Théâtre et cuisine printanière

Samedi soir, j’ai fait un rôti de porc mariné au mojito cubain (celui dont je parle dans cet article), accompagné d’un Cole Slaw fusion. Le rôti était bien moelleux et savoureux, une belle réussite ! Et le Cole Slaw était frais et croquant, un bon accord.

Dimanche midi, une improvisation totale : des tagliatelles à l’encre de seiche (j’en avais un paquet au congélateur) au chorizo (j’en avais au frigo) et aux asperges (j’avais un reste d’asperges vertes cuites) :

2016-04-24 12.22.59Dimanche soir, j’ai servi une très satisfaisante et très piquante soupe de brocolis au curry vert.

Lundi soir, j’ai fait (au Cooking Chef) un risotto aux morilles et aux foies de volaille (sans recette, un risotto classique avec trempage préalable des morilles séchées, puis adjonction des morilles juste après avoir nacré le riz, utilisation de l’eau de trempage additionnée de bouillon, et foies de volaille préalablement poêlés ajoutés juste avant le service). Il était malheureusement trop cuit car je m’étais mélangée les pinceaux avec l’horaire de mon cher et tendre, mais il était quand même très bon.

Mardi soir, nous devions aller chercher un de nos fils à l’aéroport de Genève assez tard, nous en avons profité pour essayer le Café de Peney. L’endroit est très agréable, un bistrot à l’ancienne bien décoré. Accueil et service charmants. En entrée, j’ai choisi le « Carpaccio de tête de veau, croquant de légumes, ravigote tiède de petits pois au wasabi » qui était franchement fantastique, moelleux et plein de goût, avec une salade très fraîche qui lui apportait du croquant en contraste. En plat, j’ai pris le « Pluma ibérique snacké, jus aux tomates et olives, churros de pommes de terre ». Là aussi, une réussite totale, viande moelleuse à l’extérieur croustillant, accompagné d’une sauce puissante qui lui seyait très bien, avec la touche fun des « churros » de pommes de terre. En dessert, nous nous sommes partagé une portion somptueuse du dessert du jour, un Saint-Honoré vraiment exceptionnel, crémeux et caramélisé à souhait :

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Nous avons arrosé cet excellent repas d’une bouteille Assemblage du Café de Peney (Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Galotta) du Domaine du Paradis à Satigny, une vraie merveille, un vin à la fois fruité et puissant, une explosion en bouche.

Mercredi soir, j’ai fait une frittata aux côtes de bettes (tirée du numéro de mars de Cuisine et Vins de France) bonne mais quand même un peu fade, avec une salade de tomates. Ce sont pour moi les premières tomates fraîches de l’année, je n’y ai pas résisté, des petites tomates sardes à moitié vertes (achetées au marché), très savoureuses, que j’ai à peine assaisonnées de sel, poivre et huile d’olive.

Jeudi soir, nous avons été voir « On ne saurait jurer de rien », de Musset, au Festival Fécule. Pour un prix dérisoire, nous avons eu droit à un jeu d’acteurs superbe, tout en finesse et en légèreté, et qui portait parfaitement le très joli, drôle et superbement bien écrit texte de Musset – un enchantement. Et là, permettez-moi d’insérer un coup de gueule qui n’a strictement rien à voir avec la nourriture : avant d’avoir des enfants, au début/milieu des années 90, nous allions régulièrement au Théâtre de Vidy, et nous avons vu de superbes choses. Quand nos enfants ont grandi et que nous avons pu recommencer à sortir plus souvent, je me suis immédiatement intéressée au programme de Vidy (qui est quand même le principal théâtre de Lausanne) – et là, horreur, je me suis rendue compte que tout était du spectacle avant-gardiste – plus de vrai théâtre. Je suis peut-être une dinosaure, mais j’aime les vraies pièces (anciennes ou modernes), avec une narration, des histoires, des dialogues, qui font rire, pleurer, rêver, réfléchir. Je n’ai pas envie de voir un spectacle où l’acteur principal pleure sur scène sans rien dire pendant 20 minutes, puis chante une chansonnette en sautant en l’air et finit en faisant la cuisine (oui, bon, je caricature, évidemment, mais je suis sûre que vous voyez ce que je veux dire). Du coup, nous allons au théâtre ailleurs qu’à Lausanne, par exemple au Théâtre du Reflet à Vevey, ou au Théâtre Montreux-Riviera, et dès que nous voyons une pièce intéressante dans un petit théâtre des environs, nous essayons.

Bref, après la pièce, nous avons mangé dans une bonne trattoria/pizzeria italienne qui ne déçoit jamais, la Molisana. Nous nous sommes partagés une excellente pizza Alessio (aubergines, stracciatella de bufflonne et bresaola) et une escalope de veau à la milanaise accompagnée de rucola et tomates cerises.

Vendredi, nous avions des invités. En entrée, j’ai servi un cheesecake aux asperges et sa crème d’asperges (pardonnez l’adjectif possessif, ça m’amuse toujours quand je lis ce genre de tournure au restaurant, du coup je n’ai pas pu résister). Le cheesecake était pas mal, mais c’est surtout la crème d’asperges qui était réussie

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En plat, une épaule d’agneau roulée au pesto avec une salade de fèves aux petits oignons, le tout très bon, et en dessert, des tartelettes aux fraises sans cuisson vraiment délicieuses

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Un best-of de ces dernières semaines

J’ai fait le grand écart sur plusieurs semaines, et au lieu de faire la (longue) liste de tous mes repas, en voici les temps forts :

  • Un délicieux risotto aux petits pois frais, asperges vertes et chorizo, fait entièrement au pifomètre.
  • Un filet mignon de porc à la coriandre qui m’a bluffée (la coriandre en presque-légume, miam !), servi avec riz et pak choi.
  • Des tripes aux pois chiches fondantes et sublimes (mais certes, il faut aimer les tripes, je sais qu’il y a peu d’amateurs), accompagnées d’une salade verte
  • Des bêtes asperges vertes à l’italienne (autrement dit : cuites croquantes à la vapeur et servies avec une « sauce » faite de Parmesan râpé e d’huile d’olive), et de la très bonne mozzarella en escorte.
  • Des spaghettis à la tomate et au chèvre frais, c’est tout bête, curieusement addictif, et c’est une de mes recettes de cuisine rapide.
  • Une exploitation systématique du très beau livre d’Ottolenghi, « Jerusalem« , qui a fourni d’exquises aubergines à la chermoula et au boulgour, des boulettes de bœuf au fèves, et du poulet poché au boulgour accompagné d’une purée de betterave. Verdict : c’est très bon, plein de saveurs fraîches, et beaucoup moins compliqué et long à faire qu’on pourrait le croire en lisant les recettes.

Nous avons aussi été au restaurant :

  • Trois repas excellents dans des restaurants italiens, l’Aperitivo, l’Accademia et Gnutti, qui sont tous dans ma liste des vrais restaurants italiens à Lausanne. [EDIT : malheureusement, Gnutti a fermé fin 2016, je l’ai donc retiré de la liste].
  • Un dîner topissime à Côté Jardin, un des restaurants du Lausanne-Palace, dont j’ai déjà parlé ici.
  • Un extraordinaire repas au Guillaume Tell : il s’agit certainement un des meilleurs restaurants de Suisse Romande, même s’il est moins connu que certains de ses prestigieux confrères. C’est un tout petit restaurant qui offre une cuisine sophistiquée, légèrement fusion, avec quelques touches moléculaires, dans un cadre très « cosy ». Nous avons pris le grand menu (dix plats, mais si bien dosés que l’on est parfaitement repu mais sans lourdeur à la fin du repas), et je garde en mémoire, tout particulièrement, une verrine « papet vaudois revisité », un sablé de foie Gras assez incroyable, une cigale de mer aux accents thaï, et un plat de pigeon à fondre de plaisir.

Grande cuisine indienne

Samedi soir, nous avons mangé avec des amis une fondue chinoise au Jardin de Gloire. Elle était très plaisante, bien servie (avec du poulet, du poisson, des crevettes, de l’agneau, du bœuf, et ce que j’ai préféré : des raviolis chinois). Nous l’avons arrosée d’un excellent Santenay 2002 (le patron a une cave de vins français vraiment intéressante, qu’il propose à des prix plus que raisonnables).

Dimanche midi, j’ai préparé des mini-pilons de poulet laqués miel et sauce soja (au four), avec en accompagnement des liserons d’eau au wok. C’était la première fois que je goûtais (consciemment, car je suppose que j’en ai déjà mangé au restaurant, dans certains plats chinois ou vietnamiens) les liserons d’eau, et bien sûr la première fois que je les préparais, et vraiment c’est délicieux, et facile à faire. Nous avons bu la fin de la bouteille du Chantecôtes Cecilia de la semaine dernière avec ce plat.

Dimanche soir, j’ai fait un grand classique italien, à savoir poulpe et pommes de terre. J’avais un énorme poulpe congelé (2,2kg quand même !), et en cherchant si on pouvait le cuire congelé ou s’il fallait le décongeler auparavant (la bonne réponse est la seconde), j’ai découvert une manière de le cuisiner que je ne connaissais pas : au lieu de le plonger dans une casserole d’eau chaude, il faut simplement le mettre, sans liquide, avec juste un peu de laurier, dans une casserole à couvert, et chauffer. Et comme il rend de l’eau, au bout d’une demi-heure le poulpe nage déjà dans une quantité respectable de liquide rouge. Il a fallu environ trois quarts d’heure en tout pour qu’il soit cuit (testé à la pointe du couteau, sachant que si on le cuit trop il devient dur et caoutchouteux), après quoi je l’ai égoutté, vaguement pelé, et servi sur un lit de pommes de terre bouillies, oignons frais hachés et coriandre hachée (normalement on met du persil plat, mais avec la coriandre c’est délicieux), arrosé de jus de citron et d’huile d’olive. Et comme il avait bien rétréci à la cuisson, après notre repas à 4, il en est resté… une portion ! Nous avons arrosé ce repas d’un excellent blanc espagnol de la région de Peñedes, un Vinya Oculta 2011 ramené de notre séjour à Barcelone.

Lundi soir, j’avais planifié des spaghettis aux artichauts. En cherchant une recette sur le web, je suis tombée sur un certain nombre de recettes qui mariaient artichauts et thon en boîte. Intriguée, j’ai improvisé des spaghettis à la crème d’artichaut (fond d’artichauts rincés et égouttés, chauffés avec de la crème, le tout mixé), aux cœurs d’artichauts (rincés et égouttés, coupés en 4 et ajoutés à la préparation précédente, réchauffés) et au thon (égoutté, émietté, et ajouté à la sauce juste avant de servir), et effectivement, c’est délicieux ! Nous avons bu le même Vinya Oculta que la veille avec ce plat.

Mardi soir, j’étais pressée, j’ai concocté un simple sauté de poulet à la moutarde et à la crème, accompagné d’épinards au beurre. Nous avons bu un rouge argentin, un Cabernet-Sauvignon Viñas del Golf 2003.

Mercredi soir, dans la série des potées, j’ai servi des lentilles aux côtes de bettes et du saucisson vaudois, avec le même vin que la veille.

Jeudi soir, le clou de cette semaine : repas au Rasoi avec vins piémontais de Vajra (soirée organisée par le CAVE). Le menu était le suivant :

Amuse-bouche : noix de Saint-Jacques poêlées, upma à l’encre de seiche, asperges vertes. Vin : Langhe Riesling 2013. Les Saint-Jacques étaient parfaites, cuites juste nacrées comme il se doit. L’upma est un plat de semoule cuite, qui fonctionnait ici comme une sorte de sauce épaisse. C’était plus une mini-entrée qu’un amuse-bouche à vrai dire ! Quant au vin, c’était une rareté (le Riesling n’étant pas du tout un cépage traditionnel piémontais), une belle expression du Riesling, bien fruité.

Première entrée : Saumon fumé au tandoor, daurade en croûte de semoule, chutney de saumon. Vin : Dolcetto d’Alba Coste e Fossati 2010. Le saumon est arrivé sous cloche. Une fois la cloche levée, de délicieux arômes de fumé se sont répandus. Il était délectable, à tel point que même mon cher et tendre, qui n’aime pas le saumon (que voulez-vous, il ne peut pas avoir que des qualités, cet homme-là !) l’a apprécié. La daurade était une sorte de beignet en forme de cigare, la semoule formant une croûte autour. Le chutney de saumon était ce que j’aurais appelé une rillette, délicate et moelleuse. Bref, un plat magistral. Le Dolcetto était à l’avenant : je suis habituée à des Dolcetto légers, celui-ci provenait de vieilles vignes et avait beaucoup de corps, un délice. De plus, il s’harmonisait étonnamment bien avec le saumon, une surprise pour moi qui ai plutôt l’habitude de servir du blanc avec le saumon.

Deuxième entrée : tandoori de volaille aux amandes, risotto khichdi, sauce aux poivres. Vin : Barolo Bricco delle Viole 2010. Un plat très délicat, accompagné d’un vin puissant mais qui curieusement ne l’étouffait en rien.

Plat : côtelettes d’agneau du Limousin, purée de pommes de terre au safran sauce rogan josh. Vin : Barolo Bricco delle Viole 2004. Un bel exemple de cuisine moderne indienne, avec un agneau cuit rosé, accompagné d’une sauce rogan josh traditionnelle, bien épicée. Le vin était très évolué et long en bouche, et ne souffrait pas du tout du piment du plat – encore un bel accord. Je suis désolée, la photo n’est pas très bonne (les lumières au Rasoi sont très agréables pour les convives, mais peu adaptées à la photographie), mais je ne résiste pas à vous la montrer tout de même.

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Dessert : délice au chocolat et framboises, ganache chocolat. Vin : Barolo Chinato. C’était pour moi une double surprise : premièrement parce que je ne suis pas très desserts, et encore moins desserts au chocolat, les trouvant souvent trop lourds et sucrés en fin de repas, mais là j’ai été conquise, la framboise relevait bien l’exquis fondant. Ensuite parce que j’avais entendu parler du Barolo Chinato, qui est un vin fortifié aux herbes et en particulier à la quinine, et je pensais que ce serait amer et que donc mon horreur de l’amer (j’ai une sensibilité exacerbée à l’amertume qui a paraît-il une composante génétique) m’empêcherait de l’apprécier, mais non, pas du tout, aucune amertume, tout au plus une légère âpreté, et une fraîcheur en bouche qui le mariait parfaitement au chocolat.

Bref, vous aurez deviné que nous sommes rentrés ravis de ce repas d’exception.

Et vendredi soir, j’ai fait un risotto aux panais, romarin et jambon cru, basé sur cette recette, mais avec l’adjonction d’un panais cuit et réduit en purée avec un peu de lait, et servi couronné une tranche de jambon cru. Nous avons fini la bouteille de Viñas del Golf et entamé une bouteille de Pinot noir du Satyre avec ce plat.

Une avalanche de restaurants

Samedi midi, comme nous avions dormi à Divonne et fait le marché de la semaine à Ferney-Voltaire, nous avons mangé au Chanteclair. Ce fut une belle découverte ! Ce restaurant propose la formule du menu-carte, que j’ai toujours appréciée. J’ai pris la formule entrée et plat, mon compagnon la formule plat et dessert (avez-vous remarqué que contrairement à ce que l’on pense, les becs sucrés sont souvent les hommes ?). Mon millefeuille de crabe était parfait, bien accompagné par une petite salade croquante, et le quasi de veau aux morilles qui a suivi était tendre, savoureux, excellent (et en quantité gargantuesque). La carte des vins est de plus splendide, ce qui ne gâche rien. Et le service est rapide, souriant, stylé.

Samedi soir, nous étions de retour à Lausanne, et nous avons décidé de tester un tout nouveau restaurant, Le P’tit Lausannois (déjà présenté dans un article du blog Foodaholic). Nous y avons retrouvé avec grand plaisir, au service, une vieille connaissance, puisqu’anciennement serveuse de longue date au restaurant Les Alliés, près de chez nous et très apprécié. L’endroit est bien placé, à deux pas littéralement de la Riponne, tout petit, très joliment refait, et propose une cuisine française de belle facture, moderne et intéressante. J’ai goûté deux entrées, toutes deux fort réussies : une aumônière (froide) de chou au fromage de chèvre escortée d’une salade très fraîche, et une salade de ris de veau. Puis, comme c’est la saison du gibier, j’ai craqué pour les noisettes de chevreuil au cassis et curry rouge, tendres et parfaites (même si, fort honnêtement, je n’ai pas senti le curry rouge, le cassis dominait), avec des petits accompagnement assortis (marrons, chou rouge, purée de courge, et spätzlis bien croustillants). La carte des vins est un peu courte, mais c’est fort compréhensible étant donné la taille et la nouveauté du restaurant. En ce qui me concerne, tout ce qui leur manque est d’ouvrir le samedi midi, qui est pour nous un moment privilégié de fréquentation des restaurants (et ils sont tout près du marché…).

Dimanche midi, j’ai fait une énorme côte de bœuf (achetée au marché de Ferney) au four, escortée d’une sauce marchand de vin (maison, s’il y a bien une chose que je déteste ce sont les sauces en sachet, brique, gobelet, whatever) et d’une salade de rampon.

Dimanche soir, après avoir été au cirque Knie (je suis une éternelle enfant, j’adore le cirque), nous avons enfin pu tester La Maison Thaï au Lac. Nous avions déjà (très bien) mangé dans la maison-mère de Mex, mais je me réjouissais d’essayer l’annexe lausannoise. Verdict : j’aime énormément le décor (bien plus beau que celui de Mex), et la cuisine est tout aussi succulente, j’adopte ! J’ai mangé une « sorte de pot-au-feu Thaï » excellent (que l’on m’avait annoncé bien piquant et qui l’était effectivement, la Maison Thaï respecte vraiment les goûts de la cuisine thaïlandaise) : du bœuf en pot au feu dans un bouillon très parfumé, avec des légumes verts et des micro-aubergines. J’ai pris un riz gluant pour accompagner mon plat, et je dois dire qu’étant donné la portion qui m’a été servie, je n’ai pas regretté de n’avoir pas pris d’entrée !

Lundi soir, pour compenser un peu toute cette viande, pour célébrer le retour de l’automne et pour enfin tester une application Android que j’ai téléchargée il y a longtemps, Sweet’N’Spicy (qui reprend le site Fullmeals), j’ai fait un kootu de potimarron avec chutney de coriandre et riz basmati. J’ai trouvé la technique d’incorporation des épices à la fin et non pas au début de la cuisson très intéressante, et le plat lui-même particulièrement réussi. Le chutney de coriandre était lui aussi excellent et arrachait sa mère (faut dire que j’y ai mis un petit habanero entier, quand même…).

Mardi soir, j’ai fait un risotto selon l’inspiration du moment : sot-l’y-laisse de poulet, champignons (chanterelles d’automne, petits bruns, shiitakes), Parmesan et huile de truffe. Miam, triple miam.

Pour le repas de mercredi soir, j’avais des suprêmes de poulet, des coings et deux petites courges butternut. J’ai tapé « coings poulet butternut » dans Google, mais aucune recette ne contenait les trois termes. Par contre, quand j’ai essayé en anglais « quince chicken butternut », je suis tombée sur cette recette. J’y ai rajouté un mélange d’épices « Mojito Lime » acheté en Angleterre. Verdict : poulet et courge extra, mais coings pas top, un peu secs et durs. Je pense qu’il faudrait précuire les coings, peut-être avec un peu de beurre, ou à la vapeur… A voir. Mais le mélange de goûts était sympa.

Jeudi soir, salade César au poulet tirée du livre « A Little San Francisco Cookbook« .

Et vendredi soir, juste avant de partir en vacances, j’ai joué la paresseuse et servi un délectable repas composé d’un grand plateau de fromages, de pain au lard, de pain aux noix, de noix fraîches, de raisins, de pommes, de poires et de figues. Sur ce je vous quitte, je pars une semaine en Italie, la vie est belle et vous me relirez dans 15 jours !

Un goût d’été indien

Samedi soir, nous avons été manger avec des amis au restaurant libanais Keyann. Nous avons pris toute une série de mezzés, suivis de quelques grillades. C’était délicieux (avec mention spéciale à un mezzé de poisson et amandes que je ne connaissais pas et qui m’a particulièrement plu). Je pense que la prochaine fois que j’irai au Keyann, je ne prendrai que des mezzés, c’est vraiment ce que je préfère. Le dessert de petites crêpes libanaises à la fleur d’oranger était excellent, et la carte des vins recèle de jolies découvertes en vins libanais, sans se limiter aux classiques Kefraya et Musar (mêmes si ce sont d’excellents vins).

Dimanche midi, j’ai pioché dans ma réserve de charcuteries espagnoles et servi un beau plat de jambon pata negra et de chorizo, accompagné d’une salade de tomates (probablement la dernière jusqu’en mai ou juin prochain, je n’achète jamais de tomates hors saison, tant qu’à faire, je préfère boire de l’eau…).

Dimanche soir, j’ai fait une fondue savoyarde avec un mélange de fruitière acheté à Jougne : Beaufort, Gruyères, Abondance et Emmental. Eh bien je dois dire, bof, totalement bof. La fondue tranchait si facilement que j’ai dû rajouter de la maïzena (ce que je ne fais jamais d’habitude), et elle était élastique et assez fade. Je vais m’en tenir au bon mélange moitié-moitié de Dutweiler ou de Macheret désormais !

Lundi soir, j’ai fait un risotto à la courge en utilisant l’excellente recette de Macha Méril (sans crème pour moi). J’utilise d’habitude du potimarron (qui est vraiment ma courge préférée, juste devant la butternut), mais j’avais envie de changer et j’ai acheté au marché un morceau de cette énorme courge cylindrique que vend Angelo Della Vecchia. C’était bon, mais ç’aurait été meilleur avec du potimarron (on ne se refait pas).

Mardi soir, j’ai fait du cabillaud sauce Romesco, accompagné de gros oignons doux et de pommes de terre rôtis au four. J’ai rôti le cabillaud au four en même temps que les légumes finissaient de cuire, c’était très réussi, la sauce était vraiment parfaite.

Mercredi soir, nous étions invités à une soirée chez des amis, très belle musique puis buffet froid.

Jeudi soir, nous avons utilisé un bon Groupon acheté il y a quelques semaines et dégusté un menu brésilien à l’Auberge de Gilly. C’est une auberge que je connaissais très bien il y a longtemps, car j’ai passé d’innombrables vacances juste à côté, à Vincy, dans la maison de ma grand-mère, mais je n’y étais pas retournée depuis plus de 10 ans. Elle a été complètement rénovée depuis, et très joliment. D’après le bon acheté, je m’attendais à une carte brésilienne, mais en fait, il y a un seul plat brésilien à la carte, le reste est très traditionnel local. Notre repas comprenait donc une assiette de crudités en entrée (qui était, comme on dit en italien, « sans reproches et sans louanges », très banale), puis le plat brésilien, à savoir un « bobo de camaraõ a moda pernambucana », ragoût de crevettes, Saint-Jacques, lait de coco, poivrons et coriandre, servi avec du riz blanc, puis de l’ananas rôti avec une boule de glace macadamia. Tout cela n’était pas mauvais, mais sans plus, il manquait ce goût de reviens-y qui fait toute la différence. De même, le service était affable et efficace, mais très impersonnel.

Vendredi soir, nous avons mangé tard car nous sommes allés chercher une amie à la gare vers 21h30. J’ai fait des simples pennes aux courgettes, crevettes et basilic (et j’aurais dû forcer sur la dose de basilic, elles étaient un peu fades).

Cinquante nuances de potée*

Samedi soir, nous avions invité des amis – même configuration que nous, les parents et deux adolescents. En entrée, j’ai servi des petits flans aux carottes au chèvre frais qui se sont révélés franchement délicieux, flanqués d’un petit mesclun très frais acheté le matin-même chez Della Vecchia, mon marchand de primeur attitré du marché de Lausanne. En plat, un bon classique américain, délicieux et très pratique à faire pour une grande tablée, du poulet aux cornflakes (c’est à peu près cette recette, mais avec un poulet entier découpé, et ne froncez pas le sourcil, lecteurs ! C’est bien meilleur que ce que la désignation pourrait laisser penser), et avec ça, une simple salade de pommes de terre nouvelles aux oignons frais (avec mon petit truc habituel : dès que les pommes de terre sont cuites, les égoutter, les peler si nécessaire – ce n’est pas le cas pour des nouvelles – les couper et les plonger dans du bouillon tiède où on les laissera refroidir, ce qui leur permet de rester bien moelleuses et de ne pas devoir les imbiber de litres de sauce à salade). Et en dessert, pas du light mais du bon : un crumble de poires à la Pralinoise (la recette originale indique du chocolat noir mais la Pralinoise c’est si bon !).

Dimanche midi, c’est la plupart du temps mon « repas-paresse », j’avais repéré une recette de tarte aux pommes de terres et camembert, rapide à faire et très agréable. J’avais fait la pâte la veille, ce qui n’a fait qu’améliorer la grasse matinée. En accompagnement, une simple salade verte.

J’adore l’aïoli, et je me suis récemment rendue compte qu’on pouvait aussi le faire avec autre chose que de la morue (même si j’aime beaucoup la morue). Dimanche soir, j’ai donc fait un grand aïoli de poulet. J’ai cuit le poulet découpé en morceaux au four, et les légumes (gros oignons, carottes, pommes de terre, artichauts poivrade et courgettes) à la vapeur. Et j’ai fait l’aïoli au Bamix, ce qui fait qu’il a été fait en 30 secondes, et je n’exagère pas ! C’est vraiment magique, on met dans un récipient haut et étroit sel, poivre, ail haché, jus de citron, et en dernier l’huile d’olive, on plonge le Bamix au fond du récipient, on l’actionne et on remonte, pas trop vite… et voilà, un aïoli parfait ! Magique, je vous dis.

J’avais vu dans je ne sais plus quel magazine (ou site web, j’avoue que c’est vague dans mon esprit) une recette de soufflé au chèvre frais, l’idée m’est restée dans la tête. Lundi soir, j’ai servi un soufflé au Chavroux, accompagné d’une salade de betteraves. Comme d’habitude, je n’ai pas cuit le soufflé assez longtemps – pas grave, on s’est servi du pourtour, je l’ai remis au four, le temps que l’on mange le premier service, le reste était parfait. Je sais, ce n’est pas super-élégant, mais c’est bon quand même, alors… Quant à la salade de betteraves, je la fais comme je l’ai mangée il y a bien longtemps en Allemagne, dans une sauce à base de moutarde et de crème acidulée, et avec plein d’oignons frais hachés.

Quand j’avais fait mon risotto à la truffe et aux petits légumes la semaine passée, j’avais complètement oublié que je voulais le faire aux risoni (des minuscules pâtes en forme de grains de riz). Mardi soir, je me suis rattrapée et j’ai fait un risotto de risoni aux poireaux et aux crevettes. C’était très bon, et l’utilisation des risoni donne quelque chose de très crémeux.

Mercredi soir, j’ai plongé dans ma réserve de légumineuses et j’en ai sorti des fèves sèches décortiquées (je vous en ai déjà parlé ici) pour faire une favata, probablement le dernier plat de ce genre avant l’hiver prochain. Bon, roboratif, je suis une grande amatrice de ce type de cuisine.

Alors, elle est pas belle ma favata ?

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Jeudi soir, pizza aux poivrons, aubergines et chorizo. J’utilise la recette de pâte à pizza tirée de ma bible du pain à la machine à pain, « The Breadlover’s Bread Machine Cookbook », qui a pour particularité de mélanger trois quarts de farine de blé tendre et un quart de farine de blé dur. Je mets tous les ingrédients dans la machine à pain le matin avant de partir au travail, et le soir quand je rentre il n’y a plus qu’à étaler et garnir la pâte. J’avais rôti les poivrons et l’aubergine la veille. C’était très bon, mais avis aux amateurs : il vaut mieux ajouter les rondelles de chorizo en milieu de cuisson, là c’était un peu trop grillé.

Vendredi soir, en arrivant à Paris pour le weekend (fort chargé, ce qui explique mon retard dans la publication de cet article), repas avec mon cousin (qui tient le blog Chiva’s Regal) et sa petite famille à la Biche au Bois, qui est un de mes restaurants Parisiens préférés. C’était délicieux comme d’habitude, copieux comme d’habitude, service souriant et efficace comme d’habitude !

*Merci à mon fils cadet pour ce titre, qu’il m’a involontairement soufflé en s’écriant, à la vue de la favata, « Mais c’est Fifty Shades of Potée cet hiver ! », car j’avais déjà fait en 4 mois, une potée aux lentilles et une potée aux pois chiches. Oui, il est pourri-gâté…

Du soleil !

J’avais découvert récemment que le chef du défunt MC’s (qui était juste au dessus du CHUV à Lausanne, et que j’ai beaucoup aimé, dans ses deux périodes), Sébastien Rithner, officie à présent au restaurant Minuit-Soleil. Nous avons donc été redécouvrir sa cuisine samedi soir, et je dois dire que ça vaut le détour ! Une carte appétissante, des prix honnêtes, et un service accueillant et souriant, un vrai plaisir. Ma charlotte de canard aux mangues et au foie gras en entrée était vraiment délicieuse, et les gambas de mon plat aussi (avec mention spéciale pour le risotto à l’encre de seiche qui les accompagnait, à se relever la nuit). Seuls petits bémols : une salle très bruyante (mais on nous avait placés dans la véranda, ce qui nous a mis très agréablement à l’abri du bruit), et une portion peut-être un peu congrue de gambas. Mais nous reviendrons, ça c’est sûr !

J’avais décidé de tester la confection de sauces émulsifiées au Kenwood Cooking Chef. Dimanche midi, j’ai donc fait des entrecôtes de bœuf sauce béarnaise, accompagnées de chou-plume (j’ai découvert que c’est le nom officiel du kale, dit aussi chou nordique) à l’ail. J’ai pris la recette de béarnaise donnée dans le livre qui accompagne le Cooking Chef, et je dois dire que j’ai eu des sueurs froides : je me suis vite rendue compte que j’étais en train de faire des œufs brouillés au beurre et à l’estragon… Rattrapage illico au mixer-plongeur, puis redémarrage au Cooking Chef – argh, ça tranchait ! Mais l’ajout final (prévu) de citron a miraculeusement tout émulsionné. Ouf ! C’était pour finir très réussi. Ceci dit, il faut que je révise la manipulation, visiblement la recette (surtout en ce qui concerne les temps et températures) est mauvaise.

J’avais vu de superbes truffes noires au marché, j’ai donc mis au programme de la semaine un risotto aux petits légumes et à la truffe que j’ai fait dimanche soir. J’ai élaboré la recette de A à Z, et je suis fière comme un paon, elle a très bien tourné !

Lundi soir, envie d’un plat bien traditionnel que je n’avais pas fait depuis longtemps : un hachis parmentier. J’ai utilisé non pas un reste de viande (je n’en n’avais pas) mais de la viande hachée mélangée de bœuf et de porc, revenue avec de l’oignon, et j’ai fait une purée moitié pommes de terre moitié céleri-boule, ce que j’ai trouvé particulièrement réussi (sans compter que ça intègre les légumes dans le plat, ce qui n’est pas un mal). Et le voilà, déjà à moitié dévoré…

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Mardi soir, encore un test de sauce émulsifiée : des filets de féra sauce hollandaise. J’ai cuit les filets de féra au gril du four, environ 5 minutes côté peau et 2 minutes côté chair – décidément, c’est une cuisson que je trouve à la fois très pratique et très goûteuse. Quant à la hollandaise, j’ai à nouveau utilisé la recette du livre du Cooking Chef, et à nouveau, déception. Elle était bonne, mais pas correctement émulsionnée, trop liquide. J’ai servi des petits pois aux oignons frais à l’étouffée en accompagnement.

Mercredi soir, histoire d’utiliser un emballage de haricots mungo achetés je ne sais plus où, j’ai fait des filets de canard au curry et haricots mungo, lointainement inspirés de cette recette, avec du riz basmati. Je fais mon mea culpa : je n’aurais probablement pas du remplacer les cuisses de canard prévues dans la recette d’origine par des filets. Ce n’était pas mauvais, mais un peu sec et farineux (la faute aux haricots mungo je suppose) – bref, à ne pas refaire, en tout cas pas comme ça.

Jeudi soir, fondue au vacherin fribourgeois – bien crémeuse, avec des pommes de terre pour les amateurs, du pain pour les autres.

Et finalement, vendredi soir, du rapide : des côtelettes de porc marinées à la moutarde et au vin blanc, cuites au four, bonnes mais un peu sèches (si quelqu’un a la recette miracle pour des côtes de porc super-moelleuses, je prends !), et une belle salade verte bien croquante.