Cinquante nuances de potée*

Samedi soir, nous avions invité des amis – même configuration que nous, les parents et deux adolescents. En entrée, j’ai servi des petits flans aux carottes au chèvre frais qui se sont révélés franchement délicieux, flanqués d’un petit mesclun très frais acheté le matin-même chez Della Vecchia, mon marchand de primeur attitré du marché de Lausanne. En plat, un bon classique américain, délicieux et très pratique à faire pour une grande tablée, du poulet aux cornflakes (c’est à peu près cette recette, mais avec un poulet entier découpé, et ne froncez pas le sourcil, lecteurs ! C’est bien meilleur que ce que la désignation pourrait laisser penser), et avec ça, une simple salade de pommes de terre nouvelles aux oignons frais (avec mon petit truc habituel : dès que les pommes de terre sont cuites, les égoutter, les peler si nécessaire – ce n’est pas le cas pour des nouvelles – les couper et les plonger dans du bouillon tiède où on les laissera refroidir, ce qui leur permet de rester bien moelleuses et de ne pas devoir les imbiber de litres de sauce à salade). Et en dessert, pas du light mais du bon : un crumble de poires à la Pralinoise (la recette originale indique du chocolat noir mais la Pralinoise c’est si bon !).

Dimanche midi, c’est la plupart du temps mon « repas-paresse », j’avais repéré une recette de tarte aux pommes de terres et camembert, rapide à faire et très agréable. J’avais fait la pâte la veille, ce qui n’a fait qu’améliorer la grasse matinée. En accompagnement, une simple salade verte.

J’adore l’aïoli, et je me suis récemment rendue compte qu’on pouvait aussi le faire avec autre chose que de la morue (même si j’aime beaucoup la morue). Dimanche soir, j’ai donc fait un grand aïoli de poulet. J’ai cuit le poulet découpé en morceaux au four, et les légumes (gros oignons, carottes, pommes de terre, artichauts poivrade et courgettes) à la vapeur. Et j’ai fait l’aïoli au Bamix, ce qui fait qu’il a été fait en 30 secondes, et je n’exagère pas ! C’est vraiment magique, on met dans un récipient haut et étroit sel, poivre, ail haché, jus de citron, et en dernier l’huile d’olive, on plonge le Bamix au fond du récipient, on l’actionne et on remonte, pas trop vite… et voilà, un aïoli parfait ! Magique, je vous dis.

J’avais vu dans je ne sais plus quel magazine (ou site web, j’avoue que c’est vague dans mon esprit) une recette de soufflé au chèvre frais, l’idée m’est restée dans la tête. Lundi soir, j’ai servi un soufflé au Chavroux, accompagné d’une salade de betteraves. Comme d’habitude, je n’ai pas cuit le soufflé assez longtemps – pas grave, on s’est servi du pourtour, je l’ai remis au four, le temps que l’on mange le premier service, le reste était parfait. Je sais, ce n’est pas super-élégant, mais c’est bon quand même, alors… Quant à la salade de betteraves, je la fais comme je l’ai mangée il y a bien longtemps en Allemagne, dans une sauce à base de moutarde et de crème acidulée, et avec plein d’oignons frais hachés.

Quand j’avais fait mon risotto à la truffe et aux petits légumes la semaine passée, j’avais complètement oublié que je voulais le faire aux risoni (des minuscules pâtes en forme de grains de riz). Mardi soir, je me suis rattrapée et j’ai fait un risotto de risoni aux poireaux et aux crevettes. C’était très bon, et l’utilisation des risoni donne quelque chose de très crémeux.

Mercredi soir, j’ai plongé dans ma réserve de légumineuses et j’en ai sorti des fèves sèches décortiquées (je vous en ai déjà parlé ici) pour faire une favata, probablement le dernier plat de ce genre avant l’hiver prochain. Bon, roboratif, je suis une grande amatrice de ce type de cuisine.

Alors, elle est pas belle ma favata ?

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Jeudi soir, pizza aux poivrons, aubergines et chorizo. J’utilise la recette de pâte à pizza tirée de ma bible du pain à la machine à pain, « The Breadlover’s Bread Machine Cookbook », qui a pour particularité de mélanger trois quarts de farine de blé tendre et un quart de farine de blé dur. Je mets tous les ingrédients dans la machine à pain le matin avant de partir au travail, et le soir quand je rentre il n’y a plus qu’à étaler et garnir la pâte. J’avais rôti les poivrons et l’aubergine la veille. C’était très bon, mais avis aux amateurs : il vaut mieux ajouter les rondelles de chorizo en milieu de cuisson, là c’était un peu trop grillé.

Vendredi soir, en arrivant à Paris pour le weekend (fort chargé, ce qui explique mon retard dans la publication de cet article), repas avec mon cousin (qui tient le blog Chiva’s Regal) et sa petite famille à la Biche au Bois, qui est un de mes restaurants Parisiens préférés. C’était délicieux comme d’habitude, copieux comme d’habitude, service souriant et efficace comme d’habitude !

*Merci à mon fils cadet pour ce titre, qu’il m’a involontairement soufflé en s’écriant, à la vue de la favata, « Mais c’est Fifty Shades of Potée cet hiver ! », car j’avais déjà fait en 4 mois, une potée aux lentilles et une potée aux pois chiches. Oui, il est pourri-gâté…

Du soleil !

J’avais découvert récemment que le chef du défunt MC’s (qui était juste au dessus du CHUV à Lausanne, et que j’ai beaucoup aimé, dans ses deux périodes), Sébastien Rithner, officie à présent au restaurant Minuit-Soleil. Nous avons donc été redécouvrir sa cuisine samedi soir, et je dois dire que ça vaut le détour ! Une carte appétissante, des prix honnêtes, et un service accueillant et souriant, un vrai plaisir. Ma charlotte de canard aux mangues et au foie gras en entrée était vraiment délicieuse, et les gambas de mon plat aussi (avec mention spéciale pour le risotto à l’encre de seiche qui les accompagnait, à se relever la nuit). Seuls petits bémols : une salle très bruyante (mais on nous avait placés dans la véranda, ce qui nous a mis très agréablement à l’abri du bruit), et une portion peut-être un peu congrue de gambas. Mais nous reviendrons, ça c’est sûr !

J’avais décidé de tester la confection de sauces émulsifiées au Kenwood Cooking Chef. Dimanche midi, j’ai donc fait des entrecôtes de bœuf sauce béarnaise, accompagnées de chou-plume (j’ai découvert que c’est le nom officiel du kale, dit aussi chou nordique) à l’ail. J’ai pris la recette de béarnaise donnée dans le livre qui accompagne le Cooking Chef, et je dois dire que j’ai eu des sueurs froides : je me suis vite rendue compte que j’étais en train de faire des œufs brouillés au beurre et à l’estragon… Rattrapage illico au mixer-plongeur, puis redémarrage au Cooking Chef – argh, ça tranchait ! Mais l’ajout final (prévu) de citron a miraculeusement tout émulsionné. Ouf ! C’était pour finir très réussi. Ceci dit, il faut que je révise la manipulation, visiblement la recette (surtout en ce qui concerne les temps et températures) est mauvaise.

J’avais vu de superbes truffes noires au marché, j’ai donc mis au programme de la semaine un risotto aux petits légumes et à la truffe que j’ai fait dimanche soir. J’ai élaboré la recette de A à Z, et je suis fière comme un paon, elle a très bien tourné !

Lundi soir, envie d’un plat bien traditionnel que je n’avais pas fait depuis longtemps : un hachis parmentier. J’ai utilisé non pas un reste de viande (je n’en n’avais pas) mais de la viande hachée mélangée de bœuf et de porc, revenue avec de l’oignon, et j’ai fait une purée moitié pommes de terre moitié céleri-boule, ce que j’ai trouvé particulièrement réussi (sans compter que ça intègre les légumes dans le plat, ce qui n’est pas un mal). Et le voilà, déjà à moitié dévoré…

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Mardi soir, encore un test de sauce émulsifiée : des filets de féra sauce hollandaise. J’ai cuit les filets de féra au gril du four, environ 5 minutes côté peau et 2 minutes côté chair – décidément, c’est une cuisson que je trouve à la fois très pratique et très goûteuse. Quant à la hollandaise, j’ai à nouveau utilisé la recette du livre du Cooking Chef, et à nouveau, déception. Elle était bonne, mais pas correctement émulsionnée, trop liquide. J’ai servi des petits pois aux oignons frais à l’étouffée en accompagnement.

Mercredi soir, histoire d’utiliser un emballage de haricots mungo achetés je ne sais plus où, j’ai fait des filets de canard au curry et haricots mungo, lointainement inspirés de cette recette, avec du riz basmati. Je fais mon mea culpa : je n’aurais probablement pas du remplacer les cuisses de canard prévues dans la recette d’origine par des filets. Ce n’était pas mauvais, mais un peu sec et farineux (la faute aux haricots mungo je suppose) – bref, à ne pas refaire, en tout cas pas comme ça.

Jeudi soir, fondue au vacherin fribourgeois – bien crémeuse, avec des pommes de terre pour les amateurs, du pain pour les autres.

Et finalement, vendredi soir, du rapide : des côtelettes de porc marinées à la moutarde et au vin blanc, cuites au four, bonnes mais un peu sèches (si quelqu’un a la recette miracle pour des côtes de porc super-moelleuses, je prends !), et une belle salade verte bien croquante.

Entre hiver et printemps

Pour moi, la fin du mois de février annonce déjà l’arrivée du printemps, même si je sais que c’est un peu ce qu’en anglais on appelle du wishful thinking, prendre ses désirs pour des réalités…

Samedi soir, nous avons fait une belle découverte : « Les Saisons« , restaurant de cuisine française gastronomique, qui est le restaurant du Grand Hôtel du Lac à Vevey. J’en avais lu du bien, et comme j’avais un anniversaire à fêter (très en retard), nous y avons réservé une table.
Il y a deux parties à ce restaurant : la véranda, qui propose un menu non pas bon marché mais disons raisonnable pour une cuisine très sophistiquée, et le restaurant, qui nous avions choisi pour la circonstance et qui joue dans la catégorie au dessus.
Première surprise : c’était pratiquement vide. Au restaurant, en ce samedi soir, nous étions deux tables de deux ! A la véranda, il m’a semblé voir 5 tables de deux occupées.
Deuxième surprise : c’est splendidement bon ! Nous avons pris le grand menu (la carte du restaurant se compose de deux menus, mais si on le souhaite on peut prendre n’importe quel plat des menus à la carte), et nous nous sommes vraiment régalés ! Mais alors, pourquoi diable est-ce vide ? Mystère… Ce qui est sûr, c’est que nous y reviendrons. J’ai bien envie de tester la véranda.

Dimanche midi, une de mes recettes de paresseuse du dimanche matin : des fusilli sauce tomate et chèvre – oignon et ail hachés revenus dans un peu d’huile, coulis de tomates, on laisse mijoter, en fin de cuisson on incorpore un fromage de chèvre frais. Miam.

Dimanche soir, j’ai testé une des innombrables variantes du tartare, et fait un tartare de bœuf au Parmesan et basilic. Bœuf (haché moi-même, vive le Kenwood cooking Chef et son vrai hachoir à viande), oignon frais, jus de citron dans lequel j’ai fait mariner de l’ail écrasé, basilic haché, Parmesan râpé. C’était excellent ! Avec cela, une salade de petits artichauts (dûment parés et juste ébouillantés pendant 3 minutes), et diverses sortes de chips – des chips de patate douce, des chips de plantain à l’ail, et des chips classiques sel et vinaigre. J’aime bien l’alliance des chips avec le tartare, et chez moi, comme je ne fais pas de friture, ça remplace les frites.

Lundi soir, j’ai continué à exploiter le livre que j’avais sorti la semaine passée et fait de l’émincé de poulet façon steakhouse japonaise, avec du riz complet. Le poulet était bon mais pas inoubliable, et décidément, je n’aime pas beaucoup le riz complet…

Mardi soir, un riz chasse l’autre…. J’ai fait, sur l’idée de mon compagnon, un risotto aux poivrons et à la saucisse, pour lequel j’ai utilisé de la saucisse à rôtir (pour les Français : la saucisse à rôtir est une saucisse de porc au mètre, qui ressemble assez à la saucisse de Toulouse) coupée en grosses rondelles, et du bouillon de bœuf maison que j’avais au congélateur. C’était très bon, et ça m’a donné envie de refaire le même plat en remplaçant la saucisse à rôtir par du chorizo.

Mercredi soir, pour se réchauffer le cœur et le corps, quoi de mieux qu’une belle potée de pois chiches ? D’autant plus que j’avais au congélateur un assortiment de viandes restées d’une potée au lentilles dont j’avais parlé dans un précédent billet… Donc pois chiches, carottes, oignons, viandes fumées et salées diverses et variées, et le piment sur la table, le bonheur culinaire peut être très simple et très bon marché !

Jeudi soir, encore une recette du livre de Raichlen : du bœuf à la cardamome, aux oignons caramélisés et au yaourt, vraiment délicieux – on sentait bien la cardamome sans que le goût soit trop fort. Pour aller avec le bœuf, des épinards pour lesquels je me suis librement inspirée de cette recette (mais j’ai utilisé des épinards en branches surgelés, et j’y ai été à vue de nez pour les quantités), très réussis (le vinaigre de riz est une excellente addition à laquelle je n’aurais pas pensé toute seule !).

Vendredi soir, comme j’avais d’énormes restes d’un repas de midi pour 3 personnes pris à l’emporter chez Xu, eh bien je les ai servis pour nous quatre (c’est vous dire si les portions sont gigantesques). De l’agneau aux poireaux, de l’agneau au cumin, un peu de riz, et une surprenante et délicieuse salade de concombre pleine d’ail. Pour compléter, une salade verte, un chorizo frais découpé en rondelles et passé à la poêle, et un peu de fromage. J’étais passée chez Manor et j’y avais trouvé deux fromages tessinois que je ne connaissais pas, le San Gottardo et l’Airolo, qui apparemment viennent de la même fromagerie, le Caseificio del San Gottardo à Airolo. Ce sont deux fromages à pâte pressée, qui se ressemblent assez, l’un étant un peu plus salé que l’autre (honte à moi, je ne sais plus lequel !).

A la semaine prochaine, pour un très timide début de printemps…

Deux semaines pour le prix d’une !

Pas d’article la semaine passée, pour cause de petite intervention à l’œil, je fatiguais si j’étais sur l’ordinateur plus de 5 minutes. Pas grave, je me rattrape, voici les deux dernières semaines dans un seul article.

1ère semaine

J’avais décidé d’exploiter au maximum le livre de cuisine hongroise « Spécialités Hongroises » (éd. Könemann), ce type de cuisine étant particulièrement bien adapté à la saison.

Samedi soir, j’ai donc fait un paprikache de veau tiré de ce livre – il s’agit d’une sorte de ragoût de veau au paprika, aux poivrons et à la crème acidulée. Je l’ai servi avec des Semmelknödel, qui sont des boules cuites à base de petits pains rassis (mais honte à moi, là j’ai triché, j’en ai trouvé des prêtes à cuire chez Aldi). C’était roboratif, bon mais j’ai trouvé que la dose de crème acidulée indiquée dans le livre était trop importante.

Dimanche midi, tout simple, des pâtes sauce épinard et chèvre. Et là j’en profite pour pousser un coup de gueule : je voulais acheter des épinards hachés surgelés non assaisonnés – impossible à trouver dans ma Migros de quartier ! On trouve des épinards hachés à la crème, des épinards hachés assaisonnés (ne regardez pas la liste d’ingrédients, elle fait peur), les seuls épinards surgelés non assaisonnés sont ceux en branches. Je trouve cela incroyable – ce n’est quand même pas la fin du monde d’assaisonner des épinards soi-même, non ? Bref, j’ai pris des épinards en branche et je les ai passés au mixer-plongeur. Mais j’ai une supplique à Monsieur Picard (s’il existe) : dites, Monsieur, vous ne voudriez pas ouvrir des magasins Picard en Suisse ? J’adore vos purées diverses et variées non assaisonnées (brocolis, haricots, carottes, etc.), vos fèves pelées, vos légumes, bref, je vous attends à bras ouverts – et je ne suis pas la seule, tout le monde autour de moi dit la même chose !
Bon, revenons à nos pâtes – une sauce toute simple, donc : épinards hachés, chèvre frais, sel, poivre. C’est délicieux, et préparé en 15 minutes cuisson des pâtes comprise !

Dimanche soir, de nouveau un plat hongrois : lecsó aux saucisses. Le lecsó est une sorte de ragoût de poivrons et tomates, qui peut être enrichi de diverses manières. La recette du bouquin indiquait l’usage de saucisses de Debrecen, sorte de chorizos hongrois, mais je n’ai trouvé que des saucisses de Gyula – je n’ai pas trop compris la différence (y compris après une recherche sur le net), ce sont aussi des saucisses de porc au paprika, mais en tout cas c’était absolument délicieux ! J’ai servi le lecsó avec des pommes de terre rôties.

Lundi soir, j’ai encore utilisé ce livre-là, et fait du poulet au paprika – pas si différent comme recette de celle du paprikache de veau, du coup j’y ai été doucement sur la crème acidulée, c’était meilleur. J’ai accompagné le poulet d’un mijoté de chou frisé et marrons.

Mardi soir, changement de pays, et même de continent : voyage vers l’Inde, avec un plat de poisson (de la féra en l’occurrence, histoire de consommer local) bengali cuit au four, accompagné d’une sorte de salade chaude de maïs et jeunes épinards (n’ayant pas trouvé le cresson indiqué dans la recette), deux recettes du livre d’Anjum Anand, « Indian Food Made Easy ». Des goûts très frais, des cuissons rapides, c’était très agréable. Il faut que j’explore un peu plus ce livre.

Mercredi je me suis fait opérer d’un œil (enfin, d’une paupière), et donc, le soir, take away ! Nous avons pris des plats chez Xu, dont j’ai déjà parlé sur ce blog. C’était, comme d’habitude, excellent, et mon porc au piment était assez abondant pour nourrir deux affamés…

Jeudi soir, encore take away, cette fois des Giardini d’Italia (ne pas se fier à leur site, il est franchement mal fait, la carte est nettement plus étendue que ce qui y est présenté), qui font à mon sens les meilleures pizzas de Lausanne. Trois pizzas Norma (aubergines frites, ricotta salata et tomate fraîche, une tuerie), et une Margherita.

Vendredi soir, je me sentais plus vaillante, j’ai donc préparé des spaghettis carbonara. Non non non non, les spaghettis à la crème et au jambon (même s’ils sont bons) ne sont pas des spaghettis carbonara ! La vraie recette est hyper-simple : des œufs crus bien battus, du Parmesan râpé, beaucoup de poivre, de la pancetta rôtie (au micro-onde c’est hyper facile et le résultat est parfait), et un peu d’eau de cuisson des pâtes. On mélange bien, on verse les pâtes égouttées sur la sauce, on mélange et voilà. Je confesse une petite entorse à la recette originale : n’ayant pas trouvé de pancetta, j’ai utilisé du lard fumé aux herbes, en tranches fines <file se couvrir la tête de cendres>.

2ème semaine

Samedi soir, sortie au restaurant Bellini. L’endroit est sympa, et nous y avons très bien mangé : belle entrée de charcuteries, fromages, tomates séchées, etc., puis des pâtes fabuleuses (gros raviolis au citron avec garniture de coquilles St-Jacques, et paccheri au ragoût de veau). Service charmant (à l’exception d’une opérée du sourire au tout début). Mais je n’y retournerai qu’en semaine : les vendredis et samedis soir, il y a un disc-jockey, et on ne s’entend plus ! C’est la première fois de ma vie que je n’arrive pas à entendre mon vis-à-vis dans un restaurant sans qu’il doive hurler ! Nous avons exprimé notre mécontentement, et on nous a très gentiment déplacés dans la salle du bas, moins bruyante, mais, tout étant relatif, nous en sommes quand même sortis 2 heures plus tard avec un joli mal de tête. Si quelqu’un peut m’expliquer quel intérêt les gens trouvent à se voir dans une ambiance pareille, je suis toute ouïe…

Dimanche midi, grosse flemme : des cordons bleus (achetés tout faits chez un boucher) et une salade de fenouil râpé. J’ai réussi à faire dorer les cordons bleus sans les brûler, j’étais contente ! C’est drôle, j’ai beau faire la cuisine depuis des éternités, il y a encore 2 ou 3 choses que je trouve difficiles (et ce sont parfois les plus simples).

Dimanche soir, de la charcuterie (nous avons une trancheuse et nous achetons régulièrement des blocs de jambon cru ou cuit, de viande séchée etc., qui se gardent très bien au frigo sous vide – oui, nous avons aussi un appareil de mise sous vide) et cole slaw (salade américaine de chou blanc et carottes – j’y vais doucement sur la mayonnaise, j’y ajoute de la moutarde et je mets pas mal de crème acidulée).

Lundi soir, « Unfried Chicken”, c’est-à-dire une imitation de poulet frit du sud des USA, mais cuit au four. C’est bon, plus léger, et comme je ne fais jamais de friture à la maison, c’est une excellente alternative. En accompagnement, j’ai fait du pain de maïs de la même région, ce que l’on appelle du cornbread (du livre de Steven Raichlen “High Flavor Low Fat Cooking”, que j’aime beaucoup), et une salade verte.

Mardi soir, deux recettes du même livre de Raichlen : une salade de haricots noirs et feta, et une salade d’oignons frais – oui, on peut faire une salade dont l’ingrédient principal est l’oignon, et c’est même très bon ! D’ailleurs, ici dans le canton de Vaud, on trouve aussi une recette traditionnelle de salade d’oignons, mais elle n’est plus tellement usitée.

Mercredi soir, encore sorties du livre de Raichlen, des nouilles de riz au porc laqué. C’est une sorte de soupe aux nouilles d’inspiration chinoise, pour laquelle j’ai acheté du lard laqué chez l’épicier vietnamien. Comme mon cher et tendre n’aime pas les pousses de soja, je les remplace systématiquement par des pois mangetouts, c’est une substitution qui fonctionne très bien.

Jeudi soir, j’ai profité d’avoir ramené quelques paquets de fèves séchées pelées d’Italie (c’est introuvable ici) pour faire un couscous aux cardons et aux fèves sèches. J’ai mis du gigot d’agneau comme viande, et je n’ai pas utilisé de tomates, c’était vraiment délicieux !

Et vendredi soir, nous sommes retournés « Chez Odete » avec des amis. C’est toujours aussi bon, et c’est un endroit très agréable, tranquille et joliment décoré. Mon carpaccio d’espadon (en entrée) et mon fritto misto (calamars, crevettes et légumes) étaient excellents.

Un si long hiver…

Février, c’est le mois que j’aime le moins – pas trace de printemps, et déjà trois longs mois d’hiver derrière soi (je sais, je sais, techniquement novembre ce n’est pas l’hiver, mais pour moi oui !) – il ne reste qu’à cuisiner pour oublier !

Samedi soir, nous avons mangé dans un des meilleurs restaurants italiens de Lausanne : le Saint-Paul. Accueil charmant, comme d’habitude, et repas excellent, comme d’habitude – j’ai pris des pâtes en plat principal, c’est un des seuls restaurants hors d’Italie où je commande des pâtes, elles sont toujours fantastiques !

Dimanche midi, simple et de saison : une raclette, avec pommes de terre et chutneys divers. J’aime bien les repas simples le dimanche midi, ça va bien avec la grasse matinée…

Dimanche soir, j’ai utilisé un livre que j’ai depuis très longtemps, « The Soup Book » de Brigid Allen, et fait une soupe aux marrons et brocolis qui était très agréable, accompagnée de cannelés au chèvre et au romarin (la recette indiquait des herbes de Provence, mais j’ai préféré utiliser du romarin du jardin). J’aime énormément ce forum dédié au Kenwood Cooking Chef, les échanges sont sympas, on y trouve des trésors de recettes et il y règne un sens de l’humour appréciable. Les cannelés étaient vraiment très bons et ont disparu à la vitesse de l’éclair. C’est en fait très simple à faire (tout comme les cannelés sucrés d’ailleurs), le seul « secret », si on peut appeler ça comme ça, est de confectionner la pâte 24h à l’avance.

Lundi soir, j’ai utilisé une des recettes récemment publiées sur le blog « A Beautiful Mess », des gnocchi au chou kale (mon bien aimé chou nordique) et à l’ail. C’était très bon, mais quand même très riche, presque trop (ceci dit, ce ne fut pas l’opinion de mes ados, ils ont engouffré tout ça vélocement !).

Mardi soir, je voulais réessayer de faire des filets de poisson avec ma nouvelle poêle à revêtement céramique, j’ai donc poêlé des filets de féra. Vive la céramique, ils étaient parfaits ! 2 minutes à toute bombe côté peau, 30 secondes côté chair, puis une petite attente de 2 minutes, et voilà le travail ! Avec ça, des betteraves (précuites) mijotées quelques minutes à la crème et aux échalotes.

Mercredi soir, des yakitoris de poulet (tout simplement des lanières de poulet marinées dans une sauce Yakitori achetée à l’épicerie asiatique, enfilées sur des prochettes et passées quelques minutes au grill du four), du houmous au gingembre et coriandre, et des chips de légumes (achetées – on les trouve de plus en plus facilement, et c’est vraiment délicieux). Le houmous était une excellente variante, à refaire !

Jeudi soir, j’ai servi des grenadins de veau (brièvement poêlés, puis cuite pendant 45 minutes à 90 °) servis avec une petite sauce faite à base de leur jus de cuisson et de crème, arrosés délicatement de crème de balsamique, et des petits pois (surgelés) mijotés avec de la laitue et des oignons frais.

Et vendredi soir, pour terminer dignement la semaine, j’ai mijoté une belle potée aux lentilles, avec beaucoup de carottes, du lard salé, du lard fumé, du cou de porc fumé, des côtelettes de porc fumées, et des saucisses de Vienne. Je crois que j’ai un peu exagéré sur la quantité de viandes, malgré le solide coup de fourchette de mes convives, il en est resté assez pour une deuxième potée… Je les ai mises au congélateur, j’en tirerai un bon repas dans quelques semaines.

Une semaine bien française

Nous avons été faire des courses en France voisine, à Jougne, samedi, et nous en avons ramené toutes sortes de bonnes choses – ce fût donc cuisine française cette semaine !

Samedi soir, nous avons d’abord été au concert (Carla Bruni, très bien même si elle a été un peu avare de son temps et de son énergie – 1h30 en comptant deux petits bis…), puis manger au Broadway, dont j’ai déjà parlé sur ce blog. Toujours très agréable (mais je leur suggérerais de faire varier la carte de temps à autre, ou du moins, d’avoir quelques propositions du jour ou de la semaine).

Dimanche midi, filets de rouget et poireaux vinaigrette. Je suis joie et amour, j’ai enfin trouvé comment faire des filets de rougets facilement, sans les transformer en charpie et sans devoir les retourner précautionneusement un à un ! J’ai utilisé la technique expliquée dans cette recette (même si je n’ai pas réalisé la recette en elle-même), j’ai préchauffé mon four au maximum sur la position grill, posé un papier de cuisson dans la plaque du four, huilé le papier, déposé les filets dessus (côté peau vers le haut), je les ai huilés au pinceau, je les ai salés légèrement, et je les ai mis juste sous le grill. Après environ 2 minutes, la peau commençait à cloquer, ils étaient cuits, et vraiment parfaits ! La prochaine fois, j’essaie de les saupoudrer de Ras-el-Hanout, pour voir.
J’ai servi les rougets avec des blancs de poireaux en tronçons, cuits à la cocotte-minute, arrosés d’une excellente vinaigrette au yaourt, selon cette recette (mais je les ai fait cuire 15 minutes seulement, c’était bien assez !). Le yaourt apporte vraiment du velouté (surtout que j’ai utilisé en fait du M-dessert, qui est, au choix, un yaourt très crémeux ou une crème acidulée très peu grasse, comme on veut…).

Dimanche soir, nous étions invités.

Lundi soir, boudin pommes en l’air ! Je préfère largement le boudin français, ferme et très assaisonné, au boudin suisse, je dois dire. Là, j’avais pris du boudin aux pommes, qui est agréablement acidulé, que j’ai servi avec… des pommes, pelées, coupées en quartiers et sautées au beurre (je n’avais malheureusement pas trouvé des Reines des Reinettes, donc j’ai pris des Reinettes du Canada). Ca donne ça – pas très beau, mais si bon !

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Comme je trouvais qu’il y avait peu de pommes (étant donné les morphales que j’ai à la maison…) et que j’avais des oranges, j’ai aussi fait une salade d’oranges aux oignons rouges, salée, poivrée et arrosée d’huile d’olive, et je dois dire que cela va très bien avec le boudin !

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Mardi soir, une belle pintade fermière, farcie de Boursin Cuisine (j’en avais aussi mis sous la peau), accompagnée d’un mélange de légumes rôtis (pommes de terre rattes, céleri-boule, betterave) et rôtie au four. Comme les légumes étaient dans le même plat que la pintade, ils ont rôti dans la sauce, miam !

Mercredi soir, épaule d’agneau cuisson lente en cocotte au four (d’après une recette de mon cousin, nous l’avions mangée chez lui, j’avais tellement aimé que je l’ai tanné pour avoir la recette), carottes cuites à l’étouffée, et haricots blancs. L’épaule était excellente, mais elle était moins confite que chez mon cousin, avec plus de liquide – je me demande si je n’aurais pas dû la découvrir en fin de cuisson (il faut que je lui pose la question !).

Jeudi soir, fromages et fruits. Dieu sait que c’est simple à « faire », mais qu’est-ce que c’est bon !

Et vendredi soir, repas au restaurant San Marino. Cela fait des années que nous y allons de temps en temps, c’est parfois absolument délicieux, parfois un peu bof – malheureusement, c’était une fois bof. La truffe (noire) n’avait pas de goût, la salade en entrée avait du saumon non annoncé et un assaisonnement un peu acide. Mais heureusement, le veau était tendre et goûteux et les gros raviolis très bons. Ca sera mieux la prochaine fois…

Le mojito, c’est bon dans tout !

Je vous rassure, je ne suis pas alcoolique, je parle du mojito décrit dans le livre de cuisine Cubaine de Miami que j’ai continué à exploiter la semaine passée, qui est un mélange de jus d’orange, jus de citron vert, ail, oignon, gingembre, coriandre et huile d’olive, et qui peut servir indifféremment de marinade ou de sauce.

Samedi soir, nous avons été au théâtre (voir « Un mari idéal » d’Oscar Wilde, un moment de pur plaisir !), puis au restaurant, dans une des plus vieilles pizzerias de Lausanne (même si elle a brièvement changé de nom et de style il y a quelques années, avant de revenir aux sources), la Molisana. Excellent (avec mention spéciale pour les petits pains, qui sont visiblement faits avec la pâte à pizza et cuits au four à bois, délicieux !).

Dimanche midi, une impro, simple mais bonne, des penne au chorizo (grosso modo, du chorizo en tranches que l’on fait revenir avec de l’oignon haché, puis on ajoute un boîte de tomates pelées hachées et on fait mijoter un moment).

Dimanche soir, première apparition du mojito : des brochettes de cœur de bœuf marinées au mojito, accompagnées de brochettes de mangue et de salade de riz et haricots noirs (« ensalada de moros y cristianos », « salade de Maures et de Chrétiens », j’adore le nom !). J’étais très contente, ma cuisson du cœur de bœuf était juste (lire : brève, la première fois que j’en avais fait je l’avais trop cuit), la mangue rôtie c’est vraiment bon, et la salade (recette tirée du bouquin susmentionné) était bonne.

Lundi soir, de la « ropa vieja » (littéralement, « vieille corde »), accompagnée de riz. Il s’agit d’une viande bouillie comme pour du pot au feu (ce qui fait d’ailleurs que j’ai 2 litres de bouillon de bœuf maison au congélateur), puis refroidie, désossée et dégraissée, défaite en lambeaux (d’où le nom) et recuite avec de la tomate, de l’oignon et des épices. J’en avais souvent entendu parler, j’ai enfin essayé. Bilan : bof. Est-ce la recette, mon exécution de la recette, ou n’est-ce tout simplement pas trop mon style de plat ? A voir. Mais là, bof.

Mardi soir, je suis sortie avec une vieille amie, nous avons été manger à l’Indécis, qui est un restaurant de cuisine traditionnelle française un peu modernisée que j’aime bien. Une salade mélangée aux manchons de pigeon, puis de la pintade en sauce, c’était très bien. [EDIT : malheureusement, l’Indécis a fermé depuis]

Mercredi soir, sans utiliser de recette, j’ai fait un rôti de bœuf aux épices cajun, cuit longtemps et doucement en cocotte et accompagné de potimarron rôti. Rien qui restera dans les annales, mais agréable.

Jeudi soir, le retour de la vengeance du mojito : des steaks d’onglet marinés au mojito, accompagnés du reste de la salade de riz et haricots noirs de dimanche (renforcée de haricots noirs supplémentaires), et d’une étonnante et délicieuse salade d’ananas, mangue et pomme. Je suis décidément sur la bonne voie avec mon intégration des fruits comme plat salé dans mon alimentation, et je trouve cela très très agréable !

Vendredi soir, la toute fin du mojito : je me suis (très vaguement) inspirée d’une recette du livre, et j’ai fait des fajitas de thon snacké (préalablement mariné au mojito, et j’ai pu étrenner ma toute nouvelle poêle en acier à revêtement céramique), accompagnées d’un grand plat d’avocat en tranches, poivron rouge coupé fin et salade verte, le tout arrosé de mojito. C’était vraiment très bon.

Une semaine américano-cubaine

Cette semaine, j’ai tiré la plupart de mes repas d’un livre faisant partie de la merveilleuse série de livres de cuisine édités par Könemann dans les années 90, « La cuisine cubaine de Miami« , plein de recettes appétissantes et propres à ensoleiller ce mois de janvier maussade.

Samedi soir, nous étions chez des amis, et nous avons très bien mangé. J’adore cuisiner, mais j’aime bien aussi mettre les pieds sous la table de temps en temps !

Dimanche midi, j’ai servi un houmous de betteraves et chèvre frais (préparé la veille), une salade de kaki vanille et basilic, du saumon fumé et du chorizo. J’ai trouvé l’idée de base du houmous et de la salade sur le blog A Beautiful Mess que je suis régulièrement, mais j’ai cuisiné sans recette, au pif. Bilan : le houmous était un peu doux à mon goût, je n’avais pas mis d’ail pour ne pas avoir trop de goûts différents mais j’aurais dû, et j’aurais aussi dû mettre plus de citron vert, pour lui donner un peu de peps. Mais il était quand même très bon, le mélange pois chiches, betteraves et chèvre frais est très intéressant. La salade de kakis vanille (dits aussi « kakis Fuyu », ce sont des kakis très fermes) et de basilic était absolument délicieuse, encore une salade d’hiver que je retiens !

Dimanche soir, j’ai donc utilisé mon livre de cuisine américano-cubaine (ou cubano-américaine ?), et fait une réconfortante et délicieuse soupe de haricots noirs et poivrons. Pour pouvoir la faire, j’avais préparé la veille un litre et demi de mojito, et non, rien à voir avec le cocktail, il s’agit d’une sauce à base de jus d’orange, huile d’olive, ail, gingembre et coriandre que, paraît-il, les Cubains utilisent un peu partout. Elle doit reposer au moins 24h, se conserve environ 2 semaines (ce qui veut dire, cher lecteur, chère lectrice, que la semaine prochaine je continue avec la cuisine cubaine, j’ai pas mal de mojito à écouler…), et cette recette de soupe en contient une belle quantité.

Lundi soir, changement de pays : départ pour la Vénétie (non, pas Venise, l’arrière-pays vénitien, et même le Bellunese, pour être exacte), avec un plat de polenta (faite au Kenwood Cooking Chef, mon robot de cuisine adoré) e « formai frit », à savoir du fromage (mélange d’Asiago et de Montasio jeunes, il faudrait aussi du Piave mais c’est introuvable ici) poêlé et généreusement arrosé de crème. C’est tout sauf léger, mais j’adore ça !

Mardi soir, tout simple, mais technique : filets de féra, fondue de poireaux. Pourquoi technique ? Parce que j’ai toujours admiré la façon dont certains restaurants arrivent à cuisiner les filets de poisson avec peau, en gardant la chair tendre et juteuse et en obtenant une peau goûteuse et croustillante, et je voulais apprendre à le faire. J’ai donc erré sur la toile, et je suis tombée sur cette page du blog de Pascale Weeks « C’est moi qui l’ai fait ». J’ai essayé la méthode 1, et j’en ai conclu que c’était une excellente méthode (mes filets étaient exquis) mais qu’il faut impérativement que je change ma grande poêle (qui commence à prendre de l’âge) car ses propriétés antiadhésives sont bien diminuées et la peau a eu tendance à partir en charpie (une bonne charpie bien croustillante, mais une charpie quand même) ! Bref, je n’ai plus qu’à partir en chasse d’une grande poêle à revêtement céramique, compatible induction. Par ailleurs, j’étais très contente, j’ai vraiment réussi ma fondue de poireaux, ils étaient tendres mais quand même avec un peu de croquant, juste parfaits !

Mercredi soir, poulet au citron vert (en morceaux, mariné au mojito, fariné et cuit au four pas trop fort), salsa (en fait, plutôt salade) aux haricots noirs et à la carambole (le tout du livre suscité).

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Mon fils cadet a tellement aimé le poulet qu’il m’a suggéré d’en refaire la semaine prochaine (mais il connaît assez bien sa mère pour savoir que ce sera plutôt dans un mois, voire plus…), et la salade était un peu bof quand je l’ai goûtée juste après l’avoir faite mais 3 heures après elle était parfaite (le livre indiquait qu’il fallait la faire à l’avance, à raison).

Jeudi soir, salade de poulet à la mangue et au chou nordique (toujours du même livre, sauf que j’ai remplacé la salade verte par du chou nordique). Cela peut paraître bizarre de servir une salade comme plat en plein hiver, mais il fait assez doux en ce moment et je trouve qu’un peu de fraîcheur de temps en temps, c’est bien agréable. C’était une bonne salade, et, moi qui ai tendance à manger beaucoup de légumes mais peu de fruits, je trouve que c’est une excellente manière de les incorporer dans l’alimentation quotidienne !

Vendredi soir, opéra (« Le voyage dans la lune » d’Offenbach) puis repas tardif au restaurant « Broadway Av. ». C’est dommage, il était ouvert toutes les nuits de 17h à 5h du matin, et maintenant, apparemment, à cause de la nouvelle réglementation de la vie nocturne Lausannoise, il est ouvert jusqu’à 1h en semaine, 2h le jeudi, 3h les vendredi et samedi. Mais ça nous a quand même permis de bien manger, dans un cadre agréable, et sans se presser, en arrivant à 23h !

Un buffet de Nouvel-An à quatre mains

Cet article est écrit en commun entre mon cousin, qui tient le blog Chiva’s Regal, et moi-même. Il faut savoir que notre famille paternelle à tous deux (puisque nous sommes cousins germains par nos pères) est une famille d’amoureux de la cuisine. Nos deux pères cuisinaient extrêmement bien, quotidiennement, et avec grand plaisir (ce qui était tout sauf courant dans leur génération), et nous avons tous deux repris le flambeau. Nous avons donc profité d’une visite familiale de fin d’année pour organiser une soirée de Nouvel-An gourmande et conviviale : un grand buffet (pour 20 personnes, finalement nous étions 19) pour lequel nous avons cuisiné ensemble – ce qui fut très fun.

Foie gras

Nous avons proposé deux foies gras, cuisinés selon deux recettes différentes. Le premier est un foie gras cuit au sel, dontla recette est simplissime et totalement inratable.
Le foie est beige, rosé à l’intérieur, d’un goût très délicat – c’est une recette « in purezza », comme on dit en Italie, le goût du foie gras absolument pur, non modifié par d’autres ingrédients :

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Le deuxième est une recette de foie gras aux fruits secs et jambon cru découverte il y a plusieurs années sur le site CuisineAZ, à laquelle il faut apporter une modification d’importance : le temps de cuisson doit être de 30 minutes, pas 1h15 (sous peine de retrouver un petit bout de foie gras misérable nageant dans sa graisse…). Le résultat est un foie gras au goût plus complexe, plus affirmé, très bien mis en valeur :

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Bomba di riso

Une recette tirée d’un merveilleux livre, très complet, « Le livre de la cuisine juive » de Claudia Roden, qui fait un tour du monde de la cuisine juive, et que j’ai souvent utilisé avec de très bons résultats. Il s’agit d’un flan salé de riz, ricotta, mozzarella, Parmesan et œufs, qui peut être servi chaud, tiède, ou froid. Pas de chance, ce fut le seul plat médiocre du buffet – fade, en fait, hélas (servi en tranches et poêlé, accompagné d’un coulis de tomates, quelques jours plus tard, c’était un peu meilleur, mais rien de transcendant) :

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Gâteau courge-carottes

Cette recette est tirée d’un livre épuisé du cuisinier Gérard Vié, « Les Tables de Fête de Gérard Vié » (Ed. Olivier Orban). Il s’agit en fait d’une sorte de flan compact courgettes-carottes, mais la saison a fait que nous avons choisi de remplacer la courgette par de la courge (du potimarron pour être exacts). C’était absolument délicieux, et à retenir (surtout qu’il est souvent très difficile de trouver un plat de légumes qui convienne à un buffet et qui ne soit pas une salade) :

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Potjeevletsch

Le potjeevletsch est un plat traditionnel du Nord de la France, une sorte de pot-au-feu en gelée, que l’on sert froid. Idéal pour un buffet, n’est-ce pas ? Nous avons exploré le web, et sommes tombés sur cette recette. Ceci dit, nous n’avons pas osé faire le coup des feuilles de gélatine entières dans le plat (d’autant plus que nous le faisions dans une très grande terrine à baeckeofe). Nous avons donc fait fondre la gélatine (4 feuilles, une de plus qu’indiqué dans la recette) dans le bouillon avant d’en napper la viande. Et 3 heures plus tard, catastrophe : rien n’était pris. Après réflexion, nous avons récupéré le liquide (très liquide…),  nous y avons incorporé un sachet de gélatine en poudre plus une feuille de gélatine, fait bouillir le tout un petit moment, nappé à nouveau la viande et mis au frais. Pendant que cela prenait (ou pas…), nous avons décidé qu’en cas de ratage, nous en ferions une salade (avec force oignons crus et cornichons). Mais cette fois, ça a pris, alléluia ! Et c’était excellent :

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Houmous

Recette classique ? Pas tout à fait, car le houmous tel qu’on le mange la plupart du temps est un peu gras et contient de la tahine (pâte de sésame Libanaise), tandis que celui-ci, qui m’a été transmis par mon père, est plus léger et plus fin.

Vitello Tonnato

Un vrai vitello tonnato c’est du bon veau, avec une sauce au thon et non pas une mayonnaise vaguement aromatisée dessus. La recette est simple mais demande un peu de temps :

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Pirojki

Autre recette du livre de Claudia Roden cité plus haut. Des vrais pirojkis (petits chaussons russes à la viande), que nous avons servis chauds en apéritif. On peut leur reprocher leur pâte un peu dure, mais ils étaient bons et tout-à-fait authentiques (y compris la pâte !), selon ceux qui les ont mangés là-bas dans la froidure russe.

Remplissage de la pâte :

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Avant cuisson :

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Après cuisson :

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Verrines saucisses aux choux et poireaux (ou comment déconstruire un plat traditionnel vaudois)

Nous disposions d’un reste de saucisses aux choux, d’où l’idée de réaliser ces verrines. Elles étaient vraiment délicieuses, et c’est toujours amusant de déconstruire un plat comme ça ! En plus, c’est d’une simplicité biblique : les saucisses cuites émiettées détendues avec un peu de crème fraiche, une compotée de poireaux et oignons (découpés en julienne, lentement cuits au beurre à couvert puis à découvert jusqu’à évaporation, une pincée de curry) et une crème liquide au siphon par dessus :

verrines

Mini-tartelettes à la truite fumée

Des petites coques à tartelettes salées achetées chez Ikea (sérieusement, l’épicerie Ikea est un trésor de petites merveilles, même si tout n’est pas à garder – le fromage est fade et gommeux, et que dire des tubes de pâte de saumon…. Mais les bocaux de harengs, l’aquavit et les biscuits roulés à la cannelle, par exemple, sont parfaits !), remplies de filets de truite fumée mixés avec du jus de citron. Tout simple, très sympa comme apéro.

Mini-tartelettes à la méchouïa

Les mêmes coques à tartelettes, remplie d’une excellente méchouïa bien épicée achetée au marché de Lausanne. Très sympa aussi – comme quoi on peut faire des apéros très vite faits qui sortent des sempiternels petits biscuits salés et cacahuètes.

mousse truite

Nous avons complété ce buffet par un excellent saumon fumé (écossais, affiné au Glenfarclas, une merveille découverte chez Aligro il y a quelques années), du jambon cru espagnol, du magret de canard séché, une salade de mesclun, et une tête de moine présentée sur sa girolle.

Quelques photos d’ensemble du buffet (et je remercie chaleureusement mon cousin pour toutes les photos, car elles sont superbes, et surtout, surtout, il y a pensé, pas comme moi !), tout d’abord en préparation :

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Puis dans toute sa gloire :

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Les desserts ont été apportés par les invités :

– Choux à la crème de fruit de la passion

– Mousse à l’orange

– Tourte Forêt Noire

– Café gourmand composé d’une pannacotta au carambar, de macarons au café et d’un mini-smoothie à la mangue

Et qu’avons-nous bu ?

En apéritif, un excellent Rully (blanc) 2006 de chez Claudie Jobard

Avec le plat, un Côtes du Rhône rouge Cecilia 2006, de Chantecôtes (qui est la cave coopérative de Sainte-Cécile-les-Vignes)

Et pour fêter l’an neuf, un Champagne rosé Laherte !

De bonnes résolutions, certes, mais faut-il vraiment jeûner ?

Il paraît qu’il faut prendre des bonnes résolutions en début d’année. Je ne l’ai jamais fait, comme je le dis parfois, je préfère tenir mes promesses que d’en faire… Certains jurent de faire des régimes draconiens, d’autres d’arrêter ceci ou cela… On entend partout parler de détox, de jeûne, mais moi j’ai quand même faim, même après toutes ces agapes, pas vous ? Alors mangeons !

Samedi soir, nous avons fini le dernier reste de Nouvel-An en poêlant des tranches de la bomba di riso (promis, vous en saurez plus tout bientôt !) et en les arrosant de coulis de tomates. Pas mal, mais bon, voilà quoi. Pour accompagner, j’avais fait un zaalouk d’aubergine (recette tirée du livre de Claudia Roden « Le grand livre de la cuisine juive »). Il s’agit d’une variante du caviar d’aubergine, aromatisée au cumin, et c’était de prime abord raté, fade et un peu aqueux. Je l’avais haché grossièrement à la main, en suivant les instructions de la recette. Après que nous l’ayons tous goûté et peu apprécié, j’ai attrapé le bamix, bien mixé le tout et hop ! Magie ! C’était délicieux (comme quoi la réussite d’un plat peut tenir à peu de choses).

Dimanche midi, j’ai fait un ragoût de champignons de Paris à la crème, sur une recette tirée d’une vieille fiche-cuisine Elle, et je l’ai accompagné de sarrasin « cuisson rapide » à l’étouffée (étonnamment bon, ce sarrasin, d’ailleurs, et simple à faire). C’était agréable, mais pas inoubliable. J’en ai quand même appris quelque chose : on peut cuire les champignons assez peu de temps (20 minutes environ pour un kilo de champignons parés et coupés en deux), on obtient des champignons tendres mais encore fermes sous la dent, ce n’est pas mal du tout.

Dimanche soir, j’ai sorti un livre que j’aime beaucoup, « A Spoonful of Ginger » de Nina Simmonds . C’est une sorte de tour d’Asie plein de recettes commentées selon leurs propriétés gustatives mais aussi médicinales (selon les épices et herbes utilisées, surtout, mais aussi selon la saison et le tempérament – yin ou yang). J’ai pris une recette malaisienne de poulet Ambila (aromatisé à la citronnelle, au gingembre et au curcuma) que j’ai fait avec des suprêmes de poulet sortis de mon congélateur, et que j’ai accompagnée de riz. C’était bon, mais il manquait un petit quelque chose (il faut dire que comme j’ai un hypersensible au piment à la maison, je ne mets aucun piment dans ma cuisine et je le rajoute à table, ceci peut expliquer cela).

Lundi soir, toujours du livre de cuisine juive de Claudia Roden, j’ai fait une simple soupe goulash qui était très agréable (bœuf, pommes de terre et paprika, essentiellement).

Mardi soir, j’ai à nouveau sorti une recette du livre de Nina Simmonds, un sambal de crevettes qui était exceptionnel (même si là aussi j’ai omis le piment hélas), accompagné d’un riz au gingembre issu du même livre, très très bon lui aussi (du riz blanc de la veille sauté avec du gingembre, de la verdure et une sauce faite de sauce soja, bouillon, et je ne sais plus quoi).

Mercredi soir, j’ai à nouveau utilisé le livre de Claudia Roden et ai cuisiné un ragoût de bœuf et haricots blancs. J’avais trempé des haricots lingots pendant 24h, et je n’ai rien compris, après 2 heures de cuisson ils étaient cuits mais croquants ! Et quand j’ai servi le reste du plat quelques jours plus tard à mon fils cadet après l’avoir recuit une bonne heure, rien n’avait changé… Le plat était donc forcément un peu raté, même s’il avait bon goût (et je suis toujours en train de me demander ce qui s’est passé avec ces haricots). Je l’ai accompagné d’une salade de chou nordique (en parcourant le web anglophone, je me suis rendue compte qu’on pouvait manger le « kale » en salade, en le coupant fin, et que c’était, contrairement à la salade verte, une bonne chose de le laisser mariner une bonne heure dans la sauce). J’ai beaucoup aimé cette salade je dois dire, à refaire !

Jeudi soir, j’ai abandonné mes ouailles et suis allée manger un superbe plateau de fruits de mer au Café du Beau-Rivage‎ avec une amie. Le baba au rhum maison en dessert (avec choix de rhum, et la bouteille apportée pour pouvoir se servir soi-même !) était délicieux lui aussi.

Vendredi soir, inspiration de dernière minute : des rognons de veau beaujolaise (encore une toute vieille fiche-cuisine Elle, que j’ai maintes fois utilisée et qui était la recette de rognons favorites de ma belle-grand-mère qui venait avec plaisir la manger à la maison – on peut retrouver la recette sur le site de Elle), servis avec des petites pommes de terre entières rôties au four, et de la verdure chinoise (brocolis chinois et bok choi) tout simplement sautée au wok.