Premier repas de Noël, et autres délicatesses

Samedi soir, nous avons fait un excellent repas au restaurant Les Saisons, dont je parle dans mon précédent billet.

Dimanche midi, j’ai servi une raclette, avec des pommes de terre en robe des champs et un petit bocal d’aubergines sous huile acheté au marché, très bonnes.

Dimanche soir, cet article sur le blog Sinogastronomie m’a poussée à faire du poulet Rama (c’est pas ma faute M’dame, c’est lui qui m’a obligée !). J’ai trouvé une recette, c’était pas mal du tout, et encore meilleur froid le lendemain midi.

Lundi soir, nous avons été manger au restaurant vietnamien Hoi An BBQ, à Ouchy. En entrée, nous avons partagé un petit assortiment de rouleaux frits et gâteaux de riz vapeur. En plat, nous avons aussi partagé un plat de porc grillé et un plat de bœuf grillé, le tout à enrouler dans des feuilles de riz avec des vermicelles de riz et des herbes. En dessert, j’ai pris les bananes au tapioca et au lait de coco, c’était délicieux, typiquement le genre de dessert que, paraît-il, la plupart des occidentaux n’aiment pas (trop gluant je suppose) et que j’adore.

Mardi soir, j’ai fait mariner des tranches de cou de porc dans un Spicy Cajun Rub (mélange d’épices commercialisé par Jamie Oliver) et un peu d’huile d’olive. Grillées, elles étaient très juteuses et succulentes. Je les ai accompagnées de betteraves à la crème d’avocat (en omettant le sel au citron vert, qui me semblait une complication inutile), excellentes elles aussi.

Mercredi soir, nous avions été nous promener et boire du vin chaud au centre ville, en profitant d’une nocturne. Nous avons ensuite mangé dans mon restau chinois préféré, chez Xu. J’ai pris le porc sauté aux piments avec du riz blanc, et nous nous sommes tous partagés les fameux raviolis grillés, toujours aussi bons. Inutile de dire qu’étant donné les portions gigantesques, le repas du lendemain midi était tout trouvé !

Jeudi soir, c’était la veille de Noël, et j’ai donc cuisiné un vrai repas de Noël pour quatre (en attendant la grande fête familiale du 26 décembre, dont je vous parlerai la semaine prochaine) : carpaccio de coquilles Saint-Jacques à la truffe noire, puis cailles désossées farcies au foie gras avec une sauce aux morilles et aux raisins inspirée de cette recette, accompagnées de cardons au lait (je recommande, c’est une recette simple, légère et exquise) puis crème au Vin Santo et cantucci. Le tout était parfait, festif, délicieux et très digeste.

Vendredi soir, j’ai fait les spaghettis créoles prévus la semaine dernière et dont la sauce m’attendait sagement au congélateur.

Il pleut, mais c’est l’été

Samedi soir, j’ai fait une salade thaï au bœuf (d’une recette déjà testée plusieurs fois, trouvée dans un magazine de 98, « Cuisines du bout du monde » sur la Thaïlande), excellente.

Dimanche midi, j’ai servi des fleurs de courgettes farcies à la ricotta

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Un beau plat de jambon cru espagnol avec, et voilà un beau et simple brunch du dimanche !

Dimanche soir, j’ai fait des fèves au basilic (et je remercie au passage mon cher et tendre, qui s’est tapé les presque 2 kilos de fèves à écosser, puis éplucher, sans broncher) et des petits poivrons verts italiens « friadelli » au four.

Lundi soir, j’ai mitonné un clafoutis aux tomates cerises, chèvre frais et feta, que j’ai accompagné d’une salade d’épinards assaisonnée à l’huile d’avocat (c’est délicieux l’huile d’avocat, doux et parfumé, une de mes huiles préférées).

Mardi soir, j’ai fait ma paresseuse. Il y a un relativement nouveau stand de produits italiens au marché de Lausanne, sur la Riponne, derrière le métro, entre deux stands de légumes. Il est tenu par un couple (des gens charmants, qui connaissent bien leurs produits et n’hésitent pas à faire goûter) originaire de Vérone, et je leur avais déjà acheté une fois leur porchetta, excellente. Cette fois, c’est tout un repas que j’ai pris chez eux : de la porchetta, du salami coupé bien fin, un fabuleux sauciflard à la truffe, un autre au fenouil, du fromage au foin, du fromage au romarin, de la tomme, des grissini artisanaux.

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Après dégustation, je peux affirmer que tout est délicieux, et j’y retournerai sans faute ! J’ai juste eu la décence de servir une belle salade de tomates avec tout ça.

Mercredi soir, j’ai fait un repas « sushis maison en do it yourself » que j’ai déjà décrit dans cet article.

Jeudi soir, j’ai cuisiné des pois chiches au cumin et au chorizo, ainsi que des champignons de Paris au four.

Vendredi soir, j’ai servi du vitello tonnato, accompagné d’une salade verte et de grissini maison, et en dessert, de la crème d’avocat à la brésilienne.

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Paris et retour

Samedi soir, à Paris, nous avons fait un délicieux repas au Petit Céladon. Il s’agit de la version week-end, moins chère, du Céladon, qui est un restaurant gastronomique. Je suppose que c’est l’absence de la clientèle d’affaires, très argentée, qui explique la transformation. En tout cas c’est un endroit très agréable, et l’on y mange très bien. Nous avons pris le menu à 63 euros, qui comprend entrée, plat, dessert, une demi-bouteille de vin (sans choix, c’est le vin proposé par la maison, mais il est toujours excellent) et le café. En entrée, j’ai choisi la « brandade de haddock fumé aux perles noires et baies roses », excellente, puis en plat l’entrecôte de cochon ibérique rôtie accompagnée de lentilles (un délice, la viande était incroyablement moelleuse et savoureuse), et enfin le « dôme caramel beurre salé, glace confiture de lait », très bon (même si en voyant arriver le Paris-Brest de mon voisin, je dois avouer avoir ressenti un petit pincement de regret !).

Dimanche midi, en route, nous nous sommes arrêtés à l’Auberge de la Beursaudière. Nous y sommes arrivés par hasard, cherchant un restaurant en route (règle numéro 1 de la gourmette : ne jamais manger sur l’autoroute !). Nous avons été accueillis très gentiment, et avons très bien mangé avec le « menu des roulants » (entrée + plat ou plat + dessert). En entrée, j’ai pris le « bol du paysan », une très belle salade de frisée avec oeuf poché, lardons et croûtons. Ensuite, j’ai craqué pour la tête de veau sauce gribiche (parfaite – seul petit reproche, une quantité de sauce un peu insuffisante). Avec cela, nous avons bu un verre de Petit Chablis puis un pichet d’Irancy.

Dimanche soir, en arrivant de Paris, j’ai fait une simple mais très réconfortante fondue moitié-moitié (arrosée d’un Neuchâtel non filtré, j’aime beaucoup ce vin rafraîchissant et léger).

Lundi soir, j’ai décongelé une superbe côte de veau ramenée d’Italie et l’ai servie rôtie au four, accompagnée d’une salade de kale que j’ai énormément appréciée (je l’ai faite avec du kale et non avec du chou noir comme indiqué, j’ai du coup enlevé les côtes dures).

Mardi soir, un repas tout simple, du dos de cabillaud rôti aux épices cajun et du cole slaw. Je n’aime pas le cole slaw englouti dans la mayonnaise, je le fais donc d’habitude avec du M-dessert (qui est une crème allégée genre Fjord), de la moutarde et du vinaigre. Là j’ai oublié le vinaigre et ajouté la chair d’un avocat tropical (et donc énorme) qui allait mal tourner, mixée. C’était bon, mais un peu écoeurant, peut-être à cause de la quantité d’avocat, ou de l’oubli du vinaigre. Mais l’avocat apportait quand même un truc sympa – à refaire, en ajustant la recette.

Mercredi soir, j’ai cuisiné un risotto de pâtes au lard et aux tomates séchées. Qu’est-ce qu’un risotto de pâtes ? C’est tout simplement un plat de pâtes cuisiné « façon risotto », c’est-à-dire en commençant par faire revenir les pâtes dans un peu d’huile et d’oignon haché, puis en ajoutant peu à peu du liquide et d’autres ingrédients. Là j’ai utilisé un peu du pas très bon Sauternes 1928 testé à Noël, de la tomate en boîte, des tomates séchées réhydratées, du lard, et de l’eau, puis du Parmesan tout à la fin. C’était très réussi, bien crémeux, ce mode de faire assure que les pâtes prennent bien le goût de la sauce.

Jeudi soir, j’ai mangé au Kazoku, pour le repas annuel d’une commission dont je fais partie. J’ai pris le menu Tradition : assortiment de sashimi, puis brochettes de poulet teriyaki, puis assortiments de sushi, et finalement soupe miso (que j’ai refusée, elle était de trop pour moi). J’ai quand même craqué pour le sublime fondant au chocolat blanc et thé vert en dessert (mais j’ai laissé la boule de sorbet citron qui l’accompagnait, pour moi elle est superflue). Tout était délicieux, comme d’habitude, et je persiste à dire que ce restaurant sert les meilleurs sushis de Lausanne.

Vendredi soir, j’ai fait une pizza blanche aux oignons et au jambon cru. J’avais coupé les oignons très finement à la mandoline et les avais mis crus sur la pâte (par dessus la mozzarella), puis ajouté le jambon cru à la sortie du four, c’était vraiment très bon ! La prochaine fois j’essaierai d’ajouter du romarin, l’accord doit être sympa.

Cuisine rapide

Samedi soir, j’ai servi des poissons fumés (ramenés d’Allemagne), du jambon cru, une salade de céleri-branche, et bu un petit verre de vodka Zubrowka à l’herbe de bison.

Dimanche midi, pour continuer dans la simplicité, j’ai mis sur la table un plateau de fromages bavarois (un fromage aux champignons, un autre au piment, un troisième au poivre noir, et quelques autres encore – pas mauvais, mais quand même très anecdotiques), accompagnés de fruits (pommes, poires, noix) et d’un sauvignon blanc sud-africain Iona 2012.

Dimanche soir, j’ai fait une quiche aux poireaux et lardons, escortée d’une salade de betteraves aux oignons frais (sauce crème acidulée et moutarde). Avec ce repas, nous avons ouvert la deuxième bouteille de Santenay Cave Girardin 1990 que nous avions préparée pour Noël et pas bue – il est à son apogée, il fallait le boire !

Lundi soir, vite fait à la poêle, des grillades de bœuf et bison (ramenées d’Allemagne elles aussi), une salade verte, et la suite du Santenay.

Mardi soir, j’ai cuisiné sérieusement, et préparé un couscous aux cardons et fèves séchées, servi avec de la semoule de millet (c’est pas mal, mais pas aussi bon que la semoule de blé franchement). J’aime bien les couscous un peu originaux, et celui-là était ma foi excellent. Nous avons bu un excellent Magno Megonio Librandi 2007.

Mercredi soir, j’ai pris le temps de faire des sushis maison (mais pas roulés, en do-it-yourself, avec tous les composants sur la table et chacun compose ses sushis selon ses désirs). Nous avons bu un blanc local, un Féchy Le Brez 2010 de chez Paccot.

Jeudi soir, j’ai servi des spaghettis sauce avocat inspirés par cette recette. En fait, j’ai fait encore plus simple : du pesto frais (en sachet, au rayon « frais » du supermarché) mixé avec la chair de 3 avocats bien mûrs et le jus d’un citron vert. J’ai ensuite assaisonné les spaghettis avec cette sauce, ajouté le zeste râpé du citron vert et un bouquet de coriandre hachée. C’est vite fait, délicieux, et je me demande bien pourquoi je n’ai jamais pensé à utiliser l’avocat en sauce pour pâtes auparavant ! Nous avons bu le même vin (Magno Megonio) que mardi.

Vendredi soir, nous avons mangé à l’Indochine. Cela faisait au moins 10 ans que nous n’y avions pas été, et je dois dire que j’ai été « décue en bien », comme on dit par ici. J’ai pris en entrée un assortiment de quatre raviolis vapeur, très bien. Ensuite j’ai commandé du crabe mou frit, et en accompagnement du riz gluant. Les deux étaient exceptionnels ! Le crabe était bien frit mais pas trop (quand c’est trop frit on ne sent plus le goût, il n’y a plus que le côté friture craquante), avec une sauce courte (j’appelle cela une sauce, mais on pourrait plutôt parler de condiment) exquise à la ciboule et à dieu sait quoi, et le riz gluant avait un petit goût de reviens-y assez étonnant (sachant que je l’ai souvent mangé et que je sais le faire, mais là il y avait une légère aromatisation que je n’ai pas su identifier mais qui lui donnait très nettement quelque chose de plus). Nous avons arrosé ce repas d’un très sympathique Pouilly-Fuissé dont j’ai oublié la référence exacte.

Menu de Noël

Voici un article qui présente le menu du repas de Noël que je vais cuisiner (edit : que j’ai cuisiné !) pour 7 personnes le 24 décembre au soir, cela donnera peut-être des idées à quelqu’un. Je l’édite donc après coup pour donner mes impressions de cuisinière et de dégustatrice !

Apéritif : Champagne Laherte rosé

Première entrée : foie gras cuit au sel et, pour ceux qui n’aiment pas le foie gras, saumon fumé. Le vin sera probablement un très vieux Sauternes acheté en vente aux enchères il y a quelque temps. Edit : malheureusement, les deux bouteilles de Sauternes 1928 (si si !) étaient imbuvables (mais passeront très bien dans la cuisine), nous avons donc bu un Côtes de Bergerac Chateau des Eyssards 1999. La vie est dure (ou pas).

Deuxième entrée : tartare de crabe et d’avocat, en faisant un croisement entre cette recette et celle-ci. C’était parfait, un peu de mayonnaise donnant de l’onctuosité mais le citron vert donnant du punch et évitant le côté écoeurant. En vin, je pense qu’un Sancerre ou un Chablis feraient bien l’affaire, mais c’est à discuter. Edit : nous avons finalement bu un Rully blanc Claudie Jobard 2006. Slurp.

Plat : pintade chaponnée aux pommes et aux châtaignes, de plus farcie avec une farce de Noël encore à définir (mais probablement à base de chair à saucisse, mie de pain, cognac et herbes, edit : c’est exactement ce que j’ai fait, avec aussi un peu de crème fraîche, la pintade c’est vite sec), et accompagnée d’une embeurrée de chou vert. J’ai fait en fait un croisement entre la recette suscitée et la recette de mon volailler (mettre quelques centimètres d’eau dans la léchefrite, couvrir hermétiquement de papier d’alu, cuire 30 minutes par kilo à 180+ et finir à découvert à chaleur maximum). Bilan : parfait ! Vin à définir, je n’y ai pas encore réfléchi, et si vous avez des idées, elles m’intéressent ! Edit : nous avons bu un fort délectable Santenay Cave Girardin 1990. Re-slurp.

Dessert : merveilleux au praliné, en faisant un croisement de cette recette pour la meringue et la crème, et de celle-ci pour l’enrobage (edit : je dois avouer avoir trouvé chez Aligro un mélange correspondant parfaitement à cet enrobage et je l’ai lâchement utilisé). C’était excellent, et je suis très fière de moi, la première crème au beurre que j’ai faite de ma vie entière a été parfaitement réussie (et sans thermomètre pour le sirop en plus !).