Promenade au Liban

Cette semaine, j’ai décidé d’utiliser le livre de Salma Hage dont j’avais déjà tiré une recette la semaine passée, “La cuisine libanaise“. Presque tous mes repas sont donc libanais, ce qui va très bien avec la canicule qui règne ici actuellement.

Samedi soir, nous avons fêté l’anniversaire d’un ami en mangeant un somptueux repas au Domaine de Châteauvieux. Nous n’y étions pas retournés depuis longtemps, c’est un tort ! Nous avons pris le menu surprise. Voici les amuses-bouches :

Première entrée “Tomates Ô tomates, mousse mozzarella et tuile de pain, sorbet basilic” (une tuerie, ce sorbet) :

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Deuxième entrée, “Médaillons de homard bleu de Bretagne sur lit de quinoa” (cuisson parfaite du homard, à se relever la nuit) :

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Poisson, “Grosse sole rôtie meunière, nage de calamars au safran” :

Viande, “Agneau en cinq façons” (et oui c’est une merguez, mais des merguez comme celle-là vous n’en mangerez pas souvent…) :

Les fromages :

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Premier dessert (très frais, j’ai adoré) “Pavlova rhubarbe, brunoise et sorbet fraise parfumé à l’hibiscus” :

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Deuxième dessert, tartelettes aux abricots (j’y ai à peine touché je l’avoue), puis mignardises :

Dimanche midi, j’ai dérogé au thème et fait des toutes bêtes penne tomate crue/basilic/mozzarella :

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Dimanche soir, avec des invités, j’ai d’abord servi du caviar d’aubergine et du houmous (mais j’ai utilisé mes recettes, qui sont roumaines et non libanaises) avec du pain au zaatar, puis du fatteh d’agneau aux épinards (avec du riz aux vermicelles) et enfin de la glace aux pistaches (le tout tiré du livre De S. Hage). Tout était très bon, avec mention spéciale à l’agneau et à la glace. C’était d’ailleurs très intéressant pour moi qui déteste la glace à la pistache du commerce (dont j’estime qu’elle n’a pas du tout un goût de pistache mais plutôt un goût se rapprochant de l’amande amère) et qui adore les pistaches, elle avait vraiment le bon goût de pistache.

Lundi soir, j’ai aussi dérogé au thème mais ne suis pas allée très loin puisque j’ai fait une salade arménienne au boulgour. Je l’ai servie avec du labneh au zaatar et de la saucisse sèche bulgare :

Mardi soir, j’ai fait du poulet sauce basilic (du livre) et une simple salade de tomates assaisonnée de citron vert (sans huile) et d’une pointe de vanille.

Mercredi soir, j’ai fait des kebbeh d’agneau grillés et une salade de pastèque au labneh (toujours du livre) :

Jeudi soir, j’ai fait des cailles semi-désossées marinées au sumac (du livre) avec une salade verte assaisonnée à l’huile d’argan :

Vendredi soir, j’ai d’abord servi du melon et jambon cru, puis un tartare de boeuf (version du livre “Gourmande et Pressée”, j’en parle dans cet article) avec une belle salade (je suis une grande amatrice de salade verte, vous l’aurez deviné).

Quand quatre devient deux

Notre fils aîné est parti faire un stage aux USA pour trois mois (il revient en octobre), et notre fils cadet est parti dimanche pour faire ses études à l’étranger (et donc, probablement, pour trois ans !). Nous voici donc tous les deux, ce qui n’est pas désagréable (même si j’adore mes fils), mais nécessite quelques ajustements dans les quantités achetées et cuisinées (on arrête de faire un paquet entier de pâtes à la fois, par exemple…).

Samedi soir, c’était le dernier repas de mon cadet à la maison, je lui ai fait un de ses plats préférés, un filet de boeuf Wellington que j’ai accompagné d’une salade verte aux herbes (c’est mon père qui faisait ça : plein d’herbes aromatiques fraîches, comme du persil, de la menthe, de la coriandre, du basilic, de la ciboulette, etc., de la salade verte, on assaisonne, c’est délicieux). Le kilo de boeuf y a passé à nous trois (enfin, avec surtout un gros mangeur, suivez mon regard…), c’est vous dire s’il était réussi.

Dimanche à midi, après avoir accompagné le jeune homme à l’aéroport avec ses lourds bagages, nous avons retrouvé des amis au restaurant du Yatch Club à Genève, où nous avons profité de la terrasse et du beau temps (un peu venteux, moi j’aime bien, ça rafraîchit) et très bien mangé. Nous avons partagé des crevettes frites (style chinois) en entrée, puis j’ai pris un tartare de thon à la mangue exceptionnellement bien assaisonné, accompagné de frites et d’une salade. En dessert, meringues, fraises et crème double, que demande le peuple ?

Dimanche soir, j’ai servi un carpaccio de veau sauce au thon, avec le caviar d’aubergines de mon père.

Lundi soir, j’ai fait une grande papillote de tomates cerises, oignons rouges et feta émiettée, le tout passé au four pendant une vingtaine de minutes. Je crois bien que j’en ai trouvé l’idée quelque part sur un blog, mais du diable si je me souviens lequel !

Mardi soir, j’ai préparé un bar au four (farci de rondelles de citron), escorté d’une salade mélangée (courgette crue, tomates, et je ne sais plus quoi d’autre).

Mercredi soir, après un jardinage intensif que nous avons arrêté (on ne finit jamais le jardinage, on l’interrompt…) un peu tard, nous avons mangé au restaurant The Gate, dont j’ai déjà parlé dans un article précédent. Malheureusement, ils étaient en mode carte d’été réduite, il y avait donc peu de choix, mais leurs pizzas sont toujours aussi bonnes, ma pizza Pugliese (avec de la pancetta et des bouquets de cima di rapa conservée à l’huile) était parfaite.

Jeudi soir, j’ai fait des penne aux poivrons (préalablement rôtis et pelés), chorizo et coriandre fraîche.

Vendredi soir, nous avions des amis à la maison. Nous avons mangé sur la terrasse, un repas froid tout à fait estival : cake à la mozzarella et salade verte, puis rôti de veau froid accompagné d’une mayonnaise aux herbes et de salade de tomates à la mode de Murcia (délicieuse, je recommande, surtout avec des tomates de jardin telles que celles dont je disposais), et enfin des mini-faisselles accompagnées d’un mélange de pêches pelées et coupées et de framboises. La soirée était superbe, à 23h nous étions encore dehors !

De bonnes résolutions, certes, mais faut-il vraiment jeûner ?

Il paraît qu’il faut prendre des bonnes résolutions en début d’année. Je ne l’ai jamais fait, comme je le dis parfois, je préfère tenir mes promesses que d’en faire… Certains jurent de faire des régimes draconiens, d’autres d’arrêter ceci ou cela… On entend partout parler de détox, de jeûne, mais moi j’ai quand même faim, même après toutes ces agapes, pas vous ? Alors mangeons !

Samedi soir, nous avons fini le dernier reste de Nouvel-An en poêlant des tranches de la bomba di riso (promis, vous en saurez plus tout bientôt !) et en les arrosant de coulis de tomates. Pas mal, mais bon, voilà quoi. Pour accompagner, j’avais fait un zaalouk d’aubergine (recette tirée du livre de Claudia Roden « Le grand livre de la cuisine juive »). Il s’agit d’une variante du caviar d’aubergine, aromatisée au cumin, et c’était de prime abord raté, fade et un peu aqueux. Je l’avais haché grossièrement à la main, en suivant les instructions de la recette. Après que nous l’ayons tous goûté et peu apprécié, j’ai attrapé le bamix, bien mixé le tout et hop ! Magie ! C’était délicieux (comme quoi la réussite d’un plat peut tenir à peu de choses).

Dimanche midi, j’ai fait un ragoût de champignons de Paris à la crème, sur une recette tirée d’une vieille fiche-cuisine Elle, et je l’ai accompagné de sarrasin « cuisson rapide » à l’étouffée (étonnamment bon, ce sarrasin, d’ailleurs, et simple à faire). C’était agréable, mais pas inoubliable. J’en ai quand même appris quelque chose : on peut cuire les champignons assez peu de temps (20 minutes environ pour un kilo de champignons parés et coupés en deux), on obtient des champignons tendres mais encore fermes sous la dent, ce n’est pas mal du tout.

Dimanche soir, j’ai sorti un livre que j’aime beaucoup, « A Spoonful of Ginger » de Nina Simmonds . C’est une sorte de tour d’Asie plein de recettes commentées selon leurs propriétés gustatives mais aussi médicinales (selon les épices et herbes utilisées, surtout, mais aussi selon la saison et le tempérament – yin ou yang). J’ai pris une recette malaisienne de poulet Ambila (aromatisé à la citronnelle, au gingembre et au curcuma) que j’ai fait avec des suprêmes de poulet sortis de mon congélateur, et que j’ai accompagnée de riz. C’était bon, mais il manquait un petit quelque chose (il faut dire que comme j’ai un hypersensible au piment à la maison, je ne mets aucun piment dans ma cuisine et je le rajoute à table, ceci peut expliquer cela).

Lundi soir, toujours du livre de cuisine juive de Claudia Roden, j’ai fait une simple soupe goulash qui était très agréable (bœuf, pommes de terre et paprika, essentiellement).

Mardi soir, j’ai à nouveau sorti une recette du livre de Nina Simmonds, un sambal de crevettes qui était exceptionnel (même si là aussi j’ai omis le piment hélas), accompagné d’un riz au gingembre issu du même livre, très très bon lui aussi (du riz blanc de la veille sauté avec du gingembre, de la verdure et une sauce faite de sauce soja, bouillon, et je ne sais plus quoi).

Mercredi soir, j’ai à nouveau utilisé le livre de Claudia Roden et ai cuisiné un ragoût de bœuf et haricots blancs. J’avais trempé des haricots lingots pendant 24h, et je n’ai rien compris, après 2 heures de cuisson ils étaient cuits mais croquants ! Et quand j’ai servi le reste du plat quelques jours plus tard à mon fils cadet après l’avoir recuit une bonne heure, rien n’avait changé… Le plat était donc forcément un peu raté, même s’il avait bon goût (et je suis toujours en train de me demander ce qui s’est passé avec ces haricots). Je l’ai accompagné d’une salade de chou nordique (en parcourant le web anglophone, je me suis rendue compte qu’on pouvait manger le « kale » en salade, en le coupant fin, et que c’était, contrairement à la salade verte, une bonne chose de le laisser mariner une bonne heure dans la sauce). J’ai beaucoup aimé cette salade je dois dire, à refaire !

Jeudi soir, j’ai abandonné mes ouailles et suis allée manger un superbe plateau de fruits de mer au Café du Beau-Rivage‎ avec une amie. Le baba au rhum maison en dessert (avec choix de rhum, et la bouteille apportée pour pouvoir se servir soi-même !) était délicieux lui aussi.

Vendredi soir, inspiration de dernière minute : des rognons de veau beaujolaise (encore une toute vieille fiche-cuisine Elle, que j’ai maintes fois utilisée et qui était la recette de rognons favorites de ma belle-grand-mère qui venait avec plaisir la manger à la maison – on peut retrouver la recette sur le site de Elle), servis avec des petites pommes de terre entières rôties au four, et de la verdure chinoise (brocolis chinois et bok choi) tout simplement sautée au wok.