Décembre, déjà…

Ce n’était pas entièrement prévu, mais nous avons beaucoup été au restaurant cette dernière semaine.

Samedi soir, nous avions invité des amis. En entrée, j’ai servi un velouté de butternut au curry et aux morilles. En plat, un gigot boulangère (cuit au four sur lit de pommes de terre, donc) accompagné d’une salade de mâche. Et en dessert, j’avais préparé des verrines de poires aux speculoos. J’ai fait le tout sans recettes (vive l’expérience !).

Dimanche midi, j’ai servi des fromages ramenés du Piémont (du Castelmagno et un étonnant chèvre aux baies de genièvre, entre autres), accompagnés de raisin, kakis persimmon, poires et noix.

Dimanche soir, une repas de flemmarde : des grenadins de veau cuisson lente (vite passés à la poêle, puis 50 minutes au four non ventilé à 90°, cuisson parfaite pour une viande superbement tendre) sauce au Porto et aux morilles, et du chou romanesco aux amandes (5 minutes pour blanchir le romanesco, pas une de plus, avant de le sauter à la poêle avec les amandes, et c’était parfait – alors que toutes les recettes donnent 10 à 15 minutes) :

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Lundi soir, j’ai fait des spaghetti carbonara (avec du guanciale ramené du Piémont). Remarque de mon fils, à qui j’en avais fait récemment avec de la très plébéienne pancetta : « C’est vrai que c’est meilleur avec du guanciale ! ». Monsieur a le palais discriminant, je ne peux pas le blâmer…

Mardi soir : après le théâtre, nous avons fait un repas rapide au National, à Vevey. J’ai mangé un loup de mer au beurre blanc (accompagné de boulgour très bien cuit et épicé et d’une cassolette de petits légumes).

Mercredi soir, j’ai mitonné un bortsch, avec cette recette déjà testée et vraiment délicieuse.

Jeudi soir, repas impromptu chez Gnutti : une première entrée de charcuteries italiennes, une deuxième de casoncelli alla Bergamasca, et pour finir des saltimbocca accompagnés de légumes mélangés en plat. Nous mangeons d’habitude du poisson chez Gnutti (c’est sa grande spécialité), nous avons voulu tester la viande, c’était délicieux ! Le tout fut arrosé d’un excellent rouge Toscan. [EDIT : malheureusement, Gnutti a fermé fin 2016]

Vendredi soir, nous avons fait un très bon repas à l’Indécis. Mon « Foie gras poêlé à l’armagnac compote d’échalotes aux herbes » était parfait, et mon entrecôte parisienne sauce 3 poivres, très classique, était excellente. Nous y avons bu un vin que je ne connaissais pas, en provenance d’Afrique du Sud, un Wolftrap, qui est un assemblage Syrah, Mourvèdre et Viognier – une jolie découverte ! [EDIT : malheureusement, l’Indécis a lui aussi fermé]

Lausannois à table

Samedi soir, j’ai fait des spaghetti aux artichauts et lardons en utilisant des petits artichauts frais. Pas mal de travail (parer les artichauts, avec des gants pour ne pas avoir les ongles en deuil pendant une semaine, c’est long), mais miam !

Dimanche midi, nous avions des invités. En entrée j’ai servi ma salade de poires et fenouil aux pistaches et des involtini (petits rouleaux) de jambon cru farci de chèvre frais et ricotta. En plat, une recette tirée du dernier numéro de Cuisine et Vins de France (comme celle des involtini d’ailleurs), à savoir des cailles à la marocaine aux vermicelles, que j’ai servies avec des fèves (pelées surgelées, merci Picard !). Pour le dessert, j’avais fait un délicieux Eton Mess aux mûres (avec des meringues maison, mais oui !).

Dimanche soir, du tout simple, des saucisses à rôtir au fenouil et de la purée de carottes (Picard strikes again) au gingembre.

Lundi soir, une tarte à la tomate (la classique, un fond de pâte tartiné de moutarde, du bon fromage à raclette dessus, recouvert de tranches de tomates) et une salade de haricots beurre.

Mardi soir, j’ai fait une recette que nous avons tous beaucoup appréciée, du poulet bang-bang. Je l’ai accompagné d’une salade de tomates à la chinoise, agréable sans plus.

Mercredi soir, j’ai servi une grande salade de pommes de terre aux herbes, céleri, vieille mimolette et oeufs durs.

Jeudi soir, j’ai improvisé une recette de fèves au chorizo, champignons et oignons nouveaux (et j’ai eu droit à cette phrase impérissable de mon fils aîné, grand persifleur à ses heures : « C’est la saison des fèves surgelées, je vois »…). C’était si réussi que j’ai noté la recette (ce que je fais rarement).

Vendredi soir, nous avons eu la chance de manger à La Grande Table des Lausannois, dans un endroit intéressant (comme toujours pour cet événement), l’ancienne usine Perrier à Chavannes-près-Renens, là où étaient fabriquées, à l’origine, les têtes de nègre (oups, pardon, il faut dire « têtes au choco » – franchement, si on faisait un peu moins attention au politiquement correct nunuche et un peu plus au vrai racisme encore, hélas, souvent présent, je préfèrerais…). C’était très sympa et joyeux, avec des tablées de gens parlant avec des voisins qu’ils ne connaissaient pas forcément (ça manque dans ce pays, où la plupart des gens ne parlent qu’à ceux et celles qu’ils connaissent déjà), et une armée de cuisiniers et de petites mains servant des mets tous plus délicieux les uns que les autres, car oui, nous avons vraiment très bien mangé. Je vous montre le menu :

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Je peux honnêtement dire que j’ai tout aimé, et que j’ai été particulièrement bluffée par le tour de force qui a consisté à servir un risotto (aux calamars) parfait, puis des suprêmes de pintade moelleux et superbement assaisonnés, à 160 personnes. De plus, le risotto était joliment dressé, en yin et yang sur une assiette « brossée » à l’encre de seiche :

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Mention spéciale aussi à la « terre comestible » du « jardin de légumes », que j’ai (j’espère correctement) identifiée comme étant du grué de cacao, mais pas amer du tout (ni sucré, heureusement) et très addictif, au « pain aux fruits cuit en cocotte » accompagnant le plateau de fromage, et à la « truffe pralinée pétillante » en dessert qui est une des meilleures truffes que j’aie jamais dégustée.

Pain en cocotte et plateau de fromages

Pain en cocotte et plateau de fromages

Bref, je pense qu’on peut dire que ce fut une soirée mémorable à tous points de vue, et j’espère que c’est un événement qui se poursuivra d’année en année pendant encore longtemps !

En septembre

Samedi soir, nous avons mangé à l’Ecusson Vaudois, à Bretonnières. Il faisait un temps splendide, le cadre était incroyable, idyllique – une terrasse-jardin parsemée de tables éloignées, dans la verdure, avec des jolis meubles soigneusement dépareillés, très « hobo-chic ». Le service était charmant et efficace. J’ai commencé par une soupe froide de homard au cabillaud, parfaite, et ensuite j’ai pris un carré de veau juteux et impeccablement cuit, de plus, accompagné par les meilleurs légumes que j’aie mangés au restaurant depuis longtemps, une sorte de ratatouille de légumes confits à tomber par terre.

Dimanche midi, nous avons fait un vrai repas d’été : melon, jambon cru, speck et burrata, et une torta al testo.

Dimanche soir, j’ai cuisiné un grand classique de la cuisine indienne : le Butter Chicken, avec du riz basmati.

Lundi soir, tout simple : des escargots de chorizo et du lard frais mariné achetés tous deux au marché et passés au grill, et une salade de chou chinois très agréable.

Mardi soir, j’ai profité d’avoir trouvé des feuilles de manioc mixées en boîte dans un des magasins de spécialités indiennes et africaines de l’Avenue de France à Lausanne pour faire du porc aux feuilles de manioc, accompagné de rondelles de bananes plantains rôties au four et d’un exquis couscous de mil (trouvé dans le même magasin).

Mercredi soir, j’ai fait ce beau classique italien qu’est la Pasta e Fagioli (pâtes aux haricots), en version estivale, c’est à dire avec de la sauge fraîche (vive le jardin !), des tomates fraîches et des haricots borlotti frais.

Jeudi soir, nous avons été déguster des vins d’Alain Brumont (Châteaux de Montus et de Bouscassé, dans le Sud-Ouest) lors d’une soirée (dont vous trouverez de belles photos ici) organisée par le négociant en vins Gazzar. C’était dans un endroit que je ne connaissais pas, le Caveau du Lausanne-Palace (il paraît qu’il fut un temps où c’était une boîte de nuit !), et nous avons goûté une impressionnante série de 19 vins, tout en mangeant des délicieux tapas. J’ai beaucoup apprécié, mes seuls bémols portant sur une surabondance de commentaires (par ailleurs fort pertinents, de Rolf Bichsel, mais trop c’est trop) et par un… comment dire… excès de grosse tête de la part du talentueux producteur, Alain Brumont donc (le fin du fin ayant été quand il a dit avoir inventé le vin moelleux dans le Sud-Ouest… C’est les producteurs de Jurançon qui doivent être contents, eux qui ont une AOC depuis 1936 !). C’est d’autant plus dommage que Monsieur Brumont n’a pas besoin de ça, ses vins sont excellents et parlent pour lui, il n’est vraiment pas nécessaire d’en rajouter.

Vendredi soir, nous avons dîné à La Véranda à Vevey. Le service était sympathique (quoiqu’un peu imprécis au niveau du service des vins), et la cuisine en vaut la peine. J’ai pris le menu dégustation 4 plats, composé d’une première entrée de « foie gras de canard poêlé, glace à la brioche et caramel salé, crumble aux cerises aigre-douces et écume de foie gras « , puis d’une deuxième entrée de « homard rôti et glacé au fenouil, jus à l’Absinthe, pommes de terre écrasées à l’échalote, fenouil confit et en copeaux marinés à cru », d’un plat de « côtelette d’agneau en croûte de nigelle, crème de haricots Borlotti, caponata et cromesqui de Fregola Sarda » et d’un dessert de « croustifondant au chocolat noir de Cuba et cardamome, sorbet melon et sablé Breton ». Comme vous le voyez, c’est un restaurant qui sacrifie à la mode actuelle du « je décris tous les ingrédients du plat dans ses moindres détails », mais ceci dit, tous les plats étaient très réussis, avec des cuissons maîtrisées, un beau respect des matières premières et des assaisonnements savoureux.

Sur ce, je ne résiste pas à l’envie de reproduire ici le poème de Verlaine qui a donné son titre à cet article, et qui me semble parfaitement adapté à l’ambiance de cette semaine…

En septembre

Parmi la chaleur accablante
Dont nous torréfia l’été,
Voici se glisser, encor lente
Et timide, à la vérité,

Sur les eaux et parmi les feuilles,
Jusque dans ta rue, ô Paris,
La rue aride où tu t’endeuilles
De tels parfums jamais taris,

Pantin, Aubervilliers, prodige
De la Chimie et de ses jeux,
Voici venir la brise, dis-je,
La brise aux sursauts courageux…

La brise purificatrice
Des langueurs morbides d’antan,
La brise revendicatrice
Qui dit à la peste : va-t’en !

Et qui gourmande la paresse
Du poëte et de l’ouvrier,
Qui les encourage et les presse…
 » Vive la brise !  » il faut crier :

 » Vive la brise, enfin, d’automne
Après tous ces simouns d’enfer,
La bonne brise qui nous donne
Ce sain premier frisson d’hiver ! « 

Un rab d’été

Samedi soir, nous avons mangé tout d’abord l’excellent boudin antillais de la Boucherie Henny (au marché de Lausanne, sur la Riponne) en entrée, puis du foie de volaille à la vénitienne accompagné de côtes de bettes au jus de viande. Comme vous pouvez le voir, je ne rechigne pas devant les abats. Non seulement j’aime ça, mais vous me permettrez d’ouvrir une petite parenthèse philosophique : nous tuons les animaux pour les manger, et franchement, je trouve ça parfaitement normal. Par contre, la moindre des choses est de faire ce que les Indiens d’Amérique faisaient avec les bisons, à savoir les exploiter dans leur intégralité, afin de ne pas les avoir tués en vain. Ici on a tendance à manger seulement les morceaux nobles – si je caricature, le filet et le contre-filet, et ça, je suis contre. Si on mange toute la bête, sa mort aura vraiment servi à quelque chose, et en plus, on doit en tuer moins. Donc surmontez vos préjugés, mangez des abats – en plus, bien préparé, c’est délicieux !

Dimanche midi, j’ai fait une simple salade au chèvre chaud, tous les ingrédients, y compris le pain, provenant du marché de Lausanne (et les fromages de chèvre des Tommes de Flore, aussi sur la Riponne, sont vraiment exquis).

Dimanche soir, j’ai préparé un plat sicilien, des spaghetti al cartoccio, en utilisant une recette que j’avais reconstituée d’après un plat mangé en Sicile (à Piazza Armerina, très exactement) il y a plus de 20 ans. Mon cher et tendre a fait le dessert, ou plutôt les desserts, à savoir une mousse au Toblerone et une tarte aux pommes (des pommes du jardin, s’il vous plaît !).

Lundi soir, j’ai fait des travers de porc sauce barbecue, accompagnés d’une salade de petits artichauts (que j’avais simplement parés, coupés en 4, cuits 3 minutes à l’eau bouillante, rafraîchis et assaisonnés).

Mardi soir, j’ai servi du gâteau du Vully salé et une salade verte. J’ai tenté la levée de la pâte 24 heures au frigo (ce qui m’a permis de la préparer la veille au soir), et je dois dire que ça a bien marché. Toutefois, si je refais cette recette, j’omettrai d’ajouter du sel sur la crème, le lard étant bien assez salé.

Mercredi soir, j’ai mangé sur la splendide terrasse de la Maison Thaï au Lac, et c’était, comme d’habitude, excellent.J’ai pris une salade de papaye verte en entrée (attention, piquant ! moi j’adore ça), puis du porc au basilic et du riz gluant, et je me suis régalée.

Jeudi soir, j’ai fait un de mes plats rapides favoris en été, des pâtes à la tomate crue (dont j’ai donné la recette dans ce billet).

Vendredi soir, j’ai servi un grand classique estival italien, à savoir une salade d’épeautre – de l’épeautre cuit refroidi, des légumes crus (cette fois j’ai mis des tomates cerises, des tranches de courgette jaune, du céleri-branche et de l’oignon frais), du fromage (j’ai mis de la feta), du basilic, et un bon assaisonnement à l’huile d’olive et au citron.

D’un anniversaire à l’autre

Samedi soir, nous avons été fêter l’anniversaire de mon compagnon à l’Ambroisie. Aller dans ce restaurant est toujours un grand plaisir. L’accueil était charmant, comme d’habitude, tant de la part du patron en salle, M. Baudois, que du patron en cuisine, M. Meystre (qui vient toujours dire bonsoir à la fin du repas, avec le sourire – et se souvient de moi car j’avais pris, il y a longtemps, quelques cours de cuisine avec lui, qui restent parmi les meilleurs que j’aie suivis), que de la serveuse souriante et efficace. Nous avons pris le menu surprise avec un verre de vin par plat. Tous les plats nous ont charmés, et l’accord avec les vins (tous suisses) était toujours parfait. La première entrée, un damier de foie gras, était aussi spectaculaire que délicieuse :

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En deuxième entrée, nous avons eu un plat de poisson dont je regrette de dire que l’intitulé exact m’a échappé, mais qui était délicieux.

En plat, nous avons eu un carré de veau fondant et joliment garni :

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Et en dessert, une composition rose à la fraise et à la pistache qui m’a bien plu, même si je préfère la pistache en version salée plutôt que sucrée :

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Dimanche midi, j’ai fait une recette que je fais au moins une fois par été, à savoir des fusilli à la crème de tomates crues, ail et basilic, une de mes recettes préférées du livre de Macha Méril « Joyeuses pâtes« .

Dimanche soir, ayant acheté des grillades au stand que tient la boucherie Ogiz au marché de Lausanne, je les ai passées au grill et servies avec des asperges vertes rôties et des poivrons marinés (six gros poivrons, nous étions trois, il n’en n’est pas resté… les poivrons marinés c’est un peu l’inverse des gaz parfaits, on peut en faire autant qu’on veut, il n’en reste jamais !).

Lundi soir, j’ai fait une simple salade niçoise.

Mardi soir, j’ai cuisiné du poulet aux poivrons et à l’ail du livre « Cuisiner en un tour de main » d’Anne Wilson, que j’ai accompagné de petites pommes de terre nouvelles en robe des champs – un repas sans histoire, rien d’exceptionnel mais bon.

Mercredi soir, j’ai fait des filets de sardine farcis que j’ai grillés à la plancha et qui étaient délicieux. Je les ai servis avec une très agréable salade de boulgour à l’orange.

Jeudi soir, j’ai pris la recette de la salade d’agneau au houmous du livre « Salades : compositions surprises » d’Anne Wilson et je l’ai un peu modifiée, partiellement volontairement (j’ai servi l’agneau en filets entiers, à part) et partiellement involontairement (j’ai frotté la viande avec des épices en lisant la recette d’agneau qui était sur la page d’à côté…), et c’était très bon – un joli exemple de  serendipité.

Vendredi soir, nous avons fêté un autre anniversaire, celui de notre fils cadet, au Restaurant du Jorat à Mézières. Nous avons pris le menu surprise, et c’était, comme toujours depuis bientôt 17 ans que nous y allons (le temps des dinosaures, comme diraient mes fils…), excellent. Nous avons eu, tout d’abord, une petite mise en bouche, avec une mousse de chou-fleur à la truffe, une panna cotta de légumes et une terrine accompagnée de confiture d’oignons :

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Ensuite, un délicieux carpaccio de brochet, servi avec une petite salade fraîche. En deuxième entrée, du « dos de cabillaud étuvé, petit pois frais et écume de carotte nouvelle » tout à fait délectable :

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En plat, du magret de canard au miel accompagné de petits légumes, et finalement, en dessert, une « madeleine de pistache aux framboises et ganache de chocolat au thé » (décidément, on veut me faire manger de la pistache sucrée) :

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Là aussi, nous avons pris un accord vins-mets qui était impeccable.

Des salades, mais pas que

Samedi soir, j’ai fait une salade dénommée « Panzanella verte de début d’été », trouvée sur le site du Guardian, sur une page de recettes estivales de Nigel Slater (moi, dans ma phase Nigel Slater ? Je ne vois vraiment pas ce qui vous fait dire ça…). Je l’ai servie avec du poulet rôti froid. Elle était bonne, mais c’est un peu un gâchis de fèves à mon goût, leur goût est noyé dans le reste, et vu le boulot que c’est de les écosser et de les peler, c’est particulièrement dommage.

Dimanche midi, j’ai fait une simple salade de pommes de terre nouvelles au thon, oignons frais et basilic.

Dimanche soir, trouvé sur la même page du Guardian, du poulet à la moutarde et à la crème qui était vraiment excellent, avec une salade de tomates à la crème et à la ciboulette elle aussi de Slater, de son livre « Real Fast Food » dont j’ai parlé la semaine passée.

Lundi soir, étant tombée sur un article de blog très alléchant sur les salades de printemps, j’ai servi une salade d’avocat, pâtes, betteraves et Parmesan. Mélange agréable, c’est frais et léger mais en même temps complet.

Mardi soir, j’ai fait un excellent (comme toujours) repas au Kazoku avec une amie. Nous nous sommes partagé un tartare de Saint-Jacques aux oursins et un tartare de crabe à l’avocat en entrée, puis un plat de nigiris et un plat de nigiris et makis, ainsi qu’une salade d’algues. Poissons d’une fraîcheur irréprochable, assaisonnements parfaits, service charmant, bref pas un pli – cela reste un de mes restaurants préférés.

Mercredi soir, j’ai servi du cabillaud poché froid accompagné d’une mayonnaise allégée et d’une salade de petits pois aux cranberries elle aussi issue de la page de blog citée plus haut sur les salades de printemps. Je ne suis pas une grande fan de l’allégé mais la recette de la mayonnaise m’avait intriguée – excellent résultat, même si je ne suis pas sûre qu’elle soit si allégée que ça au vu des ingrédients. La salade aussi était très bonne, les cranberries apportent vraiment quelque chose.

Jeudi soir, nous avons fait un délicieux repas à Genève, au Rasoi, avec un menu intitulé « Délices de la mer ». En première entrée, on nous a servi une « soupe de crabe et citron vert “Keralan”, carpaccio de Saint-Jacques et croustillant de pomme de terre ». Les Saint-Jacques étaient exquises, la soupe aussi (et formait un beau contraste avec les Saint-Jacques), les petites boules de pommes de terre étaient malheureusement un peu sèches.

En deuxième entrée, ce fut un « tandoori de gambas, palourdes au piment et tikki de courgettes et sésame » :

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Là, tout était parfait, avec la gamba bien épicée et ferme et les palourdes dans leur sauce piquante et acidulée à la fois, un bel équilibre.

En troisième entrée, nous avons eu du « filet de daurade grillée, lentilles « Courtois », chaat de riz pressé, sauce à la tomate « Jaipuri » » – un plat plus classique, mais très réussi.

Le plat était du « homard “Chettinad”, upma aux noix de cajou, mousse à la coriandre, sauce aux lentilles « Sambar » » :

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A part le bout de la pince du homard, qui était trop cuit, c’était impeccable.

Le dessert fut  de l' »ananas rôti au safran, glace à la citronnelle, « basundi » à la noix de coco », à la fois léger et gourmand, une parfaite conclusion à ce repas exquis. Nous avons eu le grand plaisir d’avoir à faire avec un sommelier compétent et enthousiaste, qui, à notre demande, a choisi un verre de vin blanc par plat pour accompagner ce festin, nous faisant voyager d’Italie en France en passant par la Suisse, et avec qui ce fut un bonheur de discuter vins.

Vendredi soir, j’étais à une soirée organisée par mon employeur, avec un grand buffet d’entrées, des vraies raclettes, des grillades, et un superbe buffet de desserts.

25° à l’ombre

Cette semaine, en plus du livre de Nigella Lawson dont j’ai parlé la semaine passée, j’ai choisi de prendre des recettes dans un livre de Nigel Slater que je viens d’acheter, « Real Fast Food« . J’utilise depuis longtemps son « 30 minutes Cooking », qui est un de mes livres de cuisine préférés, et quand je suis tombée sur celui-ci dans un Waterstone’s à Londres je n’ai pas hésité.

Le samedi soir, sur notre terrasse, j’ai servi des tranches de porc aux poires et des épinards frais juste tombés (ce que suggère Nigel Slater avec cette recette). C’était un plat plaisant, mais sans plus.

Dimanche midi, après une visite à la Fondation Pierre Arnaud pour voir la très belle (et très courte, si vous voulez y aller courez-y !) exposition « Une passion suisse », nous avons fait un bon repas au restaurant Le Monument. En entrée, j’ai choisi le « mille-feuille de tartare de féra au guacamole et piment d’Espelette, brunoise de betterave et Granny Smith ».

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En plat, j’ai pris le tartare de bœuf « monument » au parmesan, pignons et huile de truffe. Le tout arrosé d’une demi-bouteille d’un excellent merlot valaisan :

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Ma conclusion sur ce restaurant est : c’est bon mais simplify, simplify ! Tout aurait pu être absolument parfait, mais dans chacun des plats il y avait un ingrédient (et donc un goût) de trop. Dans l’entrée, c’était la betterave (et pourtant j’aime la betterave), dans le tartare, c’était le ketchup (déjà que je ne mets presque jamais de ketchup dans le  tartare, mais alors avec l’huile de truffe, le parmesan et les pignons, c’était vraiment de l’overkill…).

Dimanche soir, j’ai à nouveau pris une recette dans le livre de Slater, des tranches de selle d’agneau à la marocaine, que j’ai accompagnées d’une purée de fèves au basilic. Cette fois, c’était vraiment très bon.

Lundi soir, j’ai servi des croque-monsieurs (aussi pris dans le livre, mais bon, pas vraiment besoin de recette dans ce cas-là…) et une salade de tomates à la vanille.

Mardi soir, j’ai fait un repas exquis avec une amie au bord du lac, sur la terrasse de la Maison Thaï au Lac. En entrée, nous avons partagé une salade de papaye verte et une salade de crevettes à la menthe (dont j’ai trouvé la sauce, que je ne connaissais pas, vraiment sublime). En plat, nous avons aussi partagé un exemplaire bœuf au curry vert et un canard sauté au basilic d’une tendreté absolue. C’était vraiment une soirée d’enchantement, sur la terrasse, face au lac et aux montagnes, dans la douceur du soir, à papoter en buvant un sauvignon blanc de Cheverny qui s’accordait parfaitement avec la cuisine thaïlandaise. J’ai même pris des photos, c’est vous dire, piètre photographe que je suis, si j’étais impressionnée par le paysage !

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Mercredi soir, j’ai fait des beaux pavés de thon au grill (à peine 1 minute de chaque côté, et donc crus à l’intérieur) avec un beurre au wasabi (recette tirée de Forever Summer), et une salade de lentilles aux tomates et au basilic. La sauce était à se lécher les doigts (ou l’assiette), et allait parfaitement avec le thon.

Jeudi soir, j’ai servi des escalopes de poulet au marsala (de « Real Fast Food »), qui se sont révélée vraiment très simples à faire et délicieuses. J’ai suivi à nouveau le conseil de Slater et servi avec une salade de fenouil et champignons (crus). Il indiquait d’arroser la salade de jus de citron et d’huile « neutre », j’ai utilisé de l’huile pas neutre du tout, à savoir de l’huile de pépins de courge, qui en plus de donner une belle couleur verte à la salade lui a conféré un goût extraordinaire. Je n’aurais pas pensé à l’association fenouil-champignons, mais c’était vraiment bien.

Vendredi soir, nous avons mangé sur notre terrasse avec des amis. En entrée, ce fut du foie gras aux asperges et noix (avec un foie gras au sel préparé par moi-même, et non pas coupé en copeaux à l’économe comme indiqué dans la recette, ce que j’ai tenté et trouvé impossible, mais en fines tranches au couteau), et j’en suis sortie convaincue de l’alliance asperges-foie gras. En plat, du filet de bœuf cuisson lente juste badigeonné d’un mélange de vinaigre balsamique et de moutarde, et une purée de pommes de terre à l’oseille. En dessert, une variation sur la pavlova trouvée dans le Nigella Lawson, aussi agréable que jolie

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En pente douce vers l’été

J’ai sorti de mes étagères le livre « Forever Summer » de la « déesse du foyer » autoproclamée Nigella Lawson, et j’en ai tiré la plupart des recettes de la semaine. Du coup, j’ai célébré l’arrivée de l’été avec une petite semaine d’avance…

Le samedi soir, nous avions invité des amis, et j’ai servi, en entrée, des verrines de betteraves à l’espuma d’asperges. Je n’aurais pas spontanément accordé ces deux ingrédients, mais je dois dire que c’était très réussi. Ensuite, j’ai fait un poulet au zaatar et fattouche (du livre de N. Lawson). Il avait très bon goût, mais je l’ai trouvé un peu sec. Le dessert fut un délicieux trifle aux fraises, que j’ai assemblé au dernier moment, de manière à ce que le fond de biscuit ne devienne pas spongieux.

Dimanche midi, du tout simple : gros artichauts bretons accompagnés de mayonnaise mousseline, jambon cru et chorizo.

Dimanche soir, nous étions invités dans la famille.

Lundi midi (je vous rappelle que c’était le lundi, férié, de Pentecôte), j’ai fait des spaghettis au pesto d’ail des ours à l’huile de noix. C’est une variation sur le thème du pesto que j’ai trouvé très convaincante.

Lundi soir, j’ai cuisiné du rôti de porc façon « porchetta » (de « Forever Summer »), accompagné d’une écrasée de pommes de terre nouvelles aux oignons frais. Les votes étaient partagés sur le rôti – de nouveau, je l’ai trouvé bon mais trop sec, et je pense qu’il faudrait le faire avec du lard frais en lieu et place du cou (échine) de porc préconisé dans la recette.

Mardi soir, j’ai servi une grande salade de poulet « jubilee » (à la mangue), toujours tirée de « Forever Summer », bonne mais pas exceptionnelle.

Mercredi soir, ayant pris peur devant l’invasion de tupperwares dans mon frigo, j’ai remplacé le repas prévu (pour lequel je n’avais pas encore acheté l’ingrédient principal, du thon frais) par un grand buffet de restes. Mission accomplie, ventres pleins et frigo vide.

Jeudi soir, j’ai fait des steaks à la coréenne (marinés dans une sauce à base de sauce soja et gingembre) et une salade de carottes aux cacahuètes (les deux de « Forever Summer »). Les steaks étaient franchement exquis, et je retiens la recette. La salade était tout sauf mauvaise, mais sans plus.

Vendredi soir, nous avons été manger avec des amis aux Amici, dont je parle dans ma liste de restaurants italiens. C’était à nouveau très bon, même si le plat de pâtes (servi en plat principal) de l’un des convives était franchement riquiqui – je ne comprends pas pourquoi les restaurants italiens ne proposent pas systématiquement leurs plats de pâtes en deux portions, « primo » (entrée) et « secondo » (plat principal), ce qui éviterait ce type de problème.

Délices londoniennes, légumes printaniers

Les deux semaines qui viennent de s’écouler ont été coupées par un superbe long weekend de l’Ascension passé à Londres.

Première semaine

Le samedi soir, nous avons mangé chez Gina Ristorante. Voilà encore un bon restaurant italien dans les environs de Lausanne (même si c’est aussi une pizzeria). Nous étions trois, nous nous sommes partagés un grand antipasto della casa plein de bonnes choses (caponata, bruschetta, burrata, etc.). Ensuite, j’ai pris des scialatelli (pâtes fraîches du sud de l’Italie) à la N’duja calabraise (qui est une pâte de saucisse piquante à tartiner) absolument excellente (mais j’avais bien hésité avec la marmite de Portofino – rascasse, moules, palourdes, calamars, gambas, artichauts et pommes de terre – qui avait l’air vraiment délicieuse dans l’assiette de mon voisin).

Dimanche midi, j’ai fait une soupe aux nouilles, crevettes et asperges que j’ai trouvée banale – pas mauvaise mais banale, il y manquait le petit plus qui fait la différence entre bof et bon.

Dimanche soir, j’ai à nouveau utilisé le livre d’Ottolenghi que j’avais si bien exploité la semaine d’avant, et servi des œufs braisés à la viande hachée (j’ai eu la flemme de hacher de l’agneau et donc utilisé du bœuf haché), c’était excellent.

Lundi soir, rentrée tard, j’ai préparé une salade rapide aux petits pois, artichauts et chèvre qui était vraiment délicieuse.

Mardi soir, pour utiliser la belle oseille qui a la gentillesse de pousser sans aucun soin de ma part dans mon jardin, j’ai fait une quiche à l’oseille qui était vraiment extra (et temps de préparation vraiment minimal, on ne précuit même pas l’oseille !). Je l’ai servie avec une salade de tomates à la vanille.

Mercredi soir, nous étions à Londres et avons commencé la tournée des restaurants en fanfare avec Dabbous. Dabbous est un restaurant de cuisine « moderniste » (je ne sais pas si c’est une appellation contrôlée, mais je trouve qu’elle décrit bien la chose) situé dans le quartier de Fitzrovia, qui a une belle réputation et que l’on m’avait recommandé. Nous y avons incroyablement bien mangé, pour un prix très raisonnable, en prenant le menu dégustation en 7 plats. C’est une nourriture aérienne, parfumée, qui travaille sur les alliances et contrastes de textures, de températures et de goûts de manière très maîtrisée – si vous avez l’occasion d’y aller, n’hésitez pas ! Mention spéciale pour le plat de « Mixed alliums in a chilled pine infusion » (« divers bulbes dans une infusion froide de pin ») et pour le veau effiloché aux asperges.

Jeudi soir, nous avons testé le restaurant du Mandarin Oriental, tenu par le très célèbre Heston Blumenthal, Dinner by Heston. Je dois avouer avoir été un peu déçue, même si nous avons bien mangé – étant donné la réputation du chef, j’en attendais plus. La carte se compose exclusivement de plats très anciens trouvés dans des livres de cuisine des siècles passés puis retravaillés et modernisés, ce qui en soi est très intéressant. En entrée, nous avons testé ce qui est, je crois, la recette la plus connue du restaurant, le « meatfruit ». Il s’agit d’un pâté à base de foie gras, façonné de manière à ressembler parfaitement à une mandarine. C’est très joli et amusant, mais franchement, au goût, c’est le type de pâté que je sais faire sans trop de travail. Par contre, nous avons aussi pris une salade tiède de salsifis, sot-l’y-laisses de poulet, moelle et raifort qui était délicieuse :

2015-05-14 22.30.21

Nous nous sommes ensuite partagé deux plats, du « pigeon épicé » très bien fait et du porc ibérique bien moelleux. Le serveur nous avait conseillé de commander des accompagnements, ce que nous avons fait et qui s’est révélé totalement superflu, les plats étant servis avec de jolies garnitures de légumes. De plus, les haricots verts à l’échalote étaient très bons mais mes pommes de terres vapeur « Jersey Royal » étaient insuffisamment cuites. Nous avons terminé le repas avec le dessert signature de la maison, le « Tipsy Cake », une sorte de gâteau arrosé cuit en mini-cocotte, délicieux, et le « Sambocade », sorte de cheesecake au lait de chèvre, très agréable.

Les lampes du Dinner by Heston (ou comment faire du design avec des moules à charlotte !)

Les lampes du Dinner by Heston (ou comment faire du design avec des moules à charlotte !)

Vendredi soir, nous avons testé un restaurant que j’avais trouvé dans la liste des « 20 meilleurs restaurants indiens modernistes de Londres » du site TimeOut, le Painted Heron. Je n’ai qu’un mot pour le décrire : miam ! C’était vraiment un repas fantastique. A trois, nous nous sommes partagé des entrées : un grand assortiment de fruits de mer (des sublimes coquilles Saint-Jacques juste snackées, des petit calamars tout tendres et délicieux dans une sauce courte, des crevettes, du poisson) et des « crab cakes » exquis. Puis chacun a pris son plat – mon rack d’agneau frotté aux épices était à se relever la nuit, accompagné d’excellents légumes. Nous avons aussi testé divers riz et naans, tous plus délicieux les uns que les autres, et finalement, satisfaits et le ventre rebondi, nous avons fait l’impasse sur le dessert. C’est vraiment un endroit à recommander, avec des aromatisations et cuissons parfaitement maîtrisées.

Deuxième semaine

Samedi soir, j’avais réservé pour le « post-théâtre » dans un restaurant qui sert vraiment tard (ce qui n’est pas si courant à Londres, curieusement), le Skylon Grill. Nous avons bien mangé, il s’agit d’une belle cuisine de facture très classique. J’ai commencé par un cocktail de crevettes très frais et bien exécuté, et commandé ensuite une belle sole grillée, servie entièrement pelée, avec un excellent beurre blanc (qui m’a été, sur demande, resservi sans problème, la première portion étant fort petite).

Dimanche midi, comme notre avion partait en début d’après-midi du Terminal 5 de Heathrow, nous avons mangé au Gordon Ramsay’s Plane Food, qui se trouve après le passage de la sécurité, ce qui est bien pratique, et sert une cuisine très plaisante, ce qui n’est pas si courant, hélas, dans les aéroports. J’ai pris une grande salade de César au poulet très bien faite, et nous avons partagé un délicieux Banana sticky toffee pudding en dessert.

Dimanche soir, arrivés tard à la maison (ah, les joies du transport aérien et de ses retards…), nous sommes ressortis illico pour aller manger un plat–dégustation à l’Abyssinia. C’était bon, comme toujours, et gentiment servi, aussi comme toujours.

Lundi soir, je n’avais que peu de temps, j’ai fait des crevettes à l’ail et du yaourt d’aubergines (pour lequel j’ai utilisé des tranches d’aubergines grillées surgelées). C’était très bon, surtout si l’on pense que j’y ai passé moins d’une demi-heure.

Mardi soir, j’ai improvisé un risotto aux fèves et jambon cru (j’avais un talon de jambon cru espagnol, il a fini sa carrière glorieusement dans ce plat). J’en profite pour exprimer ma jubilation en apprenant que Picard Surgelés s’est, enfin, installé en Suisse ! Il y a maintenant un magasin Picard à Prilly, dans la toute nouvelle Coop. Picard, que je connais pour l’avoir pratiqué en France, son pays d’origine, propose beaucoup de plats cuisinés, qui ne m’intéressent pas, mais aussi un énorme choix de légumes et purées de légumes non assaisonnés (dont des fèves pelées, oui, vous avez bien lu, pelées, le paradis !), que j’adore et qui permettent, surtout en hiver, de manger des bons légumes même quand on a très peu de temps. Je n’attendais qu’une chose, c’est que l’enseigne débarque en Suisse, eh bien c’est fait ! Je vais en faire bon usage, ça c’est sûr.

Mercredi soir, j’ai servi une grande salade verte aux asperges, lard grillé et œufs mollets. J’en profite pour vous donner un petit truc que j’emploie depuis des années pour griller les tranches de lard en évitant de les cramer et de repeindre la cuisine à la graisse de porc : le micro-ondes ! Dans une grande assiette, vous posez plusieurs couches de papier ménage (3 ou 4), puis le lard en fines tranches (elles peuvent se chevaucher légèrement, mais pas trop), et hop, au micro-ondes à pleine puissance. Selon la puissance de votre four à micro-ondes, il faudra entre 2 et 4 minutes pour obtenir des tranches parfaitement grillées – j’y vais par incrément d’une minute.

Jeudi soir, j’ai fait une quiche aux courgettes et au lait de coco excellente. J’avais mangé récemment un curry de courgettes au lait de coco que j’avais trouvé fantastique, ce qui m’a fait rechercher des recettes alliant ces deux ingrédients, et trouver cette recette sur Marmiton. Je ne peux que la recommander ! Je l’ai accompagnée d’une simple salade de haricots verts, petits pois et avocats.

Vendredi soir, nous avons très bien mangé au QG, dont j’ai déjà parlé dans un autre billet. Mon entrée d’asperges vertes et champignons était vraiment exquise (et je n’aurais pas pensé à marier ces deux ingrédients), j’ai pu demander le loup à la plancha façon grenobloise sans câpres (un des rares ingrédients que je n’aime pas) et il était excellent :

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Nous avons arrosé ces plats avec un sympathique Ribeira del Duero appelé poétiquement « L’Arte de Vivir » (l’art de vivre) :

2015-05-22 20.50.20

Nous avons finalement partagé un brownie aux noix de pécan caramélisées qui valait le détour.

Un best-of de ces dernières semaines

J’ai fait le grand écart sur plusieurs semaines, et au lieu de faire la (longue) liste de tous mes repas, en voici les temps forts :

  • Un délicieux risotto aux petits pois frais, asperges vertes et chorizo, fait entièrement au pifomètre.
  • Un filet mignon de porc à la coriandre qui m’a bluffée (la coriandre en presque-légume, miam !), servi avec riz et pak choi.
  • Des tripes aux pois chiches fondantes et sublimes (mais certes, il faut aimer les tripes, je sais qu’il y a peu d’amateurs), accompagnées d’une salade verte
  • Des bêtes asperges vertes à l’italienne (autrement dit : cuites croquantes à la vapeur et servies avec une « sauce » faite de Parmesan râpé e d’huile d’olive), et de la très bonne mozzarella en escorte.
  • Des spaghettis à la tomate et au chèvre frais, c’est tout bête, curieusement addictif, et c’est une de mes recettes de cuisine rapide.
  • Une exploitation systématique du très beau livre d’Ottolenghi, « Jerusalem« , qui a fourni d’exquises aubergines à la chermoula et au boulgour, des boulettes de bœuf au fèves, et du poulet poché au boulgour accompagné d’une purée de betterave. Verdict : c’est très bon, plein de saveurs fraîches, et beaucoup moins compliqué et long à faire qu’on pourrait le croire en lisant les recettes.

Nous avons aussi été au restaurant :

  • Trois repas excellents dans des restaurants italiens, l’Aperitivo, l’Accademia et Gnutti, qui sont tous dans ma liste des vrais restaurants italiens à Lausanne. [EDIT : malheureusement, Gnutti a fermé fin 2016, je l’ai donc retiré de la liste].
  • Un dîner topissime à Côté Jardin, un des restaurants du Lausanne-Palace, dont j’ai déjà parlé ici.
  • Un extraordinaire repas au Guillaume Tell : il s’agit certainement un des meilleurs restaurants de Suisse Romande, même s’il est moins connu que certains de ses prestigieux confrères. C’est un tout petit restaurant qui offre une cuisine sophistiquée, légèrement fusion, avec quelques touches moléculaires, dans un cadre très « cosy ». Nous avons pris le grand menu (dix plats, mais si bien dosés que l’on est parfaitement repu mais sans lourdeur à la fin du repas), et je garde en mémoire, tout particulièrement, une verrine « papet vaudois revisité », un sablé de foie Gras assez incroyable, une cigale de mer aux accents thaï, et un plat de pigeon à fondre de plaisir.