La gourmette est en mode flemme

Et elle a chaud ! (Faut bien que je trouve des excuses à mon peu d’assiduité sur ce blog récemment – mais quand même, 29 degrés à 11h du soir, ça assomme bien).

Bon, on va quand même essayer de vous pondre un petit article ! Ce sera, comme le précédent, un doux mélange de restaurants et de repas maison, sachant qu’entre le dernier article et maintenant que j’ai passé deux semaines en vacances, et visité Toulouse, San Sebastian (ou Donostia, qui en est le nom basque) et Bordeaux.

Bordeaux a vraiment été mon coup de coeur (même si j’ai tout aimé de ces vacances), et je ne vous épargne pas quelques photos :

Mais passons à la nourriture : on mange bien, et même très bien, dans ce coin-là. Je ne vous livre ici que le haut du panier, même si nous n’avons jamais fait un mauvais repas. Et j’ai découvert un secret qui n’en n’est pas un, je suis sûre que beaucoup d’entre vous le connaissent, qui est le « Business Lunch » : dans les grandes villes pas trop touristiques (inutile d’espérer ça à Venise, et d’ailleurs à San Sebastian non plus), les restaurants gastronomiques offrent presque toujours un menu intéressant à midi, de plus, léger et non dénué de légumes, pour un prix très doux – nous avons ainsi mangé quelques repas oscillant entre 28 et 35 euros, comprenant entrée, plat et dessert, d’une qualité époustouflante, et dont le souvenir ne traîne pas sur nos hanches.

Toulouse

Le Pavé des Minimes
Excellent restaurant très animé, accueil sympathique. Nous avons d’abord partagé une assiette de jambon cru impressionnante tant en qualité qu’en quantité et une salade gersoise savoureuse, puis j’ai pris un pavé de cabillaud aux petits légumes.

Les P’tits Fayots
Gastro chic dans une rue centrale mais bien cachée, nous avons mangé à midi et profité du fameux Business Lunch, rapport qualité prix incroyable. Entrée de betterave en plusieurs façons, puis un plat de poisson exquis, et enfin un riz au lait à la grenade et aux noisette torréfiées très réussi.

Les Copains d’abord
Un endroit très plaisant, belle salle éclairée par un puits de lumière. Excellente cuisine classique, un mix de spécialités régionales et de plats plus modernes. Attention, portions gargantuesques : nous avons commencé par partager une assiette de jambon cru, eh bien nous aurions aussi dû nous partager un seul cassoulet au lieu d’en prendre chacun un…

Les Jardins de l’Opéra
C’est le restaurant gastronomique qui complète la Brasserie de l’Opéra, juste derrière, au fond du passage. Un excellent Business Lunch, avec en entrée une effilochée de crabe, en plat quelque chose de délicieux que j’ai honte d’avoir oublié et en « dessert » une salade au fromage (un dessert sucré était aussi possible). Service un peu compassé mais très gentil.

San Sebastian / Donostia

Taberna Orhi
Testé un peu au pif lors de notre première soirée dans la ville, une excellente surprise ! Nous avons partagé une salade d’araignée de mer excellente, une plancha d’artichauts et cardons à se relever la nuit, et des anchois frits délicieux.

Astelena
Restaurant assez haut de gamme, grand et design, qui propose une excellente cuisine locale modernisée. Une petite crème de courge en amuse-bouche, puis des cigales de mer en salade en entrée, une belle sole pour deux en plat, puis un flan en dessert. C’était très bon, dommage qu’il n’y ait pas eu l’ombre d’un légume (à part quelques pommes de terre) avec la sole.

Misura
Restaurant très moderne, excentré, dans un très beau cadre verdoyant, au rez d’un grand hôtel, et qui propose une cuisine résolument axée sur les légumes (même s’il ne s’agit aucunement d’un restaurant végétarien). Nous avons pris le menu dégustation, dont je vous passe le détail (il suffit de dire qu’il était vraiment exceptionnel), le voici en images :

Bordeaux

Son’
Encore un Business Lunch à prix admirable, dans un restaurant un peu hipster chic qui a ouvert récemment. Superbe cuisine contemporaine, avec une emphase bienvenue sur les légumes et beaucoup de fraîcheur (mais sophistiquée) dans l’assiette. Service d’une gentillesse remarquable. Je ne sais plus l’intitulé des plats, mais l’entrée était à base de petits pois, le plat de veau et le dessert de fraises et framboises, et tout était délectable.

Blisss
Un tout petit restaurant (seize couverts !) niché dans la banlieue de Bordeaux. Monsieur en cuisine, Madame et le fils en salle, accueil enjoué et service parfait, et on y mange une cuisine très personnelle et raffinée pour un prix doux si on considère ce que l’on a dans l’assiette. Il faut annoncer ses allergies, intolérances et nourritures détestées à l’avance, le menu dégustation est unique et fait en fonction des clients.

Miles
Un autre excellent Business Lunch, dans un endroit tout petit et résolument contemporain (cuisine ouverte, cadre design mais décontracté, plats fusion).

La Belle Epoque
Une belle brasserie Art Nouveau très classique, rien à redire. Il faisait beau, nous avons donc mangé en terrasse sur le quai, la vue est superbe. J’ai dégusté un carpaccio de tête de veau, puis une salade César.

Le Pressoir d’Argent
Une institution Bordelaise, apparemment, actuellement sour la tutelle de Gordon Ramsay (mais avec évidemment un chef local), et un repas inoubliable tant du point de vue de la cuisine que du service, en même temps impeccable et très chaleureux – nous avons même eu droit à un tour des cuisines en fin de repas, et c’est bien la première fois que je vois des cuisiniers interagir avec des clients avec autant de naturel et de gentillesse dans un restaurant de cette catégorie. On vous imprime même votre menu personnalisé à la fin du repas, c’est une petite attention sympathique (là le menu est pour deux, pour ma part j’ai pris la première entrée, puis le homard, puis le premier dessert) ! Franchement, ça coûte un bras et même les deux, mais ça les vaut.

Vin Wè
Excellent repas de midi dans ce tout petit restaurant haïtien coloré et agréable. L’accueil est souriant et chaleureux, avec une vraie envie de faire connaître cette cuisine pas si courante sous nos latitudes. Nos avons d’abord partagé une assiette « Fritay géant » d’entrées diverses (dont des accras à tomber et du boudin de cabri excellent), puis un plat du jour de poulet et frites de manioc délicieux, et enfin un gâteau ananas et coco (je n’ai pas tout photographié, vous voyez ici l’entrée et le dessert).

Quant aux repas maison avant et après les vacances, voici un petit échantillon (désolée, aucune photo, j’ai complètement oublié !) :

Et je voulais faire un plat de poulet et risotto au chou-fleur mais avec la chaleur, j’ai renoncé, coupé le chou-fleur en bouquets et fait un dip au yaourt et herbes, et sorti un pot de rillettes de poisson et un peu de fromage….

Pêle-mêle

Je n’ai pas été très assidue sur ce blog, c’est le moins qu’on puisse dire. Des absences (dont un long weekend de Pâques à Londres, très agréable), une flemme généralisée (j’accuse ce printemps froid qui me déboussole), bref, aucune excuse en vérité…

Je vous fais un petit pêle-mêle « best of » de ces dernières semaines, pour la peine.

En cuisine

Un filet de brochet (du lac de Neuchâtel) à la plancha, arrosé de beurre blanc à la crème (ce que j’appelle un beurre nantais, c’est plus léger, plus stable et tout aussi bon) et accompagné de petites pommes de terre rôties et de barba di frate blanchie puis revenue une minute ou deux dans un peu d’huile d’olive – divin !

Du zhug, que j’ai servi tout d’abord avec des tranches de porc poêlées et des légumes grillés, puis quelques jours après avec des steaks de boeuf, et enfin en pesto (additionné, comme il se doit, de Parmesan et petites graines moulues) avec des pâtes. C’est une sauce pleine de saveurs et très versatile, que j’ai beaucoup appréciée (je l’ai faite sans huile, comme le suggérait un des commentaires de la recette).

Un délicieux pilaf de freekeh (accompagné de charcuteries).

Une entrée en duo : bavarois d’asperges et salade de César d’asperges crues, étonnante et excellente.

Un rapicolant féroce de morue et d’avocat, accompagné d’une salade de jeunes pousses et de tomates cerises.

Un très bonne soupe colombienne au poulet et à l’avocat (je n’aurais jamais pensé à mettre de l’avocat dans une soupe, mais ça fonctionne vraiment bien).

Un repas à quatre, avec une entrée de rillettes de lapin, suivies d’un byriani d’agneau (recette du livre « La cuisine indienne légère« , il était parfaitement réussi et délicieux, à ma grande joie, je dois dire que je n’étais pas très sûre de moi sur ce coup-là), et en dessert de la crème de mangue à la cardamome.

Au restaurant

D’excellents intestins de porc sautés, visiblement d’abord frits puis cuisinés avec des oignons, des concombres et du piment, au Bambou d’Asie.

Une jolie découverte à Evian, un restaurant créole, Un Amour de Fourchette, tout petit, joliment décoré, avec une patronne charmante et une excellente cuisine. Nous avons tout d’abord partagé des accras de morue aériens et savoureux (parmi les meilleurs que j’aie jamais mangés, et j’en ai mangé pas mal…), puis partagé à nouveau un plat de rougaille saucisses et un plat de filet de daurade sauce chien.

Un excellent repas entre amis au Nandanam, où je me suis régalée de calamars au piment puis de grosses crevettes au gingembre et au piment (mais qu’est-ce qui vous fait penser que j’aime le piment ?!?).

Et si vous voulez connaître nos turpitudes culinaires à Londres, j’ai mis à jour ma page de restaurants londoniens.

En balade

Décidément, ces temps, nous sortons beaucoup, vous ne trouverez pas des masses de cuisine maison dans cet article…

Bon, quand même, samedi soir, j’ai grillé du poulet à la vietnamienne (excellent), que j’ai accompagné d’une salade improvisée de haricots borlottis et pois chiches au fromage frais.

Dimanche midi, nous avons été faire un tour sur le lac sur le bateau CGN Henry Dunant, et avons mangé la cuisine que propose le traiteur Eldora. Voilà le menu :

Et juste pour le fun, la traduction anglaise – ils pourraient quand même se faire relire par un anglophone, parce que là les Américains et Anglais en goguette doivent bien se marrer :

La cuisine était correcte, sans être inoubliable.

Dimanche soir, après une splendide Madama Butterfly au Théâtre du Reflet, nous avons fait un délicieux repas au restaurant Ze Fork (j’en avais déjà parlé ici et ), qui est décidémment une fantastique adresse. La déco est très réussie, le service est adorable, et la cuisine vraiment excellente.

Nozs avons partagé deux entrées : « Le potager » (Tartelette d’asperges blanches à la vanille de Taha’a / Crème d’asperge au Porto & arlette aux amandes / Asperges vertes à la vapeur, sabayon camomille & crumble citron) et « Le foie gras » (Terrine au citron confit, gel kalamansi, pain d’Hokkaïdo au thé matcha / Foie gras poêlé, choux-fleur & purée d’ail noir / Mochi de foie gras au miso), puis j’ai pris « La mer » (Gambas rôtie, carpaccio de christophine & gel passion / Fish & chips de merlu et frites de patate douce, mayonnaise bisquée / Praires gratinées au beurre d’algues dulse & tombée de chou pak choï). Tout était exquis, en même temps très travaillé mais sans mélanges intempestifs, bref, la grande classe.

Lundi soir, nous avons mangé au Rossignol. C’était bon, mais avec des imperfections (veau un peu surcuit et sec, pommes de terre de consistance curieuse) et un petit manque de ce « quelque chose de plus » qui caractérise les très bons restaurants. Mon entrée de Saint-Jacques grillées, lard croustillant et asperges était délicieuse, c’est surtout mon plat de ris de veau et veau avec pommes de terres nouvelles qui m’a déçue, même si le ris de veau lui-même était très bon.

Mardi soir, j’ai présenté un plateau de fromages avec des poires.

Mercredi soir, tard après le théâtre, nous avons été (comme d’hab, il n’y a pas des masses de restaurants à Vevey où l’on peut arriver à 22h30…) au Molino. J’ai pris une pizza « burrata », très bonne.

Jeudi soir, j’ai fait un vrai repas de printemps, du cabri et pommes de terre au four (avec des asperges vertes ajoutées un quart d’heure avant la fin de la cuisson) et une salade verte.

Vendredi soir, nous avons profité du bord du lac (mais pas en terrasse, pour cause de bise glaciale) et mangé avec des amis à la Cambuse, à Cully. L’endroit est idyllique, l’accueil souriant, et on y mange des poissons du lac Léman (ce qui n’est pas si courant). J’ai pris la « Trilogie de poissons » (filets de perche meunière, filet de féra au vin blanc, pavé de brochet avec compotée oignons tomates) avec des pommes allumettes, puis des raisins à la lie, tout était excellent.

Théâtre et dépendances

Samedi soir, nous étions invités chez des amis.

Dimanche midi, j’ai fait des penne à la sauce tomate et au Chavroux (la sauce est aussi simple qu’elle en a l’air : faire mijoter de la sauce tomate avec éventuellement un peu d’ail et/ou d’oignon haché, ajouter du Chavroux, bien mélanger, réchauffer, assaisonner, servir).

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Dimanche soir, j’ai servi des scaloppine al limone (escalopes de veau poêlées au jus de citron, à l’italienne) avec des petites pommes de terre rattes et des fonds d’artichauts rôtis ensemble au four (j’ai utilisé des fonds d’artichaut surgelés).

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Lundi soir, j’ai fait des mini-pilons de poulets laqués au sirop d’érable et à la sauce soja (et cuits au four), que j’ai escortés de haricots plats (surgelés) mijotés au bouillon de volaille, à l’ail et au thym.

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Mardi soir, j’ai refait du boudin pommes en l’air, il faut bien que nous utilisions notre avalanche de pommes !

Mercredi soir, après le théâtre, nous avons mangé au Molino, dont j’ai déjà abondamment parlé (ici et entre autres).

Jeudi soir, j’ai mitonné un risotto au poireau et aux crevettes (avec le traditionnel oignon du début remplacé par du poireau, du bouillon de poisson, la mantecatura faite au fromage frais type Philadelphia, et des crevettes poêlées pour le couronner).

Vendredi soir, avant le théâtre (histoire de varier les plaisirs…) nous avons mangé à la Maison Thaï. Le restaurant a déménagé (il était en pleine campagne, à Mex, auparavant) mais la cuisine est immuable, c’est toujours très bon. J’ai d’abord pris une soupe au poulet, puis nous avons partagé du canard aux légumes, du porc sauté au basilic et du riz gluant.

Invitations, restaurant et cuisine simple

La lumière de l’automne est si belle en ce moment, le matin en partant c’est une splendeur. Cette photo a été prise quand il pleuvait par un beau soleil, j’étais étonnée de ne pas voir d’arc-en-ciel :

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Samedi soir, nous étions invités chez des amis.

Dimanche midi, j’ai fait un truc tout simple mais savoureux, des petits pois au chorizo (un oignon haché mis à rissoler, des petits pois surgelés, un peu d’eau, des rondelles de chorizo, un quart d’heure de mijotage, sel, poivre, et ouste à table !).

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Dimanche soir, nous étions aussi invités.

Lundi soir, j’ai fait la première fondue de la saison, une simple moitié-moitié (avec le mélange du fromager Duttweiler, comme d’hab, il est délicieux).

Mardi soir, j’étais seule, je me suis contentée d’un bretzel, d’un morceau de Comté et de deux oeufs au plat (j’ai même eu la flemme de me faire une salade, c’est vous dire…).

Mercredi soir, j’avais de la viande hachée de cerf, je nous ai fait des hamburgers de cerf garnis d’oignons doux et de tomates de Sardaigne. J’ai même poussé le vice jusqu’à faire les petits pains moi-même… Et avec ça, une salade verte toute bête.

Jeudi soir, j’ai fait des ris de veau poêlés, finement tranchés et bien croustillants, avec de la purée de carottes et du pain grillé.

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Vendredi soir, nous avons mangé avec des amis au Séoul (à Genève). C’était délicieux ! Nous avons d’abord partagé trois entrées : une galette de kimchi, une galette aux fruits de mer et à la ciboule, et des raviolis frit aux légumes et au bœuf. Ensuite, nous avons partagé du barbecue coréen au boeuf, au poulet mariné et à la poitrine de porc (servi avec du riz et cinq bols d’accompagnements, dont du kimchi). Nous étions si occupés à discuter et rigoler (et à manger !) que je n’ai plus pensé à prendre des photos après les entrées…

Frrrrroid !

Brrr, ça y est, on est passés directement de l’été à l’hiver, ça caille ! Et quand vous saurez que nous sommes en plein remplacement de chaudière et que la chaudière temporaire, très sous-dimensionnée, nous a assuré la douce température de 17° dans la maison (elle a été remplacée depuis par une plus puissante, les dieux soient loués), vous comprendrez ma douleur…

Samedi soir, on avait des amis à la maison (l’ancienne chaudière était encore en service, heureusement !). J’ai servi en entrée une salade russe à la polonaise (elle a toujours son petit succès), puis du civet de chevreuil (qui marinait au frais depuis 8 jours, résultat il était d’une tendreté exceptionnelle) avec de la polenta et des haricots verts, et en dessert des muffins au citron dont je recommande chaudement la recette, tout tendres, moelleux et savoureux avec une couronne bien fondante.

Dimanche à midi, j’ai fait des spaghettis au citron et à l’ail (excellents, mais je n’ai pas réussi à attraper Scarlett Johansson, sorry Funambuline, mais comme je lorgne plutôt sur Brad Pitt, pas grave).

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Dimanche soir, j’ai laqué un carré de cerf avec de la sauce barbecue smoky, je l’ai passé au four et servi avec du chutney de coriandre et le restant de la polenta de la veille, poêlée.

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Lundi soir, nous avons testé avec des amis la nouvelle cuisine des Alliés (le cuisinier ayant changé début septembre), eh bien chapeau ! J’ai pris le menu chasse, avec d’abord la « saladine de ris de veau croustillants et feuilleté aux champignons », puis l’entrecôte de chevreuil sauce aux myrtilles, et enfin le baba au whisky et sa mousse de marron au caramel. Tout était un délice, avec un coup de coeur particulier pour la saladine, les ris de veau étaient coupés fins et très croustillants, le feuilleté goûteux et aérien, bref, une merveille !

Mardi soir, j’ai improvisé un gratin avec des quenelles natures, nappées d’un mélange de sauce tomate (celle de ma belle-mère, délicieuse, dont j’ai une réserve presque inépuisable) et d’ajvar piquant et parsemées de Parmesan et de Comté râpés. Excellent !

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Mercredi soir, j’ai essayé une recette de ragoût d’agneau perse aux haricots rouges, que j’ai servi avec du riz basmati. C’était beaucoup de boulot et de temps de préparation et de cuisson pour un résultat bon sans plus, donc je ne vous le conseille pas vraiment (surtout si on sait que le gratin de quenelles de la veille m’avait pris bien moins de temps et était meilleur !).

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Jeudi soir, nous avons rapidement mangé à La Grange avant d’aller au théâtre juste à côté. Les pizzas étaient très bonnes, nous avons partagé une Diavolo (chorizo et poivrons) et une Funghi porcini e rucola (aux bolets et roquette) :

Vendredi soir, nous sommes retournés au Restaurant du Chasseur déguster la chasse avec des amis. C’était parfait, comme d’habitude. J’ai pris la poêlée de chanterelles en entrée, puis le tartare de cerf (avec des toasts de vrai bon pain grillé au feu de bois, miam !), et je me suis régalée :

L’automne pointe son nez

Samedi soir, nous avons fait un excellent repas au restaurant Les Saisons, qui est le restaurant gastronomique du Grand Hôtel du Lac à Vevey (ouvert du jeudi au samedi le soir uniquement) – je lui avais dédié un article. C’était toujours aussi bon, dans la belle salle décorée XVIIIème siècle, devant un feu de cheminée.

Le menu que nous avons dégusté était le suivant :

  • Crevette rouge / chou-fleur / châtaigne / fenouil (crevette crue marinée, fondante, un délice, et fenouil et chou fleur rôtis, exquis)
  • Aile de raie / broccoli / tomate / noix / anchois de Cantabrie (ce plat m’a fait aimer l’aile de raie, que j’apprécie d’habitude modérément)
  • Filet de chevreuil / pomme de terre / noisette / truffe noire / airelle (chevreuil tout tendre, et l’accompagnement sur une sorte de petit sablé incroyable)
  • Chariot de fromages (splendide)
  • Figue / pruneau du Valais / sirop d’érable / gingembre / chocolat au lait (très frais et léger, parfait pour moi qui trouve toujours le dessert superfétatoire)
  • Mignardises

Dimanche midi, j’ai servi une belle salade (verte, à laquelle j’ai ajouté la dernière tomate fraîche de la saison) aux gésiers confits :

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Dimanche soir, j’ai confectionné une poêlée de saucisse piquante, kale et haricots blancs particulièrement délectable :

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Je me suis dit qu’il s’agissait en fait d’une recette générique facilement adaptable, selon le schéma une viande hachée ou coupée petit (ici la saucisse, mais on peut imaginer du boeuf haché, du porc haché, ou de l’émincé de poulet, etc.), un légume-feuille robuste (ici le kale, mais on pourrait aussi utiliser des épinards, du bok choi ou des bettes), une légumineuse (ici les haricots blancs, mais on peut les remplacer par des pois chiches, des haricots noirs ou rouges, des lentilles ou des flageolets), du fromage râpé (à varier) et un élément acide (ici du citron, mais on peut imaginer du vinaigre balsamique), et que je sens que je vais un peu m’amuser avec cette formule prochainement !

Lundi soir, j’ai fait la première raclette de la saison, servie avec pommes de terre rattes et salade verte – simple et délicieux !

Mardi soir, j’ai cuisiné un émincé de cerf sauce champignons , que j’ai accompagné d’un mélange de pommes de terre et poireaux rôtis au four. Je dois dire que je n’ai pas été convaincue par l’ajout de la tomate dans la sauce.

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Mercredi soir, j’ai fait (avec ma Roccbox, que j’apprécie de plus en plus) une pizza blanche aux figues et jambon cru, délicieuse :

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Jeudi soir, j’ai improvisé des pâtes farfalle au potimarron, champignons de Paris et crème :

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Vendredi soir, nous avons fait un très bon repas de chasse « classique » avec des amis à l’Hôtel de France à Cuarnens. J’avais décrit ce restaurant dans cet article, eh bien il n’a pas changé, ni le décor ni la cuisine, ce qui m’a ravie. J’ai pris la belle entrée de terrine de gibiers et pâté en croûte de lièvre, puis le filet de lièvre sauce poivrade (garni de délicieux spätzlis bien croustillants et de plein d’autres choses), et enfin j’ai partagé une coupe de raisins à la lie avec mon compagnon.

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Semaine simple

Samedi soir, j’ai fait une salade de mâche aux foies de volaille confits et copeaux de jambon cru :

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Dimanche midi, j’ai testé une recette de soupe de tomate aux ravioles de Romans. C’était bon, mais j’ai trouvé que le goût de la tomate couvrait trop celui des ravioles.

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Dimanche soir, nous avons mangé avec un ami chez Aladin, qui est un restaurant Irako-Libano-Marocain. Nous nous somme d’abord partagés un « Aladin Mix », qui est une grande assiette de mezzes, puis j’ai pris une tagine Kefta (boulettes de boeuf, petits pois, oeuf) délicieuse et fondante.

Lundi soir, j’ai grillé du boudin (au gril du four), que j’ai accompagné, à mon habitude, de pommes en l’air (poêlées, donc).

Mardi soir, nous allions voir un spectacle à 20h15 (ce qui est tôt, surtout que c’était à 40 minutes de chez nous), nous avons donc engouffré des sandwichs au bar du théâtre.

Mercredi soir, j’ai poêlé de belles côtes de veau dans du beurre clarifié (ce que l’on appelle beurre à rôtir ici en Suisse), et les ai escortées de pommes de terre (des petites rattes du Touquet, succulentes) et carottes cuites à l’eau puis arrosées de cancoillote.

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Jeudi soir, nous avons mangé avec des amis au Délicieux (dont j’ai déjà dit le plus grand bien ici et ici). Et c’était…. délicieux. La caractéristique qui distingue ce restaurant des autres restaurants chinois de la région, c’est que tout est fait maison (sauf les glaces), y compris le canard laqué, les nems et les dims sums (beaucoup de restaurants chinois achètent tout ça surgelé et/ou déjà prêt), et ça se sent, c’est une cuisine bien faite, fraîche et qui a du goût. Nous avions si faim et ça sentait si bon que nous nous sommes jetés sur la nourriture sans penser à prendre des photos, tant pis, allez voir sur leur site ! Nous nous sommes tout d’abord partagé des nems, des shiao-mai, des raviolis vapeur et des raviolis grillés. Ensuite, nous avons pris du canard laqué, du canard sauté au gingembre, des crevettes sautées sauce aigre-douce, de l’aubergine mijotée au boeuf haché et des nouilles He Fen (grosses nouilles larges). Dommage que la carte des vins soit si pauvre en vins blancs, c’est ma seule critique !

Vendredi soir, j’ai servi un carpaccio de poulpe à l’avocat assaisonné à l’huile d’olive à la mandarine, une foccacia à la couenne de porc frite (cuite dans la Roccbox, comme récemment) et une salade verte. Il faut bien le dire, la Roccbox a une courbe d’apprentissage – la première fois, j’ai presque mis le feu à ma foccacia par méconnaissance du temps de cuisson, très rapide ; cette fois, j’ai appris qu’il faut étaler la pâte assez fin, sinon le centre ne cuit pas assez – mais ma foccacia était quand même très très  bonne. La prochaine fois, je médite une pizza…

Fuite d’eau, mais on ne se laisse pas aller

Samedi soir, nous avons à nouveau mangé chez Denis Martin, comme il y a dix jours. C’était un hasard (nous y allons plutôt une fois tous les deux ans normalement), des amis avaient reçu une offre intéressante de menu-test de la nouvelle carte et nous ont proposé d’y aller avec eux. C’était magique comme d’habitude, même si nous nous sommes rendus compte que nous avions déjà bénéficié de la nouvelle carte il y a dix jours – ce qui fait que je m’arrête là, rien ne sert de répéter les descriptions et photos.

Dimanche midi, nous étions invités chez un ami.

Dimanche soir, j’ai chauffé des piadine à la poêle et les ai garnies de mortadelle de sanglier ou porchetta (au choix), stracchino et roquette – simple et bon.

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Lundi soir, après un début de soirée (enfin, début… jusqu’à 21h30 quand même) affolant et éreintant passé à écoper de l’eau au sous-sol (une belle grosse fuite, les pompiers ont dû s’en mêler), nous avons atterri affamés à l’Abyssinia, où je me suis ruée sur mon plat éthiopien préféré, le kitfo (leur version du tartare).

Mardi soir, j’ai fait des lasagnes à la poêle en utilisant de la viande hachée de cerf, c’était délicieux.

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Mercredi soir, j’ai mijoté un « curry rapide de poulet et courge butternut » déniché dans un vieux magazine Donna Hay, qui était peu rapide (la recette disait 15 minutes, mais en partant du poulet déjà émincé, de la courge déjà épluchée et coupée, etc.) mais néanmoins excellent.

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Jeudi soir, j’ai concocté une brouillade d’oeufs au maïs et au lard bien réussie, escortée d’une salade.

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Vendredi soir, j’ai fait des pâtes à la n’duja (en mélangeant un peu de sauce tomate et de n’duja).

La belle vie turinoise

Nous étions donc à Turin pour le weekend prolongé du Jeûne Fédéral, et c’était superbe. Turin est la quatrième ville d’Italie en nombre d’habitants, c’est une ville splendide et sous-estimée. Elle possède le musée d’Egyptologie le plus fourni d’Europe après le British Museum, le Musée National du Cinéma, et un très joli Musée de l’Automobile. Ses rues sous arcades sont agréables, le marché de Porta Palazzo déborde de bonnes choses, et si on aime la nourriture italienne il ne faut pas omettre de visiter ce qui fut le premier Eataly du monde, immense, dans le quartier du Lingotto. Et bien sûr, la ville regorge d’excellents restaurants…

Samedi soir, nous avons mangé dans un endroit un peu excentré, à la Trattoria La Madia. Joli décor très moderne, accueil charmant (même si nous avons été un peu surpris au premier abord, la porte est fermée à clé et il faut se faire ouvrir, je crois bien que c’est la première fois dans ma vie que je vois un restaurant qui fonctionne comme ça), et cuisine délicieuse. J’ai d’abord pris une salade de fruits de mer (très abondante, presque trop), composée de coquilles saint-jacques, calamars, moules, coquillages, crevettes cuites et crues, et roquette – mon seul reproche étant un petit manque de verdure, il y avait très peu de roquette et j’aurais apprécié un petit peu de croquant, comme du céleri-branche ou du radis par exemple. Ensuite, j’ai choisi la caille au foie gras, exceptionnelle, servie avec une petite cassolette de légumes en accompagnement. Nous avons ensuite partagé un dessert, une fantastique sphère de chocolat sauce caramel salé :

Dimanche midi, nous avons mangé, dans un décor pseudo-bistrot ancien très sympathique, à la Trattoria El Crînet. Nous avons d’abord partagé un antipasto mixte Piémontais exquis, avec battuta (le tartare local), salade russe (mais oui, c’est une spécialité piémontaise !), flan de fromage de chèvre et vitello tonnato, et du tonno di coniglio, une sorte de terrine de lapin confit à l’huile. Ensuite, j’ai opté pour des tajarin aux cèpes frais à se damner :

Dimanche soir, nous avons suivi la recommandation d’un ami et sommes allés manger au Scannabue. L’endroit est connu autant des Turinois que des touristes, il est donc recommandé de réserver, et ça en vaut la peine. J’ai d’abord pris une entrée de langue de veau avec réduction de vin brulè et daikon, puis nous nous sommes partagé de la poitrine de cochon de lait sur mayonnaise de carottes, servie avec des bettes, et des agnolotti à la viande. Tout était délicieux, et l’ambiance, le service et la carte des vins ne font qu’ajouter au plaisir :

Lundi avant de partir, nous avons fait les courses pour le reste de la semaine au marché de Porta Palazzo et à Eataly.

Lundi soir, j’ai servi des agnolotti aux légumes avec crème et fleurs de courgette frites :

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Mardi soir, j’espérais faire de la battuta mais il s’est avéré que je m’étais mal fait comprendre du boucher d’Eataly, et j’ai donc involontairement acheté de la viande à mijoter en lieu et place de viande à tartare. J’ai donc cuisiné un petit émincé de boeuf au vin rouge, que j’ai servi avec une salade de tomates :

Mercredi soir, j’ai poêlé des côtelettes d’agneau et les ai accompagnées de haricots borlottis (frais) aux tomates fraîches.

Jeudi soir, nous sommes allés manger chez Denis Martin – j’avais déjà relaté un tel repas dans cet article. Ce cuisinier m’épatera toujours, par sa maîtrise de la cuisine bien sûr, mais aussi sa capacité à affiner et faire évoluer ses recettes, à en inventer de nouvelles, et finalement à faire d’un repas un moment totalement fou et magique – un « repas-spectacle » où le spectacle est le repas lui-même !

Voici le menu que nous avons dégusté :

  • Glaçon mou d’absinthe
  • Thon sur Ton ….
  • Vacherin de Marsens / Cédrat
  • Vision contemporaine de la fondue
  • Croquant de porc / Epices Thaï
  • Bintje / Pomme / Boudin / Anis
  • Forêt / Humus / Céleri / Poire
  • Langoustine / Kafir / Noix
  • Rouleau Thaï / Tête de moine 2018
  • Saucisse aux choux 2018
  • Salade russe déconstruite
  • Lieu jaune / Coco / Hydrolat citron
  • Un joli plat tout blanc sur lequel j’ai… un blanc
  • Boeuf rassis / Framboises cryo
  • Chocolat noir / Olive / Gros sel
  • Meringue à -196° + 1250 °
  • Toblerone 2018
  • Tikki 2018

Et en images :

Vendredi soir, j’ai poêlé des hamburgers de porc à la n’duja, que j’ai servis avec des tranches d’aubergine grillées :