Du piment dans le quotidien

Devinette : qu’ont en commun les bananes, les joues de bœuf et le piment ? Réponse : ce sont trois aliments que mon fils cadet n’aime pas, et que j’ai donc profité de mettre au menu, vu son absence cette semaine…

Samedi soir, j’ai mitonné une belle soupe bien réconfortante, avec toute la neige qui est tombée ce jour-là c’était parfait : une harira.

Dimanche midi, j’ai testé une recette curieuse trouvée sur Marmiton : des fondants de bananes au chèvre. Ca se laisse agréablement manger, c’est facile à faire, bref, parfait pour un dimanche midi post-grasse matinée !

Dimanche soir, j’ai cuisiné des joues de bœuf au miso. Elles ont cuit toute l’après-midi, et j’ai juste eu les finitions à faire en début de soirée. Je les ai servies avec du riz parfumé.

Lundi soir, nous avons profité de notre état de pauvres parents abandonnés (notre aîné étant de sortie) pour aller nous régaler au Chat Noir. J’ai pris un excellent croustillant de tourteau sur un lit de céleri (comme une rémoulade modernisée) puis leur incontournable et sublime parmentier de queue de bœuf au foie gras. Nous avons bu un Bandol rouge Lafran-Veyrolles 2010 absolument excellent (même si la région de Bandol est surtout connue pour ses rosés, je dois avouer un amour tout particulier pour ses rouges).

2015-02-23 20.32.15Mardi soir, j’ai fait griller des merguez (au four, ce qui évite d’éclabousser toute la cuisine avec des projections de graisse), que j’ai servies avec une purée de patates douces et des bok choi sautés à l’ail.

Mercredi soir, j’ai préparé un ceviche péruvien de poisson. C’était bon, frais et léger, mais il manquait un je ne sais quoi, quelque chose que je qualifierais, faute de mieux, de profondeur de goût. Si vous, chère lectrice, cher lecteur, savez quoi, je serai ravie de vous lire !

Jeudi soir, j’ai fait un plat traditionnel sénégalais que j’affectionne : du poulet yassa que j’ai accompagné de riz basmati. C’était délicieux.

Vendredi soir, nous avons testé un nouveau restaurant italien à Lausanne, le Ristorante Amici (qui a remplacé le Café des Amis). C’est une émanation du Ristorante saint-Paul, avec une carte différente, plus orientée vers les pâtes (mais des pâtes maison très travaillées). Nous nous sommes partagés un grand « antipasto mediterraneo » délicieux (charcuteries, caponata, salade de poulpe, anchois marinés, etc.), puis j’ai pris la suggestion du jour, des pâtes aux vongole et aux moules absolument exquises. Le service est charmant et chaleureux malgré l’affluence (méritée), ce n’est pas loin de chez nous et nous y retournerons !

Entre Italie et France

Samedi soir, lors d’un mini weekend dans la région d’Aoste, nous avons mangé à la Locanda La Clusaz. Nous avons pris le « Menu d’hiver », et c’était, comme d’habitude (nous y allons régulièrement depuis plus de 20 ans), exquis.

Entrée : terrine de museau de veau, sauce verte, petite salade de topinambour
Primo : Ravioli de pied de porc et artichauts, crème de chou-fleur
Plat : Ris de veau
Dessert : sabayon

En vin, après un verre de mousseux local très gentiment offert, nous avons bu une bouteille d’un vin d’exception, « Le Prisonnier » de la Maison Anselmet.

Dimanche midi, nous avons brunché chez des amis.

Dimanche soir, j’ai fait des tranches très fines de bœuf (achetées en Italie, c’est une découpe qui ne se trouve pas ici) poêlées et déglacées à la crème de balsamique, avec de la cima di rapa (elle aussi italienne) à la poêle, avec un Malbec argentin Viñas del Golf 2003.

Lundi soir, j’ai cuisiné des pâtes fraîches achetées à Aoste (triangolini à la bourrache, raviolis au bœuf et aux épinards) avec une sauce au poireau, et arrosé le tout d’un Salice Salentino Selvarossa Riserva, Cantine Due Palme 2008. J’ai découvert assez récemment que l’on peut faire des sauces pour pâtes toutes simples et délicieuses avec des légumes coupés et cuits à l’étouffée, assaisonnés et mixés avec éventuellement un peu de liquide (crème, bouillon, etc.). J’ai déjà testé avec du céleri-boule et du poireau, mais je suis sûre que c’est extensible à toutes sortes de légumes (épinards, côtes de bette, chou-fleur… la liste est sans fin).

Mardi soir, j’ai fait une soupe au potimarron, chou noir et côtes de bettes. Elle était délicieuse, et j’ai été stupéfaite de voir qu’à quatre, nous avons englouti une grosse botte de côtes de bettes, une botte de chou noir et un potimarron (sans parler du lait, du Parmesan, de l’échalote et du pain grillé qui complètent la recette) ! Nous avons fini le Selvarossa de la veille.

Mercredi soir, nous avions un invité. En entrée, carpaccio de coquilles St-Jacques à l’huile vanillée, accompagné d’un peu de rampon (mâche pour les franco-français). En plat, rôti de cochon de lait à la bavaroise et écrasée de fèves. En dessert, verrines de poires et crème fouettée au praliné. Nous avons bu un Sauvignon blanc Cloudy Bay 2012 en apéritif et avec l’entrée, puis un Château Musar 2008 avec le plat.

Jeudi soir, en étape de la route vers Paris, repas au Montrachet. Nous y avons fait un excellent repas bourguignon (cuisine très soignée, un peu revisitée), avec en entrée des œufs en meurette, puis un quasi de veau fermier cuit en cocotte, accompagné de chanterelles et polenta crémeuse, juste parfait ! A tout seigneur tout honneur, nous avons bu un Chambolle-Musigny délectable.

Vendredi soir, à Paris, nous avons mangé avec une amie repas au restaurant Waly Fay, qui sert une délicieuse cuisine d’Afrique de l’Ouest. J’ai pris un rhum-gingembre en apéro. En entrée, mon bol de moules à la sainte-Louisienne (ail, persil, piment) était énorme, rempli de petites moules de bouchot délicieuses, avec beaucoup de goût. Ensuite, j’ai pris un G’boma de bœuf (aux épinards et amandes) très miam, et en dessert… un jus de gingembre (j’adore ça et je n’avais plus faim !). Nous avons arrosé ce repas d’une bouteille de Crozes-Hermitage du Domaine de Chasselvin.

Du piment dans les assiettes

Samedi soir, j’ai servi un ragoût de porc et poulet à la banane très réussi, accompagné de patates douces et tranches d’ananas rôties au four. J’y avais incorporé un demi-piment habanero frais haché en début de cuisson, le degré de force était parfait. Le vin d’accompagnement était un Malbec Cent Visages de Loire surprenant (on n’a pas l’habitude de trouver du Malbec en pays de Loire) et délicieux.

Dimanche midi, après avoir vu la jolie exposition sur les contes de fée au Palais Lumière, nous avons mangé à Evian au Petit Lyon. C’est je crois la première fois que je vois un restaurant tenu entièrement (salle et cuisine) par une seule personne, et ma foi, chapeau ! C’était bon (cuisine de bistrot lyonnais, comme l’indique le nom), bien servi, avec beaucoup de gentillesse, même si, ce qui est bien compréhensible, il y avait parfois quelques lenteurs (mais rien de dramatique). Nous nous sommes partagé une excellente terrine de ris de veau en entrée, puis j’ai pris un plat rarissime en dehors de Lyon, à savoir un tablier de sapeur, servi avec de la purée de pomme de terre et des épinards au beurre. En dessert, nous avons tous deux craqué pour la mousse au chocolat, parfaite, très mousseuse et aérienne. Nous avons très traditionnellement arrosé ce repas d’un agréable pot de Beaujolais-Villages.

Dimanche soir, j’ai fait une carne cruda all’albese comme je la mangeais au défunt restaurant Chez Emmanuele à Lausanne, sur lit de fenouil : une couche de fenouil cru coupé très fin, assaisonné de sel, poivre, jus de citron et huile d’olive, puis une couche de veau coupé fin et aplati au rouleau à pâtisserie, assaisonné de la même manière, puis une couche de copeaux de Parmesan. Avec une bonne baguette ramenée d’Evian, c’était excellent ! Le Barolo Cantina Terre del Barolo 2005 que nous avons bu avec ce repas se mariait parfaitement au plat.

Lundi soir, cuisine rapide : une salade verte garnie de croûtons au chèvre chaud. Simple mais bon. Et l’accord avec du Sauvignon comme dans la patrie du chèvre (Chavignol !) : un Touraine-Sauvignon Le Petiot 2009.

Nous avions acheté du boudin en France (je dois avouer une nette préférence pour le boudin français par rapport au boudin suisse) et j’avais envie de faire autre chose que le traditionnel boudin pommes en l’air (par ailleurs très bon). Mardi soir, j’ai donc fait un rougail boudin, flageolets et riz, et servi le piment à part (nous avons un intolérant au piment dans la famille, qui était absent samedi soir, mais cela fait que j’ai toujours un bocal de bon piment antillais en purée au frigo, que je mets sur la table quand je juge que le plat s’y prête) : C’est une recette que je garde précieusement, j’ai adoré ce plat ! Le reste de Barolo de dimanche soir l’a parfaitement bien accompagné.

Mercredi soir, j’ai continué la série « cuisine des îles » et servi un très bon curry de gambas au porc, avec du riz basmati, et là aussi le piment à part. Je dois avouer que j’ai utilisé un curry indien, n’ayant pas de curry malgache et aucune idée de sa composition, malgré une recherche sur Google. Nous avons bu un Saint-Chinian Clos Bagatelle Veillée d’automne 2009.

Jeudi soir, nous avons mangé à l’Auberge Aux 2 Sapins à Montricher. Nous y allons assez régulièrement, malgré l’éloignement, et nous ne sommes jamais déçus. L’auberge propose une formule « menu-carte » que je trouve très sympathique, et qui offre un excellent rapport prix-plaisir. Nous avons pris la version 3 plats (entrée, plat, fromage ou dessert). Mon entrée était un « Plaisir de St-Jacques et crabe » composé d’une petite salade de mâche, de quelques St-Jacques rôties et d’une sorte de rillette de crabe surmontée d’un carpaccio de St-Jacques. En plat, j’ai choisi le « Pavé de maigre sauvage aux coquillages », à savoir un beau pavé de maigre rôti, accompagné de petits légumes, d’une délicieuse sauce émulsionnée à l’oursin (joliment servie dans sa coque) et de ravioles de coques et moules. Et comme dessert, j’ai pris une tatin de coings et poires qui m’a ravie. Elle était si joliment présentée que j’en ai, ô miracle, pensé à sortir mon téléphone pour l’immortaliser :

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A vrai dire, tout le repas m’a ravie ! Nous avons accompagné ces agapes d’un excellent Sauvignon Blanc genevois.

Vendredi soir, soupe de potimarron (toute simple : potimarron en cubes cuit dans un mélange d’eau et de crème, salé, poivré et mixé), muffins au potiron, châtaignes et Comté et salade verte. Les muffins étaient délicieux ! Nous avons fini le Saint-Chinian de mercredi soir.

Malade quelques jours, mais cuisinière toujours

Si je n’ai pas posté depuis deux semaines, c’est j’ai été malade pendant 4 jours, du dimanche soir au mercredi soir de la première semaine (et encore pas très vaillante les quelques jours suivants). Les deux seules choses (à part dormir) que j’arrivais à faire c’était regarder des séries et… cuisiner. Vous me pardonnerez si cette fois, je ne mentionne pas les vins, je n’étais vraiment pas à mon affaire et ai donc oublié (et de plus, j’ai peu bu).

Première semaine

Samedi soir et dimanche midi, nous étions invités chez des amis.

Dimanche soir, j’ai fait une féra au lard sur lit de pommes de terre et poireaux. Résultat très moyen, poisson trop cuit (mais j’aurais dû m’en douter en lisant la recette) et un peu sec.

Lundi soir, un grand classique italien revisité par mes soins en recette rapide : pasta e fagioli express. C’est tout simple mais incroyablement satisfaisant, de ces bons plats d’hiver qui donnent chaud au ventre et au cœur.

Mardi soir, j’ai servi une soupe de poulet vietnamienne en utilisant une recette de ce blog (je n’arrive pas à référencer la page, le lien a un comportement bizarre). C’était délicieux, en même temps nourrissant, plein de goût et léger.

Mercredi soir, j’ai mitonné un très roboratif bœuf bourguignon tiré du livre Recettes Françaises d’Elisabeth Scotto (qui est ma bible en matière de grands classiques français), accompagné de carottes et pommes de terre.

Jeudi soir, j’ai servi du bœuf mijoté aux pommes de terre, une belle recette qui montre un autre aspect de la cuisine chinoise, bien loin des plats glutamateux de certains restaurants.

Vendredi soir, nous avons été chez Gina Ristorante, où nous avons très bien mangé. En apéritif-entrée, nous nous sommes partagés du jambon de Parme accompagné de châtaignes caramélisées et de pain carasau, puis j’ai pris d’exquises lasagnes aux bolets. Nous avons arrosé ce repas d’un excellent Valpolicella Classico Superiore Ripasso 2010 (dont, ô honte, j’ai oublié le nom du producteur).

Deuxième semaine

Samedi soir, j’ai fait des œufs cocotte aux cèpes (mais en séparant les blancs des jaunes et en ne faisant cuire les jaunes que 2 ou 3 minutes en fin de cuisson, ce qui évite l’effet « œuf dur »), accompagnés d’une fondue de poireaux au curry.

Dimanche midi, vite fait bien fait, des pâtes fraîches (un mélange de raviolis au zeste de citron et de ravioli aux marrons, achetés au marché chez Padula) beurre et sauge.

Dimanche soir, je me suis lancée dans une recette à longue cuisson : un sancocho colombiano (qui est la version colombienne du pot-au-feu) avec sauce pico de gallo. J’adore la cuisine sud-américaine, et je n’ai pas été déçue par le résultat. La sauce apporte une touche de fraîcheur et de peps juste parfaite !

Lundi soir, pour me venger de mon ratage du dimanche précédent, j’ai refait des filets de féra (sans recette cette fois) sur lit de potimarron rôti au four. J’ai cuit la féra à peine 10 minutes, en fin de cuisson du potimarron, c’était nickel.

Mardi soir, j’ai improvisé avec ce que j’avais dans mes armoires et dans mon frigo, et ça a donné des fort sympathiques spaghettis aux artichauts et à la scamorza à la truffe.

Mercredi soir, avec des amis, nous avons dégusté un sublime repas « gibier à plumes » au restaurant du Moulin d’Assens.

Voici l’impressionnant menu :

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C’était un triomphe : cuissons parfaites, goûts en même temps affirmés et subtils, sauces bien élaborées, portions bien mesurées qui nous ont laissé rassasiés mais pas étouffés. Même la présentation était parfaite, voyez ce petit cygne en pâte et crème de marrons, sur le bord de l’assiette d’élixir de faisan :

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De temps en temps on venait nous présenter les volailles « au naturel » :

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Et voici les mignardises de fin de repas :

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Jeudi soir, j’ai servi mes désormais classiques ris de veau poêlés (sans recette, ris de veau juste débarrassés des grosses membranes, poêlés dans du beurre à rôtir une bonne demi-heure, de manière à être bien dorés sur toutes les faces) et gratin de cardons. Le gratin était délicieux, et l’astuce de la recette est très intéressante, ça permet d’éviter de faire une béchamel, ce qui est utile quand on est pressé.

Et vendredi soir, nous étions invités chez des amis.

Avant les vacances

Samedi soir, nous étions huit à table. En entrée, j’ai profité de la saison pour faire une salade de homard à la mangue et à la coriandre (recette improvisée, avec dans la sauce un peu de la délicieuse huile d’olive au combava de Roellinger) qui a eu un beau succès (je n’ai pas regretté la demi-heure passée à décortiquer les trois homards que j’avais ramenés de chez Aligro et cuits au four). En plat, du Tonno del Chianti accompagné de haricots borlotti froids aux oignons de Tropea. C’est une recette de porc « façon thon en conserve » qui m’avait intriguée, et elle en vaut la peine (même si elle n’est pas très légère, évidemment…). En dessert, un de nos amis avait apporté une soupe aux fraises et une sublime tarte aux abricots.

Dimanche midi, j’ai fait un tartare de bœuf à la crème acidulée, à la moutarde et aux herbes (c’est ma recette habituelle, je l’ai trouvée il y a très longtemps dans l’excellent livre « Gourmande et pressée » des sœurs Scotto, et je la préfère nettement à la recette traditionnelle, elle est beaucoup plus fraîche et savoureuse), avec des chips et une salade de tomates.

Dimanche soir, des seiches à la plancha, accompagnées de légumes sautés au basilic (aubergines, poivrons, courgettes). Les seiches étaient superbes, fraîches (dans le sens pas « congelées et vendues décongelées »), une trouvaille chez Aligro là encore. J’ai enlevé l’os et le bec mais malheur à moi, je n’ai pas assez l’habitude de cuisiner ces bestioles, je n’ai pas enlevé la poche d’encre qui est très sableuse, c’était un peu dommage (mais pas très grave, le sable est resté très discret heureusement). Excellent. J’ai bien réussi le temps de cuisson, très court (les seiches et calamars doivent cuire soit très peu de temps soit très longtemps, entre deux ils deviennent caoutchouteux). Bref, à refaire (et cette fois, je les nettoierai dans les règles de l’art !).

Lundi soir, j’ai fait des hamburgers. Je dois dire que la mode du hamburger au restaurant m’énerve un peu, c’est un plat qui demande peu de cuisine et de temps de préparation, franchement, je préfère le faire chez moi plutôt que le payer au prix de l’or dans un bistrot qui se croit gastronomique parce qu’il a ajouté un peu de confiture d’oignon sur le machin. J’ai grillé le pain, grillé les « patties », ajouté du fromage à raclette dessus et juste laissé fondre, et servi à chacun son hamburger qui pouvait être personnalisé avec tout ce que j’avais posé sur la table : ketchup, sauce barbecue, feuilles de salade, tranches de tomate, avocat écrasé, et pancetta grillée.

Mardi soir, j’ai servi une soupe que j’adore, la harira (recette tirée du livre « La cuisine du Maghreb« , éd. Könnemann). En dessert nous avons eu de la glace caramélita de Mövenpick apportée par ma belle-mère – je crois que je ne connais qu’une seule personne dans mon entourage qui ne craque pas pour la caramélita, elle est vraiment délicieuse (surtout pour une glace non artisanale !).

Mercredi soir, de la morue (du cœur de morue trouvé, encore une fois, chez Aligro) pochée accompagnée d’une sauce verte à base de pomme de terre écrasée et de persil (j’ai trouvé la recette de la sauce dans le livre « La cuisine portugaise« , toujours aux éditions Könnemann), et des pommes de terre et haricots (un mélange de haricots verts et de haricots beurre) rôtis. Peu de gens savent que les haricots peuvent être rôtis au four (il suffit d’une dizaine de minutes à four bien chaud, en les arrosant d’un peu d’huile d’olive), et pourtant ils sont vraiment bons ainsi, en même temps un peu croquants et presque caramélisés, très addictifs.

Jeudi soir, j’ai fait du poulet à la grenade, accompagné d’une salade de pommes de terre et fenouil – deux recettes du livre de cuisine libanaise de Salma Hage dont j’ai déjà parlé plusieurs fois dans ce blog et que je suis en train d’exploiter. C’est une vraie mine d’or ce bouquin, les deux recettes étaient excellentes.

Vendredi soir, buffet à thème « les crevettes » au restaurant du Stand de Gilamont. C’est la troisième fois que nous y allons, et c’est toujours aussi bon. Les crevettes crues à la Thaílandaise étaient à se damner, les dim-sums aux crevettes aussi, et il y avait bien d’autres choses encore.

Et je vous donne rendez-vous dans 3 semaines, nous partons en vacances à Barcelone, je vais pouvoir tester les tapas et autres pintxos. Je me réjouis, et vous souhaite un très bel été.

Quelques soupes et une fondue

Samedi soir nous avons mangé dans un restaurant que j’aime beaucoup, Côté Jardin, l’un des restaurants du Lausanne Palace. Pour y avoir quelques fois mangé à la carte, je peux vous dire que tout est bon, mais ils ont surtout une spécialité à un rapport prix/plaisir fabuleux, c’est le triple buffet : buffet d’entrées, buffet de fromages, buffet de desserts, à volonté, pour 52 francs (à la carte, je vous le dis tout de suite, c’est autrement cher !). Le buffet d’entrées est nettement à tendance méditerranéenne, avec salade de poulpe, vitello tonnato, salade grecque, etc., mais on y trouve aussi un excellent saumon fumé par exemple. Il y a de quoi faire, et quand on se sert bien ce n’est vraiment pas une entrée… Le buffet de fromages est joli mais un peu court. Pas grave, on peut se rattraper sur le buffet de desserts, plein de mini-pâtisseries, mini-crèmes brûlées et autres verrines toutes aussi délicieuses les unes que les autres. Bref, ce fût une soirée gastronomiquement très satisfaisante !

Dimanche midi, je voulais faire simple et bon : soupe de potimarron (c’est bon le potimarron, ma courge préférée, et puis pas besoin de peler, on coupe, on évide, on tronçonne, zou dans du lait avec oignon et curry, 30 minutes de cuisson, un coup de mixer et à table !), suivie de fromages (j’insiste sur le pluriel, mes racines françaises que voulez-vous) et pain.

Dimanche soir, j’ai fait une recette familiale sicilienne (non je n’ai pas de famille sicilienne. Cette recette m’a été donnée par ma belle-mère, qui la tient de sa sœur, qui la tenait de sa belle-mère à elle, qui était sicilienne – ça va, vous suivez ?) : l’impanata. C’est une sorte de croustade, la pâte est comme une pâte à pizza mais presque liquide, et c’est farci de plein de bonnes choses, jambon, mozzarella, Gruyère (je soupçonne une certaine tentative d’adaptation à la Suisse, à la base ça devait être du Pecorino je suppose), brocoli etc. C’est délicieux et ça nourrit son homme. Et j’ai même des photos :

Impanata crue

impanata_crue

Impanata cuite

impanata_cuite

Une tranche, prête à être dévorée :

impanata_intérieur

Appétissant, non ?

Lundi soir, chorba. Autant je détestais la soupe quand j’étais gamine (mais j’avais une excuse, la soupe pour moi c’était celle que faisait ma regrettée grand-mère, femme adorable et extraordinaire, mais épouvantable cuisinière, qui servait sous le nom de soupe de l’eau dans laquelle avaient bouilli des légumes, grosso modo), autant j’adore ça maintenant, et la chorba c’est un vrai délice. J’en avais repéré une sur un blog que je suis depuis longtemps, Cuisine Pied-Noir, et je l’ai faite avec quelques adaptations à l’hiver – pas de courgette mais des carottes et du chou nordique (eh oui, j’aime toujours autant le chou nordique). Après une soupe aussi roborative et éclatante de goût, on se sent prêt à affronter décembre !

Ma descendance avait envie de fondue, je n’allais quand même pas refuser ! Mardi soir j’ai donc fait une fondue tout vacherin. Pour les non initiés, cette fondue est faite avec du vacherin fribourgeois (au moins 3 sortes) et un peu d’eau, elle est servie tiède car elle tranche si elle bout (et je remercie la collègue qui m’a donné le truc suivant pour être sûr de ne pas la chauffer trop : on doit toujours pouvoir toucher le bas du caquelon à mains nues sans se faire mal – ça marche nickel), et traditionnellement elle se mange non pas avec du pain mais avec des pommes de terre grenaille bouillies. C’est crémeux, c’est délicieux, c’est le petit Jésus en culotte de velours…

J’avais des mandarines qui ne demandaient qu’à être mangées et un homme qui voulait du canard à l’orange. Donc, mercredi soir, j’ai fait du magret de canard sauce mandarine, accompagné de purée de chou-fleur (oui, j’ai triché, mandarine et pas orange, mais c’était pour la bonne cause – utiliser ce que j’avais, ne pas gaspiller – et c’était très bon). Depuis que j’ai découvert la cuisson basse température, ma manière préférée de cuire les magrets c’est 2 minutes à la poêle côté peau, 30 secondes côté chair, et 1 heure au four à 90° (je fais dans l’approximation, je n’utilise pas de sonde – avec un peu d’habitude ça marche très bien). La chair est très tendre, la cuisson est juste bien saignante et accessoirement, on peut nettoyer la cuisinière avant de manger, ce qui n’est pas un luxe vu les projections de graisse ! Sauce toute simple : jus de viande, jus de mandarines, un peu de Calisay (ou de Grand Marnier, ou de Cointreau, mais moi j’avais du Calisay), réduire, servir.

Je vous ai parlé la semaine dernière du Spätzleur, j’avais envie de l’utiliser encore une fois, donc j’ai fait jeudi soir un gratin de Spätzli trouvé sur le site Koocook (site très utile si vous ne savez jamais quoi faire à manger, vous pouvez le paramétrer d’après la composition de votre ménage et vos goûts, et il vous propose des menus pour toute la semaine). Excellent ! J’avais juste complètement oublié de prévoir une quelconque salade, ça manquait un peu je trouve.

Vendredi soir j’ai improvisé avec les provisions que j’avais sous la main : des cuisses de canard confites passées au four (j’ai toujours chez moi quelques boîtes de confit de canard achetées en France, c’est une base de repas de dépannage très sympa), une salade de carottes cuites, mandarines et oignons, et des pommes de terre sautées. Je crois bien que j’ai enfin maîtrisé l’art des pommes de terre sautées, après tout ce temps – c’est drôle comme ce sont parfois les choses apparemment les plus simples qui sont les plus difficiles… Je n’ai jamais trouvé qu’il était facile de cuire un steak, par exemple. Mais les pommes de terre sautées, ça y est, c’est bon : pas mal de graisse d’oie, feu vif au début, puis, très graduellement, de plus en plus doux, gros sel, puis ail haché 5 minutes avant la fin, et persil juste avant de servir. Parfait !