Etait-ce la dernière semaine de 2013, ou la première semaine de 2014 ?

J’ai récemment appris qu’il existait à Lausanne un restaurant laotien, ou plus exactement laotien et thaïlandais. J’avais le souvenir de délectables saucisses laotiennes mangées à Divonne il y a une quinzaine d’années, j’avais donc très envie de l’essayer. Nous y sommes allés le samedi soir, et n’avons pas été déçus. Le restaurant s’appelle le Sabaidee Thaï-Vieng, et est situé rue du Bugnon, un peu en dessous du CHUV. Nous avons pris le plateau d’assortiments d’entrées laotiennes. Les saucisses étaient aussi délicieuses que dans mon souvenir, mais j’ai été un peu déçue par le saucisson laotien. Il y avait aussi des travers de porc et des ailes de poulet, excellents les deux. Ensuite, j’ai testé le tartare de bœuf laotien, demandé moyennement piquant – je suppose que j’aurais pu aller à « très piquant », mais ça aurait été limite. Il était délicieux. En dessert, nous nous sommes partagés à deux le trio de desserts thaï, excellents.

Dimanche midi, penne grappa. A l’époque où je fréquentais le regretté newsgroup fr.rec.cooking, un cuisinier professionnel italien très créatif nommé Ruggero Ruggeri le fréquentait aussi. C’est de lui que je tiens cette recette délicieuse, que vous trouverez ici.

Dimanche soir, mon cousin et sa famille sont arrivés pour une visite de plusieurs jours. Ce sont des gourmets confirmés, il fallait que j’assure ! J’ai commencé tradi, avec cette bonne spécialité vaudoise hivernale qu’est le papet aux poireaux et ses saucisses aux choux.

Le lundi midi j’ai été un chouïa vers l’Asie, avec des mini-pilons de poulet miel et soja (recette très facile mais impeccable : on verse quelques schlouks – ne me dites pas que vous ne connaissez pas le schlouk, cette unité culinaire incontournable – de sauce soja et de miel liquide sur les pilons dans un plat à four, on touille, on enfourne à four chaud, après 30 minutes environ et quelques remuages c’est prêt), mais avec un écart états-unien pour accompagner : un cole slaw (mais peu mayonnaisé, je le préfère avec une crème légère genre Fjord).

Lundi soir, une belle fondue moitié-moitié, qui fait toujours plaisir !

Mardi, mon cousin et moi avons cuisiné toute la journée (buffet pour 19 personnes, qui fera très bientôt l’objet d’un article de ce blog à lui tout seul, article en commun avec le blog de mon cousin d’ailleurs), nous avons donc envoyé nos conjoints et notre progéniture à la pêche au repas (correction : mon conjoint me souffle à l’oreille que la progéniture n’est pas allée chercher le repas, seuls les conjoints ont travaillé) dans mon restaurant chinois préféré : Chez Xu. Chez Xu c’est le restaurant qui m’a dégoûtée à vie des restaurants chinois conventionnels. Chez Xu la carte n’est pas un tableau Excel (vous savez, avec dans une direction les viandes et dans l’autre les sauces), on mange incroyablement bien pour incroyablement bon marché, une cuisine familiale, des plats que j’ai rarement vus sur une carte de restaurant. Ce jour-là j’ai pris un de mes plats préférés, l’agneau au cumin (et d’habitude je n’aime pas le cumin, c’est tout dire !), mais il y avait aussi du bœuf croustillant, de l’agneau aux poireaux, des raviolis grillés, de la salade de laminaire, et plein d’autres choses encore… Nous avons pris, pour 7 personnes, 2 entrées et 7 plats (accompagnés de nouilles ou riz blanc), et il est resté encore un repas pour deux adolescents en pleine croissance quelques jours plus tard. Et c’était délicieux, comme d’habitude !

Le soir, eh bien c’était le buffet de Nouvel-An, et comme dit plus haut, ce sera le sujet d’un autre article. Sachez pour l’instant que sa préparation a occupé 2 personnes de 10h à 17 heures et qu’il était abondant et excellent !

Mercredi midi (enfin, 13h30, le premier de l’an…), ce fut un buffet de restes du buffet ;-).

Mercredi soir, nous aurions eu assez de restes pour continuer à les manger, mais 3 fois de suite, non, c’est trop. J’ai fait, pour la quatrième fois en quelques années, une recette de joue de bœuf à la Chauvinoise que je trouve délectable (mais là je l’ai faite avec un morceau de rôti de bœuf en lieu et place de joue, avec 1 bouteille de vin au lieu de deux, et 1h30 à la cocotte minute au lieu de 3 en cocotte traditionnelle), accompagnée d’un grand plat de carottes, pommes de terre et céleri rôtis au four.

Jeudi nous sommes partis en vadrouille. Nous voulions visiter le musée du chocolat (Maison Cailler) à Broc, comme toute la Suisse romande apparemment, vu le monde qu’il y avait là-bas vers 11h15 quand nous sommes arrivés… Comme leur organisation est hélas très peu conviviale (impossible de prendre à l’avance des billets, même pour l’après-midi même), nous nous sommes rabattus sur la boutique, d’où nous sommes repartis avec une cargaison de chocolat, et nous sommes allés manger une fondue (mais tout vacherin cette fois) au Creux-du-Feu, petit restaurant d’alpage ouvert seulement l’hiver dont nous avons été fort satisfaits. Après quoi nous sommes rentrés à Lausanne et avons vu la belle exposition Salgado-Woods au musée de l’Elysée (la chance ! Quelques jours avant la fin !).

Mes visiteurs étant, je vous l’ai dit, des fins gourmets, je voulais les emmener faire un repas un peu gastronomiques. Je ne m’étais jamais rendue compte du nombre de restaurants fermés la première semaine de janvier ! Heureusement, mon Japonais préféré, le Kazoku, était ouvert, et nous y avons fait un repas à la fois abondant, délicieux et léger qui clôturait très bien la saison festive.

Le vendredi midi nos invités étaient déjà partis, l’homme travaillait (j’ai plus de vacances que lui), j’étais seule avec mes fils, on a profité des restes de Nouvel An (quand je vous dis que ce buffet était copieux !). Et le soir, nous sommes sortis avec des amis manger un grand plateau de fruits de mer au Lausanne-Moudon (je ne savais pas qu’ils en avaient, une belle découverte !).

Noël et autres gourmandises

Samedi soir, nous avions rendez-vous avec des amis à la Clef d’Or, à Bursinel, où j’avais réservé depuis plusieurs semaines. Nous sommes arrivés (heureusement !) avant eux – c’était fermé… Je ne saurai jamais ce qui s’est passé, sur leur site il n’y a aucune mention de cette fermeture, dans la devanture il y avait un panneau « Fermé du 15 décembre au 22 janvier ». Dommage, j’aime beaucoup ce restaurant, qui fait une excellente cuisine du Sud-Ouest de la France. Et puis un samedi soir juste avant Noël, à 20h, que faire ? Pas évident de trouver un bon bistrot avec une table libre… Heureusement nous avons pensé au Serpolet, à Tartegnin, où nous n’étions pas retournés depuis longtemps, et qui sert de bonnes choses pas compliquées mais très bien faites. Et coup de chance, j’ai appelé, ils avaient une table libre pour 4… Un coup de fil à nos amis et 20 minutes plus tard, nous y voilà attablés. Terrine du chef (et vraiment du chef, pas achetée, ça se sentait) en entrée, puis cailles au foie gras et petits légumes, le tout arrosé de vin de la commune et de bonne compagnie, c’était parfait !

Dimanche midi, rôti de bœuf en croûte de sel (recette découpée il y a des lustres dans je ne sais plus quel magazine et collée dans un classeur, j’en ai des centaines comme ça…), accompagné d’épinards en branches au St-Moret. Le rôti était bon mais un peu surcuit, les épinards délicieux (même si c’est un peu le niveau zéro de la cuisine : décongeler les épinards, bien les presser, les réchauffer, ajouter le St-Moret, laisser fondre en mélangeant bien…).

Dimanche soir, comme il me restait un paquet de lasagnes fraîches extra-fines au congélateur, j’ai fait des lasagnes aux légumes (aubergines et poivrons, oui je sais ce n’est pas du tout la saison, mais une à deux fois par hiver je craque sur des légumes d’été, que voulez-vous, l’envie de soleil et de chaleur !), et au chèvre frais (aussi une recette découpée), qui étaient très fondantes et réussies.

Lundi midi (puisque nous étions en vacances, j’ai cuisiné aussi à midi cette semaine), j’ai fait un simple repas de harengs en bocal d’Ikea (4 sortes – je vous recommande particulièrement ceux à la moutarde, mais franchement ils sont tous bons), accompagnés de pommes de terre bouillies et de bâtonnets de concombre cru.

Lundi soir, nous sommes allés boire du vin chaud et faire les magasins de Lausanne pendant les nocturnes de Noël, avant d’aller manger au Java. Cuisine un peu fusion, pas mal faite mais avec peut-être un petit manque de saveurs affirmées. Ma galantine de volaille était bien exécutée mais un peu fade, et mon tartare « à la mexicaine » était bon, mais je n’y ai pas senti les haricots rouges, le piment et le guacamole qui étaient censés en faire partie.

Mardi midi, il fallait faire simple en prévision du soir. Œufs au plat, et chou romanesco sauté aux pignons. Le romanesco, tout comme les brocolis, demande une cuisson très courte, 3 minutes de blanchissage puis quelques minutes à la poêle et il est parfait, quand on le cuit trop longtemps il prend ce goût de vieux chou que je déteste.

Mardi soir, eh bien c’était la veille de Noël, la date à laquelle on a toujours fait « le » bon repas dans ma famille. J’ai donc mis les petits plats dans les grands, et fait des bricks de foie gras en entrée, fort réussis (le foie gras chaud est vite écoeurant, mais cette recette évite tout à fait cet écueil), accompagnés d’une confiture d’oignons, ainsi que des rouleaux de saumon au fromage frais pour mes fils, non-amateurs de foie gras, tout cela accompagné d’une salade de mesclun. En plat, j’ai mis au point une recette de risotto aux coquilles saint-Jacques dont je suis fort contente (et une fois n’est pas coutume, vous en trouverez la recette ici sur ce blog), et en dessert, roulement de tambour, j’ai fait ma première bûche ! C’était une bûche aux poires et au caramel beurre salé. J’étais ravie, elle était délicieuse (les petits morceaux de poire et la composition de la crème faisaient qu’elle n’était, là non plus, pas du tout écoeurante) et superbe, regardez :

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Mercredi midi, j’ai recyclé les restes de risotto. Après bien des essais au fil des ans, mon opinion est formée : les restes de risotto, ça ne se réchauffe pas tels quels, ça se  re-cuisine. On peut en faire soit des arancini (mais comme je n’ai pas de friteuse, je passe mon tour), soit du gratin, soit une galette croustillante (à la poêle). C’est cette dernière option que j’ai choisie, et accompagnée d’une salade verte.

Mercredi soir, nous étions invités dans ma belle-famille, j’ai donc mis les pieds sous la table et je me suis laissée servir, c’était bien agréable.

Jeudi midi, j’ai sorti un paquet de tagliolinis ramené d’Italie il y a quelques temps, et pour la sauce, j’ai emballé une boite de vacherin (ouverte) d’alu, piqué le fromage d’ail, arrosé d’un soupçon de vin blanc, et passé 20 minutes au four (ce que l’on appelle une boîte chaude dans le Jura). Il suffit ensuite de verser le fromage sur les pâtes cuites, et de servir. Ce n’est pas franchement léger, mais c’est délicieux !

Jeudi soir, histoire de se calmer un peu après toutes ces agapes, des sushis… J’ai un livre de cuisine Japonaise appelé « A Taste of Japan » qui donne une excellente de recette de sushis en « do it yourself » : il faut faire le riz (et la recette donne un excellent résultat), l’omelette japonaise, couper du concombre, de l’avocat, diviser des feuilles de nori en quatre, cuire des shiitakés dans du bouillon, cuire des crevettes, découper du poisson cru (là j’ai fait simple, saumon et thon), et servir le tout sur la table. Chacun assemble ses sushis à son gré, l’auteur indique que c’est souvent comme ça que les Japonais mangent les sushis à la maison. Il faut quand même, pour 4 personnes, compter 2 heures de travail pour une novice en cuisine Japonaise comme moi, et je suis sûre que je ferais frémir n’importe quel expert en sushis par ma manière de découper le poisson, mais le résultat est franchement bon, assez pour que mon fils aîné me le réclame chaque année en repas d’anniversaire depuis au moins 5 ans.

Vendredi nous sommes partis en vadrouille, visiter la toute nouvelle Fondation Pierre Arnaud, qui vient d’ouvrir à Lens, en dessous de Crans-Montana. L’exposition actuelle (sur le divisionnisme) nous a beaucoup plu, et nous avons très bien mangé dans le restaurant du musée, l’Indigo : feuilleté de ris de veau, puis daurade aux petits légumes (cuisson parfaite du poisson, avec une peau croustillante). En rentrant, nous nous sommes arrêtés à Sierre dans le magasin de Provins, et en sommes repartis avec un échantillonnage de leur production : 18 bouteilles différentes !

Et vendredi soir je n’ai pas cuisiné, j’ai déballé… Des fromages du marché (brebis frais au piment d’espelette, Délice de Pommard, Maréchal, mimolette, je ne sais plus quelle pâte molle à la truffe, Manchego), du chorizo et des fruits (pommes, poires, kakis vanille, raisins).

La semaine d’avant Noël

L’éternel problème, quand on va au spectacle, c’est le repas. La plupart des spectacles commençant entre 20h et 20h30, le temps d’y aller, il faut partir à 19h30 environ, si ce n’est plus tôt, et je n’ai jamais aimé manger avec les poules. Mais après, c’est difficile, si on travaille le lendemain, ça fait tard, et surtout, il y a fort peu de restaurants dans nos contrées qui vous servent si vous arrivez après 22h. J’en profite pour vous signaler un endroit très recommandable, à ma connaissance le seul restaurant de Lausanne qui serve tous les jours toute la nuit (17h à 5h !), le Broadway. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais c’est bon, très classique français (tartare, magret de canard et al), et c’est drôlement agréable de pouvoir arriver sans se presser à pas d’heure et de se voir servir un bon repas.

Tout cela pour dire que samedi soir, nous allions voir le spectacle « 120″ présente la Suisse » (qui nous a beaucoup fait rire), à 20h30. Mais comme il se donnait à 10 minutes à pied de chez nous, j’ai quand même décidé de faire la cuisine, quelque chose de vite fait bien fait. Il me restait des saucisses chinoises achetées pour les Banh Bao de la semaine dernière, un riz Cantonais s’imposait. Petit tour sur le web, j’ai été tentée par cette recette. J’ai bien fait, c’était parfait ! Rien à voir avec le riz vaguement additionné de petits pois et jambon et bien gras qu’on peut vous servir dans certains restaurants chinois. Pour moi, dans la mesure où on mange déjà un plat qui a du goût, je ne vois pas l’intérêt du riz Cantonais en accompagnement d’ailleurs.

Dimanche midi, quiche ! J’avais de l’oseille du jardin au congélateur, j’ai trouvé une recette de quiche à l’oseille sur Marmiton. C’était très bon, une bonne variation sur le thème quiche, mais j’ai appris ma leçon : la prochaine fois que je congèle de l’oseille, j’enlève la nervure centrale, bien fibreuse – là, j’ai dû la trier dans l’oseille décongelée. Pour l’accompagner, je voulais une salade. Comme en hiver les salades sont toujours un peu les mêmes, je suis sans cesse à la recherche de nouveautés en la matière. J’avais lu quelque part que la courge crue râpée est bonne en salade. J’ai donc fait une salade mélangée de courge crue râpée et de betterave crue râpée, avec une vinaigrette classique (si ce n’est l’addition d’un bonne cuillerée d’épices pour barbecue dedans). Au dernier moment et par erreur (suivez mon regard – mais je t’adore mon chéri 🙂 ), une poignée de Parmesan s’est retrouvée là – eh bien c’était parfait ! Je retiens le truc de la courge crue, c’est inédit et vraiment réussi.

Dimanche soir, un grand classique tout simple : des ris de veau poêlés. J’ai longtemps été intimidée par les ris de veau – toutes les recettes françaises disent de leur faire subir une longue préparation, trempage, blanchissage, épluchage, mise sous presse… Et puis une fois, sur le défunt et regretté newsgroup fr.rec.cuisine (vous souvenez-vous d’Usenet ? Si oui, levez la main ! Ah, j’adorais…), un Espagnol m’a dit qu’en Espagne on ne faisait pas tout ce tralala, que c’était quand même très bon, et m’a donné quelques recettes. J’ai essayé, il avait raison ! Il a ma gratitude éternelle. Si un cuisinier professionnel français passe sur ce blog, je vais probablement me faire incendier, mais voilà : je ne fais qu’enlever les membranes vraiment évidentes, ça me prend 10 minutes à tout casser pour 600 gr de ris de veau, et après c’est à la poêle dans du beurre à rôtir, feu moyen, une vingtaine de minutes en retournant, fleur de sel avant de servir, juste parfait. Cette fois je les ai accompagnés d’une salade de betteraves (cuites) à l’allemande (betteraves en rondelles, oignons frais hachés, crème acidulée, moutarde, vinaigre, sel, poivre). C’était intéressant de voir la différence avec la betterave crue de midi – c’est presque un légume différent !

Lundi soir, j’ai fait une recette trouvée sur un forum destinés aux adeptes du Kenwood Cooking Chef (petite merveille qui trône dans ma cuisine depuis un an environ, et qui y a remplacé son petit frère le Kenwood Chef Titanium), une soupe de lentilles et de bettes. J’aime beaucoup les soupes bien roboratives en hiver, celle-ci était très satisfaisante !

Mardi soir, j’avais repéré une recette de keftas au four sur Cuisine Pied-Noir (site que j’aime décidément beaucoup), je les ai servies avec du chou nordique (tiens, ça faisait longtemps 😉 ) assaisonné à l’italienne. Repas pas si vite fait que ça, il faut quand même tout préparer et hacher, mais c’était excellent.

Quand j’avais fait le bœuf des mariniers il y a quelques semaines, je m’étais fait la réflexion qu’avec de l’aïoli à la place de la sauce aux anchois, ça serait intéressant. Donc, mercredi soir, j’ai fait un bœuf à l’aïoli, accompagné d’une purée de céleri-boule et pommes de terre (pour bien prendre la sauce – la dernière fois je trouvais que ça manquait). Pour faire l’aïoli, j’ai utilisé le Bamix : on trouve sur YouTube une vidéo dans laquelle on fait un aïoli en 10 secondes au Bamix, j’ai testé, et j’ai été sur le flanc : ça marche, et vraiment en 10 secondes, montre en main ! Viva el Bamix amigos ! Et j’avais raison, cette version du bœuf des mariniers est délicieuse.

Jeudi soir, j’ai fait un très bon repas totalement imprésentable. Je m’explique : dans tous les bons restaurants vietnamiens on trouve le Banh Xeo, la crêpe vietnamienne farcie à la viande et à plein de choses. Ayant trouvé cette recette, j’ai voulu essayer. Et comme je lis parfois trop vite les recettes, et que cela me semblait logique, j’ai retourné les crêpes avant de poser la farce dessus. Oh malheur, ne faites jamais ça ! C’est friable, ça casse, c’est une catastrophe. Ceci dit, c’était excellent – à refaire donc, en suivant vraiment la recette à la lettre…

Comme nous n’étions que deux vendredi soir, j’ai plongé dans le frigo, j’en ai ressorti :
–        Un reste de porc haché de la veille (il y en avait trop pour les Banh Xeo)
–        2 saucisses chinoises (restes des Banh Bao et du riz cantonnais)
–        Un morceau de courge
J’ai donc coupé la courge en gros morceaux, je l’ai mise dans un plat à four avec huile d’olive et gros sel, j’ai haché un oignon, fait une sorte de grosse galette de viande hachée à laquelle j’avais incorporé l’oignon, les saucisses chinoises émincées et des épices « Smoky Piri Piri » ramenées d’Angleterre, j’ai posé cette galette dans le plat à côté de la courge et mis tout ça au four bien chaud. Le temps que l’on mange chacun un avocat en entrée, c’était cuit, c’était excellent, et mon frigo est vide – ça tombe bien, demain matin on fait le marché !

Diversité culturelle : Italie, Vietnam, Japon…

Samedi soir nous avions envie d’Italie. J’avais entendu parler d’un restaurant italien sous-gare, et l’on m’avait dit que leur fritto misto était délicieux. Nous nous sommes donc rendus chez Odete (oui, avec un seul t). Il s’agit d’un ancien tea-room, rénové et modernisé (très joliment, j’ai particulièrement aimé les fresques en grisaille sur les murs). Accueil et service charmant. En entrée nous avons pris l’antipasto della casa, une grande planche pleine de bonnes choses (jambon cru, salami exquis, bruschette, légumes grillés, etc). Excellent (et fort copieux), mais la prochaine fois je prendrai quelque chose de plus cuisiné, pour voir. En plat, le fritto misto, et je dois dire qu’il était vraiment favoloso, digne des meilleures tables italiennes : composition peu variée (calamars et crevettes), c’est hélas normal dans un pays sans rivage marin comme le nôtre, mais une friture aérienne, peu grasse, qui laisse la chair tendre, juteuse et succulente, accompagnée de légumes frits en bâtonnets (carottes, poivrons, etc.) absolument géniaux. On reviendra !

Dimanche passé, j’avais fait une soupe au potimarron, ce dimanche midi, ce fût une petite variation : risotto au potimarron. Recette issue du très bon livre de Macha Méril, « Moi j’en riz » (par contre, ce titre… Notez, ce n’est pas pire que le titre de son livre sur les pâtes, que je recommande fortement – j’en ai tiré mes recettes préférées de pâtes – mais qui s’appelle très kitschement « Joyeuses Pâtes »…). C’est un risotto que j’ai rarement vu sur une carte de restaurant, et pourtant, à mon goût, c’est un des meilleurs. La chair moelleuse du potimarron lui donne une onctuosité incomparable.

Dimanche soir, changement de continent : des Banh Bao (avec cette recette). Il paraît que quand on les rate, la pâte devient dure comme du bois (dixit une Vietnamienne de ma connaissance), mais là ils étaient très réussis. J’en étais assez étonnée, car après avoir laissé reposer la pâte pendant 2 heures, elle n’était absolument pas levée, ce qui laissait augurer du pire. Mais non, elle s’est tout d’un coup résignée et a obéissamment levé pendant la cuisson ! Avec ça, j’ai fait une poêlée de légumes asiatiques (brocolis en branches, moutarde chinoise et bok choi), histoire d’avoir un peu de verdure.

Lundi soir, j’avais planifié une salade aux crevettes, avocats et mangues. Las, je me suis retrouvée avec, sur 4 avocats, un tiers d’un fruit utilisable, le reste était noir… J’ai remplacé les avocats par un ananas qui me regardait tout morfondu au fond du frigo, et utilisé le peu d’avocat comestible pour faire la sauce : une mayonnaise d’avocat. C’était bon, sauce décidément à retenir !

Mardi soir, repas entre iTasteurs. iTaste est un réseau social dédié aux critiques de restaurant, et à force d’interagir en parlant de nourriture, on a envie de se connaître, de manger ensemble, de discuter de vivo. Il y a donc régulièrement des repas organisés informellement, avec un nombre très variable de participants. C’est la plupart du temps très vivant et sympathique, et là ça se passait au Kazoku, dont je vous ai déjà parlé dans mon premier article, et dont je ne peux que redire le plus grand bien. Nous étions 14, et nous avons mangé un festin : amuse-bouche de tartare de bœuf aux œufs de poisson, puis première entrée d’huîtres assaisonnées et de St-Jacques et oursin, deuxième entrée de sushis (ah, le maki de St-Jacques… à se relever la nuit. Je persiste à dire que les meilleurs sushis de Lausanne se mangent au Kazoku), et en plat, une délicatesse rare : du bœuf wagyu. Dessert : crème brûlée au gingembre, délicieuse mais pour moi, de trop, j’étais rassasiée (et ne suis pas un bec sucré).

Mercredi soir, simplicité absolue : steaks (frottés aux épices quand même) et salade verte à l’avocat (hé oui, j’avais été frustrée d’avocat, je me suis vengée. Ceux-là étaient très beaux). Pendant notre repas, le dîner du lendemain cuisait : un Pho, qui embaumait la cuisine. Le jeudi matin, je l’ai dégraissé, et le soir, il a suffi de le réchauffer, de couper la viande, d’ajouter des vermicelles de riz et plein d’herbes et voilà : un de mes repas préférés.

Et vendredi soir, un repas bien vaudois : des croûtes au fromage (recette tirée du merveilleux « A la mode de chez nous » qui est ma bible en matière de cuisine suisse-romande), accompagnées d’une salade verte (enfin, j’ai un peu triché : ce n’était pas de la bonne et classique laitue, mais de la roquette, que j’aime particulièrement).

Quelques soupes et une fondue

Samedi soir nous avons mangé dans un restaurant que j’aime beaucoup, Côté Jardin, l’un des restaurants du Lausanne Palace. Pour y avoir quelques fois mangé à la carte, je peux vous dire que tout est bon, mais ils ont surtout une spécialité à un rapport prix/plaisir fabuleux, c’est le triple buffet : buffet d’entrées, buffet de fromages, buffet de desserts, à volonté, pour 52 francs (à la carte, je vous le dis tout de suite, c’est autrement cher !). Le buffet d’entrées est nettement à tendance méditerranéenne, avec salade de poulpe, vitello tonnato, salade grecque, etc., mais on y trouve aussi un excellent saumon fumé par exemple. Il y a de quoi faire, et quand on se sert bien ce n’est vraiment pas une entrée… Le buffet de fromages est joli mais un peu court. Pas grave, on peut se rattraper sur le buffet de desserts, plein de mini-pâtisseries, mini-crèmes brûlées et autres verrines toutes aussi délicieuses les unes que les autres. Bref, ce fût une soirée gastronomiquement très satisfaisante !

Dimanche midi, je voulais faire simple et bon : soupe de potimarron (c’est bon le potimarron, ma courge préférée, et puis pas besoin de peler, on coupe, on évide, on tronçonne, zou dans du lait avec oignon et curry, 30 minutes de cuisson, un coup de mixer et à table !), suivie de fromages (j’insiste sur le pluriel, mes racines françaises que voulez-vous) et pain.

Dimanche soir, j’ai fait une recette familiale sicilienne (non je n’ai pas de famille sicilienne. Cette recette m’a été donnée par ma belle-mère, qui la tient de sa sœur, qui la tenait de sa belle-mère à elle, qui était sicilienne – ça va, vous suivez ?) : l’impanata. C’est une sorte de croustade, la pâte est comme une pâte à pizza mais presque liquide, et c’est farci de plein de bonnes choses, jambon, mozzarella, Gruyère (je soupçonne une certaine tentative d’adaptation à la Suisse, à la base ça devait être du Pecorino je suppose), brocoli etc. C’est délicieux et ça nourrit son homme. Et j’ai même des photos :

Impanata crue

impanata_crue

Impanata cuite

impanata_cuite

Une tranche, prête à être dévorée :

impanata_intérieur

Appétissant, non ?

Lundi soir, chorba. Autant je détestais la soupe quand j’étais gamine (mais j’avais une excuse, la soupe pour moi c’était celle que faisait ma regrettée grand-mère, femme adorable et extraordinaire, mais épouvantable cuisinière, qui servait sous le nom de soupe de l’eau dans laquelle avaient bouilli des légumes, grosso modo), autant j’adore ça maintenant, et la chorba c’est un vrai délice. J’en avais repéré une sur un blog que je suis depuis longtemps, Cuisine Pied-Noir, et je l’ai faite avec quelques adaptations à l’hiver – pas de courgette mais des carottes et du chou nordique (eh oui, j’aime toujours autant le chou nordique). Après une soupe aussi roborative et éclatante de goût, on se sent prêt à affronter décembre !

Ma descendance avait envie de fondue, je n’allais quand même pas refuser ! Mardi soir j’ai donc fait une fondue tout vacherin. Pour les non initiés, cette fondue est faite avec du vacherin fribourgeois (au moins 3 sortes) et un peu d’eau, elle est servie tiède car elle tranche si elle bout (et je remercie la collègue qui m’a donné le truc suivant pour être sûr de ne pas la chauffer trop : on doit toujours pouvoir toucher le bas du caquelon à mains nues sans se faire mal – ça marche nickel), et traditionnellement elle se mange non pas avec du pain mais avec des pommes de terre grenaille bouillies. C’est crémeux, c’est délicieux, c’est le petit Jésus en culotte de velours…

J’avais des mandarines qui ne demandaient qu’à être mangées et un homme qui voulait du canard à l’orange. Donc, mercredi soir, j’ai fait du magret de canard sauce mandarine, accompagné de purée de chou-fleur (oui, j’ai triché, mandarine et pas orange, mais c’était pour la bonne cause – utiliser ce que j’avais, ne pas gaspiller – et c’était très bon). Depuis que j’ai découvert la cuisson basse température, ma manière préférée de cuire les magrets c’est 2 minutes à la poêle côté peau, 30 secondes côté chair, et 1 heure au four à 90° (je fais dans l’approximation, je n’utilise pas de sonde – avec un peu d’habitude ça marche très bien). La chair est très tendre, la cuisson est juste bien saignante et accessoirement, on peut nettoyer la cuisinière avant de manger, ce qui n’est pas un luxe vu les projections de graisse ! Sauce toute simple : jus de viande, jus de mandarines, un peu de Calisay (ou de Grand Marnier, ou de Cointreau, mais moi j’avais du Calisay), réduire, servir.

Je vous ai parlé la semaine dernière du Spätzleur, j’avais envie de l’utiliser encore une fois, donc j’ai fait jeudi soir un gratin de Spätzli trouvé sur le site Koocook (site très utile si vous ne savez jamais quoi faire à manger, vous pouvez le paramétrer d’après la composition de votre ménage et vos goûts, et il vous propose des menus pour toute la semaine). Excellent ! J’avais juste complètement oublié de prévoir une quelconque salade, ça manquait un peu je trouve.

Vendredi soir j’ai improvisé avec les provisions que j’avais sous la main : des cuisses de canard confites passées au four (j’ai toujours chez moi quelques boîtes de confit de canard achetées en France, c’est une base de repas de dépannage très sympa), une salade de carottes cuites, mandarines et oignons, et des pommes de terre sautées. Je crois bien que j’ai enfin maîtrisé l’art des pommes de terre sautées, après tout ce temps – c’est drôle comme ce sont parfois les choses apparemment les plus simples qui sont les plus difficiles… Je n’ai jamais trouvé qu’il était facile de cuire un steak, par exemple. Mais les pommes de terre sautées, ça y est, c’est bon : pas mal de graisse d’oie, feu vif au début, puis, très graduellement, de plus en plus doux, gros sel, puis ail haché 5 minutes avant la fin, et persil juste avant de servir. Parfait !

Cuisine pour temps froid

Quand j’ai fait les menus de cette semaine, il faisait une belle bise bien glacée, et j’ai voulu du tradi, du réconfortant, du qui tient chaud au ventre…

Samedi soir, un petit coup de nostalgie. Cela faisait longtemps que j’avais envie de refaire une recette que j’avais faite une seule fois, il y a plus de 30 ans (si si !), le « Bœuf des mariniers ». J’ai encore mes toutes vieilles fiches Elle, celles des années 70 et 80, et donc j’ai encore celle-ci, qui doit dater de la fin des années 70 :

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Le bœuf des mariniers, ce sont des lamelles de bœuf à braiser, avec des couches d’oignon entre les couches de bœuf, tout cela cuit très longtemps et très doucement sur la plaque, à couvert. Juste avant de servir, on y verse une sorte de mayonnaise mi-fluide à base d’anchois au sel mixés. J’en avais un très bon souvenir. Et donc roule ma poule, trois bonnes heures de cuisson, et des carottes au four comme accompagnement.

Résultat tout aussi délicieux que dans mon souvenir, avec une viande super-fondante et une sauce à se relever la nuit. L’homme, qui n’aime pas les anchois, a dit « Rhô, non, pas une sauce aux anchois ! », puis il a goûté, il a dit « Ca a quand même bien le goût d’anchois », il a fini son assiette, et puis il a pris du pain pour saucer… Cherchez l’erreur ! J’ai envie de refaire cette recette avec de l’aïoli une fois, une autre fois avec du pesto, pour voir…

Dimanche midi, nous avions décidé de visiter   l’exposition sur l’Art Nouveau au Palais Lumière d’Evian, et du coup de manger à Evian avant. Nos ados voulant rester au chaud, nous les avons lâchement abandonnés et avons pris le bateau à Ouchy – la chance, c’était le Vevey, ravissant bateau d’époque à roue à aube, qui vient d’être rénové par la CGN ! Arrivés à Evian, petit tour de ville (par une bise claquante, donc pas grand monde dans les rues). J’avais fait quelques repérages, nous avons atterri à la Puerta del Sol, très joli petit restaurant qui se proclame « Latino-Américain » et qui propose des spécialités de divers pays d’Amérique Latine, effectivement. Nous avons commencé par des cocktails, un Pisco Sour et un Planteur. Pour une fois, pas d’amoncellement de glaçons chichement assaisonnés d’un peu de boisson, mais des vrais bon cocktails, bien dosés, bien frais et sans glaçons. Et la nourriture était à cette image, des bons ingrédients simples bien cuisinés. Nous nous sommes partagés un guacamole en entrée, et puis nous avons tous deux pris le même plat, un grand plat composé colombien avec des viandes diverses, une galette de mais, des frijoles (haricots rouges), du riz, du plantain. Pas de dessert, tout ça ça cale ! Nous étions fins prêts pour affronter la bise, et je ne peux que vous conseiller l’expo, surtout si vous êtes comme moi fan d’Art nouveau.

Dimanche soir, j’ai sorti des délicieux raviolis aux orties achetés à Aoste et que j’avais mis au congélateur. Une rapide recherche Google m’a indiqué que la sauce la plus adéquate serait un mélange de fromages et des noix. J’ai donc fait fondre du Taleggio, du Mascarpone et du Parmesan à feu très doux (pas besoin de bain-marie, vive l’induction !), versé les raviolis à peine cuits par dessus, ajouté des cerneaux de noix. C’était parfait, on sentait le goût de la farce (c’est toujours le danger, étouffer la farce avec la sauce).

Lundi soir, j’avais des escalopes de cerf, mais pas envie de les faire en escalopes. Pas envie non plus de me lancer dans une recette compliquée. J’ai improvisé : des pommes au four, pelées et évidées, farcies de confiture d’airelles, le cerf en émincé avec une sauce toute simple à base de fond de veau, échalotes et crème, et des spätzli faits avec le dernier gadget de Betty Bossi, le Spatzleur (oh que c’est pas beau comme nom !), qui, je dois le dire, fonctionne parfaitement. Bilan : très bien, mais ne faites pas comme moi, mettez la confiture d’airelles à la fin et non au début de la cuisson des pommes (bizarrement, elle ne se liquéfie pas, elle rôtit. Bof).

J’aime beaucoup la cuisine Africaine de l’Ouest, j’essaie d’en faire régulièrement. J’avais mis dans mon carnet Marmiton cette recette de poulet Beï. Je l’ai faite mardi soir, en utilisant des cuisses de poulet désossées, et en l’accompagnant de Foutou. Il faut pas mal d’huile de coude pour faire le Foutou (même si comme moi, on triche et on le fait avec du mélange à Foutou acheté à l’épicerie Africaine), ça tombe bien, on se retape après avec un repas calorique et qui tient chaud au ventre (surtout quand on y rajoute à table, comme moi, du bon piment de la Réunion qui explose l’échelle de Scoville…). A refaire.

Mercredi soir, on change de registre. L’hiver est la saison de la choucroute, j’adore ça mais comme j’aime varier les plaisirs, j’ai fait cette fois cette choucroute de poisson. Je ne l’ai pas cuite 3h comme dans la recette, une heure et demie ça suffit amplement.

Jeudi soir, j’étais de sortie. Rien d’intéressant culinairement, je vous passe les détails.

Et finalement, vendredi soir, nos deux fils étant en vadrouille, nous en avons profité pour aller au restaurant. Nous voulions aller manger tout près de chez nous dans un petit bijou de bistrot, « Le Tramway« , mais quand j’ai téléphoné le jour d’avant, c’était complet. Cela faisait longtemps que nous voulions retourner à « La Pomme de Pin« , restaurant historique du vieux Lausanne. Nous y avons passé une excellente soirée. J’avais toujours voulu goûter au pot-au-feu de foie gras, qui m’intriguait ; il y en avait en entrée. J’ai trouvé la partie purement foie gras délicieuse, très fondant mais tout de même ferme, par contre je ne pense pas que les légumes de pot-au-feu soient ce qui s’accorde le mieux avec. Mais là je coupe les cheveux en 4, c’était vraiment très bon. Une belle assiette de gibier (chamois, lièvre, chevreuil) pour continuer, avec d’excellentes garnitures, dont des spätzlis frits très addictifs (je ne fais jamais de friture à la maison, donc je mange ce genre de choses avec grand plaisir au restaurant). Et j’ai découvert un plant, le Carmenoir (un des plants développés par Changins), très corsé et très adapté à notre repas.

Je sais, je sais, je vous avais promis des photos – il y en a une, c’est déjà ça, non ? Bon, je ferai mieux la prochaine fois.

Car il faut un début à tout…

Il y a tant de blogs de cuisine, souvent très bien faits, que je n’ai pas eu envie d’en rajouter un. Mais je sais que les questions que l’on me pose souvent sont : mais comment est-ce que tu trouves des idées pour faire à manger, comment est-ce que tu trouves le temps aussi, et surtout, surtout – qu’est-ce que tu as fait de bon ces derniers temps ?

La réponse à la première question est facile : j’adore faire la cuisine, ça fait 40 ans (si si !) que je cuisine, j’ai une collection impressionnante de livres de cuisine, je n’ai aucun problème à trouver des idées, j’ai plutôt de la difficulté à les sélectionner ! Quand je fais mes menus pour la semaine à venir, je prends 2 ou 3 bouquins dans ma collection, parfois je vais sur Marmiton et je pioche dans mon carnet ou j’y fais des recherches, je fais une recherche Google si j’ai une idée bien précise de recette que je ne trouve pas directement…

La réponse à la deuxième question est qu’étant donné que la cuisine est un hobby pour moi, eh bien je passe en moyenne une heure par jour à cuisiner, le soir en rentrant du boulot, sans que cela ne me pèse. Quand mes enfants étaient petits, c’était plutôt une demi-heure (et j’ai développé ou trouvé un nombre impressionnant de recettes rapides), mais maintenant je peux me laisser aller… La cuisine est un hobby merveilleux, personne ne vous en veut d’y passer du temps, et ce qui est pour tant d’autres un devoir est pour moi un plaisir !

Quant à la troisième question, eh bien c’est à celle-là que ce blog veut répondre. Mon but est de poster une fois par semaine la liste commentée de mes menus de la semaine passée. J’espère que ça amusera quelques lecteurs/trices et que ça donnera des idées à quelques autres !

Et voici donc ma première semaine.

Il faut tout d’abord que je vous explique que culinairement parlant, ma semaine commence le samedi soir. En effet, je fais la grande majorité de mes courses (viande, fromages, légumes, fruits) au marché de Lausanne le samedi matin, complétées par un petit passage dans un supermarché (mais pas un grand, je déteste les hypermarchés le samedi). Et le samedi midi en général, nous mangeons au restaurant, histoire de ne pas être stressés.

Samedi soir, nous étions 7 à table. J’avais envie d’un bon plat mijoté, et pour contraste, d’une entrée et d’un dessert bien frais. Ce fut donc :

  • En entrée, du houmous (recette de mon père, d’origine roumaine) et une salade libanaise aux poivrons grillés, épinards crus et menthe (recette tirée du livre « La cuisine libanaise », trouvé récemment à la librairie de l’Institut de Monde Arabe à Paris)
  • En plat, un tajine de bœuf aux coings (recette trouvée sur le blog culinaire A Chicken in the Kitchen, que je ne connaissais pas), accompagné de semoule de couscous
  • En dessert, un carpaccio d’ananas au sirop vanillé (recette Marmiton), que j’ai plutôt servi sous la forme de salade d’ananas (vous remarquerez vite, si vous continuez à lire ce blog, que la présentation n’est ni mon fort ni mon grand intérêt…)

Bilan : très agréable. Mais j’aurais pu épicer un peu plus le tajine. Et le carpaccio d’ananas était franchement exceptionnel.

Le dimanche midi, j’ai envie en général de faire simple, histoire de ne pas me lever trop tôt… Quoi de mieux, en ce début d’hiver, qu’une belle fondue au fromage ? Faite avec le délicieux mélange moitié-moitié du fromager Dutweiler, totalement approuvée, comme d’hab.

Dimanche soir : je voulais un équilibre nutritionnel (oui, bon, enfin ça c’était la rationalisation – je voulais surtout utiliser du chou nordique, en anglais kale, que l’on trouve au marché chez le primeur bio de la Riponne), alors soupe toscane au chou noir (tirée du livre d’Ada Boni « La Cucina Regionale« , qui est ma bible en matière de cuisine régionale italienne). Avec du pain grillé et beaucoup de Parmesan c’était très bien (qui a parlé d’équilibre nutritionnel ?…), mais bon, c’est pas immortel non plus.

Lundi soir, repas ludique : j’ai un grill électrique (avec un côté grill côtelé, un côté plancha), on a fait une sorte de charbonnade. Des petites tranches de bœuf, cou de porc, poulet, champignons, des rondelles d’oignon, des chipolatas aux herbes, quelques merguez, des tranches de poivron. Et 2 sauces vite faites, l’une yaourt + curry, l’autre yaourt + une sorte de mélange d’herbes et épices que j’ai rapporté d’un voyage quelconque. Ah oui, et le reste de chou nordique (j’en avais acheté beaucoup trop pour la soupe) débarrassé de ses côtes, blanchi 10 minutes, égoutté et assaisonné d’ail, de citron et d’huile d’olive. Le chou nordique comme ça je recommande, c’était franchement délicieux.

Mardi soir, je suis passée acheter du poisson chez Manor, ils avaient des joues de loup de mer. Le poissonnier, très gentil, m’a conseillé de les cuisiner avec une sauce à l’oseille. Excellente idée, j’avais de l’oseille (du jardin) au congélateur. Petite surprise en ouvrant le tupp d’oseille : c’était tout rouge. Ah ben oui, j’avais oublié, j’ai au jardin non seulement de l’oseille verte mais aussi de l’oseille rouge !

Et voilà, joues de loup sautées à la poêle, sauce (rouge !) échalotes + oseille + vin blanc + crème, et des petits pois (surgelés) additionnés d’oignons frais grossièrement hachés.

Le reste de la semaine n’est pas cuisiné par moi, mais je vous le raconte quand même, pour le fun !

Mercredi soir, notre traiteur Sri-Lankais préféré, M. Shiva (qui n’a pas pignon sur rue, mais en revanche un site appétissant, et que je vous recommande chaudement), nous a apporté un festin. Boulettes de pois chiches en entrée, puis poulet tandoori, agneau au curry, et riz biryani aux crevettes. Et pour finir, son fameux gâteau de semoule. Miam ! Si vous voulez en savoir plus sur cet homme remarquable, voici une courte biographie.

Jeudi soir, repas de Noël d’un comité auquel j’appartiens, nous sommes allés au Kazoku à Lausanne. C’est à mon sens le meilleur Japonais de Lausanne, et ça ne se limite pas aux sushis ! Et je n’ai pas été déçue, cette fois encore. J’ai mangé une entrée nommée « Mini-burgers de coquilles Saint-Jacques aux oursins », en vrai des coquilles Saint-Jacques crues, coupées en 2 et « farcies » de chair d’oursin, légèrement assaisonnées, avec une petite salade d’algues, un délice. Ensuite j’ai décidé de ne pas commander l’anguille (que j’adore ici), histoire de changer, et je me suis laissée tenter par des crevettes géantes rôties à la citronnelle, cuisson parfaite, très goûteuses, je n’ai pas regretté (même si l’anguille de ma voisine me faisait de l’œil…). Je ne suis pas une grande fan de dessert, mais quand le serveur a annoncé un fondant au chocolat blanc et thé vert, j’ai craqué. Et bien m’en a pris ! Un vrai fondant, tiède, onctueux, au cœur coulant, tout vert, avec un bon goût de thé vert, une pure merveille (servi avec une boule de sorbet citron très agréable). Bref, que du bonheur !

Et finalement, vendredi soir, nous avons mangé avec des amis au restaurant de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, le Berceau des Sens, que nous avions tous envie de découvrir. Et ce fut une belle découverte ! Nous avons, justement, pris le menu « Découverte » en 5 plats. Les portions ont l’air mini mini, mais ça s’accumule, je n’ai pas réussi à finir mon dessert ! Nous avons eu du foie gras à l’anguille fumée, puis des coquilles Saint-Jacques (oui, encore, mais on ne s’en lasse pas) avec risotto au jus de betterave, puis du chevreuil sauce poivrade, puis un très beau chariot de fromages, et enfin une forêt noire destructurée – et je ne vous parle même pas des apéritifs, amuse-bouches et mignardises… Le service, assuré par des étudiants supervisés, est adorable, la cuisine très fine et pleine de goût, et la carte des vins passionnante.

J’espère que vous avez eu la patience de me lire jusque là – et je vous promets, la semaine prochaine, je prends des photos !