Reprise estivale

Je préface cet article en vous avouant que j’ai complètement oublié de photographier qoi que ce soit de ce que j’ai mangé cette semaine (samedi soir, j’avais carrément oublié mon téléphone à l’hôtel…), donc toutes mes excuses, ce sera sans images.

A peine rentrés de la Baltique (voir mon précédent article), nous sommes repartis, mais beaucoup moins loin et beaucoup moins longtemps. Nous sommes allés passer un week-end dans le Jura Français, à Arbois plus précisément. J’adore ce coin, c’est joli, on y mange bien, et on y boit (entre autres) le vin que j’emmènerais sur une île déserte si je ne devais plus boire qu’un seul vin dans ma vie, le Vin Jaune.

Samedi soir, nous avons donc fait un repas d’anthologie à la Maison Jeunet. L’établissement, anciennement dénommé Jean-Paul Jeunet (son second a repris à la retraite de Monsieur Jeunet, et le nom a évolué en conséquence), est un double étoilé Michelin que nous avions déjà testé, avec beaucoup de bonheur, deux fois au cours des dix dernières années. Le nouveau chef est aussi fabuleux que l’ancien, la salle est belle et agréable (malgré un curieux écran qui cache la superbe cheminée ancienne et offre un effet couloir peu appréciable à la table du fond, où nous étions), et le service est incroyable, en même temps professionnel, efficace, chaleureux, souriant, plein d’humour, bref la perfection. Nous avons pris le menu “Point d’équilibre”, ainsi composé :

  • Féra et thym de Montagne, fenouils confits et crème de yaourt fumé
  • Escargot et chou rave, pousses d’épinard et vinaigrette de viande à la réglisse
  • Lotillon et gingembre, céleri rave à l’huile de citron, lard cul noir et persil
  • Pigeon et carotte blanche, cresson de fontaine de Simian cuit et cru
  • Les affinés à Souhait du Pays Comtois et de France
  • Mûre et coriandre sur une madeleine aux myrtilles

Je ne vais pas  vous faire une critique élaborée de chaque plat, ce que j’ai envie de dire c’est que tout était délicieux, fin, savoureux, une nouvelle cuisine qui reste généreuse et plonge dans les racines du terroir local. Mention spéciale au fenouil confit, une tuerie (sachant de plus que le fenouil cuit peut être totalement inintéressant s’il est mal fait). Nous sommes sortis enchantés et ravis, et brûlant de recommencer (bon, peut-être pas tout de suite, il était une heure du matin !).

Dimanche midi, nous avons agréablement mangé au Caveau d’Arbois. Il n’y avait pas assez de personnel en salle, et ce fut donc très lent, mais pour le reste, rien à redire. J’ai choisi le menu terroir, avec en entrée une délicieuse panna cotta au Vin Jaune, puis en plat de très originaux bréchets de volaille et crème de Vin Jaune (accompagné de riz et de lanières de légumes sautés), et enfin une simple faisselle (de très bonne qualité).

Dimanche soir, en rentrant, il était déjà tard et nous nous sommes arrêtés faire un repas très correct au Long Shen. Nous nous sommes d’abord partagé une salade de papaye et une salade de poulet Thaï, puis j’ai pris du porc piquant à la Szetchuanaise (malheureusement pas assez piquant) avec du riz blanc. La terrasse est agréable, le service très sympathique, et la cuisine honorable sans être exceptionnelle.

Lundi soir, pour faire léger après toute cette bombance, j’ai servi melon et jambon cru.

Mardi soir, dans le même esprit, j’ai fait des spaghettis aglio olio peperoncino (sans recette, c’est un plat si simple que l’énoncé est presque une recette en lui-même).

Mercredi soir, nous avions invité des amis. J’ai tout d’abord fait un tiramisu aux poivrons et au pesto qui était délicieux mais totalement imprésentable, tout coulant (de plus, j’avais utilisé des grissini, qui sont resté trop durs – je ne l’ai probablement pas fait assez en avance, quelques heures seulement). Ensuite, j’ai servi une excellente tajine d’agneau aux abricots, avec du couscous de mil. En dessert, j’ai proposé une mousse aux fraises qui, contre toute attente de ma part, était tout à fait réussie (j’avais peur qu’elle soit trop liquide, je n’ai pas l’habitude de cuisiner avec le lait condensé – mais je voulais essayer).

Jeudi soir aussi, des amis sont venus dîner, avec une contrainte due à la récente intoxication alimentaire de l’un d’eux : pas de protéines animales (sauf éventuellement des oeufs). J’ai donc servi une salade verte aux herbes (plusieurs sortes de salade verte, plein d’herbes hachées, persil, oseille, feuille de raifort, coriandre et basilic en l’occurrence, et assaisonnement à la volée au vinaigre balsamique et à l’huile d’olive), puis j’ai été pêcher une excellente recette de pâtes aux poivrons sur un blog végane. En dessert, j’ai fait des pêches rôties (pelées, coupées en deux et dénoyautées, un peu de mascarpone dans le creux du noyau pour ceux qui voulaient/pouvaient, puis arrosées d’un chouïa de sucre roux et passées deux minutes au grill du four, rajout d’un peu plus de sucre roux et une minute au grill).

Vendredi soir, nous avons mangé au Restaurant du Jorat, que nous aimons beaucoup (j’en parle dans cet article, dans celui-ci, , dans celui-ci, dans celui-ci et enfin dans celui-là, c’est vous dire !). Malheureusement, deux des plats de la carte (qui est courte, ce qui est en soi une bonne chose à mon sens) étaient épuisés. J’ai donc pris deux entrées (en demandant la deuxième en portion plat, ce qui n’a pas posé de problème) : tout d’abord, un carpaccio de brochet du Léman au vinaigre de pommes et poireaux, très frais et bien assaisonné, puis du saumon mariné à la crème de petits pois, accompagné d’une salade et de légumes croquants. C’était, comme d’habitude, délicieux, une cuisine élaborée mais qui se passe de complications inutiles.

Canicule

Samedi soir, j’ai fait de la pure cuisine d’assemblage, à savoir des hamburgers. Je grille le pain au grille-pain (c’est bien meilleur quand on grille le pain, en tout cas à mon goût), les patties de viande au grill (en y ajoutant en fin de cuisson une tranche de fromage à raclette pour ceux qui veulent), le lard au micro-ondes (la meilleure manière de griller le lard en tranches, à mon humble avis), et je sers avec une assiette de salade verte et tomates en tranches ainsi que diverses sauces. Chacun assemble son hamburger lui-même, plus simple il n’y a pas !

Dimanche midi, j’ai fait une excellente salade de melon grillé, tomates et burrata.

Dimanche soir, j’ai cuisiné un velouté froid poireaux-oseille, que j’ai accompagné de pain plat poêlé chinois (que j’ai fait à la plancha de mon grill, en lieu et place de poêle) et de fromages divers. J’ai une énorme touffe d’oseille au jardin, que j’ai voulu utiliser, ce pour quoi j’ai inventé cette recette, et le résultat m’a bluffée, c’est vraiment délicieux.

Lundi soir, j’ai servi une simple salade de pâtes aux tomates, basilic et mozzarella.

Mardi soir, j’ai continué dans la cuisine froide en proposant une salade avocat-feta-oignons rouges. Je ne pense pas que c’est la meilleure du monde, comme le dit la recette, mais elle est en tout cas très bonne.

Mercredi soir, j’ai fait la tarte aux tomates de ma mère (fond de tarte tartiné de moutarde, fromage à raclette, et tout dessus tomates en tranches), et l’ai escortée de champignons de Paris farcis d’une écrasée de fromage frais et sardines à la tomate. Ma descendance chérie n’a pas du tout apprécié les champignons de Paris crus, moi j’ai bien aimé.

Jeudi soir, j’ai fait mariner des racks d’agneau dans une marinade piri-piri (achetée, en bouteille). Je les ai cuits au grill, et ai servi en accompagnement un gratin de légumes (aubergines, courgettes, champignons, oignons rouges, poivron) à la ricotta inspiré du gratin de courgettes de Carole (avec la différence que j’ai précuit les légumes au four et non à la poêle).

Vendredi soir, nous avons fait une grande fête pour les 50 ans de mon cher et tendre aux Alliés. Nous avons passé une soirée enchanteresse sur la merveilleuse terrasse enclose, à manger des bonnes choses (dont une ratatouille fabuleuse en accompagnement des brochettes du plat principal), boire de l’excellent vin, et papoter allègrement.

En conclusion de cet article, je suis bien désolée de ne pouvoir vous montrer aucune photo. Je me rends compte que c’est dû au fait que nous avons mangé tous nos repas sur la terrasse, et que je n’y prends pas mon téléphone… Il faut donc soit que je pense à faire des photos des plats avant de les emmener, soit que je m’habitue à prendre mon téléphone à l’extérieur…

Printemps froid

Samedi soir, nous étions invités chez des amis.

Dimanche midi, j’ai servi les restes (abondants) de la salade de riz de la semaine précédente, avec une salade de tomates.

Dimanche soir, j’ai fait deux tartares de boeuf à la libanaise, l’un sans boulgour, l’autre avec.

Lundi soir, j’ai fait une salade tiède de pommes de terre nouvelles, lardons, oeufs durs et laitue romaine (cuite rapidement dans la graisse des lardons, c’est délectable).

Mardi soir, j’ai mangé avec une amie à Cucina41, dont j’ai longuement parlé dans cet article. C’est toujours aussi bon ! J’ai pris un oeuf poché dans une sauce au Parmesan parsemé d’éclats de speck grillé, puis des pâtes à l’encre de seiche sauce au poisson. Leur choix de vins ouverts est étendu, à des prix plus que raisonnables, et autant le mousseux italien brut de l’apéritif que le Lugana blanc du repas étaient exquis.

Mercredi soir, nous étions sept à table. En entrée, j’ai servi un grand plat de jambon cru italien, des crostini à la tapenade, des crostini à la ‘nduja (pâte de saucisson piquant calabrais) et de la roquette. En plat, j’avais fait un quart d’agneau de lait rôti sur lit de pommes de terre nouvelles et asperges, c’était je dois dire très réussi, l’agneau était bien moelleux avec une peau toute croustillante. Le dessert, apporté par nos invités, consistait en une tarte aux fruits sur lit de crème pâtissière et en un grand mille-feuilles.

Jeudi soir, j’ai fait une tarte levée aux poireaux et à la scamorza, excellente. Comme j’étais pressée, j’ai fait lever la pâte dans un bol entouré d’un sac en plastique hermétiquement fermé, placé dans le four préchauffé à moins de 50 degrés, ce qui m’a permis de la faire lever en une heure, c’était bien pratique.

Vendredi soir, nous nous étions inscrits à la Nuit du Boutefas. Il s’agit d’un événement Slow Food, avec nomination par un comité Slow Food de cinq bouchers fabricants de boutefas comme finalistes, puis élection de “Mister Boutefas” lors d’une soirée-dégustation où 180 personnes se sont inscrites. C’est aussi, cette année en tout cas, sponsorisé par Lausanne à Table. C’était très sympathique, avec d’abord un apéritif debout puis, assis à des tables de neuf (ce qui permet de discuter avec des inconnus, ce que j’aime bien, ou avec des amis perdus de vue, ce que j’aime bien aussi, et nous avons eu le plaisir de faire les deux hier), dégustation d’une entrée (salade verte au fromage et à l’huile de noix) puis d’une assiette des cinq morceaux de boutefas et d’un peu de papet vaudois :

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J’ai quand même une toute petite note négative à apporter : le papet vaudois n’était pas bon, ce n’était même pas un papet, juste des pommes de terre et poireaux cuits ensemble (et de surplus, pas vraiment assez cuits). Pour le reste, on a bien bu, bien mangé, bien discuté, et élu notre “Mister Boutefas”, la boucherie Roch à Orbe.

 

 

Produits français

De temps à autre, nous aimons bien aller faire quelques courses en France. La viande est, bien sûr, moins chère, mais aussi différente (je préfère par exemple le boudin français, très ferme et dont la farce est souvent additionnée d’oignons ou de pommes, au boudin suisse, et les coupes sont autres), la moutarde est meilleure, et j’ai une passion coupable pour quelque chose qu’on ne trouve pas en Suisse, les Gervita… Nous avons donc été faire nos courses à Jougne, et j’ai cuisiné français.

Samedi soir, j’ai grillé du filet de bar aux épices, que j’ai accompagné d’asperges vertes poêlées.

Dimanche à midi, j’ai servi des tagliatelles aux crevettes et au lard d’Arnad (recette improvisée avec une poignée de crevettes bouquet, un talon de lard et un schlouk de Cognac).

Dimanche soir, nous avons très bien mangé (comme d’habitude, j’en parle ici et ) au Café Bellagio. En entrée, j’ai choisi la “Déclinaison d’asperges vertes, caviar osciètre, timbale de chair de crabe & croustillant”, très fraîche, portion cependant un peu congrue malheureusement :

 

En plat, j’ai pris le “Filet de cochon ibérique cuit lentement, fricassée de jeunes légumes & pommes champignons”, du vrai bon iberico bien savoureux, très bien cuisiné :

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Lundi soir, j’ai fait un grand classique français, du boudin pommes en l’air.

Pour le repas rapide du mardi, j’ai proposé une pierrade de boeuf, accompagnée de sauces légères au yaourt (j’ai pioché dans cette liste), d’une mayonnaise maison et d’une salade de chou plat.

Mercredi soir, j’ai poêlé des tranches de selle d’agneau, que j’ai escortées d’une crème d’ail (les gousses épluchées d’une tête d’ail nouveau cuites dans de la crème, le tout mixé) et d’une fondue de poireaux.

Jeudi soir, j’ai fait cette soupe de tomates au boulghour, très agréable :

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Vendredi soir, avant un spectacle, nous avons fait un rapide repas au TimeOut. L’endroit est très agréable, bien décoré dans un style mi-moderne mi-vintage, le service est sympathique et efficace, et la carte est appétissante. J’ai pris un tartare de saumon frais et avocat, servi avec des toasts (de vrai pain, miam !) et une salade. Le tartare était excellent, les toasts aussi, seul point noir, la sauce à salade est industrielle, ce qui est vraiment dommage quand on sait le peu de temps que cela prend à faire (j’aurais préféré le tout simple assaisonnement sel, poivre, vinaigre balsamique et huile d’olive, à la volée, ce que je fais quand je suis vraiment pressée).

Délices hivernales

Samedi soir, nous avions des invités. En entrée, j’ai présenté du marbré Warhol déstructuré en verrines (et avec les betteraves mixées avec un peu de vinaigre balsamique, non pas en morceaux). J’ai ensuite servi une blanquette de veau (recette d’un livre de Courtine) accompagnée de petits pois aux laitues et oignons frais, puis, comme dessert, une spécialité Libanaise, des coupes de mouhallabieh.

Dimanche à midi, j’ai utilisé ma marmite à pression pour cuisiner une sorte de ragoût-soupe de poulet et lentilles, excellent et vite fait.

Dimanche soir, j’ai fait des enchiladas verdes. J’ai fait les tortillas moi-même, avec cette recette. Elles étaient assez friables (il faudra que j’essaie une autre recette, pour voir), mais bonnes (je trouve que les tortillas du commerce ont un goût bizarre, qu’inconsciemment je nomme “goût de conservateur”). J’ai utilisé une bouteille de salsa verde mexicaine.

Lundi soir, j’ai servi un tartare (recette des sœurs Scotto, j’en parle ici), avec des frites de patates douces (provenance Picard, et cuites au four) et une salade de pousses d’épinard.

Mardi soir, tard après le théâtre, nous avons mangé de très bonnes pizzas au Molino à Vevey. Nous nous sommes partagés une “Pulcinella” aux artichauts et salami piquant (un peu trop salée malheureusement, mais c’était son seul défaut) et une “Miss Italia” au jambon cru et à la roquette juste parfaite. Je vois sur leur site qu’il s’agit en fait d’une chaîne de restaurants, mais ma foi, chapeau, avec en plus un décor très sympathique (jolies lumières, j’y suis très sensible) et une cuisine ouverte tous les soirs jusqu’à 23h.

Mercredi soir, j’ai servi de l’agneau au curry vert (j’ai triché, j’ai utilisé de la pâte de curry vert achetée chez l’épicier Vietnamien) auquel j’avais ajouté, 10 minutes avant la fin de la cuisson, des liserons d’eau coupés en tronçons, et du riz gluant.

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Jeudi soir, nous avons fait un excellent repas au Restaurant du Chasseur à Allaman, qui reste une valeur sûre. En entrée, nous avons partagé une (très généreuse, heureusement que nous étions eux à la manger) portion de jambon cru Jabugo AOC ” iberico de bellota “, puis j’ai pris une entrecôte de bœuf argentin cuite à la perfection, accompagnée de gratin dauphinois, d’un émincé de légumes et d’une savoureuse sauce béarnaise.

 

Vendredi soir, j’ai poêlé des tranches de veau préalablement marinées au Marsala, en déglaçant ensuite la poêle avec le Marsala de marinade pour obtenir une sauce, et j’ai escorté ce plat d’une purée de petits pois additionnée de purée d’avocat. C’est intéressant, on ne sentait pas vraiment le goût de l’avocat, mais pour avoir goûté la purée avant son ajout, elle la rendait plus moelleuse et plus douce au goût.

Du foin, des soupes

Samedi soir, nous étions invités chez des amis.

Dimanche midi, nous avions décidé d’aller voir l’exposition “Le corps peint”, dont nous avions le flyer aimanté sur la porte du frigo, à la Fondation Pierre Arnaud. Surprise, l’exposition avait changé, plus trace du corps peint (pourquoi ? aucune idée), place à une exposition très contemporaine sur le Mur de Berlin, que nous avons parcourue en 40 minutes à peine (l’art moderne étant fort peu de notre goût). En sortant, nous avons fait un délicieux repas en terrasse au restaurant Le Monument à Lens (dont j’avais déjà parlé dans cet article). J’ai pris leur entrée du jour, à savoir un tartare de homard (cuit, évidemment) très bien assaisonné et généreusement servi, puis un tartare bœuf et foie gras succulent, accompagné d’excellentes frites et d’une petite salade très fraîche.

Dimanche soir, j’ai fait une soupe à la courge (avec une courge musquée ramenée du sud de la France, c’est délicieux) à la feta, accompagnée de pain grillé.

 

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L’assiette de mon fils cadet – il aime mettre le pain dans la soupe

Lundi soir, j’ai servi des côtes de veau poêlées accompagnées de légumes à l’étouffée (poivrons, aubergines, oignons). Ça m’a donné l’occasion de tester l’accessoire à brunoise du Kenwood Chef, prêté par une collègue. Verdict : il fonctionne très bien, mais je crois que j’en ai peu l’utilité, je ne coupe presque jamais les légumes en dés de cette taille. Dommage qu’il ne soit pas possible de choisir entre plusieurs tailles de dés !

Mardi soir, encore une soupe, cette fois-ci aux haricots noirs, très bonne.

Mercredi soir, j’ai fait un gratin de pâtes au chorizo, avec du cole slaw.

Jeudi soir, j’avais envie de tenter une expérience. C’est bien la première fois que je trouve un ingrédient de repas à l’animalerie… Il me fallait du foin, non traité de plus, je l’ai donc acheté dans un magasin de produits pour animaux (j’ai d’ailleurs bien fait rire la vendeuse en lui disant que j’insistais sur l’absence de pesticides parce que c’était pour un usage culinaire) et j’ai fait du poulet au foin, que j’ai servi avec une purée de pommes de terre et carottes. Résultat des courses : poulet semi-cru au bout d’une heure et demi de cuisson, j’ai fini de le cuire en montant la température à 220° et en laissant à découvert pour 20 minutes de cuisson supplémentaire. Du coup il n’y avait plus vraiment de goût de foin… Il faut que je trouve une autre recette.

Vendredi soir, j’ai mijoté un tajine d’agneau aux aubergines et pois chiches. J’ai divisé la recette par deux, mais mis plus d’aubergines et de pois chiches (de manière à en faire un plat complet), et j’ai précuit les aubergines à la vapeur à mon habitude (ce qui rend le plat bien moins gras). C’était très réussi.

Théâtre et cuisine printanière

Samedi soir, j’ai fait un rôti de porc mariné au mojito cubain (celui dont je parle dans cet article), accompagné d’un Cole Slaw fusion. Le rôti était bien moelleux et savoureux, une belle réussite ! Et le Cole Slaw était frais et croquant, un bon accord.

Dimanche midi, une improvisation totale : des tagliatelles à l’encre de seiche (j’en avais un paquet au congélateur) au chorizo (j’en avais au frigo) et aux asperges (j’avais un reste d’asperges vertes cuites) :

2016-04-24 12.22.59Dimanche soir, j’ai servi une très satisfaisante et très piquante soupe de brocolis au curry vert.

Lundi soir, j’ai fait (au Cooking Chef) un risotto aux morilles et aux foies de volaille (sans recette, un risotto classique avec trempage préalable des morilles séchées, puis adjonction des morilles juste après avoir nacré le riz, utilisation de l’eau de trempage additionnée de bouillon, et foies de volaille préalablement poêlés ajoutés juste avant le service). Il était malheureusement trop cuit car je m’étais mélangée les pinceaux avec l’horaire de mon cher et tendre, mais il était quand même très bon.

Mardi soir, nous devions aller chercher un de nos fils à l’aéroport de Genève assez tard, nous en avons profité pour essayer le Café de Peney. L’endroit est très agréable, un bistrot à l’ancienne bien décoré. Accueil et service charmants. En entrée, j’ai choisi le “Carpaccio de tête de veau, croquant de légumes, ravigote tiède de petits pois au wasabi” qui était franchement fantastique, moelleux et plein de goût, avec une salade très fraîche qui lui apportait du croquant en contraste. En plat, j’ai pris le “Pluma ibérique snacké, jus aux tomates et olives, churros de pommes de terre”. Là aussi, une réussite totale, viande moelleuse à l’extérieur croustillant, accompagné d’une sauce puissante qui lui seyait très bien, avec la touche fun des “churros” de pommes de terre. En dessert, nous nous sommes partagé une portion somptueuse du dessert du jour, un Saint-Honoré vraiment exceptionnel, crémeux et caramélisé à souhait :

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Nous avons arrosé cet excellent repas d’une bouteille Assemblage du Café de Peney (Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Galotta) du Domaine du Paradis à Satigny, une vraie merveille, un vin à la fois fruité et puissant, une explosion en bouche.

Mercredi soir, j’ai fait une frittata aux côtes de bettes (tirée du numéro de mars de Cuisine et Vins de France) bonne mais quand même un peu fade, avec une salade de tomates. Ce sont pour moi les premières tomates fraîches de l’année, je n’y ai pas résisté, des petites tomates sardes à moitié vertes (achetées au marché), très savoureuses, que j’ai à peine assaisonnées de sel, poivre et huile d’olive.

Jeudi soir, nous avons été voir “On ne saurait jurer de rien”, de Musset, au Festival Fécule. Pour un prix dérisoire, nous avons eu droit à un jeu d’acteurs superbe, tout en finesse et en légèreté, et qui portait parfaitement le très joli, drôle et superbement bien écrit texte de Musset – un enchantement. Et là, permettez-moi d’insérer un coup de gueule qui n’a strictement rien à voir avec la nourriture : avant d’avoir des enfants, au début/milieu des années 90, nous allions régulièrement au Théâtre de Vidy, et nous avons vu de superbes choses. Quand nos enfants ont grandi et que nous avons pu recommencer à sortir plus souvent, je me suis immédiatement intéressée au programme de Vidy (qui est quand même le principal théâtre de Lausanne) – et là, horreur, je me suis rendue compte que tout était du spectacle avant-gardiste – plus de vrai théâtre. Je suis peut-être une dinosaure, mais j’aime les vraies pièces (anciennes ou modernes), avec une narration, des histoires, des dialogues, qui font rire, pleurer, rêver, réfléchir. Je n’ai pas envie de voir un spectacle où l’acteur principal pleure sur scène sans rien dire pendant 20 minutes, puis chante une chansonnette en sautant en l’air et finit en faisant la cuisine (oui, bon, je caricature, évidemment, mais je suis sûre que vous voyez ce que je veux dire). Du coup, nous allons au théâtre ailleurs qu’à Lausanne, par exemple au Théâtre du Reflet à Vevey, ou au Théâtre Montreux-Riviera, et dès que nous voyons une pièce intéressante dans un petit théâtre des environs, nous essayons.

Bref, après la pièce, nous avons mangé dans une bonne trattoria/pizzeria italienne qui ne déçoit jamais, la Molisana. Nous nous sommes partagés une excellente pizza Alessio (aubergines, stracciatella de bufflonne et bresaola) et une escalope de veau à la milanaise accompagnée de rucola et tomates cerises.

Vendredi, nous avions des invités. En entrée, j’ai servi un cheesecake aux asperges et sa crème d’asperges (pardonnez l’adjectif possessif, ça m’amuse toujours quand je lis ce genre de tournure au restaurant, du coup je n’ai pas pu résister). Le cheesecake était pas mal, mais c’est surtout la crème d’asperges qui était réussie

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En plat, une épaule d’agneau roulée au pesto avec une salade de fèves aux petits oignons, le tout très bon, et en dessert, des tartelettes aux fraises sans cuisson vraiment délicieuses

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