L’automne dans l’assiette

Je n’ai pas publié la semaine passée, car nous venions de passer une (splendide) semaine de vacances à Rome – je mijote d’ailleurs un petit article sur les restaurants romains tout bientôt !

Nous sommes donc rentrés, et j’ai recommencé à popoter.

Samedi soir, j’ai fait du risotto au potimarron, avec la recette de Macha Méril.

Dimanche midi, j’ai servi de la porchetta ramenée de Rome, avec une salade de céleri-branche.

Lundi soir, nous avons fait un délicieux Surfing Dinner chez Magali (qui tient le magasin de café, thé et épices Saveur PimenThé) : une soupe à la courge à la cacahuète et au gingembre en entrée, puis des keftas aux dattes sur lit de couscous de riz (une nouveauté, je n’avais jamais goûté le couscous de riz), et enfin un gâteau aux épices et pommes.

Mardi soir, j’ai testé l’appareil pour cuisson sous-vide Anova que je viens de recevoir pour mon anniversaire, et dont j’espère des grandes choses ! J’ai exprès fait simple pour commencer : un filet de haddock coupé en deux, mis sous vide et cuit à 55°C pendant 30 minutes, sans assaisonnement (le haddock ayant un goût prononcé). Verdict : génial ! Moelleux, savoureux, parfait – rien à rajouter. J’avais fait du chou pointu poêlé aromatisé à la ‘nduja avec, c’était très bien.

Mercredi soir, j’ai cuit une souris d’agneau (assez grosse pour deux personnes) en utilisant cette recette, mais en ajoutant des tronçons de poireaux et des petites pommes de terre autour de la viande. C’était tout à fait réussi.

Jeudi soir, après un petit tour chez Ikea, nous avons mangé tout près, au Restaurant du Chasseur. C’était, comme d’habitude, excellent. Nous avons tout d’abord partagé deux entrées, un fantastique carpaccio de cerf à l’huile d’olive et aux copeaux de pecorino à la truffe :

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et une ballotine de faisan aux bolets et foie gras, émulsion à la raisinée, figues sautées :

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Puis j’ai pris les médaillons de filet de cerf rôtis, sauce à la moutarde violette, accompagnés de spätzlis, chou rouge aux marrons, mousseline de céleri, et fruits de saison :

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Vendredi soir, nous sommes allés manger au restaurant Royal India (qui a ouvert à la place de Chez Gnutti, snif, un de mes restaurants italiens préférés a disparu). J’ai d’abord pris une salade indienne (toute bête, tomates, concombres, oignons, salade verte et piments, j’avais envie de fraîcheur et de verdure). Le piment promis n’y était pas, je l’ai demandé et on m’en a gentiment apporté. Ensuite, j’ai pris du carré d’agneau cuit au tandoor puis mis en sauce, très tendre :

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et nous nous sommes partagés deux excellents pains indiens, un chilli naan et un cheese naan :

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En conclusion, ce n’était pas mal du tout, ce qui me réjouit car je trouve que Lausanne n’est pas riche en restaurants indiens traditionnels.

Octobre au soleil

Samedi soir, j’ai mijoté une excellente chakchouka.

Dimanche midi, nous avons dégusté des brioches chinoises au porc faites et congelées par mon fils cadet (qui se débrouille vraiment bien en cuisine !) avant son départ, avec une salade de rampon :

 

Dimanche soir, nous avons été manger un beau repas de chasse au Mirabeau. Nous nous sommes partagés une assiette de terrine de sanglier (garnie de céleri-rémoulade) en entrée :

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Nous avons ensuite commandé une superbe selle de chevreuil sauce Grand Veneur fort bien accompagnée  : spätzlis, marrons, chou rouge, figue cuite, choux de Bruxelles, et une fricassée de champignons sauvages à se relever la nuit.

Lundi soir, j’ai servi du houmous aux poivrons (j’ai fait ma recette habituelle, à laquelle j’ai incorporé des poivrons grillées au four, épluchés et mixés), et de la feta que j’avais fait mariner à l’huile d’olive, au piment chipotle et au thym.

Mardi soir, j’ai poêlé des médaillons de boeuf, que j’ai arrosés de sauce au poivre vert et accompagnés de chou fleur rôti aux épices .

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Mercredi soir, j’ai fait ce grand classique italien qu’est la pasta e fagioli (garnie de sauge – du jardin – frite) :

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Jeudi soir, nous avons mangé un canard laqué au restaurant de la Fontaine à Lutry. Il s’agit d’une pizzeria très standard qui a été reprise par des patrons asiatiques (Chine ? Singapour ? Je ne sais pas), visiblement, ce qui fait que tous les jeudis soirs ils proposent (en plus de la carte habituelle) du canard laqué à la Pékinoise, et tous les mercredis, vendredis et samedis soirs un menu singapourien. Le canard était très bon, servi, comme il se doit, avec des crêpes vapeur, des légumes émincés crus (oignon frais, carotte, concombre) et de la sauce Hoisin. Par contre, j’ai trouvé la soupe aigre-piquante qui le précédait (comprise dans le prix) sans grand intérêt (et très peu piquante, d’ailleurs).

Vendredi soir, j’ai fait de l’émincé de veau à la crème et au Marsala, et de la courge au four (ou plutôt des courges, j’en avais acheté plusieurs petites de plusieurs sortes différentes) :

Bricolage

La semaine qui vient de s’écouler a été placée sous le signe du bricolage en cuisine. De temps en temps, c’est amusant de divaguer sans thème…

Samedi soir, j’ai servi ce qui je pense restera la dernière soupe froide de l’année, à savoir un gaspacho de tomates vertes délicieux :

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Je l’ai fait suivre d’une mini-raclette aux champignons (des girolles coupées tout menu, pour assaisonner le fromage – pas mal du tout !).

Dimanche midi, nous avons mangé au restaurant de la Fondation Pierre Arnaud (j’en ai parlé ici, et , entre autres), l’Indigo. J’ai dégusté une délicieuse « côte de veau rôtie aux cèpes, jus acidulé et compression de pommes de terre au lard sec » :

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Dimanche soir, j’ai profité de la profusion actuelle de haricots borlotti frais (on est en pleine saison) pour faire ma soupe de borlotti au lard, toujours aussi bonne :

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Lundi soir, j’ai fait des spaghetti carbonara (des vrais, vous pouvez lire mon opinion sur la carbonara dans cet article), et une salade de céleri-branche.

Mardi soir, j’ai servi des côtes de veau poêlées avec des très bonnes carottes au harissa. Ensuite, nous avons passé au four une tarte aux pommes toute garnie, oeuvre de mon cher et tendre,  que nous avions congelée crue. C’était une expérience, et elle fut très concluante. La prochaine expérience sera la cuisson (ou plutôt le réchauffage dans ce cas-là) de l’autre tarte aux pommes qu’il avait faite, que nous avons congelée cuite. On verra laquelle est la plus réussie…

Mercredi soir, j’ai fait des moules au curry, accompagnées de frites de patate douce (achetées congelées) cuites à la friteuse sans huile (Actifry, pour ne pas la nommer). Miam !

Jeudi soir, un peu en vitesse avant d’aller au théâtre, nous avons mangé au TimeOut à Pully (j’en avais déjà parlé il y a quelque temps). Nous nous sommes partagés deux entrées, d’excellents artichauts frais des Pouilles (crudité d’artichauts servis avec lamelles de parmesan et tomates séchées) et un Carciofo alla giudia (artichaut du Colisée, cuit entier au four et sa vinaigrette) qui n’était pas mal mais n’était pas du tout ce que doit être un carciofo à la Giudia, à savoir frit et croquant (et de plus, accompagné de crudités bien fraîches mais malheureusement assaisonnées avec de la sauce industrielle, ce qui m’avait déjà choquée la dernière fois). Ensuite, j’ai pris des lasagnes aux beignets de fleurs de courgettes et mozzarella sans histoire.

Vendredi soir, dans le cadre de Lausanne à Table, nous avons participé à un repas axé sur le design (de la vaisselle), le bien nommé Designer’s Table. Nous étions dans un endroit improbable, dans la zone semi-résidentielle semi-industrielle de Prilly, un grand loft très agréable, meublé avec un mélange de contemporain et d’années 50/60. Nous étions douze autour d’une grande table, à déguster ceci :

La vaisselle était vraiment belle, et le contenu délicieux :

Je retiens en particulier la panna cotta aux poires : contrairement à l’habituel ajout de coulis de fruits rouges, qui à mon sens la dénature, la poire se marie parfaitement bien avec, sans couvrir son exquise saveur de crème.

Vive l’été indien

Fidèle au poste, comme presque chaque année sous nos latitudes, l’été indien a débarqué, pour mon plus grand bonheur. Je l’ai fêté avec une cuisine adaptée à sa douceur !

Samedi soir, nous avions des amis à la maison. En entrée, j’ai fait des verrines composées de chèvre frais mixé avec un peu de faisselle et de poivre et de figues fraîches préalablement marinées dans du Marsala, surmontées de rosaces de jambon cru :

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Nous avions sorti quelques uns de nos vins anciens pour ce repas, la verrine a tenu bonne compagnie à un Château du Glana 1961 :

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Ensuite, j’ai servi du cabri au four entouré de pommes de terre, et des délicieux petits artichauts rôtis :

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Cette fois, c’est un Château de Lamarque 1967 que nous avons bu :

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En dessert, j’avais préparé un tiramisu aux framboises (j’ai aménagé la recette en remplaçant les fraises par des framboises, et le coulis de framboise pour imbiber les biscuits par un mélange de Cointreau, de sirop de rose et d’un peu d’eau).

Dimanche midi, j’ai assemblé une grande salade d’épeautre avec des tomates, des oignons frais, du basilic, des poivrons, des oeufs durs et de la scamorza fumée.

Dimanche soir, nous avons testé le Sky Lounge de l’hôtel Royal Savoy. L’endroit est sublime, nous sommes arrivés à la tombée de la nuit, juste à temps pour profiter de la vue. Mais même de nuit, c’est très beau :

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Le concept m’a rappelé les restaurants de Copenhague et de Stockholm que nous avions testés, à savoir plusieurs petits plats à partager, sans distinction d’entrée et de dessert. Nous avons choisi « The Cow that went to Asia » (un tartare de bœuf aux épices d’Asie)

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« Tuna stole the Show » (un tataki de thon rouge flambé au thym, accompagné de pousses d’épinard délicieusement bien assaisonnées)

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« Angus Young & the Duck » (du bœuf Black Angus et du foie gras saisi, avec des betteraves Chioggia et un coulis de fruits rouges)

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et finalement « The Inspired Iberico » (du porc iberico, condiments d’aubergines grillées, choux chinois, parmesan et jus de veau relevé)

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C’est loin d’être donné, mais le rapport prix/plaisir reste excellent, pour une cuisine qui trouve le juste équilibre entre classique et moderne, de très beaux assaisonnements et un beau respect des produits de base.

Lundi soir, j’ai fait de simples entrecôtes poêlées, avec d’excellents poireaux braisés au citron. Je pense que la recette peut être simplifiée en remplaçant la première cuisson à la poêle par un passage sous le grill du four – à tester.

Mardi soir, j’ai servi un gros bar (pour 2 personnes, 600 grammes environ) au four (juste farci de thym et huilé), avec un aïoli et une salade de tomates (je profite encore de la fin de saison…).

Mercredi soir, j’ai fait une potée de lentilles avec du saucisson de sanglier (j’ai une collègue dont le mari est chasseur et qui me fournit parfois en gibier, c’est bien sympa), du lard et des carottes.

Jeudi soir, j’ai fait des croque-monsieur de polenta, que j’ai escortés de salade verte.

Vendredi soir, nous sommes allés manger à l’Auberge de la Cergniaulaz. Nous avions un bon pour un menu en 4 plats : deux entrées, plat, dessert. Nous avons chacun pris deux entrées différentes, que nous avons partagées, ce qui nous a permis de goûter 4 entrées qui étaient toute aussi délicieuses les unes que les autres :

Une fricassée de champignons

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Une cassolette d’escargots

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Une terrine de gibier

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Un os à moëlle rôti

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Ensuite, nous avons pris tous les deux le même plat, à savoir des médaillons de sanglier sauce poivrade garnis de spaetzlis, chou rouge, marrons, choux de Bruxelles, poire au vin et pomme cuite :

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Le sanglier était d’une tendreté absolue, très savoureux, avec une belle sauce classique délicieuse, et touts les accompagnements étaient excellents. C’est bien la première fois, je dois dire, que je trouve bon des choux de Bruxelles – pas trop cuits, aucune amertume, aucun arrière-goût désagréable.

J’ai ensuite choisi un « délice aux poires » comme dessert, très agréable

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Bref, c’est une auberge très recommandable, qui vaut largement la route à lacets  assez impressionnante (et très panoramique) pour y monter.

Devine qui vient dîner ce soir ?

Je vous ai quittés, amis lecteurs, au milieu d’un long weekend à Lille – et c’est là que je vous retrouve.

Samedi soir, nous avons mangé à la Brasserie de la Paix. L’endroit est extraordinaire, une vraie belle brasserie Art Nouveau à la Parisienne, avec des vitraux incroyables, des belles lampes, bref, tout ce que j’aime (et, j’ajouterai, le service qui va avec : efficace, souriant, stylé sans être guindé). J’ai profité du fait que les plateaux de fruits de mer peuvent être commandés pour une personne seule (ce qui est rarement le cas, et m’arrange bien du moment que mon homme n’aime pas les huîtres et autres bigorneaux) et j’ai mangé un « Plateau de l’écailler » fantastique :

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En dessert, nous avons partagé un « Colonel et son armée » (joli nom, n’est-ce pas ?), à savoir sorbet citron et sa vodka, sorbet poire et sa Williamine, sorbe pomme et son Calvados :

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Dimanche midi, nous avons fait un rapide repas, très agréable, à l’Omnia. C’est un endroit marrant, une ancienne maison close reconvertie en cinéma porno, lui-même reconverti, à la fin des années 90, en restaurant. J’y ai mangé un très bon potjevleesch, servi avec des frites (on est dans le Nord, les frites sont vraiment vraiment bonnes !) et de la salade.

Dimanche soir, nous avons plongé dans le fromage au Broc (Lille Centre). Repas light (ou pas…) avec pour commencer un oeuf en cocotte normand (au Pont-l’Evêque et aux pommes) :

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puis un monumental Welsh (servi avec des pommes de terre sautées et une salade) :

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C’était un peu monomaniaque, mais très bon, et l’endroit est sympa (avec un service d’une efficacité impressionnante, tout en étant très souriant).

Lundi soir, à notre retour à Lausanne, j’ai rapidement assemblé une salade de haricots blancs au thon, à la tomate et au basilic.

Mardi soir, j’ai plongé dans mon congélateur et trouvé un tagine de boeuf aux coings et couscous, que je ne me souvenais pas d’avoir cuisiné (mais j’ai bien dû le faire, sinon il n’y aurait pas été !) et qui était très plaisant.

Mercredi soir, j’ai fait des spaghettis aux aubergines (en tranches, d’abord précuites à la vapeur, puis passé à la poêle), à la burrata et aux pignons :

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Jeudi soir, j’ai sorti des travers de chevreuil du congélateur, je les ai mis à cuire dans un peu d’eau 30 minutes à la marmite à pression, puis, parsemés d’un mélange d’épices et d’huile d’olive, 20 minutes au four, et je les ai servis avec un gratin de légumes à la ricotta lui aussi sorti du congélateur (je l’avais confectionné en juin, j’en parle dans cet article).

J’avais publié un petit article pour parler de mon projet de repas Surfing Dinner vendredi soir, eh bien il a eu lieu. C’était donc un repas centré autour des abats, avec en entrée, une terrine de ris de veau aux morilles (une recette de Régis Marcon dans le Larousse Gastronomique, édition 2007) accompagnée d’une salade verte. Je dois dire que j’ai eu un peu peur en la sortant du four, elle était toute liquide, mais ouf, le lendemain, parfaite :

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En plat, j’ai proposé des rognons de veau beaujolaise (une toute vieille fiche cuisine de Elle, ce qui explique la typographie un peu particulière de la page web, il y a dû avoir une reprise automatisée des anciennes recettes), servis avec des pommes de terre et champignons rôtis au four :

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Et en dessert, j’avais fait une pavlova aux fruits de saison (pruneaux, figues, raisins, coupés et marinés dans un peu de rhum ambré et de sirop de sucre de canne) :

Les convives avaient l’air contents, et moi ça m’a fait très plaisir de rencontrer de nouvelles personnes sympathiques qui en plus, apprécient ma cuisine !

Début d’automne

Samedi soir, nous recevions un invité. En entrée, j’ai servi ma soupe froide aux poireaux et à l’oseille :

En plat, j’ai fait des cailles désossées farcies au foie gras, rôties au four avec des raisins, et une écrasée de pommes de terre nouvelles aux oignons frais. En dessert, j’avais préparé une tarte aux figues vraiment délicieuse (mais j’avoue que contrairement à ce qui est indiqué dans la recette, j’ai acheté la pâte feuilletée au lieu de la faire…) :

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Dimanche midi, nous avons mangé le reste de la soupe de la veille et une salade verte.

Dimanche soir, j’ai fait des spaghettis à la morue et aux tomates (en utilisant des tomates fraîches, probablement parmi les dernières de la saison, en provenance du jardin de ma belle-mère) :

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Lundi soir, nous avons eu le bonheur de participer, dans le cadre de Lausanne à Table, à un Dîner de la Dernière Chance. Nous avions un très beau menu, concocté (par le chef de la Brasserie de Montbenon, qui nous accueillait) exprès pour les vins anciens proposés (uniquement des vins suisses, ce soir-là, comme vous pouvez le constater) :

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C’était un grand plaisir de pouvoir goûter à des raretés pareilles (qui avaient tous bien vieilli, même s’il y en a eu un que j’ai trouvé décevant – ce qui est fort peu sur la quantité), en mangeant des plats exquis (la BM n’a pas failli à sa réputation), et en bonne compagnie (nous étions neuf convives en tout). Je vous en laisse juge :

Mardi soir, j’ai préparé une salade aux harengs fumés, et une salade verte.

Mercredi soir, j’ai mijoté du poulet au curry vert (avec comme légumes une montagne de haricots beurre, eux aussi du jardin de ma belle-mère), que j’ai accompagné de riz gluant :

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Jeudi soir, j’ai inventé une salade de lentilles aux gésiers confits délicieuse (pleine d’herbes fraîches, d’oignons et de tomates), que j’ai servie avec une salade verte :

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Vendredi, nous sommes partis passer le weekend à Lille, et le soir, nous avons mangé dans un restaurant réunionnais nommé Touloulou. Nous avons beaucoup apprécié notre repas, que j’ai débuté en fanfare avec une margarita pimentée délicieuse. Nous nous sommes ensuite partagé des accras de morue et de la chiquetaille de morue, puis du rougail de saucisse fumée et du poulet frit sauce chien, le tout excellent.

Nous avons même, sur notre demande, eu droit à une coupelle de « vrai piment », comme a dit la serveuse, à la place du piment très délayé servi d’office. Nous avons fini le tout avec une banane flambée bien classique, miam ! Un petit rhum arrangé nous a été gentiment offert avec l’addition (heureusement que nous étions à pied…), et nous voilà heureux.

Auto-publicité éhontée

J’avais parlé de l’organisation « Surfing Dinner » dans cet article et dans celui-ci. Nous avions déjà testé la fonction de convive, voilà que je me lance dans la fonction d’hôtesse ! Je propose, vendredi 22 septembre au soir, un repas intitulé « Mamma mia, des abats ! » dans lequel, ô surprise, je propose… des abats. Je sais que ce n’est pas au goût de tout le monde, mais je sais aussi qu’il y a des amateurs passionnés, lesquels ont souvent du mal à trouver ce genre de mets au restaurant. En entrée, je proposerai une terrine de ris de veau aux morilles, puis, en plat, des rognons de veau bordelaise avec des pommes de terre rôties, et en dessert une Pavlova aux fruits d’automne, le tout arrosé de bons vins, pour la modique somme de 30 francs par personne. Il reste des places, avis aux amateurs !

Fin d’été

Je traîne, je traîne… et voici deux semaines qui passent sans que je m’en rende vraiment compte !

Première semaine

Samedi soir, nous étions invités chez des amis.

Dimanche midi, j’étais seule, je me suis bricolé une salade verte à l’avocat et deux oeufs durs mayonnaise (j’avoue une passion coupable pour l’oeuf-mayo, c’est grave docteur ?).

Dimanche soir, nous avons fait un excellent repas au Bellagio à Montreux (dont j’ai déjà parlé ici et là). Nous étions sur la terrasse, c’est à dire de facto sur le quai, c’était splendide :

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Nous avons, comme auparavant, très bien mangé. J’ai commencé par un pressé de foie gras à la pêche exquis :

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puis j’ai pris un « filet de veau fermier d’Appenzell cuit lentement, poivre de Tasmanie, petites fèves et cèpes d’été rôtis au beurre » qui aurait pu être plus tendre, mais restait très savoureux :

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J’ai fini, une fois n’est pas coutume, par une boule de glace au caramel beurre salé.

Lundi soir, j’ai préparé une soupe à l’espagnole à l’ail et aux amandes, un ajo blanco, très réussi, que j’ai additionné, comme préconisé dans la recette, de grains de raisins blancs qui apportaient une touche parfaite de fraîcheur et d’acidité. Avec en plus une petite boîte de mousse de foie d’oie et du bon pain, c’était un joli repas d’été.

Mardi soir, pour continuer dans la cuisine froide, j’ai fait une salade niçoise excellente – et jolie, jugez-en :

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J’avais prêté attention à la météo, et donc mercredi soir, par temps menaçant, j’ai fait du chaud, un gratin de penne au Morbier et aux aubergines bien réconfortant :

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Jeudi soir, nous avons, encore une fois, participé à la Grande Table des Lausannois, que nous affectionnons particulièrement (j’ai déjà parlé des éditions 2016, 2015 et 2014). C’était, encore une fois, très réussi. L’endroit lui-même était exceptionnel (comme chaque année, mais d’une manière différente chaque année), puisque cela se passait à l’Eglise Saint-François, superbe et insolite décor :

Le repas était très bon, même si je dois dire que je l’ai trouvé un tout petit cran en dessous de celui des années précédentes, peut-être parce qu’il avait été conçu « maigre » (un peu de poisson, pas de viande, et un plat de tempeh qui est un aliment que je trouve sec et sans intérêt), et que je ne suis pas une femme maigre, ahem…

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Et le lendemain, nous partions faire un petit tour au bord du lac Majeur ! Je n’y avais jamais été, c’est vraiment joli !

Le vendredi soir, nous avons mangé au Piccolo Lago, qui est un restaurant gastronomique situé au bord du lac de Mergozzo (un tout petit lac juste à côté du lac Majeur). L’endroit est enchanteur, nous y sommes arrivés juste à temps pour voir le coucher du soleil et c’était splendide. La nourriture est fantastique, de la nouvelle cuisine italienne dans toute sa splendeur. Imaginez-vous un menu en onze minuscules plats (mais bien assez abondants, mis ensemble, pour être tout à fait rassasié à la fin), tous très travaillés, avec des alliances de saveurs et de textures incroyables. Je ne vais pas tout vous détailler, mais je vous montre tout, ou presque :

 

Deuxième semaine

Samedi soir, j’avais réservé aux Volte (dans Intra, qui fait partie de Verbania), et je dois dire que je suis mitigée quant à ce restaurant. C’est très joli (une sorte de caveau voûté ancien très bien décoré), accueil parfait, mais la cuisine, tout en étant fort convenable, ne m’a pas convaincue – un peu fade et lourde. Je ne m’étalerai donc pas sur ce repas.

Dimanche midi, nous avons mangé du tout simple sur le chemin du retour, à la Conchiglia à Omegna. Des anchois marinés au citron, puis des spaghettis aux vongole, le tout très agréable.

Dimanche soir, de retour à la maison, j’ai poêlé des piadine farcies à la pancetta et au fromage, que j’ai escortées d’une salade verte.

Lundi soir, j’ai servi des raviolis aux bettes (achetés tout faits) sur lesquels j’ai versé une sauce vierge aux tomates, surmontés de jambon cru.

Mardi soir, j’ai passé des escalopes de veau à la poêle, et j’ai fait griller des aubergines (en les passant d’abord à la vapeur, puis en les mettant sous le grill du four avec un peu d’huile d’olive appliquée au pinceau sur les tranches), et mijoté des haricots borlotti frais assaisonnés d’un peu de tomate et de basilic :

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Mercredi soir, j’ai  grillé des côtelettes d’agneau, que j’ai accompagnées de pommes de terre rôties et d’une salade verte :

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Jeudi soir, j’ai fait du maïs frais sauté au chorizo et une poêlée de champignons de Paris aux oignons et à l’ail :

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Vendredi soir, nous avons fini la semaine en beauté en faisant un très bon repas au Chat Noir. C’est une institution lausannoise, pendant mes études j’habitais à côté, c’était alors une brasserie très classique. Le décor, typique après-guerre, n’a pas changé d’un iota, mais la cuisine est maintenant celle d’une bonne brasserie moderne, avec une carte courte sur ardoise qui présente toujours des propositions très intéressantes. Nous avons partagé deux entrées, toutes deux très réussies, un jambon Bellota avec ses tartines :

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Et des tomates colorées avec du chèvre au pesto :

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Puis nous avons partagé deux plats, une superbe côte de veau rôtie accompagnée de champignons et d’une sorte de paillasson de pommes de terre :

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et une pluma de porc aux champignons, moelleuse et savoureuse, accompagnée de haricots blancs :

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Quand quatre devient deux

Notre fils aîné est parti faire un stage aux USA pour trois mois (il revient en octobre), et notre fils cadet est parti dimanche pour faire ses études à l’étranger (et donc, probablement, pour trois ans !). Nous voici donc tous les deux, ce qui n’est pas désagréable (même si j’adore mes fils), mais nécessite quelques ajustements dans les quantités achetées et cuisinées (on arrête de faire un paquet entier de pâtes à la fois, par exemple…).

Samedi soir, c’était le dernier repas de mon cadet à la maison, je lui ai fait un de ses plats préférés, un filet de boeuf Wellington que j’ai accompagné d’une salade verte aux herbes (c’est mon père qui faisait ça : plein d’herbes aromatiques fraîches, comme du persil, de la menthe, de la coriandre, du basilic, de la ciboulette, etc., de la salade verte, on assaisonne, c’est délicieux). Le kilo de boeuf y a passé à nous trois (enfin, avec surtout un gros mangeur, suivez mon regard…), c’est vous dire s’il était réussi.

Dimanche à midi, après avoir accompagné le jeune homme à l’aéroport avec ses lourds bagages, nous avons retrouvé des amis au restaurant du Yatch Club à Genève, où nous avons profité de la terrasse et du beau temps (un peu venteux, moi j’aime bien, ça rafraîchit) et très bien mangé. Nous avons partagé des crevettes frites (style chinois) en entrée, puis j’ai pris un tartare de thon à la mangue exceptionnellement bien assaisonné, accompagné de frites et d’une salade. En dessert, meringues, fraises et crème double, que demande le peuple ?

Dimanche soir, j’ai servi un carpaccio de veau sauce au thon, avec le caviar d’aubergines de mon père.

Lundi soir, j’ai fait une grande papillote de tomates cerises, oignons rouges et feta émiettée, le tout passé au four pendant une vingtaine de minutes. Je crois bien que j’en ai trouvé l’idée quelque part sur un blog, mais du diable si je me souviens lequel !

Mardi soir, j’ai préparé un bar au four (farci de rondelles de citron), escorté d’une salade mélangée (courgette crue, tomates, et je ne sais plus quoi d’autre).

Mercredi soir, après un jardinage intensif que nous avons arrêté (on ne finit jamais le jardinage, on l’interrompt…) un peu tard, nous avons mangé au restaurant The Gate, dont j’ai déjà parlé dans un article précédent. Malheureusement, ils étaient en mode carte d’été réduite, il y avait donc peu de choix, mais leurs pizzas sont toujours aussi bonnes, ma pizza Pugliese (avec de la pancetta et des bouquets de cima di rapa conservée à l’huile) était parfaite.

Jeudi soir, j’ai fait des penne aux poivrons (préalablement rôtis et pelés), chorizo et coriandre fraîche.

Vendredi soir, nous avions des amis à la maison. Nous avons mangé sur la terrasse, un repas froid tout à fait estival : cake à la mozzarella et salade verte, puis rôti de veau froid accompagné d’une mayonnaise aux herbes et de salade de tomates à la mode de Murcia (délicieuse, je recommande, surtout avec des tomates de jardin telles que celles dont je disposais), et enfin des mini-faisselles accompagnées d’un mélange de pêches pelées et coupées et de framboises. La soirée était superbe, à 23h nous étions encore dehors !

Reprise estivale

Je préface cet article en vous avouant que j’ai complètement oublié de photographier qoi que ce soit de ce que j’ai mangé cette semaine (samedi soir, j’avais carrément oublié mon téléphone à l’hôtel…), donc toutes mes excuses, ce sera sans images.

A peine rentrés de la Baltique (voir mon précédent article), nous sommes repartis, mais beaucoup moins loin et beaucoup moins longtemps. Nous sommes allés passer un week-end dans le Jura Français, à Arbois plus précisément. J’adore ce coin, c’est joli, on y mange bien, et on y boit (entre autres) le vin que j’emmènerais sur une île déserte si je ne devais plus boire qu’un seul vin dans ma vie, le Vin Jaune.

Samedi soir, nous avons donc fait un repas d’anthologie à la Maison Jeunet. L’établissement, anciennement dénommé Jean-Paul Jeunet (son second a repris à la retraite de Monsieur Jeunet, et le nom a évolué en conséquence), est un double étoilé Michelin que nous avions déjà testé, avec beaucoup de bonheur, deux fois au cours des dix dernières années. Le nouveau chef est aussi fabuleux que l’ancien, la salle est belle et agréable (malgré un curieux écran qui cache la superbe cheminée ancienne et offre un effet couloir peu appréciable à la table du fond, où nous étions), et le service est incroyable, en même temps professionnel, efficace, chaleureux, souriant, plein d’humour, bref la perfection. Nous avons pris le menu « Point d’équilibre », ainsi composé :

  • Féra et thym de Montagne, fenouils confits et crème de yaourt fumé
  • Escargot et chou rave, pousses d’épinard et vinaigrette de viande à la réglisse
  • Lotillon et gingembre, céleri rave à l’huile de citron, lard cul noir et persil
  • Pigeon et carotte blanche, cresson de fontaine de Simian cuit et cru
  • Les affinés à Souhait du Pays Comtois et de France
  • Mûre et coriandre sur une madeleine aux myrtilles

Je ne vais pas  vous faire une critique élaborée de chaque plat, ce que j’ai envie de dire c’est que tout était délicieux, fin, savoureux, une nouvelle cuisine qui reste généreuse et plonge dans les racines du terroir local. Mention spéciale au fenouil confit, une tuerie (sachant de plus que le fenouil cuit peut être totalement inintéressant s’il est mal fait). Nous sommes sortis enchantés et ravis, et brûlant de recommencer (bon, peut-être pas tout de suite, il était une heure du matin !).

Dimanche midi, nous avons agréablement mangé au Caveau d’Arbois. Il n’y avait pas assez de personnel en salle, et ce fut donc très lent, mais pour le reste, rien à redire. J’ai choisi le menu terroir, avec en entrée une délicieuse panna cotta au Vin Jaune, puis en plat de très originaux bréchets de volaille et crème de Vin Jaune (accompagné de riz et de lanières de légumes sautés), et enfin une simple faisselle (de très bonne qualité).

Dimanche soir, en rentrant, il était déjà tard et nous nous sommes arrêtés faire un repas très correct au Long Shen. Nous nous sommes d’abord partagé une salade de papaye et une salade de poulet Thaï, puis j’ai pris du porc piquant à la Szetchuanaise (malheureusement pas assez piquant) avec du riz blanc. La terrasse est agréable, le service très sympathique, et la cuisine honorable sans être exceptionnelle.

Lundi soir, pour faire léger après toute cette bombance, j’ai servi melon et jambon cru.

Mardi soir, dans le même esprit, j’ai fait des spaghettis aglio olio peperoncino (sans recette, c’est un plat si simple que l’énoncé est presque une recette en lui-même).

Mercredi soir, nous avions invité des amis. J’ai tout d’abord fait un tiramisu aux poivrons et au pesto qui était délicieux mais totalement imprésentable, tout coulant (de plus, j’avais utilisé des grissini, qui sont resté trop durs – je ne l’ai probablement pas fait assez en avance, quelques heures seulement). Ensuite, j’ai servi une excellente tajine d’agneau aux abricots, avec du couscous de mil. En dessert, j’ai proposé une mousse aux fraises qui, contre toute attente de ma part, était tout à fait réussie (j’avais peur qu’elle soit trop liquide, je n’ai pas l’habitude de cuisiner avec le lait condensé – mais je voulais essayer).

Jeudi soir aussi, des amis sont venus dîner, avec une contrainte due à la récente intoxication alimentaire de l’un d’eux : pas de protéines animales (sauf éventuellement des oeufs). J’ai donc servi une salade verte aux herbes (plusieurs sortes de salade verte, plein d’herbes hachées, persil, oseille, feuille de raifort, coriandre et basilic en l’occurrence, et assaisonnement à la volée au vinaigre balsamique et à l’huile d’olive), puis j’ai été pêcher une excellente recette de pâtes aux poivrons sur un blog végane. En dessert, j’ai fait des pêches rôties (pelées, coupées en deux et dénoyautées, un peu de mascarpone dans le creux du noyau pour ceux qui voulaient/pouvaient, puis arrosées d’un chouïa de sucre roux et passées deux minutes au grill du four, rajout d’un peu plus de sucre roux et une minute au grill).

Vendredi soir, nous avons mangé au Restaurant du Jorat, que nous aimons beaucoup (j’en parle dans cet article, dans celui-ci, , dans celui-ci, dans celui-ci et enfin dans celui-là, c’est vous dire !). Malheureusement, deux des plats de la carte (qui est courte, ce qui est en soi une bonne chose à mon sens) étaient épuisés. J’ai donc pris deux entrées (en demandant la deuxième en portion plat, ce qui n’a pas posé de problème) : tout d’abord, un carpaccio de brochet du Léman au vinaigre de pommes et poireaux, très frais et bien assaisonné, puis du saumon mariné à la crème de petits pois, accompagné d’une salade et de légumes croquants. C’était, comme d’habitude, délicieux, une cuisine élaborée mais qui se passe de complications inutiles.