Premier repas de Noël, et autres délicatesses

Samedi soir, nous avons fait un excellent repas au restaurant Les Saisons, dont je parle dans mon précédent billet.

Dimanche midi, j’ai servi une raclette, avec des pommes de terre en robe des champs et un petit bocal d’aubergines sous huile acheté au marché, très bonnes.

Dimanche soir, cet article sur le blog Sinogastronomie m’a poussée à faire du poulet Rama (c’est pas ma faute M’dame, c’est lui qui m’a obligée !). J’ai trouvé une recette, c’était pas mal du tout, et encore meilleur froid le lendemain midi.

Lundi soir, nous avons été manger au restaurant vietnamien Hoi An BBQ, à Ouchy. En entrée, nous avons partagé un petit assortiment de rouleaux frits et gâteaux de riz vapeur. En plat, nous avons aussi partagé un plat de porc grillé et un plat de bœuf grillé, le tout à enrouler dans des feuilles de riz avec des vermicelles de riz et des herbes. En dessert, j’ai pris les bananes au tapioca et au lait de coco, c’était délicieux, typiquement le genre de dessert que, paraît-il, la plupart des occidentaux n’aiment pas (trop gluant je suppose) et que j’adore.

Mardi soir, j’ai fait mariner des tranches de cou de porc dans un Spicy Cajun Rub (mélange d’épices commercialisé par Jamie Oliver) et un peu d’huile d’olive. Grillées, elles étaient très juteuses et succulentes. Je les ai accompagnées de betteraves à la crème d’avocat (en omettant le sel au citron vert, qui me semblait une complication inutile), excellentes elles aussi.

Mercredi soir, nous avions été nous promener et boire du vin chaud au centre ville, en profitant d’une nocturne. Nous avons ensuite mangé dans mon restau chinois préféré, chez Xu. J’ai pris le porc sauté aux piments avec du riz blanc, et nous nous sommes tous partagés les fameux raviolis grillés, toujours aussi bons. Inutile de dire qu’étant donné les portions gigantesques, le repas du lendemain midi était tout trouvé !

Jeudi soir, c’était la veille de Noël, et j’ai donc cuisiné un vrai repas de Noël pour quatre (en attendant la grande fête familiale du 26 décembre, dont je vous parlerai la semaine prochaine) : carpaccio de coquilles Saint-Jacques à la truffe noire, puis cailles désossées farcies au foie gras avec une sauce aux morilles et aux raisins inspirée de cette recette, accompagnées de cardons au lait (je recommande, c’est une recette simple, légère et exquise) puis crème au Vin Santo et cantucci. Le tout était parfait, festif, délicieux et très digeste.

Vendredi soir, j’ai fait les spaghettis créoles prévus la semaine dernière et dont la sauce m’attendait sagement au congélateur.

Indienne et créole

Samedi soir, repas indien : en apéritif, j’ai fait un vrai Bombay Fizz (gin, sirop de sucre, jus de citron vert, eau gazeuse, délicieux), en entrée, un Pachadi de betteraves avec des petits pains de Goa du livre de Madhur Jaffrey Flavours of India, puis un poulet au chutney vert du même livre, accompagné de riz basmati et d’un chutney de noix de coco tiré du livre Vegetarian Indian Cookery. Enfin, en dessert, un dessert à base de yaourt, de cardamome et de pistaches tiré de ce dernier livre.

Dimanche midi, j’ai servi un assortiment de charcuteries : jambon cru (plusieurs sortes), sobrassada (étalée du du pain et passée au four 2 minutes), saucisson sec. En effet, j’ai découvert une boutique espagnole qui a pignon sur rue aux marchés de Vevey et de Lausanne, La Vinifera. Ils ont du délicieux jambon cru – plusieurs qualités – ainsi que des chorizos divers et variés, des olives, des fromages (et pas seulement du Manchego, même si j’adore ça), bref plein de bonnes choses. En accompagnement, j’ai fait une salade de choux de Bruxelles crus et de poires, que j’ai trouvée bonne mais qui n’a convaincu aucun de mes hommes.

Dimanche soir, j’ai utilisé mes propres recettes de cuisine rapide et fait des coquelets à la diable avec une salade de pois chiches. Lundi soir, j’ai commencé une semaine créole (j’ai décidé d’utiliser cette semaine le livre Gourmande et Créole, et les plats de lundi, mardi et jeudi en sont tirés). J’ai cuisiné du poulet au citron vert (en utilisant des haut de cuisse de poulet désossées à la place des blancs, c’est plus moelleux) qui s’est révélé excellent, et l’ai accompagné de frites d’igname (cuites dans mon tout nouveau joujou, la friteuse ActiFry).

Mardi soir, j’ai fait une autre recette (créole toujours), à savoir du bœuf à la goyave, avec du riz blanc. Malheureusement, et je ne sais pas pourquoi (j’ai utilisé du rumsteck), le bœuf était dur, et de plus, apparemment, mes fils sont sensibles à une âpreté de la goyave que mon compagnon et moi-même ne décelons pas (si quelqu’un a une explication, je suis preneuse). Le plat n’a donc pas eu beaucoup de succès.

Mercredi soir, nous avions invité des amis. En entrée, je leur ai servi du houmous à la courge butternut et à la grenade ainsi qu’une salade de roquette. Je fais assez régulièrement le houmous avec la recette de mon père, ça m’amusait d’en faire un totalement différent, et il était très bon. En plat, un filet de bœuf cuisson lente, accompagné d’un beurre curry-orange tiré de cette recette, et des carottes Vichy. Le dessert était amené par nos invités, une belle bûche de Noël maison.

Jeudi soir, j’ai mijoté une recette (créole again) de porc aux bananes, excellent, que j’ai servi avec du riz basmati.

Vendredi soir, j’avais prévu des spaghettis créoles, mais nous nous sommes retrouvés impromptu tous les deux, et avons du coup décidé d’aller manger au restaurant. Comme j’avais déjà commencé à préparer la sauce des spaghetti, je l’ai vite finie avant de partir au restaurant, hop au congélateur, elle servira la semaine prochaine ! Nous avons été à l’Osteria Balsamico (dont je parle ici), et c’était toujours aussi bon. Nous nous sommes partagés une entrée de carpaccio de poulpe et une autre de carpaccio de bœuf (bizarrement accompagné, seule fausse note, de confit d’oignons bon mais pas du tout adapté à ce plat), puis j’ai pris des agnolotti à la viande sauce Parmesan et truffe blanche juste parfaits. Nous avons arrosé cet excellent repas d’un non moins excellent vin du Lazio, un Poggio Le Volpi Baccarossa.

Légumes hivernaux

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Samedi soir, j’ai réchauffé le reste du bortsch de mercredi, et complété avec des fromages.

Dimanche midi, j’ai fait une fondue moitié-moitié – profitons de l’hiver !

Dimanche soir, j’ai servi des ris de veau poêlés accompagnés de cardons et pommes de terres mijotés (j’achète les cardons déjà parés, épluchés et blanchis, en sachets sous vide, au marché). J’aime beaucoup les cardons et je ne suis pas fan du traditionnel gratin, donc j’ai cherché une recette pour les apprêter autrement et je suis tombée sur celle-là, ma foi excellente. Mais j’ai aussi trouvé quelque part sur la toile (du diable si je me souviens où…) une indication précieuse : le cardon étant un cousin de l’artichaut, on peut utiliser toutes les recettes d’artichaut (en adaptant les temps de cuisson, bien sûr). Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde, et je sens des cardons dans mon proche avenir…

Lundi soir, j’ai fait une poêlée de kale, chipolatas et haricots blancs. Recette très tendance, et à vrai dire très bonne !

Mardi soir, j’ai suivi le lien posté par une amie et fait une agréable salade de légumes croquants et crevettes (en utilisant de la betterave crue à la place des poivrons, et de la laitue pommée à la place du chou). Le temps était plutôt doux, et une salade en hiver, de temps en temps, ce n’est pas si mal.

Mercredi soir, j’ai servi des coquilles Saint-Jacques poêlées, du riz Venere, et des poireaux étuvés. J’avais lu que l’on pouvait faire le riz Venere comme un risotto, en précuisant le riz 15 minutes à l’eau bouillante et en utilisant cette eau comme un « bouillon » pour le risotto subséquent, et effectivement, ça a très bien fonctionné (ne pas oublier de rajouter du sel, puisque le bouillon n’en n’est pas un !).

Jeudi soir, j’ai fait un excellent repas au P’tit Lausannois : 12 huîtres en entrée (j’adore les huîtres et ne peux jamais en servir, étant la seule de la maisonnée qui les apprécie), puis une exquise salade de ris de veau croustillants à l’ail, et enfin une assiette de fromages, le tout accompagné d’un Cheverny blanc Domaine du Salvard absolument délicieux. C’était, je crois, ma quatrième visite au P’tit Lausannois, et je trouve que la qualité de la cuisine (déjà très bonne au départ) s’est considérablement améliorée.

Vendredi soir, un repas simplissime, ma comfort food préférée : polenta, œufs brouillés et cottage cheese.

Décembre, déjà…

Ce n’était pas entièrement prévu, mais nous avons beaucoup été au restaurant cette dernière semaine.

Samedi soir, nous avions invité des amis. En entrée, j’ai servi un velouté de butternut au curry et aux morilles. En plat, un gigot boulangère (cuit au four sur lit de pommes de terre, donc) accompagné d’une salade de mâche. Et en dessert, j’avais préparé des verrines de poires aux speculoos. J’ai fait le tout sans recettes (vive l’expérience !).

Dimanche midi, j’ai servi des fromages ramenés du Piémont (du Castelmagno et un étonnant chèvre aux baies de genièvre, entre autres), accompagnés de raisin, kakis persimmon, poires et noix.

Dimanche soir, une repas de flemmarde : des grenadins de veau cuisson lente (vite passés à la poêle, puis 50 minutes au four non ventilé à 90°, cuisson parfaite pour une viande superbement tendre) sauce au Porto et aux morilles, et du chou romanesco aux amandes (5 minutes pour blanchir le romanesco, pas une de plus, avant de le sauter à la poêle avec les amandes, et c’était parfait – alors que toutes les recettes donnent 10 à 15 minutes) :

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Lundi soir, j’ai fait des spaghetti carbonara (avec du guanciale ramené du Piémont). Remarque de mon fils, à qui j’en avais fait récemment avec de la très plébéienne pancetta : « C’est vrai que c’est meilleur avec du guanciale ! ». Monsieur a le palais discriminant, je ne peux pas le blâmer…

Mardi soir : après le théâtre, nous avons fait un repas rapide au National, à Vevey. J’ai mangé un loup de mer au beurre blanc (accompagné de boulgour très bien cuit et épicé et d’une cassolette de petits légumes).

Mercredi soir, j’ai mitonné un bortsch, avec cette recette déjà testée et vraiment délicieuse.

Jeudi soir, repas impromptu chez Gnutti : une première entrée de charcuteries italiennes, une deuxième de casoncelli alla Bergamasca, et pour finir des saltimbocca accompagnés de légumes mélangés en plat. Nous mangeons d’habitude du poisson chez Gnutti (c’est sa grande spécialité), nous avons voulu tester la viande, c’était délicieux ! Le tout fut arrosé d’un excellent rouge Toscan. [EDIT : malheureusement, Gnutti a fermé fin 2016]

Vendredi soir, nous avons fait un très bon repas à l’Indécis. Mon « Foie gras poêlé à l’armagnac compote d’échalotes aux herbes » était parfait, et mon entrecôte parisienne sauce 3 poivres, très classique, était excellente. Nous y avons bu un vin que je ne connaissais pas, en provenance d’Afrique du Sud, un Wolftrap, qui est un assemblage Syrah, Mourvèdre et Viognier – une jolie découverte ! [EDIT : malheureusement, l’Indécis a lui aussi fermé]

Living Well is the Best Revenge

2015-11-21 16.51.11 Pater noster
Jacques Prévert

Notre Père qui êtes aux cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la trinité
Avec son petit canal de l’Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son Océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuileries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont là
Simplement sur la terre
Offertes à tout le monde
Éparpillées
Émerveillées elles-même d’être de telles merveilles
Et qui n’osent se l’avouer
Comme une jolie fille nue qui n’ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Aves leur tortionnaires
Avec les maîtres de ce monde
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourrissant dans l’acier des canons.

2015-11-21 16.52.29

Je n’ai pas écrit depuis un moment sur ce blog – au moment où je me préparais à le faire, il y a bientôt deux semaines, les horreurs des attentats de Paris se sont déchaînées, et il m’a semblé si futile, si… peu important de raconter des histoires de repas et de bon petits plats ! Je suis restée un moment dans cet état de presque sidération, et puis, la vie reprend ses droits, et de plus, comme le dit le titre de ce billet, « Living Well is the Best Revenge » (« Vivre bien est la meilleure des vengeances », citation souvent attribuée à George Herbert, mais dont la paternité semble douteuse – peu importe, c’est une phrase que j’ai toujours aimée et qui sonne si juste en ce moment !). En cadeau pour se souvenir de la beauté des choses, ces deux photos du ciel du Piémont à la tombée du jour, et ce poème de Prévert que je sais presque par coeur (en tout cas le début) depuis mes 15 ans et qui tombe à pic…

Voici donc un petit méli-mélo de ce que j’ai cuisiné ces dernières semaines, un peu dans le désordre.

Vite fait, et très réconfortant par ce soudain temps glacial, une belle pasta e fagioli.

Avec une truffe blanche en importation directe d’Alba (car nous avons passé un beau week-end gastronomique dans le Piémont), des tajarin à la truffe blanche – beaucoup de beurre, beaucoup de Parmesan, beaucoup de truffe, miam !

Une toute simple salade de pois-chiches au thon avec sauce au yaourt et au curry (une improvisation libre, et bien réussie).

Un repas indien, avec en apéritif un cocktail Bombay Fizz (Prosecco et jus de mangues, pas convaincant, tirée d’un livre de cuisine végétarienne indienne que j’aime pourtant beaucoup – et en fouillant le web je me suis rendu compte que le Bombay Fizz traditionnel n’a rien à voir avec ça !), puis une salade d’épinards sauce cacahuètes délicieuse (du livre d’Anjum Anand Indian Food Made Easy), en plat un curry de lotte et joues de cabillaud (du même livre) et du riz basmati, puis, en dessert, un étonnant et très réussi halwa de potimarron. A noter que j’ai remplacé les tomates de la salade par des mangues vertes, les tomates fraîches étant totalement insipides en cette saison, et la mangue verte constituant une substitution très agréable.

Ma recette préférée de ce livre de Ken Hom, du riz gluant au poulet et aux saucisses, pour laquelle j’utilise les savoureuses (et piquantes !) saucisses thaï à la citronnelle que je trouve chez mon épicier vietnamien.

Le kale (aussi appelé chou nordique ou chou plume) est à la mode, ça tombe bien j’adore ça (et savez-vous que le chou noir utilisé traditionnellement dans la ribollita Toscane est une sorte de kale ?) – du coup j’ai fait une excellente salade de kale et d’épeautre, tirée de ce numéro de Cuisine et vins de France (CVF pour les intimes).

Un caldo verde (soupe au chou vert et chorizo) succulent (ça aussi ça réchauffe !), du même numéro de CVF.

Une pastilla de poulet (indécoupable mais délicieuse, encore une recette du CVF de novembre), accompagnée d’une salade tiède de carottes cuites au cumin et au jus de citron.

Les dix meilleurs plats que j’ai cuisinés ces derniers temps

Non, je n’ai pas seulement été au restaurant, j’ai aussi fait la cuisine ! Voici un « best of » de ces dernières semaines :

  1. Des lasagnes bœuf et aubergines. Je les ai faites sans recette, avec des lasagnes fraîches (que je ne précuis pas), des aubergines passées à la vapeur puis grillées, du bœuf haché revenu avec des oignons, une belle béchamel bien abondante, et du Parmesan râpé. J’en ai fait pour 6 personnes, nous étions 4, mes deux Attilas ont tout ratiboisé, il n’en n’est pas resté une miette.
  2. Des pelmeni (de bœuf et porc). Je les ai achetés surgelés chez Doushka, ils étaient géniaux ! Juste cuits au bouillon, puis assaisonnés d’un tout petit peu de vinaigre et de smetana (elle aussi achetée chez Doushka), une tuerie.
  3. Un poulet à la créole absolument délicieux.
  4. Une soupe à la courge (tout simplement du potimarron paré et coupé en cubes, cuit dans du lait et mixé) accompagnée de muffins au fromage.
  5. Un hachis Parmentier au céleri inventé par moi, et je dois dire drôlement bon.
  6. Un excellent renversé de pommes au calvados.
  7. Une açorda de mariscos (panade aux fruits de mer portugaise) excellente (mais je n’ai pas utilisé le persil mentionné dans la recette, j’ai mis de la coriandre, ce qui est plus traditionnel et surtout bien meilleur).
  8. Une très bonne salade de poulet aux noix de pécan.
  9. Un chili con carne (fait avec des haricots noirs, mes préférés) accompagné de cornbread (pain de maïs) à la place de riz. La recette de cornbread provient du livre de Steven Raichlen « High Flavor Low Fat Cooking » que j’utilise avec bonheur depuis une quinzaine d’années – quant au chili, je l’ai fait au pifomètre.
  10. Un tajine de poulet aux légumes de saison (que j’ai accompagné de couscous) trouvée dans le même livre de Raichlen. L’auteur préconisait d’employer des carottes, du céleri-boule et des navets, j’ai mis des carottes, du potimarron et des coings. Ben quoi, j’aime pas les navets… et on est en pleine saison des coings, qui ont donné une délicieuse touche acidulée et fruitée.

Lausannois à table

Samedi soir, j’ai fait des spaghetti aux artichauts et lardons en utilisant des petits artichauts frais. Pas mal de travail (parer les artichauts, avec des gants pour ne pas avoir les ongles en deuil pendant une semaine, c’est long), mais miam !

Dimanche midi, nous avions des invités. En entrée j’ai servi ma salade de poires et fenouil aux pistaches et des involtini (petits rouleaux) de jambon cru farci de chèvre frais et ricotta. En plat, une recette tirée du dernier numéro de Cuisine et Vins de France (comme celle des involtini d’ailleurs), à savoir des cailles à la marocaine aux vermicelles, que j’ai servies avec des fèves (pelées surgelées, merci Picard !). Pour le dessert, j’avais fait un délicieux Eton Mess aux mûres (avec des meringues maison, mais oui !).

Dimanche soir, du tout simple, des saucisses à rôtir au fenouil et de la purée de carottes (Picard strikes again) au gingembre.

Lundi soir, une tarte à la tomate (la classique, un fond de pâte tartiné de moutarde, du bon fromage à raclette dessus, recouvert de tranches de tomates) et une salade de haricots beurre.

Mardi soir, j’ai fait une recette que nous avons tous beaucoup appréciée, du poulet bang-bang. Je l’ai accompagné d’une salade de tomates à la chinoise, agréable sans plus.

Mercredi soir, j’ai servi une grande salade de pommes de terre aux herbes, céleri, vieille mimolette et oeufs durs.

Jeudi soir, j’ai improvisé une recette de fèves au chorizo, champignons et oignons nouveaux (et j’ai eu droit à cette phrase impérissable de mon fils aîné, grand persifleur à ses heures : « C’est la saison des fèves surgelées, je vois »…). C’était si réussi que j’ai noté la recette (ce que je fais rarement).

Vendredi soir, nous avons eu la chance de manger à La Grande Table des Lausannois, dans un endroit intéressant (comme toujours pour cet événement), l’ancienne usine Perrier à Chavannes-près-Renens, là où étaient fabriquées, à l’origine, les têtes de nègre (oups, pardon, il faut dire « têtes au choco » – franchement, si on faisait un peu moins attention au politiquement correct nunuche et un peu plus au vrai racisme encore, hélas, souvent présent, je préfèrerais…). C’était très sympa et joyeux, avec des tablées de gens parlant avec des voisins qu’ils ne connaissaient pas forcément (ça manque dans ce pays, où la plupart des gens ne parlent qu’à ceux et celles qu’ils connaissent déjà), et une armée de cuisiniers et de petites mains servant des mets tous plus délicieux les uns que les autres, car oui, nous avons vraiment très bien mangé. Je vous montre le menu :

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Je peux honnêtement dire que j’ai tout aimé, et que j’ai été particulièrement bluffée par le tour de force qui a consisté à servir un risotto (aux calamars) parfait, puis des suprêmes de pintade moelleux et superbement assaisonnés, à 160 personnes. De plus, le risotto était joliment dressé, en yin et yang sur une assiette « brossée » à l’encre de seiche :

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Mention spéciale aussi à la « terre comestible » du « jardin de légumes », que j’ai (j’espère correctement) identifiée comme étant du grué de cacao, mais pas amer du tout (ni sucré, heureusement) et très addictif, au « pain aux fruits cuit en cocotte » accompagnant le plateau de fromage, et à la « truffe pralinée pétillante » en dessert qui est une des meilleures truffes que j’aie jamais dégustée.

Pain en cocotte et plateau de fromages

Pain en cocotte et plateau de fromages

Bref, je pense qu’on peut dire que ce fut une soirée mémorable à tous points de vue, et j’espère que c’est un événement qui se poursuivra d’année en année pendant encore longtemps !

En septembre

Samedi soir, nous avons mangé à l’Ecusson Vaudois, à Bretonnières. Il faisait un temps splendide, le cadre était incroyable, idyllique – une terrasse-jardin parsemée de tables éloignées, dans la verdure, avec des jolis meubles soigneusement dépareillés, très « hobo-chic ». Le service était charmant et efficace. J’ai commencé par une soupe froide de homard au cabillaud, parfaite, et ensuite j’ai pris un carré de veau juteux et impeccablement cuit, de plus, accompagné par les meilleurs légumes que j’aie mangés au restaurant depuis longtemps, une sorte de ratatouille de légumes confits à tomber par terre.

Dimanche midi, nous avons fait un vrai repas d’été : melon, jambon cru, speck et burrata, et une torta al testo.

Dimanche soir, j’ai cuisiné un grand classique de la cuisine indienne : le Butter Chicken, avec du riz basmati.

Lundi soir, tout simple : des escargots de chorizo et du lard frais mariné achetés tous deux au marché et passés au grill, et une salade de chou chinois très agréable.

Mardi soir, j’ai profité d’avoir trouvé des feuilles de manioc mixées en boîte dans un des magasins de spécialités indiennes et africaines de l’Avenue de France à Lausanne pour faire du porc aux feuilles de manioc, accompagné de rondelles de bananes plantains rôties au four et d’un exquis couscous de mil (trouvé dans le même magasin).

Mercredi soir, j’ai fait ce beau classique italien qu’est la Pasta e Fagioli (pâtes aux haricots), en version estivale, c’est à dire avec de la sauge fraîche (vive le jardin !), des tomates fraîches et des haricots borlotti frais.

Jeudi soir, nous avons été déguster des vins d’Alain Brumont (Châteaux de Montus et de Bouscassé, dans le Sud-Ouest) lors d’une soirée (dont vous trouverez de belles photos ici) organisée par le négociant en vins Gazzar. C’était dans un endroit que je ne connaissais pas, le Caveau du Lausanne-Palace (il paraît qu’il fut un temps où c’était une boîte de nuit !), et nous avons goûté une impressionnante série de 19 vins, tout en mangeant des délicieux tapas. J’ai beaucoup apprécié, mes seuls bémols portant sur une surabondance de commentaires (par ailleurs fort pertinents, de Rolf Bichsel, mais trop c’est trop) et par un… comment dire… excès de grosse tête de la part du talentueux producteur, Alain Brumont donc (le fin du fin ayant été quand il a dit avoir inventé le vin moelleux dans le Sud-Ouest… C’est les producteurs de Jurançon qui doivent être contents, eux qui ont une AOC depuis 1936 !). C’est d’autant plus dommage que Monsieur Brumont n’a pas besoin de ça, ses vins sont excellents et parlent pour lui, il n’est vraiment pas nécessaire d’en rajouter.

Vendredi soir, nous avons dîné à La Véranda à Vevey. Le service était sympathique (quoiqu’un peu imprécis au niveau du service des vins), et la cuisine en vaut la peine. J’ai pris le menu dégustation 4 plats, composé d’une première entrée de « foie gras de canard poêlé, glace à la brioche et caramel salé, crumble aux cerises aigre-douces et écume de foie gras « , puis d’une deuxième entrée de « homard rôti et glacé au fenouil, jus à l’Absinthe, pommes de terre écrasées à l’échalote, fenouil confit et en copeaux marinés à cru », d’un plat de « côtelette d’agneau en croûte de nigelle, crème de haricots Borlotti, caponata et cromesqui de Fregola Sarda » et d’un dessert de « croustifondant au chocolat noir de Cuba et cardamome, sorbet melon et sablé Breton ». Comme vous le voyez, c’est un restaurant qui sacrifie à la mode actuelle du « je décris tous les ingrédients du plat dans ses moindres détails », mais ceci dit, tous les plats étaient très réussis, avec des cuissons maîtrisées, un beau respect des matières premières et des assaisonnements savoureux.

Sur ce, je ne résiste pas à l’envie de reproduire ici le poème de Verlaine qui a donné son titre à cet article, et qui me semble parfaitement adapté à l’ambiance de cette semaine…

En septembre

Parmi la chaleur accablante
Dont nous torréfia l’été,
Voici se glisser, encor lente
Et timide, à la vérité,

Sur les eaux et parmi les feuilles,
Jusque dans ta rue, ô Paris,
La rue aride où tu t’endeuilles
De tels parfums jamais taris,

Pantin, Aubervilliers, prodige
De la Chimie et de ses jeux,
Voici venir la brise, dis-je,
La brise aux sursauts courageux…

La brise purificatrice
Des langueurs morbides d’antan,
La brise revendicatrice
Qui dit à la peste : va-t’en !

Et qui gourmande la paresse
Du poëte et de l’ouvrier,
Qui les encourage et les presse…
 » Vive la brise !  » il faut crier :

 » Vive la brise, enfin, d’automne
Après tous ces simouns d’enfer,
La bonne brise qui nous donne
Ce sain premier frisson d’hiver ! « 

Un rab d’été

Samedi soir, nous avons mangé tout d’abord l’excellent boudin antillais de la Boucherie Henny (au marché de Lausanne, sur la Riponne) en entrée, puis du foie de volaille à la vénitienne accompagné de côtes de bettes au jus de viande. Comme vous pouvez le voir, je ne rechigne pas devant les abats. Non seulement j’aime ça, mais vous me permettrez d’ouvrir une petite parenthèse philosophique : nous tuons les animaux pour les manger, et franchement, je trouve ça parfaitement normal. Par contre, la moindre des choses est de faire ce que les Indiens d’Amérique faisaient avec les bisons, à savoir les exploiter dans leur intégralité, afin de ne pas les avoir tués en vain. Ici on a tendance à manger seulement les morceaux nobles – si je caricature, le filet et le contre-filet, et ça, je suis contre. Si on mange toute la bête, sa mort aura vraiment servi à quelque chose, et en plus, on doit en tuer moins. Donc surmontez vos préjugés, mangez des abats – en plus, bien préparé, c’est délicieux !

Dimanche midi, j’ai fait une simple salade au chèvre chaud, tous les ingrédients, y compris le pain, provenant du marché de Lausanne (et les fromages de chèvre des Tommes de Flore, aussi sur la Riponne, sont vraiment exquis).

Dimanche soir, j’ai préparé un plat sicilien, des spaghetti al cartoccio, en utilisant une recette que j’avais reconstituée d’après un plat mangé en Sicile (à Piazza Armerina, très exactement) il y a plus de 20 ans. Mon cher et tendre a fait le dessert, ou plutôt les desserts, à savoir une mousse au Toblerone et une tarte aux pommes (des pommes du jardin, s’il vous plaît !).

Lundi soir, j’ai fait des travers de porc sauce barbecue, accompagnés d’une salade de petits artichauts (que j’avais simplement parés, coupés en 4, cuits 3 minutes à l’eau bouillante, rafraîchis et assaisonnés).

Mardi soir, j’ai servi du gâteau du Vully salé et une salade verte. J’ai tenté la levée de la pâte 24 heures au frigo (ce qui m’a permis de la préparer la veille au soir), et je dois dire que ça a bien marché. Toutefois, si je refais cette recette, j’omettrai d’ajouter du sel sur la crème, le lard étant bien assez salé.

Mercredi soir, j’ai mangé sur la splendide terrasse de la Maison Thaï au Lac, et c’était, comme d’habitude, excellent.J’ai pris une salade de papaye verte en entrée (attention, piquant ! moi j’adore ça), puis du porc au basilic et du riz gluant, et je me suis régalée.

Jeudi soir, j’ai fait un de mes plats rapides favoris en été, des pâtes à la tomate crue (dont j’ai donné la recette dans ce billet).

Vendredi soir, j’ai servi un grand classique estival italien, à savoir une salade d’épeautre – de l’épeautre cuit refroidi, des légumes crus (cette fois j’ai mis des tomates cerises, des tranches de courgette jaune, du céleri-branche et de l’oignon frais), du fromage (j’ai mis de la feta), du basilic, et un bon assaisonnement à l’huile d’olive et au citron.

D’un anniversaire à l’autre

Samedi soir, nous avons été fêter l’anniversaire de mon compagnon à l’Ambroisie. Aller dans ce restaurant est toujours un grand plaisir. L’accueil était charmant, comme d’habitude, tant de la part du patron en salle, M. Baudois, que du patron en cuisine, M. Meystre (qui vient toujours dire bonsoir à la fin du repas, avec le sourire – et se souvient de moi car j’avais pris, il y a longtemps, quelques cours de cuisine avec lui, qui restent parmi les meilleurs que j’aie suivis), que de la serveuse souriante et efficace. Nous avons pris le menu surprise avec un verre de vin par plat. Tous les plats nous ont charmés, et l’accord avec les vins (tous suisses) était toujours parfait. La première entrée, un damier de foie gras, était aussi spectaculaire que délicieuse :

2015-06-20 20.12.26

En deuxième entrée, nous avons eu un plat de poisson dont je regrette de dire que l’intitulé exact m’a échappé, mais qui était délicieux.

En plat, nous avons eu un carré de veau fondant et joliment garni :

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Et en dessert, une composition rose à la fraise et à la pistache qui m’a bien plu, même si je préfère la pistache en version salée plutôt que sucrée :

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Dimanche midi, j’ai fait une recette que je fais au moins une fois par été, à savoir des fusilli à la crème de tomates crues, ail et basilic, une de mes recettes préférées du livre de Macha Méril « Joyeuses pâtes« .

Dimanche soir, ayant acheté des grillades au stand que tient la boucherie Ogiz au marché de Lausanne, je les ai passées au grill et servies avec des asperges vertes rôties et des poivrons marinés (six gros poivrons, nous étions trois, il n’en n’est pas resté… les poivrons marinés c’est un peu l’inverse des gaz parfaits, on peut en faire autant qu’on veut, il n’en reste jamais !).

Lundi soir, j’ai fait une simple salade niçoise.

Mardi soir, j’ai cuisiné du poulet aux poivrons et à l’ail du livre « Cuisiner en un tour de main » d’Anne Wilson, que j’ai accompagné de petites pommes de terre nouvelles en robe des champs – un repas sans histoire, rien d’exceptionnel mais bon.

Mercredi soir, j’ai fait des filets de sardine farcis que j’ai grillés à la plancha et qui étaient délicieux. Je les ai servis avec une très agréable salade de boulgour à l’orange.

Jeudi soir, j’ai pris la recette de la salade d’agneau au houmous du livre « Salades : compositions surprises » d’Anne Wilson et je l’ai un peu modifiée, partiellement volontairement (j’ai servi l’agneau en filets entiers, à part) et partiellement involontairement (j’ai frotté la viande avec des épices en lisant la recette d’agneau qui était sur la page d’à côté…), et c’était très bon – un joli exemple de  serendipité.

Vendredi soir, nous avons fêté un autre anniversaire, celui de notre fils cadet, au Restaurant du Jorat à Mézières. Nous avons pris le menu surprise, et c’était, comme toujours depuis bientôt 17 ans que nous y allons (le temps des dinosaures, comme diraient mes fils…), excellent. Nous avons eu, tout d’abord, une petite mise en bouche, avec une mousse de chou-fleur à la truffe, une panna cotta de légumes et une terrine accompagnée de confiture d’oignons :

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Ensuite, un délicieux carpaccio de brochet, servi avec une petite salade fraîche. En deuxième entrée, du « dos de cabillaud étuvé, petit pois frais et écume de carotte nouvelle » tout à fait délectable :

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En plat, du magret de canard au miel accompagné de petits légumes, et finalement, en dessert, une « madeleine de pistache aux framboises et ganache de chocolat au thé » (décidément, on veut me faire manger de la pistache sucrée) :

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Là aussi, nous avons pris un accord vins-mets qui était impeccable.