L’été, quand même…

Samedi soir, nous avons fait une jolie balade sur le lac Léman. Tous les étés, depuis quelques années, la CGN organise des croisières repas en coopération avec le Beau-Rivage à Lausanne. La cuisine est excellente, manger sur un bateau a quelque chose de magique, et le paysage est superbe puisqu’on fait un trajet en boucle Lausanne-Yvoire-Lausanne (on peut aussi monter à bord du bateau à Morges et en redescendre là au retour). Nous avons pris la formule trois buffets (buffet froid, buffet de fromages, buffet de desserts). Il est aussi possible de manger la broche (avec ou sans buffet froid comme entrée avant). C’était délicieux, frais, appétissant, et réassorti généreusement au fur et à mesure. Je ne suis pas sûre que j’arriverais à citer tous les plats qui composaient le buffet, mais il y avait en tout cas :

  • Un excellent saumon fumé
  • De la très bonne charcuterie (jambon cru, chorizo, mortadelle…)
  • Du houmous
  • Du caviar d’aubergines
  • Des petits piments doux farcis au fromage
  • Des gambas
  • Du rosbif (et des sauces pour l’accompagner)
  • Des verrines de soupe froide diverses et variées

Le plateau de fromage était excellent, et les desserts d’un classicisme de bon aloi et parfaitement réalisés : Paris-Brest, îles flottantes, tarte sablée aux framboises, mousse au chocolat, tarte au citron, tarte aux fraises, etc.

Dimanche midi, j’ai fait une soupe froide de courgettes au sésame, inspirée d’une recette de Pascale Weeks (mais avec de la purée de sésame à la place de la purée d’amandes, et en ajoutant un peu de purée de citron confit et d’huile d’olive à la menthe de l’Olivier – en fait, j’ai adapté au contenu de mon frigo et à mes envies). Absolument délicieuse (et pourtant je ne suis pas une grande fan des courgettes). Pour compléter, j’ai mis sur la table un plat de jamòn Serrano ramené tout récemment d’Espagne, et du pain du marché. C’était un parfait repas de terrasse (car, exceptionnellement étant donné l’été pourri que nous avons cette année, nous avons pu manger sur la terrasse).

Dimanche soir, j’ai profité du fait que j’avais trouvé de l’araignée de bœuf chez Aligro et j’ai poêlé des steaks d’araignée, que j’ai accompagnés d’aubergines grillées au pesto et tomates (en remplaçant le pesto par un reste de pesto d’ail d’ours que j’avais fait il y a quelque temps). L’araignée demande un peu de travail (dénervage) mais elle se révèle vraiment succulente.

Lundi soir, j’ai fait un saut d’une bonne dizaine d’années en arrière, du temps où je fréquentais le newsgroup fr.rec.cuisine (et où les habitués se retrouvaient parfois, selon leur position géographique, leurs envies et leurs disponibilités, pour des somptueux AAB – Appels A la Bouffe – dont nous sortions ravis et engraissés pour Noël, chacun apportant et/ou cuisinant ses spécialités). J’ai préparé (plusieurs jours à l’avance, c’est nécessaire) ce qui, dans mon esprit, s’appelle les « sardines marinées de Pomme« , des délicieuses sardines crues marinées au citron, aux herbes et à l’huile d’olive. Je ne manque jamais de penser à ladite Pomme en les mangeant, et je regrette que tout ce joyeux groupe se soit défait (si l’un d’entre eux me lit, qu’il me fasse un petit coucou, ça me fera drôlement plaisir !). Avec, j’ai servi une salade de lentilles au romanesco.

Mardi soir, un grand classique (que je ne vois pas l’intérêt de manger au restaurant, c’est vraiment de la cuisine vite faite), à savoir une Caprese, dite aussi « tomates mozzarella ». Avec des belles tomates coeur de boeuf achetées chez Della Vecchia, de la mozzarella de bufflonne de Padula, du basilic estival super-parfumé et de l’huile d’olive achetée au moulin en Provence, c’était un festin.

Mercredi soir, j’ai profité de la saison des haricots borlotti frais pour faire des borlotti au jambon cru (avec le délicieux Serrano ramené de Barcelone, à nouveau).

Jeudi soir, j’ai lancé la fabrication de pâte à pizza à la machine à pain en partant le matin et le soir, j’ai fait un calzone bianco à la ricotta, feta, mozzarella et épinards.

Et vendredi soir, j’ai malheureusement très médiocrement fini la semaine par un plat de vermicelles de riz et légumes à l’asiatique qui n’avait rien d’inoubliable (je vous passe donc les détails). On fera mieux la semaine prochaine !

Avant les vacances

Samedi soir, nous étions huit à table. En entrée, j’ai profité de la saison pour faire une salade de homard à la mangue et à la coriandre (recette improvisée, avec dans la sauce un peu de la délicieuse huile d’olive au combava de Roellinger) qui a eu un beau succès (je n’ai pas regretté la demi-heure passée à décortiquer les trois homards que j’avais ramenés de chez Aligro et cuits au four). En plat, du Tonno del Chianti accompagné de haricots borlotti froids aux oignons de Tropea. C’est une recette de porc « façon thon en conserve » qui m’avait intriguée, et elle en vaut la peine (même si elle n’est pas très légère, évidemment…). En dessert, un de nos amis avait apporté une soupe aux fraises et une sublime tarte aux abricots.

Dimanche midi, j’ai fait un tartare de bœuf à la crème acidulée, à la moutarde et aux herbes (c’est ma recette habituelle, je l’ai trouvée il y a très longtemps dans l’excellent livre « Gourmande et pressée » des sœurs Scotto, et je la préfère nettement à la recette traditionnelle, elle est beaucoup plus fraîche et savoureuse), avec des chips et une salade de tomates.

Dimanche soir, des seiches à la plancha, accompagnées de légumes sautés au basilic (aubergines, poivrons, courgettes). Les seiches étaient superbes, fraîches (dans le sens pas « congelées et vendues décongelées »), une trouvaille chez Aligro là encore. J’ai enlevé l’os et le bec mais malheur à moi, je n’ai pas assez l’habitude de cuisiner ces bestioles, je n’ai pas enlevé la poche d’encre qui est très sableuse, c’était un peu dommage (mais pas très grave, le sable est resté très discret heureusement). Excellent. J’ai bien réussi le temps de cuisson, très court (les seiches et calamars doivent cuire soit très peu de temps soit très longtemps, entre deux ils deviennent caoutchouteux). Bref, à refaire (et cette fois, je les nettoierai dans les règles de l’art !).

Lundi soir, j’ai fait des hamburgers. Je dois dire que la mode du hamburger au restaurant m’énerve un peu, c’est un plat qui demande peu de cuisine et de temps de préparation, franchement, je préfère le faire chez moi plutôt que le payer au prix de l’or dans un bistrot qui se croit gastronomique parce qu’il a ajouté un peu de confiture d’oignon sur le machin. J’ai grillé le pain, grillé les « patties », ajouté du fromage à raclette dessus et juste laissé fondre, et servi à chacun son hamburger qui pouvait être personnalisé avec tout ce que j’avais posé sur la table : ketchup, sauce barbecue, feuilles de salade, tranches de tomate, avocat écrasé, et pancetta grillée.

Mardi soir, j’ai servi une soupe que j’adore, la harira (recette tirée du livre « La cuisine du Maghreb« , éd. Könnemann). En dessert nous avons eu de la glace caramélita de Mövenpick apportée par ma belle-mère – je crois que je ne connais qu’une seule personne dans mon entourage qui ne craque pas pour la caramélita, elle est vraiment délicieuse (surtout pour une glace non artisanale !).

Mercredi soir, de la morue (du cœur de morue trouvé, encore une fois, chez Aligro) pochée accompagnée d’une sauce verte à base de pomme de terre écrasée et de persil (j’ai trouvé la recette de la sauce dans le livre « La cuisine portugaise« , toujours aux éditions Könnemann), et des pommes de terre et haricots (un mélange de haricots verts et de haricots beurre) rôtis. Peu de gens savent que les haricots peuvent être rôtis au four (il suffit d’une dizaine de minutes à four bien chaud, en les arrosant d’un peu d’huile d’olive), et pourtant ils sont vraiment bons ainsi, en même temps un peu croquants et presque caramélisés, très addictifs.

Jeudi soir, j’ai fait du poulet à la grenade, accompagné d’une salade de pommes de terre et fenouil – deux recettes du livre de cuisine libanaise de Salma Hage dont j’ai déjà parlé plusieurs fois dans ce blog et que je suis en train d’exploiter. C’est une vraie mine d’or ce bouquin, les deux recettes étaient excellentes.

Vendredi soir, buffet à thème « les crevettes » au restaurant du Stand de Gilamont. C’est la troisième fois que nous y allons, et c’est toujours aussi bon. Les crevettes crues à la Thaílandaise étaient à se damner, les dim-sums aux crevettes aussi, et il y avait bien d’autres choses encore.

Et je vous donne rendez-vous dans 3 semaines, nous partons en vacances à Barcelone, je vais pouvoir tester les tapas et autres pintxos. Je me réjouis, et vous souhaite un très bel été.

Une semaine tranquille

Samedi soir, nous avons testé le Restaurant de la Paix. Il y avait très peu de monde, et c’est bien dommage, l’endroit est très agréable, le service était charmant (on nous a même offert deux verres de vin pour nous le faire goûter !), et c’était très bon. J’ai pris un carpaccio de féra frais et bien assaisonné, suivi d’un plat de homard décortiqué sur un lit de boulgour aux petits légumes vraiment très réussi (et il s’agit là d’une alliance à laquelle je n’aurais jamais pensé !).

Dimanche midi, tout simple : des cailles désossées frottées d’un mélange d’épices et passées au grill, accompagnées d’épinards frais cuits et arrosés d’un filet d’huile d’olive.

Dimanche soir, j’ai fait une quiche aux poivrons et chorizo (avec une pâte aux petits suisses qui n’avait en fait rien de feuilleté mais était très bonne), avec une salade de tomates à l’ail nouveau.

J’avais vu sur Marmiton une recette de poulet aux chanterelles, ça m’a donné des idées – même si je n’ai pas suivi la recette. Lundi soir, j’ai donc fait un poulet aux chanterelles tout simple, mais vraiment excellent : poulet découpé en morceaux (mon chat a miaulé pendant tout le temps où je découpais le poulet…), un kilo de pommes de terre nouvelles, un peu d’huile d’olive et de gros sel, et hop au four bien chaud. J’ai mélangé deux ou trois fois, et 15 minutes environ avant la fin de la cuisson j’ai ajouté une livre de chanterelles nettoyées, en mélangeant à nouveau.

Mardi soir, j’ai fait de manière totalement improvisée des boulettes de viande à la coriandre, que j’ai accompagnées d’une salade mêlée (verte, tomates, concombre). J’ai tellement aimé ma recette que je la donne ici !

Mercredi soir, j’ai refait des lasagnes au chèvre et aux légumes (poivrons, poireaux, aubergines) – recette découpée dans un magazine il y a des lustres, déjà testée et approuvée. J’ai utilisé les feuilles de pâtes extra-fines de Rana, je les adore, elles donnent un résultat super-onctueux (sachant qu’il faut faire des couches de garniture beaucoup moins épaisses que d’habitude entre les couches de feuilles de pâte – concrètement, au lieu de 3 couches de feuille et 2 couches de garniture, je mets 6 couches de feuille et 5 de garniture). Je précise que je n’ai aucune relation avec la marque Rana autre que d’être simple cliente !
J’ai aussi ajouté quelques louchées de bouillon dans le plat garni, quand on ne précuit pas les pâtes c’est nécessaire, sinon il faut faire encore plus de béchamel et ça alourdit vraiment trop le résultat. Bref, j’espérais avoir des restes, ben non, rien, tout a disparu dans les estomacs sans fond de mes gaillards !

Jeudi soir, étant donné le temps maussade, nous nous sommes réconfortés avec une bonne raclette, avec les délicieuses petites pommes de terre nouvelles que l’on trouve en ce moment.

Et vendredi soir, nous sommes allés manger au restaurant La Chotte, à Romanel-sur-Lausanne. C’est un endroit très agréable, service affable et efficace, cuisine soignée, prix moyens. Ma panna cotta de poivrons en entrée était peut-être un poil trop salée, mais délicieuse quand même, et mon plat de veau cuisson lente était parfait.

Long Time no Read

Ô Lecteur, lectrice chéri(e), pardonne-moi, je t’ai fait faux bond ces derniers temps. En cause, un agenda chargé et un merveilleux long weekend de l’Ascension à Londres.

Je me rattrape donc, et t’offre trois semaines à la fois !

Première semaine

Samedi soir, après un apéro chez des amis, nous avons été manger Chez Cavu. C’est toujours aussi bon, mais hélas le menu du soir, qui de mémoire comportait entrée, plat et dessert et coûtait un peu moins de 100 frs, a été remplacé par un menu à rallonge (4 plats et dessert si je ne me trompe) bien plus cher. Tant pis, nous avons pris à la carte. Le service était un peu approximatif, mais aimable. J’ai commandé, en entrée, une nage de homard parfaite, et en plat, une côte de veau gargantuesque et délectable.

Dimanche midi, j’ai passé au four une grosse truite trouvée chez le poissonnier du marché en m’inspirant de cette recette. Accompagnée d’une purée de petits pois, elle était parfaite !

Lundi soir, une recette trouvée il y a plusieurs années et très appréciée, la salade ardennaise. C’est en même temps simple, savoureux et original !

Mardi soir, j’ai fait un tajine aux citrons confits. En même temps que la viande, j’ai fait cuire des carottes et légumes variés (ce que j’avais dans mon frigo !), et je l’ai servie avec du couscous. J’ai peut-être un petit peu trop cuit la viande, sachant que j’ai utilisé des cuisses de poulet désossées en lieu et place d’un poulet coupé en morceaux, mais c’était quand même très bon.

Mercredi soir, un rôti de veau normand, auquel j’ai ajouté des pommes de terre nouvelles pour en faire un plat complet – très bien (mais mon Calvados n’a jamais voulu flamber, allez savoir pourquoi !), peut-être un peu trop doux à mon goût.

Jeudi soir, nous avons profité du festival « moitié-prix » La Fourchette pour aller manger aux Chevreuils. Le service était gentil, mais avec une suite impressionnante d’erreurs, tellement que je me suis amusée à en dresser une liste :

  • Personne ne nous a pris les manteaux à l’arrivée (alors qu’il s’agit d’un restaurant assez chic).
  • On est venu nous demander si on voulait un apéritif alors que mon compagnon était absent – occupé, justement, à ranger les manteaux au vestiaire.
  • On a voulu nous faire goûter le vin alors que nous étions en train de boire l’apéritif.
  • Comme nous avons dit que nous goûterions plus tard, la bouteille a été posée sur la table et plus personne ne s’en est occupé après, nous avons goûté puis fait le service nous-mêmes pendant tout le repas.
  • Nous avions pris une eau minérale et une eau gazeuse. On m’a demandé laquelle je voulais (très bien), j’ai dit que c’était l’eau gazeuse, après quoi on a demandé à mon compagnon laquelle il voulait (euh, et l’eau plate c’est pour notre chien invisible ? Elle était assez drôle celle-là).
  • Une petite saucière a été renversée par une serveuse sur la nappe. En soi je ne considère pas cela comme un problème, ça arrive. Sauf que là, la nappe a bien été recouverte d’une serviette mais les giclures généreuses sur le parquet à côté de moi ont été ignorées jusqu’à la fin du repas ou presque.
  • Nous avons attendu l’addition pendant un quart d’heure.
  • En partant, personne ne nous a salués.

Bref, il manquait très clairement la supervision d’un(e) maître d’hôtel… Mais fort heureusement, la cuisine était, elle visiblement bien dirigée et nous nous sommes régalés ! Mon tartare de langoustines était une pure merveille. La portion était malheureusement minuscule, mais comme mon compagnon avait pris un fabuleux risotto au magret de canard et foie gras dont la portion était énorme pour une entrée, j’ai joyeusement phagocyté son assiette… En plat, j’ai beaucoup apprécié le pigeon rôti (même si les févettes qui l’accompagnaient étaient bien peu nombreuses).

Vendredi soir, c’était la fête des voisins dans notre rue. J’y ai contribué avec une salade de lentilles au jambon (avec beaucoup de persil et d’oignon frais), ainsi que des gougères.

Deuxième semaine

Samedi soir, j’ai improvisé un lapin (découpé en morceaux) enduit de moutarde et rôti au four, accompagnée d’une salade.

Dimanche midi, j’ai fait une recette qui me trottait dans la tête depuis un moment et dont je suis très contente, des spaghettis à la crème de fenouil.

Dimanche soir, nous avions des invités. En entrée, je me suis inspirée de cette recette pour faire des pressés de chèvres aux asperges et au melon. Le plat fut un gigot d’agneau cuisson lente sur lit de roquette et Parmesan, accompagné d’haricots borlotti frais au romarin. Et en dessert, un bon classique français, une charlotte aux fraises.

Lundi soir, repas sans cuisine (ou presque) : plateau de fromages, asperges sauvages poêlées et fruits (cerises, poires, pommes).

Mardi soir, côtelettes d’agneau au grill du four, et une recette inventée sur le moment de bettes aux pois chiches, que j’ai trouvée digne de retranscription.

Puis nous sommes partis à Londres, ce qui fera l’objet d’un prochain article.

Troisième semaine

Dimanche soir, en rentrant de Londres (avec une très petit faim étant donné nos agapes là-bas), il fallait quand même nourrir nos ados restés au bercail, j’ai servi sans complexe les restes décongelés et réchauffés du rôti de veau normand et pommes de terre nouvelles de la semaine précédente.

Lundi soir, j’ai fait une quiche lorraine (une vraie, sans fromage, avec seulement le bon goût de la crème et du lard) et une salade de brocolis (juste passés à la vapeur avec de l’ail en fine tranches, parsemés d’amandes effilées et assaisonnés de vinaigre d’abricots et d’huile d’olive).

Mardi soir, j’ai été manger avec une amie au Karma. C’est un restaurant de cuisine fusion que j’aime bien, les assiettes sont belles, appétissantes, savoureuses et bien servies, et le tartare de bœuf à l’italienne (aux tomates séchées, Parmesan, basilic et pignons) que nous avons pris était excellent, avec mention spéciale à l’accompagnement, des grosses frites « rustiques » vraiment délicieuses.

Mercredi soir, un simple filet de bœuf cuisson lente (avec une qualité de viande pareille, pas besoin de sauce), et une salade verte.

Jeudi soir, des rognons Beaujolaise (échalotes, déglaçage au Cognac, finition avec un mélange moutarde-crème) et purée de petits pois.

Et vendredi soir, à 7, avec des amis :

  • En entrée, un velouté de petits pois servi froid en verrines, et accompagné de crackers au fromage. Le velouté était parfait, bien frais pour cette première belle soirée d’été, mais les crackers étaient imprésentables, complètement friables, bien que délicieux. Je pense que j’ai étalé la pâte trop fin (la recette spécifiait que l’on pouvait faire environ 45 crackers avec la portion de pâte spécifiée, j’ai vraiment étalé fin, je pense qu’il s’agissait de 45 tous petits crackers…). Mais c’était joli quand même :

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  • Ensuite, un poulet au Vin Jaune sans morilles (deux des convives ne les appréciant pas), et accompagné de riz basmati et d’asperges vertes rôties au four. Là je vais parler vins, pour une fois (je devrais peut-être en parler plus souvent, d’ailleurs, puisque c’est aussi l’une de mes passions !). J’ai utilisé, comme tout Jurassien vous le recommandera, du Savagnin pour la recette, et juste rajouté un demi-verre de Vin Jaune 10 minutes avant de servir – c’est trop dommage de passer du Vin Jaune à la casserole comme ça ! Et avec le plat, j’ai servi deux bouteilles successives (puisque nous étions 5 à en boire) : un Vin Jaune « Côtes du Jura » 2005 de la Fruitière Vinicole de Voiteur, puis un Château-Châlon de la même année et de la même Fruitière. Si l’on se posait la question de savoir s’il vaut la peine de mettre le prix dans une appellation Château-Châlon, la réponse était claire : le premier était excellent, mais le Château-Châlon était à tomber les chaussettes !
  • En dessert, j’avais fait des Fontainebleaux aux fraises. Ils étaient délicieux, mais la prochaine fois je diviserai la quantité de sucre par 2, nous les avons tous trouvé trop sucrés (il faut dire que j’avais trouvé des vraies belles fraises bien goûteuses et bien mûres à la Ferme Vaudoise, peut-être qu’avec des fraises fades nous aurions moins eu cette sensation).

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Marmiton un jour, marmiton toujours ?

Cette semaine, j’ai continué dans l’exploration de mon carnet Marmiton.

Samedi soir, nous étions 6. En entrée, j’ai fait des verrines d’asperges, que j’ai surmontées de grosses crevettes poêlées, c’était absolument délicieux (et ça a le gros avantage de se préparer à l’avance – je déteste être en train de cuisiner quand les invités sont là). En plus, elles présentaient vraiment bien (et pourtant, dieu sait que la présentation ce n’est pas mon truc !) :

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En plat, j’ai servi un curry malgache de porc et crevettes, avec du foutou de bananes plantain. Confession du jour : pour faire le foutou, j’ai utilisé un mélange en poudre acheté chez l’épicier indien (qui a une tonne de spécialités africaines). Le mélange porc crevettes et l’assaisonnement du ragoût en faisaient un excellent plat, mais la prochaine fois, je ne tricherai pas, j’essaierai de faire du foutou de bananes à partir de vraies bananes – là ce n’était pas mauvais, et ça allait bien avec la sauce, mais sans plus. En dessert, ma grande fierté de la semaine : un baba au rhum, que j’ai fait la veille (encore une préparation à l’avance !) et arrosé le jour-même, et servi avec de la crème fouettée au siphon et de l’ananas frais (délicieux ananas « bouteille ») coupé en dés.

Dimanche midi, nous avons été voir une exposition à Bâle. J’avais fait mes repérages sur le web (surtout que le dimanche, beaucoup de restaurants sont fermés), et trouvé Lily’s. J’ai beaucoup aimé, tant l’endroit (les longues tables, la clientèle cosmopolite) que la cuisine (et un service rapide et impeccable : 7 cuisiniers – la cuisine étant ouverte sur la salle, on le voit – et 7 personnes en salle, ça déménage !). J’ai mangé un poisson à la thaïlandaise au curry rouge (Pla Lad Prik pour les intimes) absolument délicieux.

Dimanche soir, vite fait sur le gaz (bon, chez moi c’est sur l’induction, encore plus rapide…), un rougail de boudin, fait avec du boudin créole de chez les Henny au marché de Lausanne (ça fait 25 ans que je leur en achète, et il est toujours aussi bon), accompagné, comme indiqué dans la recette, de flageolets. J’étais un peu sceptique sur l’alliance, mais ça va vraiment bien !

Lundi soir, une pashtida de carottes qui s’est révélée simple à faire et très agréable, avec quelques tranches de jambon de campagne acheté au marché (vous l’aurez sans doute remarqué, je fais toutes mes courses de fromages, légumes, fruits et viandes au marché de Lausanne).

Mardi soir, j’avais envie d’essayer le restaurant qui a remplacé le pub glauque du carrefour des Anciennes Casernes, tout près de chez moi : la Brasserie Thaïe. J’y ai mangé avec une amie, et nous avons été conquises. L’endroit a été entièrement rénové, révélant des détails décoratifs incroyables de la fin du XIXème siècle (un vitrail Art Nouveau, un miroir gravé encadré de stuc), et la cuisine est vraiment délicieuse. J’ai tout goûté (si vous m’emmenez au restaurant, soyez prévenus, je goûte dans votre assiette !), et tout était génial : mes crevettes croustillantes, la salade de papaye verte de mon amie, mon bœuf à la mode du chef (au piment et basilic), les crevettes au curry massaman de mon amie. La carte des vins, malheureusement, est très orientée vers les vins rouges (et je trouve que les vins blancs, surtout les aromatiques, vont beaucoup mieux avec la cuisine thaïlandaise), et les plafonniers sont très kitsch (dans un genre « disco kitsch » qui jure pas mal avec le style général), mais c’est bien les seuls reproches que j’aurais à faire.

Mercredi soir, j’ai profité de l’absence de mon ennemi de la salade verte pour servir une poêlée campagnarde aux gésiers sur lit de salade verte. Simple et efficace (et j’ai utilisé ma dernière boîte de gésiers, un petit tour en France s’impose).

Jeudi soir, pour rendre honneur au printemps naissant, un tartare à l’ail des ours (viande de bœuf, oignons frais, jus de citron vert, ail des ours, sel, poivre, moutarde, huile d’olive, coriandre), accompagné d’un « petit sauté de l’étang » trouvé sur un blog que j’affectionne, « Les recettes d’une Chinoise ». J’ai adoré, c’est frais, croquant et subtil, mais mes hommes, qui ont du mal avec le « subtil » justement, ont boudé la chose. Pas grave, ça m’a fait des restes pour le lendemain midi…

Et vendredi soir, j’ai profité de l’absence d’un autre ennemi culinaire, l’ennemi du piment, pour faire la recette la plus simple de la cuisine italienne : spaghetti aglio olio peperoncino. C’est con comme la lune, et incroyablement vite fait, mais si bon…

Du soleil !

J’avais découvert récemment que le chef du défunt MC’s (qui était juste au dessus du CHUV à Lausanne, et que j’ai beaucoup aimé, dans ses deux périodes), Sébastien Rithner, officie à présent au restaurant Minuit-Soleil. Nous avons donc été redécouvrir sa cuisine samedi soir, et je dois dire que ça vaut le détour ! Une carte appétissante, des prix honnêtes, et un service accueillant et souriant, un vrai plaisir. Ma charlotte de canard aux mangues et au foie gras en entrée était vraiment délicieuse, et les gambas de mon plat aussi (avec mention spéciale pour le risotto à l’encre de seiche qui les accompagnait, à se relever la nuit). Seuls petits bémols : une salle très bruyante (mais on nous avait placés dans la véranda, ce qui nous a mis très agréablement à l’abri du bruit), et une portion peut-être un peu congrue de gambas. Mais nous reviendrons, ça c’est sûr !

J’avais décidé de tester la confection de sauces émulsifiées au Kenwood Cooking Chef. Dimanche midi, j’ai donc fait des entrecôtes de bœuf sauce béarnaise, accompagnées de chou-plume (j’ai découvert que c’est le nom officiel du kale, dit aussi chou nordique) à l’ail. J’ai pris la recette de béarnaise donnée dans le livre qui accompagne le Cooking Chef, et je dois dire que j’ai eu des sueurs froides : je me suis vite rendue compte que j’étais en train de faire des œufs brouillés au beurre et à l’estragon… Rattrapage illico au mixer-plongeur, puis redémarrage au Cooking Chef – argh, ça tranchait ! Mais l’ajout final (prévu) de citron a miraculeusement tout émulsionné. Ouf ! C’était pour finir très réussi. Ceci dit, il faut que je révise la manipulation, visiblement la recette (surtout en ce qui concerne les temps et températures) est mauvaise.

J’avais vu de superbes truffes noires au marché, j’ai donc mis au programme de la semaine un risotto aux petits légumes et à la truffe que j’ai fait dimanche soir. J’ai élaboré la recette de A à Z, et je suis fière comme un paon, elle a très bien tourné !

Lundi soir, envie d’un plat bien traditionnel que je n’avais pas fait depuis longtemps : un hachis parmentier. J’ai utilisé non pas un reste de viande (je n’en n’avais pas) mais de la viande hachée mélangée de bœuf et de porc, revenue avec de l’oignon, et j’ai fait une purée moitié pommes de terre moitié céleri-boule, ce que j’ai trouvé particulièrement réussi (sans compter que ça intègre les légumes dans le plat, ce qui n’est pas un mal). Et le voilà, déjà à moitié dévoré…

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Mardi soir, encore un test de sauce émulsifiée : des filets de féra sauce hollandaise. J’ai cuit les filets de féra au gril du four, environ 5 minutes côté peau et 2 minutes côté chair – décidément, c’est une cuisson que je trouve à la fois très pratique et très goûteuse. Quant à la hollandaise, j’ai à nouveau utilisé la recette du livre du Cooking Chef, et à nouveau, déception. Elle était bonne, mais pas correctement émulsionnée, trop liquide. J’ai servi des petits pois aux oignons frais à l’étouffée en accompagnement.

Mercredi soir, histoire d’utiliser un emballage de haricots mungo achetés je ne sais plus où, j’ai fait des filets de canard au curry et haricots mungo, lointainement inspirés de cette recette, avec du riz basmati. Je fais mon mea culpa : je n’aurais probablement pas du remplacer les cuisses de canard prévues dans la recette d’origine par des filets. Ce n’était pas mauvais, mais un peu sec et farineux (la faute aux haricots mungo je suppose) – bref, à ne pas refaire, en tout cas pas comme ça.

Jeudi soir, fondue au vacherin fribourgeois – bien crémeuse, avec des pommes de terre pour les amateurs, du pain pour les autres.

Et finalement, vendredi soir, du rapide : des côtelettes de porc marinées à la moutarde et au vin blanc, cuites au four, bonnes mais un peu sèches (si quelqu’un a la recette miracle pour des côtes de porc super-moelleuses, je prends !), et une belle salade verte bien croquante.

Entre hiver et printemps

Pour moi, la fin du mois de février annonce déjà l’arrivée du printemps, même si je sais que c’est un peu ce qu’en anglais on appelle du wishful thinking, prendre ses désirs pour des réalités…

Samedi soir, nous avons fait une belle découverte : « Les Saisons« , restaurant de cuisine française gastronomique, qui est le restaurant du Grand Hôtel du Lac à Vevey. J’en avais lu du bien, et comme j’avais un anniversaire à fêter (très en retard), nous y avons réservé une table.
Il y a deux parties à ce restaurant : la véranda, qui propose un menu non pas bon marché mais disons raisonnable pour une cuisine très sophistiquée, et le restaurant, qui nous avions choisi pour la circonstance et qui joue dans la catégorie au dessus.
Première surprise : c’était pratiquement vide. Au restaurant, en ce samedi soir, nous étions deux tables de deux ! A la véranda, il m’a semblé voir 5 tables de deux occupées.
Deuxième surprise : c’est splendidement bon ! Nous avons pris le grand menu (la carte du restaurant se compose de deux menus, mais si on le souhaite on peut prendre n’importe quel plat des menus à la carte), et nous nous sommes vraiment régalés ! Mais alors, pourquoi diable est-ce vide ? Mystère… Ce qui est sûr, c’est que nous y reviendrons. J’ai bien envie de tester la véranda.

Dimanche midi, une de mes recettes de paresseuse du dimanche matin : des fusilli sauce tomate et chèvre – oignon et ail hachés revenus dans un peu d’huile, coulis de tomates, on laisse mijoter, en fin de cuisson on incorpore un fromage de chèvre frais. Miam.

Dimanche soir, j’ai testé une des innombrables variantes du tartare, et fait un tartare de bœuf au Parmesan et basilic. Bœuf (haché moi-même, vive le Kenwood cooking Chef et son vrai hachoir à viande), oignon frais, jus de citron dans lequel j’ai fait mariner de l’ail écrasé, basilic haché, Parmesan râpé. C’était excellent ! Avec cela, une salade de petits artichauts (dûment parés et juste ébouillantés pendant 3 minutes), et diverses sortes de chips – des chips de patate douce, des chips de plantain à l’ail, et des chips classiques sel et vinaigre. J’aime bien l’alliance des chips avec le tartare, et chez moi, comme je ne fais pas de friture, ça remplace les frites.

Lundi soir, j’ai continué à exploiter le livre que j’avais sorti la semaine passée et fait de l’émincé de poulet façon steakhouse japonaise, avec du riz complet. Le poulet était bon mais pas inoubliable, et décidément, je n’aime pas beaucoup le riz complet…

Mardi soir, un riz chasse l’autre…. J’ai fait, sur l’idée de mon compagnon, un risotto aux poivrons et à la saucisse, pour lequel j’ai utilisé de la saucisse à rôtir (pour les Français : la saucisse à rôtir est une saucisse de porc au mètre, qui ressemble assez à la saucisse de Toulouse) coupée en grosses rondelles, et du bouillon de bœuf maison que j’avais au congélateur. C’était très bon, et ça m’a donné envie de refaire le même plat en remplaçant la saucisse à rôtir par du chorizo.

Mercredi soir, pour se réchauffer le cœur et le corps, quoi de mieux qu’une belle potée de pois chiches ? D’autant plus que j’avais au congélateur un assortiment de viandes restées d’une potée au lentilles dont j’avais parlé dans un précédent billet… Donc pois chiches, carottes, oignons, viandes fumées et salées diverses et variées, et le piment sur la table, le bonheur culinaire peut être très simple et très bon marché !

Jeudi soir, encore une recette du livre de Raichlen : du bœuf à la cardamome, aux oignons caramélisés et au yaourt, vraiment délicieux – on sentait bien la cardamome sans que le goût soit trop fort. Pour aller avec le bœuf, des épinards pour lesquels je me suis librement inspirée de cette recette (mais j’ai utilisé des épinards en branches surgelés, et j’y ai été à vue de nez pour les quantités), très réussis (le vinaigre de riz est une excellente addition à laquelle je n’aurais pas pensé toute seule !).

Vendredi soir, comme j’avais d’énormes restes d’un repas de midi pour 3 personnes pris à l’emporter chez Xu, eh bien je les ai servis pour nous quatre (c’est vous dire si les portions sont gigantesques). De l’agneau aux poireaux, de l’agneau au cumin, un peu de riz, et une surprenante et délicieuse salade de concombre pleine d’ail. Pour compléter, une salade verte, un chorizo frais découpé en rondelles et passé à la poêle, et un peu de fromage. J’étais passée chez Manor et j’y avais trouvé deux fromages tessinois que je ne connaissais pas, le San Gottardo et l’Airolo, qui apparemment viennent de la même fromagerie, le Caseificio del San Gottardo à Airolo. Ce sont deux fromages à pâte pressée, qui se ressemblent assez, l’un étant un peu plus salé que l’autre (honte à moi, je ne sais plus lequel !).

A la semaine prochaine, pour un très timide début de printemps…

Deux semaines pour le prix d’une !

Pas d’article la semaine passée, pour cause de petite intervention à l’œil, je fatiguais si j’étais sur l’ordinateur plus de 5 minutes. Pas grave, je me rattrape, voici les deux dernières semaines dans un seul article.

1ère semaine

J’avais décidé d’exploiter au maximum le livre de cuisine hongroise « Spécialités Hongroises » (éd. Könemann), ce type de cuisine étant particulièrement bien adapté à la saison.

Samedi soir, j’ai donc fait un paprikache de veau tiré de ce livre – il s’agit d’une sorte de ragoût de veau au paprika, aux poivrons et à la crème acidulée. Je l’ai servi avec des Semmelknödel, qui sont des boules cuites à base de petits pains rassis (mais honte à moi, là j’ai triché, j’en ai trouvé des prêtes à cuire chez Aldi). C’était roboratif, bon mais j’ai trouvé que la dose de crème acidulée indiquée dans le livre était trop importante.

Dimanche midi, tout simple, des pâtes sauce épinard et chèvre. Et là j’en profite pour pousser un coup de gueule : je voulais acheter des épinards hachés surgelés non assaisonnés – impossible à trouver dans ma Migros de quartier ! On trouve des épinards hachés à la crème, des épinards hachés assaisonnés (ne regardez pas la liste d’ingrédients, elle fait peur), les seuls épinards surgelés non assaisonnés sont ceux en branches. Je trouve cela incroyable – ce n’est quand même pas la fin du monde d’assaisonner des épinards soi-même, non ? Bref, j’ai pris des épinards en branche et je les ai passés au mixer-plongeur. Mais j’ai une supplique à Monsieur Picard (s’il existe) : dites, Monsieur, vous ne voudriez pas ouvrir des magasins Picard en Suisse ? J’adore vos purées diverses et variées non assaisonnées (brocolis, haricots, carottes, etc.), vos fèves pelées, vos légumes, bref, je vous attends à bras ouverts – et je ne suis pas la seule, tout le monde autour de moi dit la même chose !
Bon, revenons à nos pâtes – une sauce toute simple, donc : épinards hachés, chèvre frais, sel, poivre. C’est délicieux, et préparé en 15 minutes cuisson des pâtes comprise !

Dimanche soir, de nouveau un plat hongrois : lecsó aux saucisses. Le lecsó est une sorte de ragoût de poivrons et tomates, qui peut être enrichi de diverses manières. La recette du bouquin indiquait l’usage de saucisses de Debrecen, sorte de chorizos hongrois, mais je n’ai trouvé que des saucisses de Gyula – je n’ai pas trop compris la différence (y compris après une recherche sur le net), ce sont aussi des saucisses de porc au paprika, mais en tout cas c’était absolument délicieux ! J’ai servi le lecsó avec des pommes de terre rôties.

Lundi soir, j’ai encore utilisé ce livre-là, et fait du poulet au paprika – pas si différent comme recette de celle du paprikache de veau, du coup j’y ai été doucement sur la crème acidulée, c’était meilleur. J’ai accompagné le poulet d’un mijoté de chou frisé et marrons.

Mardi soir, changement de pays, et même de continent : voyage vers l’Inde, avec un plat de poisson (de la féra en l’occurrence, histoire de consommer local) bengali cuit au four, accompagné d’une sorte de salade chaude de maïs et jeunes épinards (n’ayant pas trouvé le cresson indiqué dans la recette), deux recettes du livre d’Anjum Anand, « Indian Food Made Easy ». Des goûts très frais, des cuissons rapides, c’était très agréable. Il faut que j’explore un peu plus ce livre.

Mercredi je me suis fait opérer d’un œil (enfin, d’une paupière), et donc, le soir, take away ! Nous avons pris des plats chez Xu, dont j’ai déjà parlé sur ce blog. C’était, comme d’habitude, excellent, et mon porc au piment était assez abondant pour nourrir deux affamés…

Jeudi soir, encore take away, cette fois des Giardini d’Italia (ne pas se fier à leur site, il est franchement mal fait, la carte est nettement plus étendue que ce qui y est présenté), qui font à mon sens les meilleures pizzas de Lausanne. Trois pizzas Norma (aubergines frites, ricotta salata et tomate fraîche, une tuerie), et une Margherita.

Vendredi soir, je me sentais plus vaillante, j’ai donc préparé des spaghettis carbonara. Non non non non, les spaghettis à la crème et au jambon (même s’ils sont bons) ne sont pas des spaghettis carbonara ! La vraie recette est hyper-simple : des œufs crus bien battus, du Parmesan râpé, beaucoup de poivre, de la pancetta rôtie (au micro-onde c’est hyper facile et le résultat est parfait), et un peu d’eau de cuisson des pâtes. On mélange bien, on verse les pâtes égouttées sur la sauce, on mélange et voilà. Je confesse une petite entorse à la recette originale : n’ayant pas trouvé de pancetta, j’ai utilisé du lard fumé aux herbes, en tranches fines <file se couvrir la tête de cendres>.

2ème semaine

Samedi soir, sortie au restaurant Bellini. L’endroit est sympa, et nous y avons très bien mangé : belle entrée de charcuteries, fromages, tomates séchées, etc., puis des pâtes fabuleuses (gros raviolis au citron avec garniture de coquilles St-Jacques, et paccheri au ragoût de veau). Service charmant (à l’exception d’une opérée du sourire au tout début). Mais je n’y retournerai qu’en semaine : les vendredis et samedis soir, il y a un disc-jockey, et on ne s’entend plus ! C’est la première fois de ma vie que je n’arrive pas à entendre mon vis-à-vis dans un restaurant sans qu’il doive hurler ! Nous avons exprimé notre mécontentement, et on nous a très gentiment déplacés dans la salle du bas, moins bruyante, mais, tout étant relatif, nous en sommes quand même sortis 2 heures plus tard avec un joli mal de tête. Si quelqu’un peut m’expliquer quel intérêt les gens trouvent à se voir dans une ambiance pareille, je suis toute ouïe…

Dimanche midi, grosse flemme : des cordons bleus (achetés tout faits chez un boucher) et une salade de fenouil râpé. J’ai réussi à faire dorer les cordons bleus sans les brûler, j’étais contente ! C’est drôle, j’ai beau faire la cuisine depuis des éternités, il y a encore 2 ou 3 choses que je trouve difficiles (et ce sont parfois les plus simples).

Dimanche soir, de la charcuterie (nous avons une trancheuse et nous achetons régulièrement des blocs de jambon cru ou cuit, de viande séchée etc., qui se gardent très bien au frigo sous vide – oui, nous avons aussi un appareil de mise sous vide) et cole slaw (salade américaine de chou blanc et carottes – j’y vais doucement sur la mayonnaise, j’y ajoute de la moutarde et je mets pas mal de crème acidulée).

Lundi soir, « Unfried Chicken”, c’est-à-dire une imitation de poulet frit du sud des USA, mais cuit au four. C’est bon, plus léger, et comme je ne fais jamais de friture à la maison, c’est une excellente alternative. En accompagnement, j’ai fait du pain de maïs de la même région, ce que l’on appelle du cornbread (du livre de Steven Raichlen “High Flavor Low Fat Cooking”, que j’aime beaucoup), et une salade verte.

Mardi soir, deux recettes du même livre de Raichlen : une salade de haricots noirs et feta, et une salade d’oignons frais – oui, on peut faire une salade dont l’ingrédient principal est l’oignon, et c’est même très bon ! D’ailleurs, ici dans le canton de Vaud, on trouve aussi une recette traditionnelle de salade d’oignons, mais elle n’est plus tellement usitée.

Mercredi soir, encore sorties du livre de Raichlen, des nouilles de riz au porc laqué. C’est une sorte de soupe aux nouilles d’inspiration chinoise, pour laquelle j’ai acheté du lard laqué chez l’épicier vietnamien. Comme mon cher et tendre n’aime pas les pousses de soja, je les remplace systématiquement par des pois mangetouts, c’est une substitution qui fonctionne très bien.

Jeudi soir, j’ai profité d’avoir ramené quelques paquets de fèves séchées pelées d’Italie (c’est introuvable ici) pour faire un couscous aux cardons et aux fèves sèches. J’ai mis du gigot d’agneau comme viande, et je n’ai pas utilisé de tomates, c’était vraiment délicieux !

Et vendredi soir, nous sommes retournés « Chez Odete » avec des amis. C’est toujours aussi bon, et c’est un endroit très agréable, tranquille et joliment décoré. Mon carpaccio d’espadon (en entrée) et mon fritto misto (calamars, crevettes et légumes) étaient excellents.

Un si long hiver…

Février, c’est le mois que j’aime le moins – pas trace de printemps, et déjà trois longs mois d’hiver derrière soi (je sais, je sais, techniquement novembre ce n’est pas l’hiver, mais pour moi oui !) – il ne reste qu’à cuisiner pour oublier !

Samedi soir, nous avons mangé dans un des meilleurs restaurants italiens de Lausanne : le Saint-Paul. Accueil charmant, comme d’habitude, et repas excellent, comme d’habitude – j’ai pris des pâtes en plat principal, c’est un des seuls restaurants hors d’Italie où je commande des pâtes, elles sont toujours fantastiques !

Dimanche midi, simple et de saison : une raclette, avec pommes de terre et chutneys divers. J’aime bien les repas simples le dimanche midi, ça va bien avec la grasse matinée…

Dimanche soir, j’ai utilisé un livre que j’ai depuis très longtemps, « The Soup Book » de Brigid Allen, et fait une soupe aux marrons et brocolis qui était très agréable, accompagnée de cannelés au chèvre et au romarin (la recette indiquait des herbes de Provence, mais j’ai préféré utiliser du romarin du jardin). J’aime énormément ce forum dédié au Kenwood Cooking Chef, les échanges sont sympas, on y trouve des trésors de recettes et il y règne un sens de l’humour appréciable. Les cannelés étaient vraiment très bons et ont disparu à la vitesse de l’éclair. C’est en fait très simple à faire (tout comme les cannelés sucrés d’ailleurs), le seul « secret », si on peut appeler ça comme ça, est de confectionner la pâte 24h à l’avance.

Lundi soir, j’ai utilisé une des recettes récemment publiées sur le blog « A Beautiful Mess », des gnocchi au chou kale (mon bien aimé chou nordique) et à l’ail. C’était très bon, mais quand même très riche, presque trop (ceci dit, ce ne fut pas l’opinion de mes ados, ils ont engouffré tout ça vélocement !).

Mardi soir, je voulais réessayer de faire des filets de poisson avec ma nouvelle poêle à revêtement céramique, j’ai donc poêlé des filets de féra. Vive la céramique, ils étaient parfaits ! 2 minutes à toute bombe côté peau, 30 secondes côté chair, puis une petite attente de 2 minutes, et voilà le travail ! Avec ça, des betteraves (précuites) mijotées quelques minutes à la crème et aux échalotes.

Mercredi soir, des yakitoris de poulet (tout simplement des lanières de poulet marinées dans une sauce Yakitori achetée à l’épicerie asiatique, enfilées sur des prochettes et passées quelques minutes au grill du four), du houmous au gingembre et coriandre, et des chips de légumes (achetées – on les trouve de plus en plus facilement, et c’est vraiment délicieux). Le houmous était une excellente variante, à refaire !

Jeudi soir, j’ai servi des grenadins de veau (brièvement poêlés, puis cuite pendant 45 minutes à 90 °) servis avec une petite sauce faite à base de leur jus de cuisson et de crème, arrosés délicatement de crème de balsamique, et des petits pois (surgelés) mijotés avec de la laitue et des oignons frais.

Et vendredi soir, pour terminer dignement la semaine, j’ai mijoté une belle potée aux lentilles, avec beaucoup de carottes, du lard salé, du lard fumé, du cou de porc fumé, des côtelettes de porc fumées, et des saucisses de Vienne. Je crois que j’ai un peu exagéré sur la quantité de viandes, malgré le solide coup de fourchette de mes convives, il en est resté assez pour une deuxième potée… Je les ai mises au congélateur, j’en tirerai un bon repas dans quelques semaines.

Une semaine bien française

Nous avons été faire des courses en France voisine, à Jougne, samedi, et nous en avons ramené toutes sortes de bonnes choses – ce fût donc cuisine française cette semaine !

Samedi soir, nous avons d’abord été au concert (Carla Bruni, très bien même si elle a été un peu avare de son temps et de son énergie – 1h30 en comptant deux petits bis…), puis manger au Broadway, dont j’ai déjà parlé sur ce blog. Toujours très agréable (mais je leur suggérerais de faire varier la carte de temps à autre, ou du moins, d’avoir quelques propositions du jour ou de la semaine).

Dimanche midi, filets de rouget et poireaux vinaigrette. Je suis joie et amour, j’ai enfin trouvé comment faire des filets de rougets facilement, sans les transformer en charpie et sans devoir les retourner précautionneusement un à un ! J’ai utilisé la technique expliquée dans cette recette (même si je n’ai pas réalisé la recette en elle-même), j’ai préchauffé mon four au maximum sur la position grill, posé un papier de cuisson dans la plaque du four, huilé le papier, déposé les filets dessus (côté peau vers le haut), je les ai huilés au pinceau, je les ai salés légèrement, et je les ai mis juste sous le grill. Après environ 2 minutes, la peau commençait à cloquer, ils étaient cuits, et vraiment parfaits ! La prochaine fois, j’essaie de les saupoudrer de Ras-el-Hanout, pour voir.
J’ai servi les rougets avec des blancs de poireaux en tronçons, cuits à la cocotte-minute, arrosés d’une excellente vinaigrette au yaourt, selon cette recette (mais je les ai fait cuire 15 minutes seulement, c’était bien assez !). Le yaourt apporte vraiment du velouté (surtout que j’ai utilisé en fait du M-dessert, qui est, au choix, un yaourt très crémeux ou une crème acidulée très peu grasse, comme on veut…).

Dimanche soir, nous étions invités.

Lundi soir, boudin pommes en l’air ! Je préfère largement le boudin français, ferme et très assaisonné, au boudin suisse, je dois dire. Là, j’avais pris du boudin aux pommes, qui est agréablement acidulé, que j’ai servi avec… des pommes, pelées, coupées en quartiers et sautées au beurre (je n’avais malheureusement pas trouvé des Reines des Reinettes, donc j’ai pris des Reinettes du Canada). Ca donne ça – pas très beau, mais si bon !

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Comme je trouvais qu’il y avait peu de pommes (étant donné les morphales que j’ai à la maison…) et que j’avais des oranges, j’ai aussi fait une salade d’oranges aux oignons rouges, salée, poivrée et arrosée d’huile d’olive, et je dois dire que cela va très bien avec le boudin !

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Mardi soir, une belle pintade fermière, farcie de Boursin Cuisine (j’en avais aussi mis sous la peau), accompagnée d’un mélange de légumes rôtis (pommes de terre rattes, céleri-boule, betterave) et rôtie au four. Comme les légumes étaient dans le même plat que la pintade, ils ont rôti dans la sauce, miam !

Mercredi soir, épaule d’agneau cuisson lente en cocotte au four (d’après une recette de mon cousin, nous l’avions mangée chez lui, j’avais tellement aimé que je l’ai tanné pour avoir la recette), carottes cuites à l’étouffée, et haricots blancs. L’épaule était excellente, mais elle était moins confite que chez mon cousin, avec plus de liquide – je me demande si je n’aurais pas dû la découvrir en fin de cuisson (il faut que je lui pose la question !).

Jeudi soir, fromages et fruits. Dieu sait que c’est simple à « faire », mais qu’est-ce que c’est bon !

Et vendredi soir, repas au restaurant San Marino. Cela fait des années que nous y allons de temps en temps, c’est parfois absolument délicieux, parfois un peu bof – malheureusement, c’était une fois bof. La truffe (noire) n’avait pas de goût, la salade en entrée avait du saumon non annoncé et un assaisonnement un peu acide. Mais heureusement, le veau était tendre et goûteux et les gros raviolis très bons. Ca sera mieux la prochaine fois…