Pâques, vraiment ?

Ce temps est hallucinant (ah ben tiens, il y a un rayon de soleil juste maintenant, si seulement il pouvait durer plus que 5 minutes !). Pour Pâques, nous sommes allés à Londres, comme l’an passé, et je promets un article sur le sujet tout soudain.

En attendant, voici quelques repas faits avant ou après. J’ai fait beaucoup sans recette, avec ce que j’avais sous la main (n’ayant pas eu le temps de faire les courses depuis mon retour, le « après » sort pour la plupart du congélateur – enfin, les produits bruts, du moins).

  • Un excellent repas chez Isshin Sushi (restaurant coréano-japonais sans prétention, qui vaut bien mieux que ce dont il a l’air). J’ai pris un mini-tartare de boeuf à la coréenne en entrée, puis un chirashi royal. Quant à mon homme, il a jeté son dévolu sur des momos népalais, puis sur du porc mantou (sauté de porc servi avec des petits pains vapeur et des crudités) :
  • Des spaghettis à la crème de chou-fleur. Je me suis basée sur cette recette, mais je l’ai rendue non végane, avec du lait de vache à la place du lait végétal et du Parmesan râpé à la place de la levure alimentaire. C’était délicieux, une sauce super-onctueuse et tès savoureuse :

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  • Du ragoût de corned beef – j’en avais une boîte à la cave et un (bon) souvenir d’un sauté de corned beef fait par ma mère (qui savait utiliser ce genre de chose, car en bonne ethnologue, elle en emmenait sur ses terrains lointains, histoire d’avoir un peu de protéines). C’était pas mal du tout, mais bon, anecdotique quand même. J’ai fait une belle salade de mâche en accompagnement :
  • Des côtes de veau sauce aux morilles, avec des pommes de terre et des asperges vertes, trop bon !
  • Un risotto aux champignons (recette classique du risotto, en utilisant les champignons mélangés surgelés de Picard, excellents). J’étais contente du résultat, j’ai réussi à atteindre le point de cuisson parfait, encore al dente mais bien onctueux :

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Du filet de cerf cuisson lente, sauce au poivre vert, avec des épinards au beurre. La viande était d’une tendreté absolue, et la sauce très savoureuse et onctueuse :

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Appel au printemps

J’ai eu, cette semaine, la tentation du printemps, que nous attendons tous et qui pour l’instant se fait sacrément désirer…

Samedi soir, j’ai donc fait des fusilli au pesto d’ail des ours (ail des ours + noix de cajou + Pecorino de Calabre + huile d’olive) – qu’y a-t-il de plus printanier que l’ail des ours ?

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Dimanche midi, nous avons mangé au restaurant de la Croix Blanche à Châtonnaye. J’ai pris des crevettes à l’ail, très bonnes, en portion généreuse, servies avec d’excellentes frites maison et des haricots verts.

Dimanche soir, j’avais fait mon gratin de polenta aux bettes et chorizo, mais cette fois j’avais utilisé de la polenta taragna, qui est une polenta mélangée maïs et sarrasin :

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Lundi soir, j’ai fait (au pif) du poulet au curry vert avec du riz parfumé et du broccoli croquant. Tellement au pif que j’ai aussi dû improviser la pâte de curry vert car contrairement à ce que je pensais, je n’en n’avais plus !

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Mardi soir, j’ai mitonné (en hommage au printemps, coucou, ça vient ou bien ?!?) une tourte au chèvre et aux épinards :

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Mercredi soir, nous avons mangé (rapidement car nous avions une obligation à 20h30) au Tribeca, et je dois dire que j’ai été soufflée. La carte était pleine de plats alléchants, tout était absolument délicieux, le service était charmant, bref, à retenir ! J’ai commencé par un oeuf mollet aux truffes succulent (et pour une fois, il y avait vraiment de la truffe, et très parfumée) :

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Et j’ai continué (et fini, vu les quantités, j’ai cru que j’allais exploser, mais c’était tellement bon !) par un pot au feu de veau fantastique (surmonté de deux belles ravioles farcies, je pense, au veau et aux herbes) :

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Jeudi soir, j’ai fait du arroz cubano (riz et haricots noirs à la cubaine, fait à la volée, sans recette) et des plantains poêlées. Pour faire le riz, j’ai utilisé le programme « riz » de mon tout nouveau joujou, un clone d’Instant Pot (mais d’une autre marque, espagnole, Cecotec), et je dois dire que c’était bien – peu de travail, cuisson rapide, excellent résultat :

Vendredi soir, nous avons mangé au Capri 1960. C’est un très joli restaurant niché dans un coin improbable de Renens, avec une déco sympa, une belle terrasse qui doit être super agréable à la belle saison, et une carte italo-hispano-portugaise intéressante. Nous avons pris une grillade mixte de poissons, crevettes et poulpes, servie avec des légumes :

C’était délicieux (même si j’aurais trouvé un accompagnement de salade plus adéquat que les légumes, qui étaient assez inintéressants), et en soi aurait totalement satisfait notre appétit, mais nous avons reçu une tonne de trucs en plus (plus que ce que j’ai jamais vu dans toute ma « carrière » de cliente de restaurant !) : tout d’abord des mini-arancinis en amuse-bouche, puis des moelas, c’est à dire une sorte de ragoût de gésiers de poulet très savoureux :

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Et après le plat principal, une panna cotta à partager :

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ainsi que deux cafés et deux limoncellos ! Incroyable. Tout cela pour les deux illustres inconnus que nous étions, avec un service souriant, blagueur et très agréable. Chapeau !

Dis, quand c’est que le printemps vient ?

Samedi soir, j’ai grillé des tranches d’onglet de boeuf à la poêle, que j’ai arrosées d’une sauce aux échalotes (simple : moitiés d’échalotes revenues à la poêle, déglaçage au fond de veau et au vin rouge, le tout mijoté pendant quelques minutes). Une belle salade de mâche a accompagné le tout :

Dimanche midi, j’ai fait des raviolis farcis courgettes et amandes (rapportés d’Aoste et congelés) au pesto de coriandre (je recommande le pesto, il est exquis) :

Dimanche soir, nous avons mangé au restaurant Ze Fork (que nous avions découvert il y a quelques mois), et c’était à nouveau délicieux. Tous leurs plats sont des trios, ce qui permet un beau panorama culinaire. En entrée, j’ai pris « Le lac » (Ballotine d’esturgeon & saumon / Mimosa iodé, rémoulade aux écrevisses & carotte au gingembre / Bisque d’écrevisses corsée & pain maison aux algues). En plat, nous nous sommes partagés « La ferme » (Suprême de coquelet & sauce aux morilles / Quenelles de volaille, sablé au parmesan & rutabaga aux noisettes / Ravioli d’effiloché de cuisses aux poireaux & son consommé) et « La terre » (Araignée de veau en basse température & oignon rôti à la moelle / Poitrine confite, sauce barbecue & duo de choux rouge / Soufflé de courge butternut & jarret effiloché) :

Lundi soir, nous avons mangé une belle raclette (excellent fromage acheté à la Ferme du Noyer à Evian, trois sortes : ail des ours, alpage, fumé) avec des pommes de terre, des tranches de champignons de Paris à griller et des broccolinis juste blanchis et assaisonnés au jus de citron et à l’huile d’olive :

Mardi soir, j’ai fait une soupe à la courge (en ayant cuit la courge la veille au four puis en faisant mijoter la chair avec du lait le soir-même) accompagnée de biscuits américains bien fluffy, et suivie d’un plateau de fromage.

Mercredi soir, j’ai confectionné les gnocchis de ricotta de Funambuline, avec une sauce tomate – c’était très bon, et assez facile :

Jeudi soir, nous avons fait une dégustation charcuteries / vins organisée par le CAVE, sur le thème « grands vins et salaisons de St-Géry », le Domaine de St-Géry étant un domaine du Sud-Ouest qui produit, entre autre, de superbes salaisons. Voici le programme :

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Mes cercles désignent les vins que j’ai particulièrement appréciés. La charcuterie était vraiment excellente, même si elle coûte un bras (en même temps, vu le mode de production, c’est tout à fait normal et il vaut mieux manger de temps en temps de la très bonne charcuterie que souvent des trucs sans intérêt et bourrés d’ingrédients malvenus).

Vendredi soir, nous avons mangé à la Pinte Communale à Aigle, et c’était une belle surprise ! Le nom fait penser à un bon bistrot local, alors qu’il s’agit clairement d’une offre gastronomique. Je vous laisse découvrir le menu :

  • Mise en bouche 1 : Crème de potimarron et courge butternut, glacé à la passion
  • Mise en bouche 2 : Autour des légumes d’hiver, croustillant aux deux sésames
  • Entrée 1 : terrine de foie gras mi-cuit de canard, confiture d’oignons, sorbet betteraves rouge à l’orange sanguine
  • Entrée 2 : noix de Saint jacques de plongée, mousseline de panais, crème de homard, tuile dentelle à l’encre de sèche
  • Entrée 3 : ravioles au vacherin Fribourgeois, sauce vierge à la mangue et pomme, crumble au gruyère d’alpage, émulsion à la petite Arvine du Valais
  • Plat : suprême de canard Chaland, jus de veau et pamplemousse rose, choux vert, pomme fondante et croquette de volaille
  • Dessert 1 : ananas cuit dans sa peau, chantilly au caramel et fleur de sel de Guérande, biscuit financier et sorbet à la verveine
  • Dessert 2 : brownies aux noix de pécan, sorbet crème double de la gruyère, mousse chocolat au lait et praliné, feuillantine cacao

En images (et dans l’ordre) :

Franchement, tout était exquis, avec des jolis contrastes, tant de goûts (le côté doux de la courge, par exemple, face au côté acidulé du fruit de la passion) que de températures (beaucoup d’accords chaud-glacé, très réussis) et de textures  (ravioles et crumble, feuillantine et sorbet…). Le seul plat un tout petit peu moins réussi était le deuxième dessert, un peu trop chocolaté et pas assez moelleux – mais je pinaille, là ! L’endroit est de plus très joli, avec une belle déco moderne et des lumièes bien pensées, et le service est parfait.

Mijotés

Samedi soir, nous avons dégusté la merveilleuse cuisine de l’Auberge de la Clusaz, tout près d’Aoste (j’en ai déjà parlé dans cet article et dans celui-là). A chaque fois, j’ai l’impression que ça ne peut pas être meilleur que la précédente, à chaque fois, ça l’est !

Nous avons pris le menu de saison. Il y avait un choix pour chaque plat, et voici ce que j’ai mangé :

  • En amuse-bouche, un chou salé à la ricotta, sauce au vinaigre balsamique
  • Salade tiède de morue et museau de veau, sauce au chou noir, kumquat
  • Risotto à la queue de porc et aux artichauts
  • Echine de cochon de lait confite, laquée au miel
  • En pré-dessert, une petite crème de yaourt au coulis de fruits rouges
  • Tatin de poires

Tout était fabuleux, le service est toujours parfait, la carte des vins intéressante et à des prix modérés (nous prenons toujours des vins locaux, le Val d’Aoste étant une mine d’or viticole), bref, que du bonheur !

Dimanche à midi, j’ai fait des raviolis farcis ricotta et bourrache rapportés d’Aoste, avec un simple condiment beurre fondu et noix concassées :

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Dimanche soir, j’ai réchauffé le reste de la tartiflette de la semaine passée, et l’ai accompagnée d’une salade de fenouil.

Lundi soir, j’ai fait un excellent dal de lentilles corail au curry rouge et aux mini-épinards (recette tirée du journal Migusto), avec du riz basmati :

Mardi soir, j’ai servi de la saucisse à rôtir de sanglier, flanquée d’une purée de pommes de terre, de fleurs de courgette poêlées et d’une salsa verde (dans laquelle j’avais omis les câpres et remplaçé une partie du persil par de la coriandre, miam !) :

Je déconseille les fleurs de courgette faites de cette façon, c’est très fade et je m’en tiendrai aux recettes de fleurs farcies désormais, mais le reste était excellent.

Mercredi soir, j’ai fait du cou de porc au chou rouge (recette d’un récent numéro de Cuisine et Vins de France), que j’ai servi accompagné du reste de la purée de pommes de terre de la veille. C’était bon sans plus (sachant que je pense n’avoir pas coupé le chou rouge assez fin, j’avais oublié que c’était important, du coup il n’était pas assez fondant) :

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Jeudi soir, j’ai inventé une soupe de lentilles façon pot-au-feu, que j’ai trouvée très réussie :

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Vendredi soir, nous avons participé à un deuxième « Dîner de la dernière chance » (j’ai parlé du premier dans cet article). Il s’agit donc d’un repas organisé autour de la dégustation de vins anciens :

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Il avait lieu au Mirabeau, qui est un restaurant que j’apprécie beaucoup et qui n’a pas dérogé à sa tradition de bonne cuisine française. Les vins étaient tous intéressants, à l’exception peut-être du Chianti, un peu plat, mais celui qui m’a vraiment bluffée était le Savigny-les-Beaunes 1961 des Hospices de Beaune – une pure merveille, avec encore beaucoup de corps et d’ampleur. Voici un petit aperçu de la table :

et des étiquettes :

Vague de froid

Samedi soir, nous avons mangé chez des amis. J’avais amené l’entrée, un « nougat de foie gras » qui est la recette préférée de mon cher et tendre (même si moi j’ai une légère préférence pour le foie gras au sel, je dois avouer que celui-ci est très bon). Attention : si la recette vous tente, il faut ajuster la durée et la chaleur de la cuisson, qui sont les deux bien trop élevées dans la recette : c’est parfait à 100°C, une demi-heure de cuisson. J’avais aussi fait du pain en accomagnement, un pain sans pétrissage dont j’avais remplacé une partie de la farine par de la farine de gaude, et qui était délicieux.

Dimanche midi, nous avions un repas de famille.

Dimanche soir, nous avons fait un excellent repas au Wok, petit restaurant chinois à Sainte-Croix. Nous étions avec un ami qui connaît bien les patrons, ce qui fait que nous avons eu plusieurs plats hors carte. Nous avons commencé par un assortiment de dim sum. Puis nous avons poursuivi avec du porc haché vapeur, du white cut chicken sauce oignon frais et gingembre, des étonnantes coquilles saint-jacques au soja fermenté sur lit de vermicelles, de la laitue sautée à la sauce de pâte de soja, et bien sûr du riz :

Lundi soir, j’ai fait des pavés de bonite rapidement marinés à la sauce soja-yuzu et au mirin, juste snackés à la poêle, et de la salade de céleri boule, pommes et mayonnaise :

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Mardi soir, j’ai sorti du congélateur un petit paquet de viandes pour choucroute (reste d’une choucroute faite il y a quelques mois), et j’ai fait de la choucroute garnie (sans recette, la seule particularité étant que j’ai mis une pomme en morceaux dans la choucroute, c’est une variante très sympa) avec des petites pommes de terre à l’eau :

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Mercredi soir, j’ai fait une belle  tartiflette (qui faisait du bien après les -10° de la journée !) et une salade verte :

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Jeudi soir, j’ai servi du riz sauté au chorizo (une impro un peu fusion), en suivant les recommandations de Serious Eats (bien séparer le riz avant cuisson, sauter le riz par portion, faire une sauce toute simple – j’ai utilisé de l’huile de sésame et de la sauce soja), il était délicieux :

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Vendredi soir, nous avons mangé chez des amis.

 

 

Il paraît qu’on va vers le froid…

Samedi soir, nous étions invités chez un ami.

Dimanche midi, j’ai fait une excellente soupe aux koftas iranienne :

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Dimanche soir, nous avons mangé au Café du Beau Rivage (qui se définit lui-même comme une « brasserie de luxe », ce qui est juste, très bonne cuisine mais prix élevés). J’ai d’abord pris une assiette de couteaux et palourdes en persillade, exquis :

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Puis une cassolette de homard sur lit de pâtes avec une sauce crémeuse aux écrevisses et champignons à se relever la nuit :

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Lundi soir, j’ai fait du coquelet avec cette recette, accompagné de petits pois aux oignons frais. Je conserve l’idée de l’huile aromatisée pour enduire le coquelet, c’était vraiment délicieux, mais par contre, la garniture d’oignons, citron et ail était toute brûlée et donc inutile (et le casserolier commis d’office – merci chéri – ne remercie pas l’auteur de la recette…) :

Mardi soir, j’ai fait un gratin de crozets (avec du Gruyère et non du Beaufort, kilomètre zéro oblige, et avec des lardons et non du jambon cru, je préfère) très roboratif et plaisant, accompagné d’une petite salade verte :

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Mercredi soir, j’ai fait des cuisses de canard au four avec une sauce à l’orange (pure improvisation), escortées de pommes de terres rissolées dans la graisse de cuisson et de flower sprouts (un nouveau légume hybride dont j’ai parlé dans un précédent article) sautés à la poêle :

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Jeudi soir, nous avons mangé au Guillaume Tell, qui est un minuscule restaurant gastronomique niché (depuis fort  longtemps d’ailleurs) dans le petit village d’Aran-sur-Villette. Nous avons eu le menu dégustation, ainsi composé :

  • Amuse-bouche : Papet vaudois revisité
  • Trilogie shot au wasabi, sablé de foie gras et fruits secs, tartare de viande séchée et coulis​
  • Saumon gravlax et son farci de rillettes d’omble chevalier et huile de basilic, tuile de pain liquide
  • Eventail de saint-jacques mariné aux senteurs thaï sur purée de kumquat croustillants
  • Queue de cigale à la plancha sur son faux caviar, écume de coco citronelle pimentée
  • Raviolis à la truffe
  • Caille en deux cuissons au vin cuit et petits légumes
  • Sélection de fromages d’ici et d’ailleurs
  • Sorbets maison et mousse du moment (nous avons eu des sorbets basilic, concombre, citron kalamansi et thé de jasmin, et une mousse au caramel)
  • Crumble de rhubarbe rose de Hollande au coulis de fruits et son sorbet mousse chocolat aux piments

En images, voici ce que ça donne :

La cuisine de M. Velen approche vraiment la perfection, c’est léger, savoureux, sans complications inutiles, avec une mise en valeur des produits et des goûts absolument magistrale. Le service est parfois un peu approximatif mais très gentil, par contre il vaut mieux s’y connaître en vins, le maître d’hôtel-sommelier n’est vraiment pas au point de ce côté-là.

Vendredi soir, nous avons pris des billets « repas-spectacle » pour « La Cage aux Folles » chez Barnabé à Servion. Le repas (servi avant le spectacle) était simple mais bon, de la bonne cuisine villageoise bien faite. Nous avons tout d’abord eu une assiette de salade mêlée, oeuf mimosa et terrine, puis une soupe à la courge, puis du filet mignon de porc sauce champignons avec croquettes de röstis et légumes, et enfin un dessert composé d’une mini poire Belle Hélène, d’une coque vanille abricot et d’un bavarois chocolat blanc framboises :

Lacto-fermentation

Samedi soir, j’ai improvisé un ragoût de veau vaguement thaïlandais, avec de la feuille de lime kaffir séchée (n’achetez pas ça, ça n’a aucun goût), de la citronnelle, de l’ail, du gingembre, du vin de cuisine chinois et des oignons frais, que j’ai servi avec du riz parfumé. C’était tout sauf mauvais, mais sans plus :

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Dimanche midi, j’ai fait un houmous de fèves délicieux et étonnant :

Il accompagnait une belle assiette de charcuteries italiennes :

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Dimanche soir, j’ai servi un repas typiquement vaudois : du papet aux poireaux avec de la saucisse aux choux (pour ceux qui ne connaissent pas, l’explication est ici), puis du gâteau du Vully (pour lequel j’ai utilisé une recette d’un vieux livre et que j’ai un peu trop cuit, malheureusement) :

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Lundi soir, j’ai fait une excellente soupe à la choucroute, un peu acidulée et revigorante :

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La recette est soi-disant pour deux personnes en plat ou quatre en entrée, mais je dirais qu’elle est plutôt pour quatre personnes en plat et huit en entrée, nous en avons laissé la moitié alors que nous avions faim tout à fait normalement !

Mardi soir, nous avons rapidement mangé au Café de Prélaz avant une séance de cinéma à côté. La carte est malheureusement assez banale, mais par contre très bien exécutée. J’ai pris une entrecôte parisienne au beurre Café de Paris, et la viande était délicieuse, cuite saignante comme demandé, et les légumes et les frites étaient eux aussi parfaits :

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Mercredi soir, j’ai suivi un cours de cuisine (donné par Espace Prévention) sur les conserves lacto-fermentées. C’est un sujet qui m’intéresse beaucoup (je suis le blog Ni Cru Ni Cuit, dont est issue la recette de soupe à la choucroute d’ailleurs), et je trouvais qu’un cours d’introduction était une bonne idée. J’ai eu raison, c’était très intéressant ! Nous avons mis les mains à la pâte, mais aussi dégusté des conserves faites par l’enseignant. Le kimchi était délicieux, je vais en faire, c’est sûr. Je vais aussi faire du céleri-boule, dont le goût s’intensifie à la lacto-fermentation et que j’ai beaucoup apprécié. Les haricots, par contre, bof bof – croquants et pas vraiment mauvais, mais sans goût autre qu’un acidulé très générique. Je vous présente mes « créations », un pot de betteraves et un pot de carottes à l’orange – dégustation dans un mois environ :

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Jeudi soir, flemme absolue, j’ai réchauffé la soupe à la choucroute de lundi (toujours très bonne).

Vendredi soir, nous avons mangé à La Rouvenaz. J’ai pris une superbe assiette d’huîtres en entrée, puis des pâtes aux fruits de mer :

 

 

 

Semaine de sorties

Entre escapade au Jura (côté français, samedi et dimanche pour la Percée du Vin Jaune) et sorties, nous n’avons pas souvent mangé à la maison cette semaine !

Samedi soir, nous avons mangé à la Maison Jeunet à Arbois. La cuisine était fantastique (j’ai raconté notre précédent repas, il y a quelques mois, dans cet article), mais il y avait clairement un problème (en salle ou en cuisine, ou les deux) : arrivés à 20h10, notre commande de menu n’a été prise qu’à 21h, et nous avons reçu le dernier dessert après 1h du matin. Nous étions si fatigués que nous avons fait l’impasse sur café et mignardises. J’ai eu l’impression que le problème était aggravé du fait que nous avions, hélas, la même table que la dernière fois, au fond dans un coin bien caché, hors de la vue du personnel de salle (et je compte bien, si nous revenons, demander explicitement une autre table). Le service était gentil, mais stressé, et je peux comprendre qu’il y ait eu un problème (absence de dernière minute, peut-être), mais dans ces cas-là, à ces prix-là, j’attends un petit geste (mignardises à l’emporter, ou apéritifs offerts, par exemple), ce qui n’a pas été le cas. C’est vraiment vraiment dommage, sachant que notre dernière expérience avait été fantastique, et que la partie culinaire l’était encore cette fois. Nous avons pris le menu « 8ème péché » ainsi composé :

  • Coquillage et crustacé, navets et crème iodée à la cardamome
  • Artichaut et foie gras fumé, dans l’esprit d’une salade
  • Truffe noire « Melanosporum », topinambours et jus à l’oeuf mollet
  • Escargot du Petit Mercey, croustillant au genièvre et capucines tubéreuses
  • Saint jacques et graine de tournesol, endives caramélisées et émulsion au poivre de Danané
  • Pigeon de la Maison Cassard, salsifis et sucs de viande au gingembre
  • Mousse légère de cancoillotte et Vin Jaune
  • Orange et cannelle, transparent de yaourt, croquant et glace à l’orange
  • Chocolat et fruit exotique, comme une tarte assaisonnée aux baies de Sansho

Et le voilà en images :

Tout était parfait (malgré le fait que je n’aime toujours pas l’endive, même celle de la Maison Jeunet !), mon plat préféré (mais de peu, la cuisine de M. Naessens me correspond tout particulièrement et tous les plats m’ont émoustillé les papilles) étant la truffe. Je ne peux qu’encourager ceux d’entre vous tentés par une balade au Jura à y aller, car je suis sûre que notre mésaventure était ponctuelle et non habituelle.

Dimanche midi, assez tardivement, nous avons mangé très agréablement à la Brasserie Le Strasbourg à Lons-le-Saunier (dans un superbe décor Art Nouveau). J’ai pris un plat du jour, un filet de sandre sauce Savagnin avec riz et petits légumes, puis nous nous sommes partagés un Paris-Brest (appelé Paris-Lons sur la carte…) parfaitement délectable :

Dimanche soir, nous avons dîné à la maison, très simplement, d’un « pâté chaud » (pâté de porc en croûte à réchauffer au four) acheté au Jura et d’une salade verte :

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Lundi soir, j’ai fait des côtes de veau poêlées beurre noisette escortées de poireaux rôtis au four :

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Mardi soir, j’ai préparé des rondelles d’igname sauce fromage blanc aux herbes. C’était tout sauf mauvais, mais sans plus :

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Mercredi soir tard, nous avons mangé au Molino à Vevey (qui est en train de devenir notre cantine avant/après théâtre !). Nous nous sommes partagées une pizza Bulgari (tomate, mozzarella de bufflonne, roquette, mozzarelline, et du jambon cru pour remplacer le carpaccio de boeuf prévu qui était en rupture de stock) et une assiette de légumes grillés surplombés d’une burrata. C’était, comme toujours, très bon (leur pâte à pizza est excellente).

Jeudi soir, j’ai fait des pâtes farfalle avec une sauce thon + sauce tomate (maison, la maison de ma belle-mère en l’occurrence) + crème.

Vendredi soir tard, après l’opéra, nous avons mangé à la Brasserie du Grand-Chêne. J’avais espéré des huîtres, mais hélas, si tard, l’écailler avait déjà plié bagage. Nous avons partagé un excellent tartare de thon au gingembre et salade d’algues, puis j’ai pris du jarret de veau (très tendre et savoureux) accompagné d’excellents légumes :

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Le seul reproche que je fais à ce restaurant porte sur les prix, qui sont tout à fait en accord avec le standing cinq étoiles du Lausanne Palace dont la brasserie fait partie…

Facilité

Cette semaine, hormis le premier soir, j’ai fait dans le facile, entre autres parce qu’il faut absolument que je vide un peu mon congélateur, dangereusement plein depuis que nos fils sont partis de la maison.

Samedi soir, nous avions des invités. En entrée, j’ai servi une surprenante et très réussie panna cotta au Parmesan accompagnée d’une petite chiffonnade de fenouil :

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En plat, j’ai refait (j’en parlais ici) du cabri aux pommes de terre (j’y ai adjoint des petits artichauts en fin de cuisson). En dessert, j’avais confectionné un tiramisù banane Nutella qui s’est avéré excellent, mais trop liquide – par contre, le reste du lendemain avait une consistance parfaite, il faut donc le faire 24 heures à l’avance.

Dimanche midi, j’ai fait une belle entrecôte sauce au poivre, avec des restes de pommes de terre de la veille au soir et une salade verte.

Dimanche soir, nous avons mangé au restaurant Le 45. J’ai pris un plateau de 6 huîtres en entrée, puis un « Tartare de boeuf Majestic parfumé à l’huile de truffe, pommes frites aux épices, toasts de pain de campagne » très bien coupé et assaisonné, frites délectables. Nous nous sommes ensuite partagés un baba au rhum délicieux :

Lundi soir, j’ai vite cuit des raviolis ricotta et citron, que j’ai servis avec une « sauce » broccolettis et pignons :

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Mardi soir, j’ai mangé avec une amie au restaurant Hokaido. J’ai d’abord pris un flan chaud (très bon, soyeux, recélant en ses profondeurs du shiitaké, de la carotte et du surimi). Ensuite nous nous sommes partagées un plateau de sashimis (coquilles Saint-Jacques, sériole, thon et saumon, excellent), puis un tempura de crevettes et légumes (très savoureux et léger, si appétissant que j’ai oublié de le photographier) :

J’avais choisi le restaurant sur recommandation de mon ami Foodaholic, et j’ai effectivement beaucoup aimé l’endroit, simple et accueillant, qui propose une carte très complète de cuisine japonaise (sushis et sashimis bien sûr, mais aussi udon, teriyaki, etc.).

Mercredi soir, après une séance d’information de quartier, nous avons rapidement mangé au Hoa-Sen, tout près de chez nous, qui est un bon restaurant vietnamien. J’ai tout bêtement pris un Pho, très rapicolant :

Jeudi soir, j’ai fait griller de la saucisse à rôtir de buffle (achetée en Italie), que j’ai escortée d’une purée de patates douces au piment d’Espelette et aux oignons rouges frais et d’une salade verte :

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Vendredi soir, j’ai rôti deux morceaux de dos de cabillaud, que j’ai servis avec une sauce à l’oseille (pêchée dans mon congélateur, je l’avais faite il y a quelques mois) et de la purée de brocolis (merci Picard) :

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Si la sauce est rougeâtre, c’est qu’il s’agit d’oseille rouge, que j’ai plantée il y a quelques années dans mon jardin et qui depuis y fait gaiement des petits un peu partout et revient fidèlement chaque année !

Janvier maussade

Je dois dire que je ne crois pas trop à la fameuse « détox » d’après les fêtes dont tous les magazines nous rabattent les oreilles. Pendant les fêtes, je mange certes bien, mais pas vraiment trop (je ne suis pas un bec sucré, donc je mange fort peu de chocolat, biscuits et autres friandises), ce qui fait qu’une fois ce temps-là passé, je reprends mon train-train habituel de cuisinière au long cours, et basta.

Samedi soir, nous avions été voir le Richard III de Shakespeare à l’Opéra de Lausanne (coproduction avec Vidy, rappelez-moi de ne plus jamais aller voir une pièce produite ou coproduite par le Théâtre de Vidy, c’était une catastrophe « contemporaine » avec musique tonitruante, ablation de scènes importantes, nudité sans intérêt sauf celui, douteux, de choquer l’assemblée qui en a vu d’autres, et brisage intempestif de quatrième mur, bref la totale). Après cette horreur, nous avions heureusement réservé au Lyrique, excellent restaurant grec situé tout près de l’Opéra. Nous nous sommes donc consolés en nous partageant un très bon sofrito et des non moins délicieuses koftas :

Dimanche à midi, j’ai fait du dos de cabillaud sous-vide (tout simple, mis sous vide avec un peu de beurre salé et de pâte de citron confit, et cuit 30 minutes à 59°), ainsi qu’une salade de fenouil et d’oranges aux olives noires :

Dimanche soir, j’ai fait une pizza aux raisins, romarin et pignons de pin très agréable :

Lundi soir, j’ai inventé une sauce chair à saucisse/betteraves/bouillon/persil pour des raviolis farcis aux châtaignes. C’était réussi, la betterave apportant un petit côté acidulé qui contrebalançait bien la douceur de la farce :

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Mardi soir, autre pièce malheureusement ratée (cette fois pour cause d’acteurs – tous sauf l’acteur principal – hurlant et surjouant, heureusement la partie musicale était très chouette), le « Monsieur de Pourceaugnac » de Molière au Reflet par la Compagnie des Arts Florissants, avant laquelle nous avons mangé en vitesse au Molino (dont je parle ici et ici). j’ai pris une salade César au poulet simple et bonne :

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Mercredi soir, j’ai fait un « burrito bowl » de kale, haricots noirs et avocat très bon, que j’ai servi avec des chips tortillas de maïs bleu. Je me rens compte seulement maintenant de l’accord de couleurs, entre les chips, le kale rouge (trouvé au marché) et les haricots noirs, avec la petite touche verte de la salsa à l’avocat, c’est assez réussi !

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Jeudi soir, j’ai fait du poulet amatriciana. J’avais remplacé les tomates par du poivron pelé en boîte, pour adapter à la saison, et c’était un excellent plat unique :

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Vendredi soir, nous avons célébré (tardivement, la vraie date étant en juin) l’anniversaire de mon cher et tendre au Restaurant De Courten, à Sierre. Nous avions un menu en 13 plats (si si ! heureusement, chaque amuse-bouche etc. comptait comme un plat, mais je dois dire qu’à la fin nous étions plus que repus), que je vous déroule en images :

 

Je ne vais pas tout commenter, ce serait lassant, mais tout était fabuleux, avec un coup de coeur absolu pour les « bouchées gourmandes maraîchères aux cardons épineux argentés, agria aux truffes noires Melanosporum, et crème de châtaigne émulsionnée », qui étaient un triomphe de douceur moelleuse, les cardons se mariant somptueusement avec la truffe. Bref, je ne peux que recommander un voyage à Sierre pour profiter de cette superbe table.