Lausannois à table

Samedi soir, j’ai fait des spaghetti aux artichauts et lardons en utilisant des petits artichauts frais. Pas mal de travail (parer les artichauts, avec des gants pour ne pas avoir les ongles en deuil pendant une semaine, c’est long), mais miam !

Dimanche midi, nous avions des invités. En entrée j’ai servi ma salade de poires et fenouil aux pistaches et des involtini (petits rouleaux) de jambon cru farci de chèvre frais et ricotta. En plat, une recette tirée du dernier numéro de Cuisine et Vins de France (comme celle des involtini d’ailleurs), à savoir des cailles à la marocaine aux vermicelles, que j’ai servies avec des fèves (pelées surgelées, merci Picard !). Pour le dessert, j’avais fait un délicieux Eton Mess aux mûres (avec des meringues maison, mais oui !).

Dimanche soir, du tout simple, des saucisses à rôtir au fenouil et de la purée de carottes (Picard strikes again) au gingembre.

Lundi soir, une tarte à la tomate (la classique, un fond de pâte tartiné de moutarde, du bon fromage à raclette dessus, recouvert de tranches de tomates) et une salade de haricots beurre.

Mardi soir, j’ai fait une recette que nous avons tous beaucoup appréciée, du poulet bang-bang. Je l’ai accompagné d’une salade de tomates à la chinoise, agréable sans plus.

Mercredi soir, j’ai servi une grande salade de pommes de terre aux herbes, céleri, vieille mimolette et oeufs durs.

Jeudi soir, j’ai improvisé une recette de fèves au chorizo, champignons et oignons nouveaux (et j’ai eu droit à cette phrase impérissable de mon fils aîné, grand persifleur à ses heures : « C’est la saison des fèves surgelées, je vois »…). C’était si réussi que j’ai noté la recette (ce que je fais rarement).

Vendredi soir, nous avons eu la chance de manger à La Grande Table des Lausannois, dans un endroit intéressant (comme toujours pour cet événement), l’ancienne usine Perrier à Chavannes-près-Renens, là où étaient fabriquées, à l’origine, les têtes de nègre (oups, pardon, il faut dire « têtes au choco » – franchement, si on faisait un peu moins attention au politiquement correct nunuche et un peu plus au vrai racisme encore, hélas, souvent présent, je préfèrerais…). C’était très sympa et joyeux, avec des tablées de gens parlant avec des voisins qu’ils ne connaissaient pas forcément (ça manque dans ce pays, où la plupart des gens ne parlent qu’à ceux et celles qu’ils connaissent déjà), et une armée de cuisiniers et de petites mains servant des mets tous plus délicieux les uns que les autres, car oui, nous avons vraiment très bien mangé. Je vous montre le menu :

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Je peux honnêtement dire que j’ai tout aimé, et que j’ai été particulièrement bluffée par le tour de force qui a consisté à servir un risotto (aux calamars) parfait, puis des suprêmes de pintade moelleux et superbement assaisonnés, à 160 personnes. De plus, le risotto était joliment dressé, en yin et yang sur une assiette « brossée » à l’encre de seiche :

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Mention spéciale aussi à la « terre comestible » du « jardin de légumes », que j’ai (j’espère correctement) identifiée comme étant du grué de cacao, mais pas amer du tout (ni sucré, heureusement) et très addictif, au « pain aux fruits cuit en cocotte » accompagnant le plateau de fromage, et à la « truffe pralinée pétillante » en dessert qui est une des meilleures truffes que j’aie jamais dégustée.

Pain en cocotte et plateau de fromages

Pain en cocotte et plateau de fromages

Bref, je pense qu’on peut dire que ce fut une soirée mémorable à tous points de vue, et j’espère que c’est un événement qui se poursuivra d’année en année pendant encore longtemps !

En septembre

Samedi soir, nous avons mangé à l’Ecusson Vaudois, à Bretonnières. Il faisait un temps splendide, le cadre était incroyable, idyllique – une terrasse-jardin parsemée de tables éloignées, dans la verdure, avec des jolis meubles soigneusement dépareillés, très « hobo-chic ». Le service était charmant et efficace. J’ai commencé par une soupe froide de homard au cabillaud, parfaite, et ensuite j’ai pris un carré de veau juteux et impeccablement cuit, de plus, accompagné par les meilleurs légumes que j’aie mangés au restaurant depuis longtemps, une sorte de ratatouille de légumes confits à tomber par terre.

Dimanche midi, nous avons fait un vrai repas d’été : melon, jambon cru, speck et burrata, et une torta al testo.

Dimanche soir, j’ai cuisiné un grand classique de la cuisine indienne : le Butter Chicken, avec du riz basmati.

Lundi soir, tout simple : des escargots de chorizo et du lard frais mariné achetés tous deux au marché et passés au grill, et une salade de chou chinois très agréable.

Mardi soir, j’ai profité d’avoir trouvé des feuilles de manioc mixées en boîte dans un des magasins de spécialités indiennes et africaines de l’Avenue de France à Lausanne pour faire du porc aux feuilles de manioc, accompagné de rondelles de bananes plantains rôties au four et d’un exquis couscous de mil (trouvé dans le même magasin).

Mercredi soir, j’ai fait ce beau classique italien qu’est la Pasta e Fagioli (pâtes aux haricots), en version estivale, c’est à dire avec de la sauge fraîche (vive le jardin !), des tomates fraîches et des haricots borlotti frais.

Jeudi soir, nous avons été déguster des vins d’Alain Brumont (Châteaux de Montus et de Bouscassé, dans le Sud-Ouest) lors d’une soirée (dont vous trouverez de belles photos ici) organisée par le négociant en vins Gazzar. C’était dans un endroit que je ne connaissais pas, le Caveau du Lausanne-Palace (il paraît qu’il fut un temps où c’était une boîte de nuit !), et nous avons goûté une impressionnante série de 19 vins, tout en mangeant des délicieux tapas. J’ai beaucoup apprécié, mes seuls bémols portant sur une surabondance de commentaires (par ailleurs fort pertinents, de Rolf Bichsel, mais trop c’est trop) et par un… comment dire… excès de grosse tête de la part du talentueux producteur, Alain Brumont donc (le fin du fin ayant été quand il a dit avoir inventé le vin moelleux dans le Sud-Ouest… C’est les producteurs de Jurançon qui doivent être contents, eux qui ont une AOC depuis 1936 !). C’est d’autant plus dommage que Monsieur Brumont n’a pas besoin de ça, ses vins sont excellents et parlent pour lui, il n’est vraiment pas nécessaire d’en rajouter.

Vendredi soir, nous avons dîné à La Véranda à Vevey. Le service était sympathique (quoiqu’un peu imprécis au niveau du service des vins), et la cuisine en vaut la peine. J’ai pris le menu dégustation 4 plats, composé d’une première entrée de « foie gras de canard poêlé, glace à la brioche et caramel salé, crumble aux cerises aigre-douces et écume de foie gras « , puis d’une deuxième entrée de « homard rôti et glacé au fenouil, jus à l’Absinthe, pommes de terre écrasées à l’échalote, fenouil confit et en copeaux marinés à cru », d’un plat de « côtelette d’agneau en croûte de nigelle, crème de haricots Borlotti, caponata et cromesqui de Fregola Sarda » et d’un dessert de « croustifondant au chocolat noir de Cuba et cardamome, sorbet melon et sablé Breton ». Comme vous le voyez, c’est un restaurant qui sacrifie à la mode actuelle du « je décris tous les ingrédients du plat dans ses moindres détails », mais ceci dit, tous les plats étaient très réussis, avec des cuissons maîtrisées, un beau respect des matières premières et des assaisonnements savoureux.

Sur ce, je ne résiste pas à l’envie de reproduire ici le poème de Verlaine qui a donné son titre à cet article, et qui me semble parfaitement adapté à l’ambiance de cette semaine…

En septembre

Parmi la chaleur accablante
Dont nous torréfia l’été,
Voici se glisser, encor lente
Et timide, à la vérité,

Sur les eaux et parmi les feuilles,
Jusque dans ta rue, ô Paris,
La rue aride où tu t’endeuilles
De tels parfums jamais taris,

Pantin, Aubervilliers, prodige
De la Chimie et de ses jeux,
Voici venir la brise, dis-je,
La brise aux sursauts courageux…

La brise purificatrice
Des langueurs morbides d’antan,
La brise revendicatrice
Qui dit à la peste : va-t’en !

Et qui gourmande la paresse
Du poëte et de l’ouvrier,
Qui les encourage et les presse…
 » Vive la brise !  » il faut crier :

 » Vive la brise, enfin, d’automne
Après tous ces simouns d’enfer,
La bonne brise qui nous donne
Ce sain premier frisson d’hiver ! « 

Un rab d’été

Samedi soir, nous avons mangé tout d’abord l’excellent boudin antillais de la Boucherie Henny (au marché de Lausanne, sur la Riponne) en entrée, puis du foie de volaille à la vénitienne accompagné de côtes de bettes au jus de viande. Comme vous pouvez le voir, je ne rechigne pas devant les abats. Non seulement j’aime ça, mais vous me permettrez d’ouvrir une petite parenthèse philosophique : nous tuons les animaux pour les manger, et franchement, je trouve ça parfaitement normal. Par contre, la moindre des choses est de faire ce que les Indiens d’Amérique faisaient avec les bisons, à savoir les exploiter dans leur intégralité, afin de ne pas les avoir tués en vain. Ici on a tendance à manger seulement les morceaux nobles – si je caricature, le filet et le contre-filet, et ça, je suis contre. Si on mange toute la bête, sa mort aura vraiment servi à quelque chose, et en plus, on doit en tuer moins. Donc surmontez vos préjugés, mangez des abats – en plus, bien préparé, c’est délicieux !

Dimanche midi, j’ai fait une simple salade au chèvre chaud, tous les ingrédients, y compris le pain, provenant du marché de Lausanne (et les fromages de chèvre des Tommes de Flore, aussi sur la Riponne, sont vraiment exquis).

Dimanche soir, j’ai préparé un plat sicilien, des spaghetti al cartoccio, en utilisant une recette que j’avais reconstituée d’après un plat mangé en Sicile (à Piazza Armerina, très exactement) il y a plus de 20 ans. Mon cher et tendre a fait le dessert, ou plutôt les desserts, à savoir une mousse au Toblerone et une tarte aux pommes (des pommes du jardin, s’il vous plaît !).

Lundi soir, j’ai fait des travers de porc sauce barbecue, accompagnés d’une salade de petits artichauts (que j’avais simplement parés, coupés en 4, cuits 3 minutes à l’eau bouillante, rafraîchis et assaisonnés).

Mardi soir, j’ai servi du gâteau du Vully salé et une salade verte. J’ai tenté la levée de la pâte 24 heures au frigo (ce qui m’a permis de la préparer la veille au soir), et je dois dire que ça a bien marché. Toutefois, si je refais cette recette, j’omettrai d’ajouter du sel sur la crème, le lard étant bien assez salé.

Mercredi soir, j’ai mangé sur la splendide terrasse de la Maison Thaï au Lac, et c’était, comme d’habitude, excellent.J’ai pris une salade de papaye verte en entrée (attention, piquant ! moi j’adore ça), puis du porc au basilic et du riz gluant, et je me suis régalée.

Jeudi soir, j’ai fait un de mes plats rapides favoris en été, des pâtes à la tomate crue (dont j’ai donné la recette dans ce billet).

Vendredi soir, j’ai servi un grand classique estival italien, à savoir une salade d’épeautre – de l’épeautre cuit refroidi, des légumes crus (cette fois j’ai mis des tomates cerises, des tranches de courgette jaune, du céleri-branche et de l’oignon frais), du fromage (j’ai mis de la feta), du basilic, et un bon assaisonnement à l’huile d’olive et au citron.

Méli-mélo estival

Chers lecteurs abandonnés, me voici de retour. Je ne vais pas vous infliger le détail de tous les repas cuisinés et/ou dégustés pendant cet été, mais en voici un petit résumé, ou plutôt, devrais-je dire, des extraits choisis.

Tout d’abord, quelques photos. Nous avons été à Trieste, qui est une ville superbe et méconnue – je ne saurais que vous encourager à y faire un tour.

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Un coin de rue, sur le Corso Italia

 

Le théâtre romain

Le théâtre romain

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Le canal, de jour, avec une « installation » de grenouilles en plastique

Le canal, de nuit

Le canal, de nuit

On y mange aussi excellemment. Je citerai en particulier les restaurants suivants :

  • Hostaria Malcanton : tout près du centre, avec une terrasse le long de la rue (qui permet un de mes passe-temps bien-aimés, le people watching), un restaurant à poisson très recommandable, avec une cuisine italienne un peu moderniste, mais pas trop.
  • Antipastoteca di mare : un bistrot sans façon (et sans terrasse), 100% poissons et autres bestioles maritimes, qui sert un antipasto composé très réussi, puis toutes sortes de sardines, anchois, etc., pour un prix très modique.
  • Antica Ghiacceretta : du poisson et encore du poisson, dans le même genre que Malcanton, en un peu plus classique peut-être.
  • Al Bagatto : chic, moderniste, un peu cher peut-être mais avec des saveurs superbes, proposant de beaux menus dégustation, et, pour les carnivores invétérés, quelques plats de viande (le reste étant délicieusement poissonneux).
  • Antica Trattoria Suban : sur les hauts de la ville, une osteria historique qui propose l’autre versant de la cuisine Triestine, celle des montagnes, à nette influence autrichienne, avec des charcuteries maison, des rôtis, de la goulash…

Nous avons aussi fait une incursion dans la ravissante ville d’Udine. Nous avons mangé à la Tavernetta, un superbe restaurant gastronomique de belle cuisine bourgeoise, que je ne saurais trop vous recommander. Nous y avons découvert un des meilleurs mousseux italiens que j’ai jamais eu l’occasion de déguster, le Ribolla gialla Spumante Collavini.

Et nous avons vu Gorizia, jolie ville mais pas inoubliable, même s’il est assez impressionnant de voir la Piazza della Transalpina, qui contient la frontière entre Italie et Slovénie et qui autrefois faisait partie du rideau de fer :

La plaque commémorative de l'ancien rideau de fer

La plaque commémorative de l’ancien rideau de fer

Nous y avons très bien mangé à la Trattoria alla Luna, endroit sympathique à décoration kitschissime qui sert une excellente cuisine locale à tendance austro-hongroise.

Nous avons ensuite passé une semaine en Croatie, en Istrie plus précisément, dans la ravissante ville de Pula qui arbore de sublimes ruines romaines, mais qui est malheureusement très orientée « tourisme balnéaire ».

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L'amphithéâtre romain

L’amphithéâtre romain

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La mer, de jour et au coucher du soleil

Culinairement, dans cette région, on mange simple, pas mal mais simple, beaucoup de grillades surtout. Il est difficile d’éviter les restaurants touristiques. Deux jolies adresses cependant :

  • Le Restoran Mozart, juste en retrait de la zone touristique et du coup peu fréquenté, avec une belle terrasse gravillonnée, un service adorable et des plats de grillades excellents pour des prix franchement modestes.
  • Le Fish Food & More, un bistrot excentré au décor sans charme mais qui offre un beau choix de poissons et fruits de mer. Les serveuses ne parlent que le croate, mais le patron parle un italien parfait et on choisit ce que l’on veut manger dans la vitrine, à la grecque. C’est du classique, du bon, du frais, cuisiné simplement mais bien, et bon marché.

Hors vacances, voici quelques notes un peu désordonnées sur mes repas :

  • Je me suis jurée de ne plus jamais remettre les pieds chez Starbucks pour autre chose que du café (et encore…) : un midi, pressée et passant par la place Saint-François, à Lausanne, je m’y suis arrêtée pour acheter un bagel au cream cheese et de l’eau. Eh bien je peux vous dire qu’après avoir payé la bouteille de 5dl d’eau gazeuse 4fr70 (!) et le bagel fade et sec à presque 9 francs (ce qui fait un minable repas sur le pouce à plus de 13 francs…), j’étais furax.
  • J’ai refait ma soupe borlotti, tomates et lard, elle est vraiment délicieuse.
  • Le soufflé à l’oseille avec l’oseille hachée crue dedans, c’est très bof (aqueux, et mal monté). Pourtant, la technique de l’oseille crue, ça avait bien marché avec la quiche dont je parlais ici… Mystère culinaire.
  • Cette terrine de viande de Marmiton est exquise et facile à faire (j’y ai pour ma part ajouté des noisettes).
  • Le polpettone di tonno (pain de thon) de l’édition d’août du magazine italien Sale e Pepe est excellent. Et il m’a permis cette photo amusante :

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D’un anniversaire à l’autre

Samedi soir, nous avons été fêter l’anniversaire de mon compagnon à l’Ambroisie. Aller dans ce restaurant est toujours un grand plaisir. L’accueil était charmant, comme d’habitude, tant de la part du patron en salle, M. Baudois, que du patron en cuisine, M. Meystre (qui vient toujours dire bonsoir à la fin du repas, avec le sourire – et se souvient de moi car j’avais pris, il y a longtemps, quelques cours de cuisine avec lui, qui restent parmi les meilleurs que j’aie suivis), que de la serveuse souriante et efficace. Nous avons pris le menu surprise avec un verre de vin par plat. Tous les plats nous ont charmés, et l’accord avec les vins (tous suisses) était toujours parfait. La première entrée, un damier de foie gras, était aussi spectaculaire que délicieuse :

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En deuxième entrée, nous avons eu un plat de poisson dont je regrette de dire que l’intitulé exact m’a échappé, mais qui était délicieux.

En plat, nous avons eu un carré de veau fondant et joliment garni :

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Et en dessert, une composition rose à la fraise et à la pistache qui m’a bien plu, même si je préfère la pistache en version salée plutôt que sucrée :

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Dimanche midi, j’ai fait une recette que je fais au moins une fois par été, à savoir des fusilli à la crème de tomates crues, ail et basilic, une de mes recettes préférées du livre de Macha Méril « Joyeuses pâtes« .

Dimanche soir, ayant acheté des grillades au stand que tient la boucherie Ogiz au marché de Lausanne, je les ai passées au grill et servies avec des asperges vertes rôties et des poivrons marinés (six gros poivrons, nous étions trois, il n’en n’est pas resté… les poivrons marinés c’est un peu l’inverse des gaz parfaits, on peut en faire autant qu’on veut, il n’en reste jamais !).

Lundi soir, j’ai fait une simple salade niçoise.

Mardi soir, j’ai cuisiné du poulet aux poivrons et à l’ail du livre « Cuisiner en un tour de main » d’Anne Wilson, que j’ai accompagné de petites pommes de terre nouvelles en robe des champs – un repas sans histoire, rien d’exceptionnel mais bon.

Mercredi soir, j’ai fait des filets de sardine farcis que j’ai grillés à la plancha et qui étaient délicieux. Je les ai servis avec une très agréable salade de boulgour à l’orange.

Jeudi soir, j’ai pris la recette de la salade d’agneau au houmous du livre « Salades : compositions surprises » d’Anne Wilson et je l’ai un peu modifiée, partiellement volontairement (j’ai servi l’agneau en filets entiers, à part) et partiellement involontairement (j’ai frotté la viande avec des épices en lisant la recette d’agneau qui était sur la page d’à côté…), et c’était très bon – un joli exemple de  serendipité.

Vendredi soir, nous avons fêté un autre anniversaire, celui de notre fils cadet, au Restaurant du Jorat à Mézières. Nous avons pris le menu surprise, et c’était, comme toujours depuis bientôt 17 ans que nous y allons (le temps des dinosaures, comme diraient mes fils…), excellent. Nous avons eu, tout d’abord, une petite mise en bouche, avec une mousse de chou-fleur à la truffe, une panna cotta de légumes et une terrine accompagnée de confiture d’oignons :

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Ensuite, un délicieux carpaccio de brochet, servi avec une petite salade fraîche. En deuxième entrée, du « dos de cabillaud étuvé, petit pois frais et écume de carotte nouvelle » tout à fait délectable :

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En plat, du magret de canard au miel accompagné de petits légumes, et finalement, en dessert, une « madeleine de pistache aux framboises et ganache de chocolat au thé » (décidément, on veut me faire manger de la pistache sucrée) :

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Là aussi, nous avons pris un accord vins-mets qui était impeccable.

Il pleut, mais c’est l’été

Samedi soir, j’ai fait une salade thaï au bœuf (d’une recette déjà testée plusieurs fois, trouvée dans un magazine de 98, « Cuisines du bout du monde » sur la Thaïlande), excellente.

Dimanche midi, j’ai servi des fleurs de courgettes farcies à la ricotta

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Un beau plat de jambon cru espagnol avec, et voilà un beau et simple brunch du dimanche !

Dimanche soir, j’ai fait des fèves au basilic (et je remercie au passage mon cher et tendre, qui s’est tapé les presque 2 kilos de fèves à écosser, puis éplucher, sans broncher) et des petits poivrons verts italiens « friadelli » au four.

Lundi soir, j’ai mitonné un clafoutis aux tomates cerises, chèvre frais et feta, que j’ai accompagné d’une salade d’épinards assaisonnée à l’huile d’avocat (c’est délicieux l’huile d’avocat, doux et parfumé, une de mes huiles préférées).

Mardi soir, j’ai fait ma paresseuse. Il y a un relativement nouveau stand de produits italiens au marché de Lausanne, sur la Riponne, derrière le métro, entre deux stands de légumes. Il est tenu par un couple (des gens charmants, qui connaissent bien leurs produits et n’hésitent pas à faire goûter) originaire de Vérone, et je leur avais déjà acheté une fois leur porchetta, excellente. Cette fois, c’est tout un repas que j’ai pris chez eux : de la porchetta, du salami coupé bien fin, un fabuleux sauciflard à la truffe, un autre au fenouil, du fromage au foin, du fromage au romarin, de la tomme, des grissini artisanaux.

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Après dégustation, je peux affirmer que tout est délicieux, et j’y retournerai sans faute ! J’ai juste eu la décence de servir une belle salade de tomates avec tout ça.

Mercredi soir, j’ai fait un repas « sushis maison en do it yourself » que j’ai déjà décrit dans cet article.

Jeudi soir, j’ai cuisiné des pois chiches au cumin et au chorizo, ainsi que des champignons de Paris au four.

Vendredi soir, j’ai servi du vitello tonnato, accompagné d’une salade verte et de grissini maison, et en dessert, de la crème d’avocat à la brésilienne.

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Des salades, mais pas que

Samedi soir, j’ai fait une salade dénommée « Panzanella verte de début d’été », trouvée sur le site du Guardian, sur une page de recettes estivales de Nigel Slater (moi, dans ma phase Nigel Slater ? Je ne vois vraiment pas ce qui vous fait dire ça…). Je l’ai servie avec du poulet rôti froid. Elle était bonne, mais c’est un peu un gâchis de fèves à mon goût, leur goût est noyé dans le reste, et vu le boulot que c’est de les écosser et de les peler, c’est particulièrement dommage.

Dimanche midi, j’ai fait une simple salade de pommes de terre nouvelles au thon, oignons frais et basilic.

Dimanche soir, trouvé sur la même page du Guardian, du poulet à la moutarde et à la crème qui était vraiment excellent, avec une salade de tomates à la crème et à la ciboulette elle aussi de Slater, de son livre « Real Fast Food » dont j’ai parlé la semaine passée.

Lundi soir, étant tombée sur un article de blog très alléchant sur les salades de printemps, j’ai servi une salade d’avocat, pâtes, betteraves et Parmesan. Mélange agréable, c’est frais et léger mais en même temps complet.

Mardi soir, j’ai fait un excellent (comme toujours) repas au Kazoku avec une amie. Nous nous sommes partagé un tartare de Saint-Jacques aux oursins et un tartare de crabe à l’avocat en entrée, puis un plat de nigiris et un plat de nigiris et makis, ainsi qu’une salade d’algues. Poissons d’une fraîcheur irréprochable, assaisonnements parfaits, service charmant, bref pas un pli – cela reste un de mes restaurants préférés.

Mercredi soir, j’ai servi du cabillaud poché froid accompagné d’une mayonnaise allégée et d’une salade de petits pois aux cranberries elle aussi issue de la page de blog citée plus haut sur les salades de printemps. Je ne suis pas une grande fan de l’allégé mais la recette de la mayonnaise m’avait intriguée – excellent résultat, même si je ne suis pas sûre qu’elle soit si allégée que ça au vu des ingrédients. La salade aussi était très bonne, les cranberries apportent vraiment quelque chose.

Jeudi soir, nous avons fait un délicieux repas à Genève, au Rasoi, avec un menu intitulé « Délices de la mer ». En première entrée, on nous a servi une « soupe de crabe et citron vert “Keralan”, carpaccio de Saint-Jacques et croustillant de pomme de terre ». Les Saint-Jacques étaient exquises, la soupe aussi (et formait un beau contraste avec les Saint-Jacques), les petites boules de pommes de terre étaient malheureusement un peu sèches.

En deuxième entrée, ce fut un « tandoori de gambas, palourdes au piment et tikki de courgettes et sésame » :

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Là, tout était parfait, avec la gamba bien épicée et ferme et les palourdes dans leur sauce piquante et acidulée à la fois, un bel équilibre.

En troisième entrée, nous avons eu du « filet de daurade grillée, lentilles « Courtois », chaat de riz pressé, sauce à la tomate « Jaipuri » » – un plat plus classique, mais très réussi.

Le plat était du « homard “Chettinad”, upma aux noix de cajou, mousse à la coriandre, sauce aux lentilles « Sambar » » :

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A part le bout de la pince du homard, qui était trop cuit, c’était impeccable.

Le dessert fut  de l' »ananas rôti au safran, glace à la citronnelle, « basundi » à la noix de coco », à la fois léger et gourmand, une parfaite conclusion à ce repas exquis. Nous avons eu le grand plaisir d’avoir à faire avec un sommelier compétent et enthousiaste, qui, à notre demande, a choisi un verre de vin blanc par plat pour accompagner ce festin, nous faisant voyager d’Italie en France en passant par la Suisse, et avec qui ce fut un bonheur de discuter vins.

Vendredi soir, j’étais à une soirée organisée par mon employeur, avec un grand buffet d’entrées, des vraies raclettes, des grillades, et un superbe buffet de desserts.

Doushka, une épicerie russe à Lausanne

Il y a quelques semaines, je suis passée, juste derrière la rue de la tour à Lausanne, devant un magasin encore fermé, mais visiblement sur le point d’ouvrir puisqu’il était occupé par des gens qui garnissaient les étagères, ce qui a attiré mon attention. Et c’est là que j’ai vu qu’il s’agissait d’une épicerie russe, alleluia ! Il y a longtemps que je pense que la gastronomie d’Europe de l’Est manque à Lausanne – pas de restaurant ou traiteur russe, polonais, tchèque, hongrois, rien ! Eh bien maintenant, il y a au moins une épicerie, et je peux vous assurer qu’elle est bien garnie. Aujourd’hui je suis à nouveau passée devant, et comme elle était ouverte, je suis entrée. J’ai été accueillie par un jeune homme charmant, qui m’a dit qu’il était là pour répondre à mes questions si j’en avais. En me promenant dans les rayons, j’ai remarqué des beaux bocaux de champignons, du sarrasin pour faire la kacha, de l’orge, de la sauce au raifort, de la sauce au raifort à la betterave, divers types de concombres en saumure, du halva, des biscuits de toutes sortes, du vin, des alcools (avec évidemment de nombreuses marques de vodka). Il y a aussi un rayon frais avec de la smetana (la crème acidulée russe), des harengs, des saucisses, et un rayon consacré aux surgelés, avec diverses sortes de pirojkis et de pelmenis. Tout est extrêmement bien rangé et appétissant, et, c’est méritoire, étiqueté lisiblement et clairement (sur les rayons) en français. J’ai fini par partir avec peu de choses car j’avais plein de courses à faire après, mais je sens que je vais bientôt planifier des repas russes… Et il n’y avait pas la vodka russe au piment que j’adore et qui est introuvable ici, mais il paraît que je peux la leur commander, je n’y manquerai pas !

J’ai acheté des gaufrettes au halva (irrésistibles ! Je ne savais même pas que ça existait, et j’adore le halva) :

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et des concombres en saumure :

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Epicerie russe Doushka
2 rue Jean-Louis Galliard
1004 Lausanne
021 558 86 50
http://www.doushka.ch/
https://www.facebook.com/doushkalausanne
Ouvert du lundi au vendredi de 10 à 19h, le samedi de 10 à 18h

25° à l’ombre

Cette semaine, en plus du livre de Nigella Lawson dont j’ai parlé la semaine passée, j’ai choisi de prendre des recettes dans un livre de Nigel Slater que je viens d’acheter, « Real Fast Food« . J’utilise depuis longtemps son « 30 minutes Cooking », qui est un de mes livres de cuisine préférés, et quand je suis tombée sur celui-ci dans un Waterstone’s à Londres je n’ai pas hésité.

Le samedi soir, sur notre terrasse, j’ai servi des tranches de porc aux poires et des épinards frais juste tombés (ce que suggère Nigel Slater avec cette recette). C’était un plat plaisant, mais sans plus.

Dimanche midi, après une visite à la Fondation Pierre Arnaud pour voir la très belle (et très courte, si vous voulez y aller courez-y !) exposition « Une passion suisse », nous avons fait un bon repas au restaurant Le Monument. En entrée, j’ai choisi le « mille-feuille de tartare de féra au guacamole et piment d’Espelette, brunoise de betterave et Granny Smith ».

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En plat, j’ai pris le tartare de bœuf « monument » au parmesan, pignons et huile de truffe. Le tout arrosé d’une demi-bouteille d’un excellent merlot valaisan :

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Ma conclusion sur ce restaurant est : c’est bon mais simplify, simplify ! Tout aurait pu être absolument parfait, mais dans chacun des plats il y avait un ingrédient (et donc un goût) de trop. Dans l’entrée, c’était la betterave (et pourtant j’aime la betterave), dans le tartare, c’était le ketchup (déjà que je ne mets presque jamais de ketchup dans le  tartare, mais alors avec l’huile de truffe, le parmesan et les pignons, c’était vraiment de l’overkill…).

Dimanche soir, j’ai à nouveau pris une recette dans le livre de Slater, des tranches de selle d’agneau à la marocaine, que j’ai accompagnées d’une purée de fèves au basilic. Cette fois, c’était vraiment très bon.

Lundi soir, j’ai servi des croque-monsieurs (aussi pris dans le livre, mais bon, pas vraiment besoin de recette dans ce cas-là…) et une salade de tomates à la vanille.

Mardi soir, j’ai fait un repas exquis avec une amie au bord du lac, sur la terrasse de la Maison Thaï au Lac. En entrée, nous avons partagé une salade de papaye verte et une salade de crevettes à la menthe (dont j’ai trouvé la sauce, que je ne connaissais pas, vraiment sublime). En plat, nous avons aussi partagé un exemplaire bœuf au curry vert et un canard sauté au basilic d’une tendreté absolue. C’était vraiment une soirée d’enchantement, sur la terrasse, face au lac et aux montagnes, dans la douceur du soir, à papoter en buvant un sauvignon blanc de Cheverny qui s’accordait parfaitement avec la cuisine thaïlandaise. J’ai même pris des photos, c’est vous dire, piètre photographe que je suis, si j’étais impressionnée par le paysage !

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Mercredi soir, j’ai fait des beaux pavés de thon au grill (à peine 1 minute de chaque côté, et donc crus à l’intérieur) avec un beurre au wasabi (recette tirée de Forever Summer), et une salade de lentilles aux tomates et au basilic. La sauce était à se lécher les doigts (ou l’assiette), et allait parfaitement avec le thon.

Jeudi soir, j’ai servi des escalopes de poulet au marsala (de « Real Fast Food »), qui se sont révélée vraiment très simples à faire et délicieuses. J’ai suivi à nouveau le conseil de Slater et servi avec une salade de fenouil et champignons (crus). Il indiquait d’arroser la salade de jus de citron et d’huile « neutre », j’ai utilisé de l’huile pas neutre du tout, à savoir de l’huile de pépins de courge, qui en plus de donner une belle couleur verte à la salade lui a conféré un goût extraordinaire. Je n’aurais pas pensé à l’association fenouil-champignons, mais c’était vraiment bien.

Vendredi soir, nous avons mangé sur notre terrasse avec des amis. En entrée, ce fut du foie gras aux asperges et noix (avec un foie gras au sel préparé par moi-même, et non pas coupé en copeaux à l’économe comme indiqué dans la recette, ce que j’ai tenté et trouvé impossible, mais en fines tranches au couteau), et j’en suis sortie convaincue de l’alliance asperges-foie gras. En plat, du filet de bœuf cuisson lente juste badigeonné d’un mélange de vinaigre balsamique et de moutarde, et une purée de pommes de terre à l’oseille. En dessert, une variation sur la pavlova trouvée dans le Nigella Lawson, aussi agréable que jolie

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Rencontre de blogueurs au soleil

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un samedi midi. C’était un repas un peu spécial, car il s’agissait en fait d’une « Rencontre blogueurs » organisée par Sakura, du blog Le Petit Chou, avec pique-nique gracieusement offert par le Restaurant du Parc des Eaux-Vives à Genève. Les blogueurs étaient I Love Travelling, Choisis ton Resto, D’un Petit Suisse à l’autre, Livin Geneva, Le Petit Chou et moi, accompagnés par la responsable des relations publiques du restaurant. Nous avons eu la grande chance de bénéficier d’un temps radieux (j’ai même pris des coups de soleil, ayant perdu l’habitude de l’été…), et ce fut un repas ma foi fort sympathique.

Stylistiquement, j’ai un faible pour le début du vingtième siècle, et l’aspect des paniers pique-nique ne pouvait que me plaire, avec leur côté délicieusement rétro. En plus, ce n’est pas un secret, je suis une grande gourmande, et donc je me suis régalée. Le restaurant propose depuis le 1er juin l’offre suivante en paniers pique-nique :

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Nous avons eu un échantillon des divers paniers

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Tout était frais, plein de goût, et c’était un vrai plaisir que de manger tout cela étalée sur un plaid dans la grande prairie en bas du restaurant, avec une coupe de Champagne (ou deux…).