Du soleil !

J’avais découvert récemment que le chef du défunt MC’s (qui était juste au dessus du CHUV à Lausanne, et que j’ai beaucoup aimé, dans ses deux périodes), Sébastien Rithner, officie à présent au restaurant Minuit-Soleil. Nous avons donc été redécouvrir sa cuisine samedi soir, et je dois dire que ça vaut le détour ! Une carte appétissante, des prix honnêtes, et un service accueillant et souriant, un vrai plaisir. Ma charlotte de canard aux mangues et au foie gras en entrée était vraiment délicieuse, et les gambas de mon plat aussi (avec mention spéciale pour le risotto à l’encre de seiche qui les accompagnait, à se relever la nuit). Seuls petits bémols : une salle très bruyante (mais on nous avait placés dans la véranda, ce qui nous a mis très agréablement à l’abri du bruit), et une portion peut-être un peu congrue de gambas. Mais nous reviendrons, ça c’est sûr !

J’avais décidé de tester la confection de sauces émulsifiées au Kenwood Cooking Chef. Dimanche midi, j’ai donc fait des entrecôtes de bœuf sauce béarnaise, accompagnées de chou-plume (j’ai découvert que c’est le nom officiel du kale, dit aussi chou nordique) à l’ail. J’ai pris la recette de béarnaise donnée dans le livre qui accompagne le Cooking Chef, et je dois dire que j’ai eu des sueurs froides : je me suis vite rendue compte que j’étais en train de faire des œufs brouillés au beurre et à l’estragon… Rattrapage illico au mixer-plongeur, puis redémarrage au Cooking Chef – argh, ça tranchait ! Mais l’ajout final (prévu) de citron a miraculeusement tout émulsionné. Ouf ! C’était pour finir très réussi. Ceci dit, il faut que je révise la manipulation, visiblement la recette (surtout en ce qui concerne les temps et températures) est mauvaise.

J’avais vu de superbes truffes noires au marché, j’ai donc mis au programme de la semaine un risotto aux petits légumes et à la truffe que j’ai fait dimanche soir. J’ai élaboré la recette de A à Z, et je suis fière comme un paon, elle a très bien tourné !

Lundi soir, envie d’un plat bien traditionnel que je n’avais pas fait depuis longtemps : un hachis parmentier. J’ai utilisé non pas un reste de viande (je n’en n’avais pas) mais de la viande hachée mélangée de bœuf et de porc, revenue avec de l’oignon, et j’ai fait une purée moitié pommes de terre moitié céleri-boule, ce que j’ai trouvé particulièrement réussi (sans compter que ça intègre les légumes dans le plat, ce qui n’est pas un mal). Et le voilà, déjà à moitié dévoré…

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Mardi soir, encore un test de sauce émulsifiée : des filets de féra sauce hollandaise. J’ai cuit les filets de féra au gril du four, environ 5 minutes côté peau et 2 minutes côté chair – décidément, c’est une cuisson que je trouve à la fois très pratique et très goûteuse. Quant à la hollandaise, j’ai à nouveau utilisé la recette du livre du Cooking Chef, et à nouveau, déception. Elle était bonne, mais pas correctement émulsionnée, trop liquide. J’ai servi des petits pois aux oignons frais à l’étouffée en accompagnement.

Mercredi soir, histoire d’utiliser un emballage de haricots mungo achetés je ne sais plus où, j’ai fait des filets de canard au curry et haricots mungo, lointainement inspirés de cette recette, avec du riz basmati. Je fais mon mea culpa : je n’aurais probablement pas du remplacer les cuisses de canard prévues dans la recette d’origine par des filets. Ce n’était pas mauvais, mais un peu sec et farineux (la faute aux haricots mungo je suppose) – bref, à ne pas refaire, en tout cas pas comme ça.

Jeudi soir, fondue au vacherin fribourgeois – bien crémeuse, avec des pommes de terre pour les amateurs, du pain pour les autres.

Et finalement, vendredi soir, du rapide : des côtelettes de porc marinées à la moutarde et au vin blanc, cuites au four, bonnes mais un peu sèches (si quelqu’un a la recette miracle pour des côtes de porc super-moelleuses, je prends !), et une belle salade verte bien croquante.

Entre hiver et printemps

Pour moi, la fin du mois de février annonce déjà l’arrivée du printemps, même si je sais que c’est un peu ce qu’en anglais on appelle du wishful thinking, prendre ses désirs pour des réalités…

Samedi soir, nous avons fait une belle découverte : « Les Saisons« , restaurant de cuisine française gastronomique, qui est le restaurant du Grand Hôtel du Lac à Vevey. J’en avais lu du bien, et comme j’avais un anniversaire à fêter (très en retard), nous y avons réservé une table.
Il y a deux parties à ce restaurant : la véranda, qui propose un menu non pas bon marché mais disons raisonnable pour une cuisine très sophistiquée, et le restaurant, qui nous avions choisi pour la circonstance et qui joue dans la catégorie au dessus.
Première surprise : c’était pratiquement vide. Au restaurant, en ce samedi soir, nous étions deux tables de deux ! A la véranda, il m’a semblé voir 5 tables de deux occupées.
Deuxième surprise : c’est splendidement bon ! Nous avons pris le grand menu (la carte du restaurant se compose de deux menus, mais si on le souhaite on peut prendre n’importe quel plat des menus à la carte), et nous nous sommes vraiment régalés ! Mais alors, pourquoi diable est-ce vide ? Mystère… Ce qui est sûr, c’est que nous y reviendrons. J’ai bien envie de tester la véranda.

Dimanche midi, une de mes recettes de paresseuse du dimanche matin : des fusilli sauce tomate et chèvre – oignon et ail hachés revenus dans un peu d’huile, coulis de tomates, on laisse mijoter, en fin de cuisson on incorpore un fromage de chèvre frais. Miam.

Dimanche soir, j’ai testé une des innombrables variantes du tartare, et fait un tartare de bœuf au Parmesan et basilic. Bœuf (haché moi-même, vive le Kenwood cooking Chef et son vrai hachoir à viande), oignon frais, jus de citron dans lequel j’ai fait mariner de l’ail écrasé, basilic haché, Parmesan râpé. C’était excellent ! Avec cela, une salade de petits artichauts (dûment parés et juste ébouillantés pendant 3 minutes), et diverses sortes de chips – des chips de patate douce, des chips de plantain à l’ail, et des chips classiques sel et vinaigre. J’aime bien l’alliance des chips avec le tartare, et chez moi, comme je ne fais pas de friture, ça remplace les frites.

Lundi soir, j’ai continué à exploiter le livre que j’avais sorti la semaine passée et fait de l’émincé de poulet façon steakhouse japonaise, avec du riz complet. Le poulet était bon mais pas inoubliable, et décidément, je n’aime pas beaucoup le riz complet…

Mardi soir, un riz chasse l’autre…. J’ai fait, sur l’idée de mon compagnon, un risotto aux poivrons et à la saucisse, pour lequel j’ai utilisé de la saucisse à rôtir (pour les Français : la saucisse à rôtir est une saucisse de porc au mètre, qui ressemble assez à la saucisse de Toulouse) coupée en grosses rondelles, et du bouillon de bœuf maison que j’avais au congélateur. C’était très bon, et ça m’a donné envie de refaire le même plat en remplaçant la saucisse à rôtir par du chorizo.

Mercredi soir, pour se réchauffer le cœur et le corps, quoi de mieux qu’une belle potée de pois chiches ? D’autant plus que j’avais au congélateur un assortiment de viandes restées d’une potée au lentilles dont j’avais parlé dans un précédent billet… Donc pois chiches, carottes, oignons, viandes fumées et salées diverses et variées, et le piment sur la table, le bonheur culinaire peut être très simple et très bon marché !

Jeudi soir, encore une recette du livre de Raichlen : du bœuf à la cardamome, aux oignons caramélisés et au yaourt, vraiment délicieux – on sentait bien la cardamome sans que le goût soit trop fort. Pour aller avec le bœuf, des épinards pour lesquels je me suis librement inspirée de cette recette (mais j’ai utilisé des épinards en branches surgelés, et j’y ai été à vue de nez pour les quantités), très réussis (le vinaigre de riz est une excellente addition à laquelle je n’aurais pas pensé toute seule !).

Vendredi soir, comme j’avais d’énormes restes d’un repas de midi pour 3 personnes pris à l’emporter chez Xu, eh bien je les ai servis pour nous quatre (c’est vous dire si les portions sont gigantesques). De l’agneau aux poireaux, de l’agneau au cumin, un peu de riz, et une surprenante et délicieuse salade de concombre pleine d’ail. Pour compléter, une salade verte, un chorizo frais découpé en rondelles et passé à la poêle, et un peu de fromage. J’étais passée chez Manor et j’y avais trouvé deux fromages tessinois que je ne connaissais pas, le San Gottardo et l’Airolo, qui apparemment viennent de la même fromagerie, le Caseificio del San Gottardo à Airolo. Ce sont deux fromages à pâte pressée, qui se ressemblent assez, l’un étant un peu plus salé que l’autre (honte à moi, je ne sais plus lequel !).

A la semaine prochaine, pour un très timide début de printemps…

Deux semaines pour le prix d’une !

Pas d’article la semaine passée, pour cause de petite intervention à l’œil, je fatiguais si j’étais sur l’ordinateur plus de 5 minutes. Pas grave, je me rattrape, voici les deux dernières semaines dans un seul article.

1ère semaine

J’avais décidé d’exploiter au maximum le livre de cuisine hongroise « Spécialités Hongroises » (éd. Könemann), ce type de cuisine étant particulièrement bien adapté à la saison.

Samedi soir, j’ai donc fait un paprikache de veau tiré de ce livre – il s’agit d’une sorte de ragoût de veau au paprika, aux poivrons et à la crème acidulée. Je l’ai servi avec des Semmelknödel, qui sont des boules cuites à base de petits pains rassis (mais honte à moi, là j’ai triché, j’en ai trouvé des prêtes à cuire chez Aldi). C’était roboratif, bon mais j’ai trouvé que la dose de crème acidulée indiquée dans le livre était trop importante.

Dimanche midi, tout simple, des pâtes sauce épinard et chèvre. Et là j’en profite pour pousser un coup de gueule : je voulais acheter des épinards hachés surgelés non assaisonnés – impossible à trouver dans ma Migros de quartier ! On trouve des épinards hachés à la crème, des épinards hachés assaisonnés (ne regardez pas la liste d’ingrédients, elle fait peur), les seuls épinards surgelés non assaisonnés sont ceux en branches. Je trouve cela incroyable – ce n’est quand même pas la fin du monde d’assaisonner des épinards soi-même, non ? Bref, j’ai pris des épinards en branche et je les ai passés au mixer-plongeur. Mais j’ai une supplique à Monsieur Picard (s’il existe) : dites, Monsieur, vous ne voudriez pas ouvrir des magasins Picard en Suisse ? J’adore vos purées diverses et variées non assaisonnées (brocolis, haricots, carottes, etc.), vos fèves pelées, vos légumes, bref, je vous attends à bras ouverts – et je ne suis pas la seule, tout le monde autour de moi dit la même chose !
Bon, revenons à nos pâtes – une sauce toute simple, donc : épinards hachés, chèvre frais, sel, poivre. C’est délicieux, et préparé en 15 minutes cuisson des pâtes comprise !

Dimanche soir, de nouveau un plat hongrois : lecsó aux saucisses. Le lecsó est une sorte de ragoût de poivrons et tomates, qui peut être enrichi de diverses manières. La recette du bouquin indiquait l’usage de saucisses de Debrecen, sorte de chorizos hongrois, mais je n’ai trouvé que des saucisses de Gyula – je n’ai pas trop compris la différence (y compris après une recherche sur le net), ce sont aussi des saucisses de porc au paprika, mais en tout cas c’était absolument délicieux ! J’ai servi le lecsó avec des pommes de terre rôties.

Lundi soir, j’ai encore utilisé ce livre-là, et fait du poulet au paprika – pas si différent comme recette de celle du paprikache de veau, du coup j’y ai été doucement sur la crème acidulée, c’était meilleur. J’ai accompagné le poulet d’un mijoté de chou frisé et marrons.

Mardi soir, changement de pays, et même de continent : voyage vers l’Inde, avec un plat de poisson (de la féra en l’occurrence, histoire de consommer local) bengali cuit au four, accompagné d’une sorte de salade chaude de maïs et jeunes épinards (n’ayant pas trouvé le cresson indiqué dans la recette), deux recettes du livre d’Anjum Anand, « Indian Food Made Easy ». Des goûts très frais, des cuissons rapides, c’était très agréable. Il faut que j’explore un peu plus ce livre.

Mercredi je me suis fait opérer d’un œil (enfin, d’une paupière), et donc, le soir, take away ! Nous avons pris des plats chez Xu, dont j’ai déjà parlé sur ce blog. C’était, comme d’habitude, excellent, et mon porc au piment était assez abondant pour nourrir deux affamés…

Jeudi soir, encore take away, cette fois des Giardini d’Italia (ne pas se fier à leur site, il est franchement mal fait, la carte est nettement plus étendue que ce qui y est présenté), qui font à mon sens les meilleures pizzas de Lausanne. Trois pizzas Norma (aubergines frites, ricotta salata et tomate fraîche, une tuerie), et une Margherita.

Vendredi soir, je me sentais plus vaillante, j’ai donc préparé des spaghettis carbonara. Non non non non, les spaghettis à la crème et au jambon (même s’ils sont bons) ne sont pas des spaghettis carbonara ! La vraie recette est hyper-simple : des œufs crus bien battus, du Parmesan râpé, beaucoup de poivre, de la pancetta rôtie (au micro-onde c’est hyper facile et le résultat est parfait), et un peu d’eau de cuisson des pâtes. On mélange bien, on verse les pâtes égouttées sur la sauce, on mélange et voilà. Je confesse une petite entorse à la recette originale : n’ayant pas trouvé de pancetta, j’ai utilisé du lard fumé aux herbes, en tranches fines <file se couvrir la tête de cendres>.

2ème semaine

Samedi soir, sortie au restaurant Bellini. L’endroit est sympa, et nous y avons très bien mangé : belle entrée de charcuteries, fromages, tomates séchées, etc., puis des pâtes fabuleuses (gros raviolis au citron avec garniture de coquilles St-Jacques, et paccheri au ragoût de veau). Service charmant (à l’exception d’une opérée du sourire au tout début). Mais je n’y retournerai qu’en semaine : les vendredis et samedis soir, il y a un disc-jockey, et on ne s’entend plus ! C’est la première fois de ma vie que je n’arrive pas à entendre mon vis-à-vis dans un restaurant sans qu’il doive hurler ! Nous avons exprimé notre mécontentement, et on nous a très gentiment déplacés dans la salle du bas, moins bruyante, mais, tout étant relatif, nous en sommes quand même sortis 2 heures plus tard avec un joli mal de tête. Si quelqu’un peut m’expliquer quel intérêt les gens trouvent à se voir dans une ambiance pareille, je suis toute ouïe…

Dimanche midi, grosse flemme : des cordons bleus (achetés tout faits chez un boucher) et une salade de fenouil râpé. J’ai réussi à faire dorer les cordons bleus sans les brûler, j’étais contente ! C’est drôle, j’ai beau faire la cuisine depuis des éternités, il y a encore 2 ou 3 choses que je trouve difficiles (et ce sont parfois les plus simples).

Dimanche soir, de la charcuterie (nous avons une trancheuse et nous achetons régulièrement des blocs de jambon cru ou cuit, de viande séchée etc., qui se gardent très bien au frigo sous vide – oui, nous avons aussi un appareil de mise sous vide) et cole slaw (salade américaine de chou blanc et carottes – j’y vais doucement sur la mayonnaise, j’y ajoute de la moutarde et je mets pas mal de crème acidulée).

Lundi soir, « Unfried Chicken”, c’est-à-dire une imitation de poulet frit du sud des USA, mais cuit au four. C’est bon, plus léger, et comme je ne fais jamais de friture à la maison, c’est une excellente alternative. En accompagnement, j’ai fait du pain de maïs de la même région, ce que l’on appelle du cornbread (du livre de Steven Raichlen “High Flavor Low Fat Cooking”, que j’aime beaucoup), et une salade verte.

Mardi soir, deux recettes du même livre de Raichlen : une salade de haricots noirs et feta, et une salade d’oignons frais – oui, on peut faire une salade dont l’ingrédient principal est l’oignon, et c’est même très bon ! D’ailleurs, ici dans le canton de Vaud, on trouve aussi une recette traditionnelle de salade d’oignons, mais elle n’est plus tellement usitée.

Mercredi soir, encore sorties du livre de Raichlen, des nouilles de riz au porc laqué. C’est une sorte de soupe aux nouilles d’inspiration chinoise, pour laquelle j’ai acheté du lard laqué chez l’épicier vietnamien. Comme mon cher et tendre n’aime pas les pousses de soja, je les remplace systématiquement par des pois mangetouts, c’est une substitution qui fonctionne très bien.

Jeudi soir, j’ai profité d’avoir ramené quelques paquets de fèves séchées pelées d’Italie (c’est introuvable ici) pour faire un couscous aux cardons et aux fèves sèches. J’ai mis du gigot d’agneau comme viande, et je n’ai pas utilisé de tomates, c’était vraiment délicieux !

Et vendredi soir, nous sommes retournés « Chez Odete » avec des amis. C’est toujours aussi bon, et c’est un endroit très agréable, tranquille et joliment décoré. Mon carpaccio d’espadon (en entrée) et mon fritto misto (calamars, crevettes et légumes) étaient excellents.

Un si long hiver…

Février, c’est le mois que j’aime le moins – pas trace de printemps, et déjà trois longs mois d’hiver derrière soi (je sais, je sais, techniquement novembre ce n’est pas l’hiver, mais pour moi oui !) – il ne reste qu’à cuisiner pour oublier !

Samedi soir, nous avons mangé dans un des meilleurs restaurants italiens de Lausanne : le Saint-Paul. Accueil charmant, comme d’habitude, et repas excellent, comme d’habitude – j’ai pris des pâtes en plat principal, c’est un des seuls restaurants hors d’Italie où je commande des pâtes, elles sont toujours fantastiques !

Dimanche midi, simple et de saison : une raclette, avec pommes de terre et chutneys divers. J’aime bien les repas simples le dimanche midi, ça va bien avec la grasse matinée…

Dimanche soir, j’ai utilisé un livre que j’ai depuis très longtemps, « The Soup Book » de Brigid Allen, et fait une soupe aux marrons et brocolis qui était très agréable, accompagnée de cannelés au chèvre et au romarin (la recette indiquait des herbes de Provence, mais j’ai préféré utiliser du romarin du jardin). J’aime énormément ce forum dédié au Kenwood Cooking Chef, les échanges sont sympas, on y trouve des trésors de recettes et il y règne un sens de l’humour appréciable. Les cannelés étaient vraiment très bons et ont disparu à la vitesse de l’éclair. C’est en fait très simple à faire (tout comme les cannelés sucrés d’ailleurs), le seul « secret », si on peut appeler ça comme ça, est de confectionner la pâte 24h à l’avance.

Lundi soir, j’ai utilisé une des recettes récemment publiées sur le blog « A Beautiful Mess », des gnocchi au chou kale (mon bien aimé chou nordique) et à l’ail. C’était très bon, mais quand même très riche, presque trop (ceci dit, ce ne fut pas l’opinion de mes ados, ils ont engouffré tout ça vélocement !).

Mardi soir, je voulais réessayer de faire des filets de poisson avec ma nouvelle poêle à revêtement céramique, j’ai donc poêlé des filets de féra. Vive la céramique, ils étaient parfaits ! 2 minutes à toute bombe côté peau, 30 secondes côté chair, puis une petite attente de 2 minutes, et voilà le travail ! Avec ça, des betteraves (précuites) mijotées quelques minutes à la crème et aux échalotes.

Mercredi soir, des yakitoris de poulet (tout simplement des lanières de poulet marinées dans une sauce Yakitori achetée à l’épicerie asiatique, enfilées sur des prochettes et passées quelques minutes au grill du four), du houmous au gingembre et coriandre, et des chips de légumes (achetées – on les trouve de plus en plus facilement, et c’est vraiment délicieux). Le houmous était une excellente variante, à refaire !

Jeudi soir, j’ai servi des grenadins de veau (brièvement poêlés, puis cuite pendant 45 minutes à 90 °) servis avec une petite sauce faite à base de leur jus de cuisson et de crème, arrosés délicatement de crème de balsamique, et des petits pois (surgelés) mijotés avec de la laitue et des oignons frais.

Et vendredi soir, pour terminer dignement la semaine, j’ai mijoté une belle potée aux lentilles, avec beaucoup de carottes, du lard salé, du lard fumé, du cou de porc fumé, des côtelettes de porc fumées, et des saucisses de Vienne. Je crois que j’ai un peu exagéré sur la quantité de viandes, malgré le solide coup de fourchette de mes convives, il en est resté assez pour une deuxième potée… Je les ai mises au congélateur, j’en tirerai un bon repas dans quelques semaines.

Une semaine bien française

Nous avons été faire des courses en France voisine, à Jougne, samedi, et nous en avons ramené toutes sortes de bonnes choses – ce fût donc cuisine française cette semaine !

Samedi soir, nous avons d’abord été au concert (Carla Bruni, très bien même si elle a été un peu avare de son temps et de son énergie – 1h30 en comptant deux petits bis…), puis manger au Broadway, dont j’ai déjà parlé sur ce blog. Toujours très agréable (mais je leur suggérerais de faire varier la carte de temps à autre, ou du moins, d’avoir quelques propositions du jour ou de la semaine).

Dimanche midi, filets de rouget et poireaux vinaigrette. Je suis joie et amour, j’ai enfin trouvé comment faire des filets de rougets facilement, sans les transformer en charpie et sans devoir les retourner précautionneusement un à un ! J’ai utilisé la technique expliquée dans cette recette (même si je n’ai pas réalisé la recette en elle-même), j’ai préchauffé mon four au maximum sur la position grill, posé un papier de cuisson dans la plaque du four, huilé le papier, déposé les filets dessus (côté peau vers le haut), je les ai huilés au pinceau, je les ai salés légèrement, et je les ai mis juste sous le grill. Après environ 2 minutes, la peau commençait à cloquer, ils étaient cuits, et vraiment parfaits ! La prochaine fois, j’essaie de les saupoudrer de Ras-el-Hanout, pour voir.
J’ai servi les rougets avec des blancs de poireaux en tronçons, cuits à la cocotte-minute, arrosés d’une excellente vinaigrette au yaourt, selon cette recette (mais je les ai fait cuire 15 minutes seulement, c’était bien assez !). Le yaourt apporte vraiment du velouté (surtout que j’ai utilisé en fait du M-dessert, qui est, au choix, un yaourt très crémeux ou une crème acidulée très peu grasse, comme on veut…).

Dimanche soir, nous étions invités.

Lundi soir, boudin pommes en l’air ! Je préfère largement le boudin français, ferme et très assaisonné, au boudin suisse, je dois dire. Là, j’avais pris du boudin aux pommes, qui est agréablement acidulé, que j’ai servi avec… des pommes, pelées, coupées en quartiers et sautées au beurre (je n’avais malheureusement pas trouvé des Reines des Reinettes, donc j’ai pris des Reinettes du Canada). Ca donne ça – pas très beau, mais si bon !

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Comme je trouvais qu’il y avait peu de pommes (étant donné les morphales que j’ai à la maison…) et que j’avais des oranges, j’ai aussi fait une salade d’oranges aux oignons rouges, salée, poivrée et arrosée d’huile d’olive, et je dois dire que cela va très bien avec le boudin !

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Mardi soir, une belle pintade fermière, farcie de Boursin Cuisine (j’en avais aussi mis sous la peau), accompagnée d’un mélange de légumes rôtis (pommes de terre rattes, céleri-boule, betterave) et rôtie au four. Comme les légumes étaient dans le même plat que la pintade, ils ont rôti dans la sauce, miam !

Mercredi soir, épaule d’agneau cuisson lente en cocotte au four (d’après une recette de mon cousin, nous l’avions mangée chez lui, j’avais tellement aimé que je l’ai tanné pour avoir la recette), carottes cuites à l’étouffée, et haricots blancs. L’épaule était excellente, mais elle était moins confite que chez mon cousin, avec plus de liquide – je me demande si je n’aurais pas dû la découvrir en fin de cuisson (il faut que je lui pose la question !).

Jeudi soir, fromages et fruits. Dieu sait que c’est simple à « faire », mais qu’est-ce que c’est bon !

Et vendredi soir, repas au restaurant San Marino. Cela fait des années que nous y allons de temps en temps, c’est parfois absolument délicieux, parfois un peu bof – malheureusement, c’était une fois bof. La truffe (noire) n’avait pas de goût, la salade en entrée avait du saumon non annoncé et un assaisonnement un peu acide. Mais heureusement, le veau était tendre et goûteux et les gros raviolis très bons. Ca sera mieux la prochaine fois…

Le mojito, c’est bon dans tout !

Je vous rassure, je ne suis pas alcoolique, je parle du mojito décrit dans le livre de cuisine Cubaine de Miami que j’ai continué à exploiter la semaine passée, qui est un mélange de jus d’orange, jus de citron vert, ail, oignon, gingembre, coriandre et huile d’olive, et qui peut servir indifféremment de marinade ou de sauce.

Samedi soir, nous avons été au théâtre (voir « Un mari idéal » d’Oscar Wilde, un moment de pur plaisir !), puis au restaurant, dans une des plus vieilles pizzerias de Lausanne (même si elle a brièvement changé de nom et de style il y a quelques années, avant de revenir aux sources), la Molisana. Excellent (avec mention spéciale pour les petits pains, qui sont visiblement faits avec la pâte à pizza et cuits au four à bois, délicieux !).

Dimanche midi, une impro, simple mais bonne, des penne au chorizo (grosso modo, du chorizo en tranches que l’on fait revenir avec de l’oignon haché, puis on ajoute un boîte de tomates pelées hachées et on fait mijoter un moment).

Dimanche soir, première apparition du mojito : des brochettes de cœur de bœuf marinées au mojito, accompagnées de brochettes de mangue et de salade de riz et haricots noirs (« ensalada de moros y cristianos », « salade de Maures et de Chrétiens », j’adore le nom !). J’étais très contente, ma cuisson du cœur de bœuf était juste (lire : brève, la première fois que j’en avais fait je l’avais trop cuit), la mangue rôtie c’est vraiment bon, et la salade (recette tirée du bouquin susmentionné) était bonne.

Lundi soir, de la « ropa vieja » (littéralement, « vieille corde »), accompagnée de riz. Il s’agit d’une viande bouillie comme pour du pot au feu (ce qui fait d’ailleurs que j’ai 2 litres de bouillon de bœuf maison au congélateur), puis refroidie, désossée et dégraissée, défaite en lambeaux (d’où le nom) et recuite avec de la tomate, de l’oignon et des épices. J’en avais souvent entendu parler, j’ai enfin essayé. Bilan : bof. Est-ce la recette, mon exécution de la recette, ou n’est-ce tout simplement pas trop mon style de plat ? A voir. Mais là, bof.

Mardi soir, je suis sortie avec une vieille amie, nous avons été manger à l’Indécis, qui est un restaurant de cuisine traditionnelle française un peu modernisée que j’aime bien. Une salade mélangée aux manchons de pigeon, puis de la pintade en sauce, c’était très bien. [EDIT : malheureusement, l’Indécis a fermé depuis]

Mercredi soir, sans utiliser de recette, j’ai fait un rôti de bœuf aux épices cajun, cuit longtemps et doucement en cocotte et accompagné de potimarron rôti. Rien qui restera dans les annales, mais agréable.

Jeudi soir, le retour de la vengeance du mojito : des steaks d’onglet marinés au mojito, accompagnés du reste de la salade de riz et haricots noirs de dimanche (renforcée de haricots noirs supplémentaires), et d’une étonnante et délicieuse salade d’ananas, mangue et pomme. Je suis décidément sur la bonne voie avec mon intégration des fruits comme plat salé dans mon alimentation, et je trouve cela très très agréable !

Vendredi soir, la toute fin du mojito : je me suis (très vaguement) inspirée d’une recette du livre, et j’ai fait des fajitas de thon snacké (préalablement mariné au mojito, et j’ai pu étrenner ma toute nouvelle poêle en acier à revêtement céramique), accompagnées d’un grand plat d’avocat en tranches, poivron rouge coupé fin et salade verte, le tout arrosé de mojito. C’était vraiment très bon.

Une semaine américano-cubaine

Cette semaine, j’ai tiré la plupart de mes repas d’un livre faisant partie de la merveilleuse série de livres de cuisine édités par Könemann dans les années 90, « La cuisine cubaine de Miami« , plein de recettes appétissantes et propres à ensoleiller ce mois de janvier maussade.

Samedi soir, nous étions chez des amis, et nous avons très bien mangé. J’adore cuisiner, mais j’aime bien aussi mettre les pieds sous la table de temps en temps !

Dimanche midi, j’ai servi un houmous de betteraves et chèvre frais (préparé la veille), une salade de kaki vanille et basilic, du saumon fumé et du chorizo. J’ai trouvé l’idée de base du houmous et de la salade sur le blog A Beautiful Mess que je suis régulièrement, mais j’ai cuisiné sans recette, au pif. Bilan : le houmous était un peu doux à mon goût, je n’avais pas mis d’ail pour ne pas avoir trop de goûts différents mais j’aurais dû, et j’aurais aussi dû mettre plus de citron vert, pour lui donner un peu de peps. Mais il était quand même très bon, le mélange pois chiches, betteraves et chèvre frais est très intéressant. La salade de kakis vanille (dits aussi « kakis Fuyu », ce sont des kakis très fermes) et de basilic était absolument délicieuse, encore une salade d’hiver que je retiens !

Dimanche soir, j’ai donc utilisé mon livre de cuisine américano-cubaine (ou cubano-américaine ?), et fait une réconfortante et délicieuse soupe de haricots noirs et poivrons. Pour pouvoir la faire, j’avais préparé la veille un litre et demi de mojito, et non, rien à voir avec le cocktail, il s’agit d’une sauce à base de jus d’orange, huile d’olive, ail, gingembre et coriandre que, paraît-il, les Cubains utilisent un peu partout. Elle doit reposer au moins 24h, se conserve environ 2 semaines (ce qui veut dire, cher lecteur, chère lectrice, que la semaine prochaine je continue avec la cuisine cubaine, j’ai pas mal de mojito à écouler…), et cette recette de soupe en contient une belle quantité.

Lundi soir, changement de pays : départ pour la Vénétie (non, pas Venise, l’arrière-pays vénitien, et même le Bellunese, pour être exacte), avec un plat de polenta (faite au Kenwood Cooking Chef, mon robot de cuisine adoré) e « formai frit », à savoir du fromage (mélange d’Asiago et de Montasio jeunes, il faudrait aussi du Piave mais c’est introuvable ici) poêlé et généreusement arrosé de crème. C’est tout sauf léger, mais j’adore ça !

Mardi soir, tout simple, mais technique : filets de féra, fondue de poireaux. Pourquoi technique ? Parce que j’ai toujours admiré la façon dont certains restaurants arrivent à cuisiner les filets de poisson avec peau, en gardant la chair tendre et juteuse et en obtenant une peau goûteuse et croustillante, et je voulais apprendre à le faire. J’ai donc erré sur la toile, et je suis tombée sur cette page du blog de Pascale Weeks « C’est moi qui l’ai fait ». J’ai essayé la méthode 1, et j’en ai conclu que c’était une excellente méthode (mes filets étaient exquis) mais qu’il faut impérativement que je change ma grande poêle (qui commence à prendre de l’âge) car ses propriétés antiadhésives sont bien diminuées et la peau a eu tendance à partir en charpie (une bonne charpie bien croustillante, mais une charpie quand même) ! Bref, je n’ai plus qu’à partir en chasse d’une grande poêle à revêtement céramique, compatible induction. Par ailleurs, j’étais très contente, j’ai vraiment réussi ma fondue de poireaux, ils étaient tendres mais quand même avec un peu de croquant, juste parfaits !

Mercredi soir, poulet au citron vert (en morceaux, mariné au mojito, fariné et cuit au four pas trop fort), salsa (en fait, plutôt salade) aux haricots noirs et à la carambole (le tout du livre suscité).

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Mon fils cadet a tellement aimé le poulet qu’il m’a suggéré d’en refaire la semaine prochaine (mais il connaît assez bien sa mère pour savoir que ce sera plutôt dans un mois, voire plus…), et la salade était un peu bof quand je l’ai goûtée juste après l’avoir faite mais 3 heures après elle était parfaite (le livre indiquait qu’il fallait la faire à l’avance, à raison).

Jeudi soir, salade de poulet à la mangue et au chou nordique (toujours du même livre, sauf que j’ai remplacé la salade verte par du chou nordique). Cela peut paraître bizarre de servir une salade comme plat en plein hiver, mais il fait assez doux en ce moment et je trouve qu’un peu de fraîcheur de temps en temps, c’est bien agréable. C’était une bonne salade, et, moi qui ai tendance à manger beaucoup de légumes mais peu de fruits, je trouve que c’est une excellente manière de les incorporer dans l’alimentation quotidienne !

Vendredi soir, opéra (« Le voyage dans la lune » d’Offenbach) puis repas tardif au restaurant « Broadway Av. ». C’est dommage, il était ouvert toutes les nuits de 17h à 5h du matin, et maintenant, apparemment, à cause de la nouvelle réglementation de la vie nocturne Lausannoise, il est ouvert jusqu’à 1h en semaine, 2h le jeudi, 3h les vendredi et samedi. Mais ça nous a quand même permis de bien manger, dans un cadre agréable, et sans se presser, en arrivant à 23h !

De bonnes résolutions, certes, mais faut-il vraiment jeûner ?

Il paraît qu’il faut prendre des bonnes résolutions en début d’année. Je ne l’ai jamais fait, comme je le dis parfois, je préfère tenir mes promesses que d’en faire… Certains jurent de faire des régimes draconiens, d’autres d’arrêter ceci ou cela… On entend partout parler de détox, de jeûne, mais moi j’ai quand même faim, même après toutes ces agapes, pas vous ? Alors mangeons !

Samedi soir, nous avons fini le dernier reste de Nouvel-An en poêlant des tranches de la bomba di riso (promis, vous en saurez plus tout bientôt !) et en les arrosant de coulis de tomates. Pas mal, mais bon, voilà quoi. Pour accompagner, j’avais fait un zaalouk d’aubergine (recette tirée du livre de Claudia Roden « Le grand livre de la cuisine juive »). Il s’agit d’une variante du caviar d’aubergine, aromatisée au cumin, et c’était de prime abord raté, fade et un peu aqueux. Je l’avais haché grossièrement à la main, en suivant les instructions de la recette. Après que nous l’ayons tous goûté et peu apprécié, j’ai attrapé le bamix, bien mixé le tout et hop ! Magie ! C’était délicieux (comme quoi la réussite d’un plat peut tenir à peu de choses).

Dimanche midi, j’ai fait un ragoût de champignons de Paris à la crème, sur une recette tirée d’une vieille fiche-cuisine Elle, et je l’ai accompagné de sarrasin « cuisson rapide » à l’étouffée (étonnamment bon, ce sarrasin, d’ailleurs, et simple à faire). C’était agréable, mais pas inoubliable. J’en ai quand même appris quelque chose : on peut cuire les champignons assez peu de temps (20 minutes environ pour un kilo de champignons parés et coupés en deux), on obtient des champignons tendres mais encore fermes sous la dent, ce n’est pas mal du tout.

Dimanche soir, j’ai sorti un livre que j’aime beaucoup, « A Spoonful of Ginger » de Nina Simmonds . C’est une sorte de tour d’Asie plein de recettes commentées selon leurs propriétés gustatives mais aussi médicinales (selon les épices et herbes utilisées, surtout, mais aussi selon la saison et le tempérament – yin ou yang). J’ai pris une recette malaisienne de poulet Ambila (aromatisé à la citronnelle, au gingembre et au curcuma) que j’ai fait avec des suprêmes de poulet sortis de mon congélateur, et que j’ai accompagnée de riz. C’était bon, mais il manquait un petit quelque chose (il faut dire que comme j’ai un hypersensible au piment à la maison, je ne mets aucun piment dans ma cuisine et je le rajoute à table, ceci peut expliquer cela).

Lundi soir, toujours du livre de cuisine juive de Claudia Roden, j’ai fait une simple soupe goulash qui était très agréable (bœuf, pommes de terre et paprika, essentiellement).

Mardi soir, j’ai à nouveau sorti une recette du livre de Nina Simmonds, un sambal de crevettes qui était exceptionnel (même si là aussi j’ai omis le piment hélas), accompagné d’un riz au gingembre issu du même livre, très très bon lui aussi (du riz blanc de la veille sauté avec du gingembre, de la verdure et une sauce faite de sauce soja, bouillon, et je ne sais plus quoi).

Mercredi soir, j’ai à nouveau utilisé le livre de Claudia Roden et ai cuisiné un ragoût de bœuf et haricots blancs. J’avais trempé des haricots lingots pendant 24h, et je n’ai rien compris, après 2 heures de cuisson ils étaient cuits mais croquants ! Et quand j’ai servi le reste du plat quelques jours plus tard à mon fils cadet après l’avoir recuit une bonne heure, rien n’avait changé… Le plat était donc forcément un peu raté, même s’il avait bon goût (et je suis toujours en train de me demander ce qui s’est passé avec ces haricots). Je l’ai accompagné d’une salade de chou nordique (en parcourant le web anglophone, je me suis rendue compte qu’on pouvait manger le « kale » en salade, en le coupant fin, et que c’était, contrairement à la salade verte, une bonne chose de le laisser mariner une bonne heure dans la sauce). J’ai beaucoup aimé cette salade je dois dire, à refaire !

Jeudi soir, j’ai abandonné mes ouailles et suis allée manger un superbe plateau de fruits de mer au Café du Beau-Rivage‎ avec une amie. Le baba au rhum maison en dessert (avec choix de rhum, et la bouteille apportée pour pouvoir se servir soi-même !) était délicieux lui aussi.

Vendredi soir, inspiration de dernière minute : des rognons de veau beaujolaise (encore une toute vieille fiche-cuisine Elle, que j’ai maintes fois utilisée et qui était la recette de rognons favorites de ma belle-grand-mère qui venait avec plaisir la manger à la maison – on peut retrouver la recette sur le site de Elle), servis avec des petites pommes de terre entières rôties au four, et de la verdure chinoise (brocolis chinois et bok choi) tout simplement sautée au wok.

Etait-ce la dernière semaine de 2013, ou la première semaine de 2014 ?

J’ai récemment appris qu’il existait à Lausanne un restaurant laotien, ou plus exactement laotien et thaïlandais. J’avais le souvenir de délectables saucisses laotiennes mangées à Divonne il y a une quinzaine d’années, j’avais donc très envie de l’essayer. Nous y sommes allés le samedi soir, et n’avons pas été déçus. Le restaurant s’appelle le Sabaidee Thaï-Vieng, et est situé rue du Bugnon, un peu en dessous du CHUV. Nous avons pris le plateau d’assortiments d’entrées laotiennes. Les saucisses étaient aussi délicieuses que dans mon souvenir, mais j’ai été un peu déçue par le saucisson laotien. Il y avait aussi des travers de porc et des ailes de poulet, excellents les deux. Ensuite, j’ai testé le tartare de bœuf laotien, demandé moyennement piquant – je suppose que j’aurais pu aller à « très piquant », mais ça aurait été limite. Il était délicieux. En dessert, nous nous sommes partagés à deux le trio de desserts thaï, excellents.

Dimanche midi, penne grappa. A l’époque où je fréquentais le regretté newsgroup fr.rec.cooking, un cuisinier professionnel italien très créatif nommé Ruggero Ruggeri le fréquentait aussi. C’est de lui que je tiens cette recette délicieuse, que vous trouverez ici.

Dimanche soir, mon cousin et sa famille sont arrivés pour une visite de plusieurs jours. Ce sont des gourmets confirmés, il fallait que j’assure ! J’ai commencé tradi, avec cette bonne spécialité vaudoise hivernale qu’est le papet aux poireaux et ses saucisses aux choux.

Le lundi midi j’ai été un chouïa vers l’Asie, avec des mini-pilons de poulet miel et soja (recette très facile mais impeccable : on verse quelques schlouks – ne me dites pas que vous ne connaissez pas le schlouk, cette unité culinaire incontournable – de sauce soja et de miel liquide sur les pilons dans un plat à four, on touille, on enfourne à four chaud, après 30 minutes environ et quelques remuages c’est prêt), mais avec un écart états-unien pour accompagner : un cole slaw (mais peu mayonnaisé, je le préfère avec une crème légère genre Fjord).

Lundi soir, une belle fondue moitié-moitié, qui fait toujours plaisir !

Mardi, mon cousin et moi avons cuisiné toute la journée (buffet pour 19 personnes, qui fera très bientôt l’objet d’un article de ce blog à lui tout seul, article en commun avec le blog de mon cousin d’ailleurs), nous avons donc envoyé nos conjoints et notre progéniture à la pêche au repas (correction : mon conjoint me souffle à l’oreille que la progéniture n’est pas allée chercher le repas, seuls les conjoints ont travaillé) dans mon restaurant chinois préféré : Chez Xu. Chez Xu c’est le restaurant qui m’a dégoûtée à vie des restaurants chinois conventionnels. Chez Xu la carte n’est pas un tableau Excel (vous savez, avec dans une direction les viandes et dans l’autre les sauces), on mange incroyablement bien pour incroyablement bon marché, une cuisine familiale, des plats que j’ai rarement vus sur une carte de restaurant. Ce jour-là j’ai pris un de mes plats préférés, l’agneau au cumin (et d’habitude je n’aime pas le cumin, c’est tout dire !), mais il y avait aussi du bœuf croustillant, de l’agneau aux poireaux, des raviolis grillés, de la salade de laminaire, et plein d’autres choses encore… Nous avons pris, pour 7 personnes, 2 entrées et 7 plats (accompagnés de nouilles ou riz blanc), et il est resté encore un repas pour deux adolescents en pleine croissance quelques jours plus tard. Et c’était délicieux, comme d’habitude !

Le soir, eh bien c’était le buffet de Nouvel-An, et comme dit plus haut, ce sera le sujet d’un autre article. Sachez pour l’instant que sa préparation a occupé 2 personnes de 10h à 17 heures et qu’il était abondant et excellent !

Mercredi midi (enfin, 13h30, le premier de l’an…), ce fut un buffet de restes du buffet ;-).

Mercredi soir, nous aurions eu assez de restes pour continuer à les manger, mais 3 fois de suite, non, c’est trop. J’ai fait, pour la quatrième fois en quelques années, une recette de joue de bœuf à la Chauvinoise que je trouve délectable (mais là je l’ai faite avec un morceau de rôti de bœuf en lieu et place de joue, avec 1 bouteille de vin au lieu de deux, et 1h30 à la cocotte minute au lieu de 3 en cocotte traditionnelle), accompagnée d’un grand plat de carottes, pommes de terre et céleri rôtis au four.

Jeudi nous sommes partis en vadrouille. Nous voulions visiter le musée du chocolat (Maison Cailler) à Broc, comme toute la Suisse romande apparemment, vu le monde qu’il y avait là-bas vers 11h15 quand nous sommes arrivés… Comme leur organisation est hélas très peu conviviale (impossible de prendre à l’avance des billets, même pour l’après-midi même), nous nous sommes rabattus sur la boutique, d’où nous sommes repartis avec une cargaison de chocolat, et nous sommes allés manger une fondue (mais tout vacherin cette fois) au Creux-du-Feu, petit restaurant d’alpage ouvert seulement l’hiver dont nous avons été fort satisfaits. Après quoi nous sommes rentrés à Lausanne et avons vu la belle exposition Salgado-Woods au musée de l’Elysée (la chance ! Quelques jours avant la fin !).

Mes visiteurs étant, je vous l’ai dit, des fins gourmets, je voulais les emmener faire un repas un peu gastronomiques. Je ne m’étais jamais rendue compte du nombre de restaurants fermés la première semaine de janvier ! Heureusement, mon Japonais préféré, le Kazoku, était ouvert, et nous y avons fait un repas à la fois abondant, délicieux et léger qui clôturait très bien la saison festive.

Le vendredi midi nos invités étaient déjà partis, l’homme travaillait (j’ai plus de vacances que lui), j’étais seule avec mes fils, on a profité des restes de Nouvel An (quand je vous dis que ce buffet était copieux !). Et le soir, nous sommes sortis avec des amis manger un grand plateau de fruits de mer au Lausanne-Moudon (je ne savais pas qu’ils en avaient, une belle découverte !).

Noël et autres gourmandises

Samedi soir, nous avions rendez-vous avec des amis à la Clef d’Or, à Bursinel, où j’avais réservé depuis plusieurs semaines. Nous sommes arrivés (heureusement !) avant eux – c’était fermé… Je ne saurai jamais ce qui s’est passé, sur leur site il n’y a aucune mention de cette fermeture, dans la devanture il y avait un panneau « Fermé du 15 décembre au 22 janvier ». Dommage, j’aime beaucoup ce restaurant, qui fait une excellente cuisine du Sud-Ouest de la France. Et puis un samedi soir juste avant Noël, à 20h, que faire ? Pas évident de trouver un bon bistrot avec une table libre… Heureusement nous avons pensé au Serpolet, à Tartegnin, où nous n’étions pas retournés depuis longtemps, et qui sert de bonnes choses pas compliquées mais très bien faites. Et coup de chance, j’ai appelé, ils avaient une table libre pour 4… Un coup de fil à nos amis et 20 minutes plus tard, nous y voilà attablés. Terrine du chef (et vraiment du chef, pas achetée, ça se sentait) en entrée, puis cailles au foie gras et petits légumes, le tout arrosé de vin de la commune et de bonne compagnie, c’était parfait !

Dimanche midi, rôti de bœuf en croûte de sel (recette découpée il y a des lustres dans je ne sais plus quel magazine et collée dans un classeur, j’en ai des centaines comme ça…), accompagné d’épinards en branches au St-Moret. Le rôti était bon mais un peu surcuit, les épinards délicieux (même si c’est un peu le niveau zéro de la cuisine : décongeler les épinards, bien les presser, les réchauffer, ajouter le St-Moret, laisser fondre en mélangeant bien…).

Dimanche soir, comme il me restait un paquet de lasagnes fraîches extra-fines au congélateur, j’ai fait des lasagnes aux légumes (aubergines et poivrons, oui je sais ce n’est pas du tout la saison, mais une à deux fois par hiver je craque sur des légumes d’été, que voulez-vous, l’envie de soleil et de chaleur !), et au chèvre frais (aussi une recette découpée), qui étaient très fondantes et réussies.

Lundi midi (puisque nous étions en vacances, j’ai cuisiné aussi à midi cette semaine), j’ai fait un simple repas de harengs en bocal d’Ikea (4 sortes – je vous recommande particulièrement ceux à la moutarde, mais franchement ils sont tous bons), accompagnés de pommes de terre bouillies et de bâtonnets de concombre cru.

Lundi soir, nous sommes allés boire du vin chaud et faire les magasins de Lausanne pendant les nocturnes de Noël, avant d’aller manger au Java. Cuisine un peu fusion, pas mal faite mais avec peut-être un petit manque de saveurs affirmées. Ma galantine de volaille était bien exécutée mais un peu fade, et mon tartare « à la mexicaine » était bon, mais je n’y ai pas senti les haricots rouges, le piment et le guacamole qui étaient censés en faire partie.

Mardi midi, il fallait faire simple en prévision du soir. Œufs au plat, et chou romanesco sauté aux pignons. Le romanesco, tout comme les brocolis, demande une cuisson très courte, 3 minutes de blanchissage puis quelques minutes à la poêle et il est parfait, quand on le cuit trop longtemps il prend ce goût de vieux chou que je déteste.

Mardi soir, eh bien c’était la veille de Noël, la date à laquelle on a toujours fait « le » bon repas dans ma famille. J’ai donc mis les petits plats dans les grands, et fait des bricks de foie gras en entrée, fort réussis (le foie gras chaud est vite écoeurant, mais cette recette évite tout à fait cet écueil), accompagnés d’une confiture d’oignons, ainsi que des rouleaux de saumon au fromage frais pour mes fils, non-amateurs de foie gras, tout cela accompagné d’une salade de mesclun. En plat, j’ai mis au point une recette de risotto aux coquilles saint-Jacques dont je suis fort contente (et une fois n’est pas coutume, vous en trouverez la recette ici sur ce blog), et en dessert, roulement de tambour, j’ai fait ma première bûche ! C’était une bûche aux poires et au caramel beurre salé. J’étais ravie, elle était délicieuse (les petits morceaux de poire et la composition de la crème faisaient qu’elle n’était, là non plus, pas du tout écoeurante) et superbe, regardez :

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Mercredi midi, j’ai recyclé les restes de risotto. Après bien des essais au fil des ans, mon opinion est formée : les restes de risotto, ça ne se réchauffe pas tels quels, ça se  re-cuisine. On peut en faire soit des arancini (mais comme je n’ai pas de friteuse, je passe mon tour), soit du gratin, soit une galette croustillante (à la poêle). C’est cette dernière option que j’ai choisie, et accompagnée d’une salade verte.

Mercredi soir, nous étions invités dans ma belle-famille, j’ai donc mis les pieds sous la table et je me suis laissée servir, c’était bien agréable.

Jeudi midi, j’ai sorti un paquet de tagliolinis ramené d’Italie il y a quelques temps, et pour la sauce, j’ai emballé une boite de vacherin (ouverte) d’alu, piqué le fromage d’ail, arrosé d’un soupçon de vin blanc, et passé 20 minutes au four (ce que l’on appelle une boîte chaude dans le Jura). Il suffit ensuite de verser le fromage sur les pâtes cuites, et de servir. Ce n’est pas franchement léger, mais c’est délicieux !

Jeudi soir, histoire de se calmer un peu après toutes ces agapes, des sushis… J’ai un livre de cuisine Japonaise appelé « A Taste of Japan » qui donne une excellente de recette de sushis en « do it yourself » : il faut faire le riz (et la recette donne un excellent résultat), l’omelette japonaise, couper du concombre, de l’avocat, diviser des feuilles de nori en quatre, cuire des shiitakés dans du bouillon, cuire des crevettes, découper du poisson cru (là j’ai fait simple, saumon et thon), et servir le tout sur la table. Chacun assemble ses sushis à son gré, l’auteur indique que c’est souvent comme ça que les Japonais mangent les sushis à la maison. Il faut quand même, pour 4 personnes, compter 2 heures de travail pour une novice en cuisine Japonaise comme moi, et je suis sûre que je ferais frémir n’importe quel expert en sushis par ma manière de découper le poisson, mais le résultat est franchement bon, assez pour que mon fils aîné me le réclame chaque année en repas d’anniversaire depuis au moins 5 ans.

Vendredi nous sommes partis en vadrouille, visiter la toute nouvelle Fondation Pierre Arnaud, qui vient d’ouvrir à Lens, en dessous de Crans-Montana. L’exposition actuelle (sur le divisionnisme) nous a beaucoup plu, et nous avons très bien mangé dans le restaurant du musée, l’Indigo : feuilleté de ris de veau, puis daurade aux petits légumes (cuisson parfaite du poisson, avec une peau croustillante). En rentrant, nous nous sommes arrêtés à Sierre dans le magasin de Provins, et en sommes repartis avec un échantillonnage de leur production : 18 bouteilles différentes !

Et vendredi soir je n’ai pas cuisiné, j’ai déballé… Des fromages du marché (brebis frais au piment d’espelette, Délice de Pommard, Maréchal, mimolette, je ne sais plus quelle pâte molle à la truffe, Manchego), du chorizo et des fruits (pommes, poires, kakis vanille, raisins).