je sais que je peux monter mes lasagnes en avance et les mettre au four quand ça me convient, je trouve ça très pratique et ne m’en prive pas – j’ai donc préparé le plat en début d’après-midi.

Lundi soir, j’ai confectionné des keftas de veau sauce chermoula. Je ne les ai pas assemblées en brochettes comme l’indique la recette, et je les ai grillées au four, elles étaient délicieuses (je recommande tout particulièrement la sauce). Je les ai accompagnées d’une simple salade de tomates assaisonnée sel, poivre et jus de citron.

Mardi soir, nous avons redécouvert un restaurant que nous connaissions déjà mais où nous n’étions pas retournés depuis plusieurs années, l’AO. Leur terrasse est une pure merveille, le service est efficace et sympathique, et la cuisine excellente ! J’ai commandé, en entrée, une très fraîche « salade de crabe et avocat, vinaigrette à la mangue et au piment d’Espelette, chips de pommes de terre », puis j’ai enchaîné sur un « tartare de canard à l’huile de noix et brisures de foie gras » (accompagné de chips maison, très bonnes, et de petits légumes) très réussi mais que je n’ai pas réussi à finir tant la portion était généreuse.

Mercredi soir, nous étions invités chez des amis.

Jeudi soir, à la demande de mon fils cadet pour fêter son anniversaire, j’ai fait du poulet yassa, accompagné de riz blanc et de bananes plantains au four.

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Vendredi soir, j’ai proposé une déclinaison d’asperges : un velouté d’asperges froid, et des cigares d’asperge au chèvre (recette tirée d’un numéro récent de Cuisine et Vins de France), que j’ai trouvés bons mais bizarrement un peu écœurants. Pour ajouter un peu de diversité, j’avais aussi fait de la salade de fenouil à la poutargue.

A travers le rideau de röstis

Le weekend passé, nous étions donc à Zürich, qui est une belle ville très vivante. Nous avions mangé le vendredi soir à LaSalle (voir mon précédent article). Samedi soir, nous avons fait un très bon repas dans le même quartier, dans un restaurant de fusion asiatique (à dominance Thaïlandaise), le Angkor. J’ai commencé par une salade de thon cru à la Thaïlandaise (là on voit le côté fusion, je peux me tromper mais à ma connaissance le poisson cru n’est pas courant dans ce pays), bien piquante et fraîche :

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Ensuite j’ai pris du filet de boeuf grillé, très tendre, saignant comme je l’aime, et bien assaisonné :

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L’endroit est très beau, bien décoré (avec même quelques tables entourées d’un aquarium), le service agréable, bref, une réussite.

Dimanche midi, au hasard d’une promenade au bord du lac, nous avons pris un brunch au restaurant Quai61. J’ai pris une assiette « Fisherman’s Choice » avec du saumon fumé (belle quantité, très bon), un rollmops, du cresson (très peu hélas), un bagel (dont j’aurais bien aimé qu’il fut toasté), une sauce au fromage blanc et une sauce au raifort. C’était agréable mais très oubliable.

En partant de Zürich, nous avons fait quelques courses à la gare – des fromages, du « mostmöckli » (viande séchée suisse-alémanique), diverses sortes de saucisson sec, du lard séché. Dimanche soir, au retour, j’ai fait un excellent velouté de rutabaga accompagné de pain et de fromages.

Lundi soir, j’ai servi mon gratin de polenta aux bettes et chorizo.

Mardi soir, j’ai fait de l’émincé de poulet crème et moutarde, que j’ai accompagné de purée de pommes de terre (faite à l’avance, exprès un peu liquide, et réchauffée au four, puisque c’est le jour où je rentre tard) et d’une salade verte.

Mercredi soir, j’ai servi une grande salade de pousses d’épinards, fraises, avocat et feta, avec quelques unes des charcuteries rapportées de Zürich.

Jeudi soir, j’ai cuisiné des lasagnes au confit de canard, escortées d’une salade de fenouil (coupé fin à la mandoline). Je retiens la recette, c’était délicieux ! J’ai omis le fromage, qui me semblait de trop, et j’ai utilisé une partie de la peau du canard comme dans le parmentier de confit de canard, je l’ai coupée en lamelles et répandue sur le plat, elle est devenue toute croustillante :

Vendredi soir, nous sommes allés manger à la Passade, un restaurant qui n’a pratiquement pas changé depuis 20 ans, un vrai bistrot de village, qui sert des filets de perche, des mets de brasserie, et une délicieuse salade aux lardons, noix et sauce maison « secrète ». J’ai pris la fameuse salade puis de la tête de veau vinaigrette accompagnée de pommes vapeur, parfaite :

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Verdure de printemps

Samedi soir, nous étions invités à un mariage.

Dimanche midi, j’ai fait une délicieuse soupe d’orties, que j’ai servie avec des fromages et du pain. Je n’ai pas cueilli les orties moi-même (dans mon coin, trouver des orties non souillées est mission impossible), et j’ai utilisé des gants pour les manipuler (à raison, j’ai effleuré une feuille avec le bras, ouille !). La recette est simple et bonne, seule bémol : elle indique un peu trop d’eau – vaut mieux en mettre bien moins, puis diluer à son goût.

Dimanche soir, nous avons fait un très bon et classique repas au Mirabeau. J’ai commencé par un cocktail de crevettes (quand je dis classique… j’adore ça et ils le font très bien) :

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puis continué par des filets de brochet sauce aux asperges blanches délicieux (j’apprécie particulièrement le brochet, et c’est assez difficile à trouver) :

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J’ai enfin partagé avec mon homme une sorte de tatin sur fond de biscuit sablé, exquise .

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Décidément, le Mirabeau reste un trésor lausannois ignoré de beaucoup.

Lundi soir, j’ai fait des ris de veau poêlés accompagnés d’asperges vertes rôties au four et de champignons (pleurotes et shitakés) en fricassée :

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Simple, de saison et excellent.

Mardi soir, j’ai servi une tarte mousseuse aux épinards (très fraîche, très bonne), d’une belle couleur verte (non, ce n’est pas du colorant, c’est dû à l’utilisation d’épinards crus dans l’appareil !) :

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Je l’ai escortée de bettes au jus de viande.

Mercredi soir, j’ai mijoté des joues de porc aux abricots secs (recette tirée d’un numéro récent de Cuisine et Vins de France), et les ai servies avec du couscous et des carottes braisées. Les joues de porc étaient délicieuses (d’abord rôties à la poêle, puis cuites au four à 160° avec juste du beurre et des abricots secs) mais, la sauce étant très courte, le couscous (suggéré dans la recette) n’est pas une bonne idée, trop sec – heureusement qu’il y avait les carottes ! Je pense que ce plat irait très bien avec une purée de légumes. Et puis je ne sais pas si le fournisseur de CVF élève des porc mutants, mais 8 joues de porc de mon boucher pour 4, c’est vraiment peu – vaut mieux demander au poids.

Jeudi soir, j’ai fait du poulet maffé, exquis, et des pak choi sautés au gingembre et à l’ail, recette toute simple mais parfaite (j’ai ajouté aux pak choi une salade qui languissait dans mon frigo, en fait on peut faire cette recette avec n’importe quel légume feuille, épinards, bettes, romaine, etc.).

Vendredi soir, à Zürich, nous avons mangé avec des amis au restaurant LaSalle. C’est un endroit étonnant, une sorte de cage de verre moderniste dans une ancienne usine, très bien décoré, j’ai beaucoup aimé l’ambiance :

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Nous avons très bien mangé. J’ai commencé par du thon snacké avec salade d’algues et mayonnaise au wasabi, très réussi :

Puis nous nous sommes partagé une salade de poulpe bien piquante

et des ris de veau incroyablement moelleux, dans une délicieuse sauce :

Et pour finir nous avons partagé un dessert d’ananas et glace au wasabi (partage un peu particulier : chacun a pris ce qui lui plaisait, moi c’était la glace, lui l’ananas !) :

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Qui a dit que Lausanne n’était pas internationale ?

La semaine que vous allez découvrir ci-dessous montre bien que Lausanne recèle une foultitude de restaurants divers et variés – nous avons mangé tout à tour italien (du sud), français (du sud aussi d’ailleurs), vietnamien, et pour finir mauricien !

Samedi soir, donc, nous avons fait un excellent repas à La Poesia (dont j’ai relaté ma découverte dans cet article). En entrée, j’ai pris le carpaccio de poisson cru mariné aux agrumes et aneth, d’un fraîcheur exceptionnelle et très bien assaisonné :

J’ai poursuivi le repas avec des spaghetti alla chitarra aux vongole et poutargue, juste parfaits. Nous nous sommes enfin partagé un dessert dont j’ai oublié le nom, de la pâte feuilletée très légère fourrée à la crème pâtissière, délicieux !

Dimanche midi, j’ai servi de la burrata, de la salade de fenouil tranché très fin à la mandoline, et un petit gratin de pommes de terres à la Fontina (un reste des pommes de terre rôties de la semaine précédente, étalées dans un plat, recouvertes de fromage et gratinées, tout simplement).

Dimanche soir, nous avons très bien mangé à L’Oustau. En entrée, j’ai choisi le ceviche de saumon d’Ecosse, avocat, oignon rouge, citron vert et thym, très frais, un peu acidulé, avec des saveurs bien équilibrées :

et en plat, un remarquable ris de veau rôti à la sarriette, asperges vertes sautées aux oignons grelots, pomme de terre rôtie et pousses d’épinard – à se lécher les babines !

Lundi soir, j’ai servi du poulet rôti aux pois chiches et aux bettes (la recette d’origine prévoit du kale, mais ce n’est plus la saison – j’ai précuit les côtes de bette, c’était très bon).

Mardi soir, repas rapide hebdomadaire (pour cause de cours de Pilates, si vous voulez tout savoir !), des raviolis de viande au guanciale et aux haricots blancs (une sauce rapide en provenance de cette collection) – c’était bon mais tout de même un peu sec à mon goût :

Mercredi soir, j’ai été manger avec une amie au Hoi An BBQ. C’était très agréable, une bonne cuisine vietnamienne populaire (moins fin que le Jasmin, par exemple) servie avec le sourire. J’ai d’abord pris une salade aux crevettes, bien fraîche :

puis du canard sauce au riz grillé (bon mais manquant terriblement de légumes) avec du riz blanc :

Jeudi soir, j’ai fait une recette d’un blog que j’aime bien et qui parle de cuisine familiale chinoise, des nouilles Zha Jiang. Elles étaient très bonnes, un plat léger mais quand même consistant et très frais.

Vendredi soir, nous avons profité d’une offre de cuisine mauricienne au restaurant Côté Jardin. La première entrée était une salade de cœur de palmiste blanc à l’huile d’olive vierge et jus de citron vert. J’ai découvert ainsi le coeur de palmier frais, c’est délicieux, croquant, frais, rien à voir avec ces machins blancs pas très bons que l’on vous vend en boîte :

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En deuxième entrée, nous avons eu des gambas flambées au rhum café, étouffée de brèdes, compote de tomates et coulis de crustacés exquises :

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En plat, nous avons eu un rougaille de boeuf aux petits oignons, riz à la coriandre. C’était bon mais pas pimenté, c’est à mon sens un plat qui demande du piment, nous l’avons demandé et reçu une pâte de piment qui avait à peu près la force d’une purée de poivrons :

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Le dessert était de l’ananas “Queen Victoria” rôti au poivre de Sichuan caramélisé au sucre de canne / glace à la citronnelle. La glace était à mon avis au citron vert, ce qui était conjugué avec l’ananas, trop acide. Sinon c’était très agréable :

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Avant et après Londres

Avant de partir à Londres (j’en parle dans cet article, et vous trouverez mes adresses de restaurants sur cette page), et après en être revenue, j’ai cuisiné, bien sûr, et nous avons aussi été au restaurant.

Voici ce qui est sorti de ma cuisine (ce qui est une expression totalement inappropriée, puisque nous mangeons dans la cuisine !) :

  • Une quiche à l’ail des ours et aux lardons et une quiche aux asperges (pas de recette, au pif), accompagnées d’une simple salade de tomates sardes (qui, je le rappelle, sont des tomates très vertes et très savoureuses dont la saison bat son plein actuellement).
  • Un plat d’avocats au crabe (dont j’ai bien augmenté les quantités par rapport à la recette puisque je le servais en plat principal).
  • Du poulet coco réunionnais (auquel j’ai ajouté des épices massalé), avec nettement plus de poivrons que dans la recette, accompagné de riz – une recette simple et délicieuse.
  • Des filets de bar au harissa poêlés, avec un mélange de légumes rôtis au four (pommes de terre, gros champignons de Paris, blancs de poireaux).
  • Une grande salade de riz au jambon, thon, œufs durs, oignons frais et tomates sardes, avec une sauce ricotta-citron, et des asperges vertes à l’huile d’olive et à la feta à côté.

Et voici les restaurants que nous avons visités :

Les Alliés (Lausanne) : nous retrouvant sans descendance de manière impromptue un soir, un petit coup de fil aux Alliés et hop ! Un bond en haut de la colline. C’est toujours un endroit très agréable, tant du point de vue du service et du cadre que de la cuisine. J’ai pris une tartelette croustillante à la tomme vaudoise et herbes fraîches en entrée

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puis un tartare de saumon à l’ail noir et livèche en plat

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Tout était délicieux, seul bémol, l’utilisation d’endives dans la salade en avril, c’est dommage (et pour moi d’autant plus que je n’aime pas les endives).

Le Hoi An BBQ (Lausanne) : au bord du lac à Ouchy, un très bon restaurant vietnamien, grand et sans chichis. Nous avons partagé des assortiments d’entrées, qui comprennent des nems et plusieurs sortes de raviolis vapeur, puis j’ai pris du porc caramélisé aux piments qui n’était pas très caramélisé mais excellent.

Le Monument (Lens, en Valais) : nous avons été voir la dernière (dans tous les sens du terme hélas, puisque l’endroit ferme à la fin du mois de mai, ce qui me navre) exposition de la Fondation Arnaud sur le symbolisme, et nous avons fait un excellent repas de midi dans ce restaurant. En entrée, j’ai choisi un « bonbon de rillettes de crabe au curry Jaipur, salade de mangue, papaye et avocat », et en plat, une « côte de veau rôtie ail et thym, pommes rattes au beurre noisette, asperges vertes et morilles », le tout absolument délicieux.

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Les Trois Bonheurs (Lausanne) : il s’agit là d’un des plus vieux restaurants chinois de Lausanne, qui a connu des hauts et des bas – surtout des bas dernièrement. Et là, bonheur (c’est le cas de le dire…), il a changé de gérant et propose maintenant une délicieuse cuisine du Szetchouan. Moi qui n’allais plus que chez Xu dans la catégorie, je suis conquise, c’est tout dire ! Nous avons fait un excellent repas à cinq, en partageant plein d’entrées et de plats (j’en oublie d’ailleurs, la liste est partielle) :

  • des raviolis aux saveurs du chengdu
  • du lard braisé aux légumes fermentés
  • des œufs de cent ans avec une petite sauce aux piments et gingembre
  • du bœuf piquant (comme chez Xu, dans une variante encore plus pimentée)
  • du bœuf croustillant
  • de l’agneau aux poireaux
  • une cassolette de poulet fabuleuse (poulet d’abord frit, puis cuit dans une sauce courte aux piments avec des légumes)

Cuisine en chaud-froid

Samedi soir, nous avons soupé au Café Calla avec des amis. Il s’agissait d’une soirée spéciale, avec un menu conçu et réalisé par le chef portugais José Avillez. Nous avons mangé, paraît-il, ses « plats signature » :

  • Avocat en tempura, cône aux algues et tartare de thon, ceviche de crevettes aux agrumes
  • Beignet de cabillaud et ses légumes au vinaigre
  • Filet de bar, algues et bivalves
  • Cozido (pot-au-feu) et son petit bouillon
  • Orange glacée aux agrumes

C’était délicieux (le tartare de thon en particulier est sans hésiter le meilleur que j’aie jamais goûté), mais assez frustrant par moments. En effet, nous avions pris les quatre verres de vin proposés en accord, et chaque verre était servi très très peu généreusement (un demi décilitre à tout casser). Quant au cozido, le bouillon avait le délicieux goût du porc ibérique, les légumes étaient parfaits, mais… il n’y avait pas de viande et ça manquait – une ou deux bouchées auraient suffi. En général, et c’est quelque chose que je rencontre rarement, les quantités étaient très petites.

Dimanche à midi, j’ai fait un des premiers repas froids de l’année, du poulet au goût insolite et une salade de chou à la japonaise (dans laquelle, faute d’avoir trouvé du chou atlas, j’ai utilisé du chou pointu qui est lui aussi très tendre et convenait très bien à cette recette). Le tout était vraiment très bon, très frais.

Dimanche soir, nous avons été voir le spectacle annuel du chœur d’une amie, et nous avons ensuite mangé sur place une assiette de ragoût de sanglier (accompagné de spätzli et d’un chou rouge mijoté particulièrement savoureux) délicieux. Il paraît que ce plat était préparé par le tenancier du Café Fédéral à Curtille, il faudra qu’on aille y faire un tour !

Lundi soir, j’ai servi un autre sheet pan dinner, du filet de porc aux haricots verts et pommes de terre, très réussi. La photo a été prise avant mise au four, j’ai complètement oublié de photographier le plat cuit…

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Pour le repas rapide du mardi, j’ai fait une salade de lentilles (que j’avais cuites la veille) aux œufs mollets et lardons. J’ai voulu remplacer les œufs mollets par des œufs pochés, et testé la confection des œufs pochés au micro-ondes. C’était tout à fait bien, même si le temps de cuisson nécessaire a été considérablement rallongé par rapport à la recette (peut-être parce que j’ai mis deux ramequins à la fois dans le micro-ondes – j’avais préalablement essayé d’en mettre six, mais là ça cuisait vraiment trop lentement).

Mercredi soir, j’ai fait un pain de viande de Macao absolument délectable, et très spectaculaire :

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Je l’ai servi avec une salade de tomates. Il faut savoir que le printemps est la saison des tomates sardes, très fermes et pleines de goût (je les trouve au marché, mais il est parfois possible d’en trouver au rayon primeur de très grands supermarchés), et avec un simple assaisonnement de sel, poivre et huile d’olive, cette salade était exquise.

Jeudi soir, j’ai fait une salade russe à la polonaise et un grand plateau de charcuterie (lard d’Arnad, n’duja, saucisson calabrais au piment, lard sec, sanguinaccio d’Aoste) :

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Vendredi soir, en arrivant à Paris où nous avons passé le week-end, nous avons mangé dans un de mes restaurants préférés, la Biche au Bois (dont j’ai déjà parlé dans cet article et dans celui-là). J’aime l’ambiance (bon enfant et souriante), j’aime le public (pas branché pour un sou, un mélange d’habitués, de touristes, de bon vivants…), j’aime l’apéro maison, le Lorrain (liqueur de mirabelle et vin rouge), j’aime énormément leur cuisine évidemment. J’ai pris une terrine de lapin bien servie (avec un peu de salade en prime, et leurs terrines sont toutes maison), puis le splendide rognon grillé qui ne me déçoit jamais, servi avec des frites, je n’ai même pas zappé le plateau de fromages, trop tentant, et j’ai fini, repue et heureuse, par une coupe de pruneaux d’agen et glace cannelle (arrosée à l’Armagnac, faut pas se laisser aller) qui a très bien fait passer tout cela…