Madrid-Lausanne

Si vous avez bien suivi, vous saurez que cette semaine débute à Madrid et se termine à Lausanne. Et j’ai très peu cuisiné, entre le weekend espagnol et les multiples sorties de décembre…

Samedi soir, nous avons fait un très bon repas au restaurant Arrayàn à Madrid, mais qui nous a laissé une impression un peu mitigée. En effet, nous avons été placés non pas dans la salle « normale », mais dans une petite salle séparée de l’entrée par des rideaux semi-fermés, où nous étions seuls, et comme l’a très bien résumé mon homme, nous ne savions pas si c’était une punition ou un honneur, mais en tout cas c’était, de notre point de vue, peu agréable – on vient aussi au restaurant pour une sorte d' »expérience sociale » après tout. Je dois dire que le service a très bien suivi, nous ne nous sommes jamais sentis abandonnés. Le chef, très sympathique, est venu nous parler plusieurs fois. Le fait qu’il s’agit d’un menu dégustation unique, sans choix possible (ce qui en soi ne me dérange absolument pas) n’a jamais été explicité. Le repas lui-même fut très bon, moins bon et moins recherché à mon avis que chez Etimo la veille, mais très bon, à l’exception des petites escalopes de foie gras servies beaucoup trop tièdes et donc écœurantes. J’ai aussi trouvé que tout cela manquait cruellement de légumes (ce qui n’était pas le cas la veille). Enfin, le service était gentil, mais je pense qu’il manquait quelqu’un du niveau « maître d’hôtel », les plats étaient présentés très sommairement et surtout, le vin (que nous avons pris au verre) était servi sans faire goûter (même à l’ouverture de la bouteille !) et sans le présenter (nous avons dû à chaque fois demander de quel vin il s’agissait).

Dimanche midi, nous avons mangé à l’aéroport, zone transit, dans une rôtisserie espagnole très honorable, Pepito Grillo. J’ai pris le secreto de porc, qui avait une portion un peu congrue de légumes en accompagnement (mais les légumes en Espagne, c’est toujours un peu difficile) mais était délicieux (et c’est rare de bien manger dans un aéroport, surtout en zone transit).

Dimanche soir, nous sommes arrivés à la maison vers 19h30, j’ai juste eu le temps de faire des fettucine aglio olio peperoncino. C’est simple et vite fait, c’est bon, bref, parfait pour un repas fait à l’arrache.

Lundi soir, j’ai pioché dans le congélateur et le frigo pour faire une improvisation : rognons de lapin aux échalotes, déglacés au cognac, avec un peu de sauge et de purée de tomates confites, le tout accompagné de purée de haricots verts.

Mardi soir, spectacle à 20h à Yverdon, nous avons juste eu le temps pour un plat à La Grange – d’excellents tagliolini à la truffe (abondamment garni de copeaux de truffe bien fraîche !) pour ma part.

Mercredi soir, j’ai cuit un saucisson (type saucisson vaudois) de sanglier et l’ai servi avec une purée de pois cassés assaisonnée à l’ail en poudre et au paprika fumé – miam !

Jeudi soir, nous sommes allés à la Brasserie du Royal avec des amis. C’est toujours un endroit hautement recommandable. J’ai commencé par trois huîtres et un oursin, et poursuivi par une de leurs pièces de viande rassise, une araignée de veau délectable (désolée pour les photos pourries, il faisait assez sombre).

Vendredi soir, spectacle à nouveau, mais un peu plus tard (20h30), ce qui nous a permis de manger tranquillement à la Maison Thaï. Nous avons partagé une salade de boeuf en entrée, puis un canard croustillant aux légumes et un porc pimenté au basilic, le tout très bon, comme toujours.

Lausanne, Madrid

Voici une semaine qui commence à Lausanne et se termine à Madrid. En effet, mon homme y était pour le boulot et je l’ai rejoint pour le weekend. C’est une ville que je n’avais vue qu’une fois, quand j’avais dix ans – autant dire que je ne la connaissais pas – et que j’ai trouvée superbe. Nous nous sommes d’ailleurs dit que nous y retournerions plus longuement, en deux jours on ne fait qu’en effleurer la surface.

Samedi soir, j’ai fait un excellent chowder aux épinards et lard accompagné de pain de maïs.

Dimanche midi, nous étions invités à une fête d’anniversaire.

Dimanche soir, j’ai tenté une recette qui m’intriguait, du cabillaud confit dans de la graisse d’oie et betteraves (avec le reste du pain de maïs en accompagnement). C’était excellent, et j’ai appris deux choses : on peut confire du poisson, et les tranches fines de betterave bien croquantes, à peine cuites, c’est délicieux.

Lundi soir, j’ai fait une potée de céréales et chou frisé un peu étouffe-bougre, mais bonne.

Mardi soir, nous avions un invité, j’ai servi du confit de canard accompagné de pommes de terre sarladaise et de haricots verts au zaatar.

Mercredi soir, j’étais donc seule puisque mon cher et tendre était parti le matin pour Madrid. J’ai mangé les restes de la veille, tout simplement.

Jeudi soir, toujours seule, même pas honte : avocat et oeuf dur mayo, comme le lundi de la semaine précédente.

Vendredi soir, nous étions donc à Madrid. j’avais fait mes repérages et réservations à l’avance, et nous avons fait un repas exceptionnel au restaurant Etimo. Nous avons pris le menu dégustation en six plats, avec accord mets-vins, et nous avons été conquis. Par l’accueil et le service tout d’abord, avec en particulier une sommelière/maître d’hôtel impressionnante de gentillesse, d’efficacité et de passion pour les vins et les accords. Par la qualité de la cuisine ensuite, pleine de saveurs et de délicatesse, faisant la part belle aux légumes ainsi qu’aux produits locaux, et très inventive (le dessert à base de fromage était d’une maestria époustouflante, un délice !). Et finalement, par un rapport prix/plaisir imbattable, tant du menu que des vins.

Des sorties, et quelques repas maison

Cette semaine, nous sommes beaucoup sortis, il va falloir que je rattrape un sérieux retard de sommeil…

Samedi soir, nous étions miraculeusement à la maison. J’ai fait une tajine de porc à la sauge, à laquelle j’ai adjoint des fonds d’artichaut (surgelés), et que j’ai trouvé particulièrement savoureuse.

Dimanche midi, j’ai concocté une soupe de poulet au tapioca et à la coriandre (recette déchirée dans un vieux Elle à Table et introuvable online) – là aussi je l’ai enrichie en légumes, cette fois avec des bok choi grossièrement hachés et ajoutés peu après les lanières de poulet.

Dimanche soir, j’ai fait une fondue au vacherin – et j’ai enfin compris pourquoi parfois elle devenait grumeleuse ! En fait, c’est le signe d’un simple manque d’eau (je vous rappelle que la fondue pur vacherin se fait à l’eau, pas au vin), ce qui est facilement remédiable. Alléluia !

Lundi soir, j’étais seule à la maison et j’ai soupé d’un avocat et d’un œuf dur mayonnaise – un repas de flemmarde que j’adore.

Mardi soir, première sortie : nous allions à Morges au théâtre avec des amis, et avons cherché un restaurant dans les parages qui accepte de nous servir à 22h. Du coup, nous avons découvert une petite perle : l’Auberge de l’Union, à Saint-Prex. Nous avons été accueillis avec le sourire et une grande gentillesse, on nous a installés, pris la commande d’apéritifs, puis, quand on nous les a servis, des plats, en nous précisant bien de prendre notre temps pour manger, pas besoin de se presser. De plus, c’est absolument délicieux ! Nous nous sommes partagé une portion de terrine de foie gras aux figues et Porto, que j’ai fait suivre d’une belle assiette d’omble chevalier sauce chasselas, servi avec une excellente écrasée de pommes de terre aux herbes et avec des petits légumes.

Mercredi soir, deuxième sortie : j’avais été invitée (grâce à ce blog je crois) à la soirée d’inauguration du marché de Noël de Lausanne, Bô Noël. Il faut savoir que, depuis cinq ans qu’il existe, Bô Noël prend de plus en plus d’ampleur, jusqu’à être inclus dans le top 5 des marchés de Noël d’Europe par je ne sais plus quelle revue britannique. Il est aussi couplé avec le festival Lausanne Lumières, qui orne notre ville de sculptures et animations lumineuses souvent très réussies. La soirée a commencé au Coeurnotzet, bar installé sous les voûtes du Grand-Pont. Nous étions à l’étage, ce qui donne une vue inédite sur les arches du pont, ainsi que sur la place Centrale. De plus, c’est très joliment aménagé, avec un bar bien sûr, des fauteuils et tables éparpillés, des braseros, et au beau milieu de tout ça, l’arbre qui pousse à cet endroit-là et auquel on a aménagé un passage dans le plancher. Mes photos sont hélas peu nombreuses et très pourries, mon téléphone disposant d’un appareil photo qui est excellent de jour et épouvantable de nuit (mais c’est mieux en noir et blanc, ce qui explique ce que vous voyez ci-dessous).

Nous avons ensuite eu droit à une visite commentée des installations de Lausanne Lumières, et je dois dire que mon gros coup de cœur va à l’illumination du portail nord de la Cathédrale, que je vous invite à ne pas rater, et qui d’une part met en valeur tous les détails des sculptures de ce portail, et d’autre part crée une image magique, qui m’a fait penser aux ravissantes crèches peintes d’Amérique du Sud, en version immense. A savoir : ce type de visite guidée est proposé gratuitement tous les jeudis soirs de novembre et décembre, à 19h (départ sur la place Centrale), et c’est vraiment à faire (durée : une heure environ).

Enfin, nous avons pu déguster une belle planchette de charcuteries puis une excellente fondue moitié moitié au restaurant éphémère 2020, sis sur la Terrasse Bel-Air (et qui sera ouvert non seulement pendant toute la durée de Bô Noël, mais aussi après, pour les JOJ 2020). Bref, une belle soirée !

Jeudi soir, troisième sortie : nous nous étions inscrits à la soirée des 35 ans du CAVE, qui avait lieu au Beau-Rivage à Genève. Le menu était le suivant :

Je dois dire que la qualité de la cuisine était impressionnante, surtout si l’on pense que c’était servi à 180 personnes. Cuissons parfaites, goûts frais et subtils, et même moi qui suis tout sauf un bec sucré j’ai adoré le dessert ! Et il faut absolument que j’apprenne à faire des olives confites, c’est une tuerie. Quant aux vins, ils étaient dignes de la sélection du CAVE, qui est toujours parfaite.

Vendredi soir, ouf, un soir à la maison, j’ai fait des bêtes steaks frottés aux épices créoles et accompagnés d’une salade verte.

Viva Italia !

Samedi soir, nous avons été avec des amis manger à l’Hôtel de France à Cuarnens, dont j’ai déjà parlé dans cet article. C’était, comme d’habitude, parfait dans son style, avec tout d’abord une assiette de terrine de gibiers et pâté en croûte de lièvre, puis des noisettes de chevreuil accompagnées d’une sauce crémée aux morilles tout à fait délectable, de choux, marrons, fruits cuits et de spätzlis bien croquants, et enfin nous avons partagé des raisins à la lie qui ont bien couronné le tout.

Dimanche midi, nous étions invités.

Dimanche soir, j’ai fait une salade de pommes de terre au citron confit que je n’ai pas trouvée très réussie (trop le goût de vin, pas assez de moelleux, un peu âpre même si j’avais remplacé le cumin par de la chili powder), escortée de salami italien ramené de Venise (excellent, lui !).

Lundi soir, j’ai tenté un crumble de légumes à l’indienne, bien sympathique – il n’en n’est pas resté une miette. Je l’ai fait sans poivron (ce n’est plus de saison), et j’ai augmenté la quantité de chou-fleur et de carottes pour compenser. Je vois dans les commentaires de la recette que certains l’ont trouvé pâteux, je pense qu’ils ont commis l’erreur de réduire les noix de cajou en poudre, il faut juste les hacher grossièrement.

Mardi soir, j’ai préparé du porc à la chinoise, avec du riz parfumé. J’ai précuit les aubergines comme décrit ici, ajouté de la coriandre à la fin, et le résultat fut délicieux.

Mercredi soir, nous avons participé à une soirée Pugliese organisée par l’Enoteca Capponi au restaurant Côté Jardin, dont voici le menu :

Comme toujours s’agissant de la cuisine de M. Bovier, c’était très bon, avec juste un petit bémol sur l’entrée qui aurait été parfaite sans l’artichaut farci de ricotta qui n’ajoutait rien, bien au contraire, il dispersait les goûts (et pourtant j’adore et les artichauts et la ricotta). Du côté des vins, c’était excellent, avec de ma part un coup de coeur pour le Nero di Troia servi avec les orecchiette, en même temps fruité et puissant, une vraie merveille !

Jeudi soir, deuxième belle soirée (j’ai de la chance d’avoir une bonne digestion !), cette fois piémontaise (Viva Italia !), à la Grappe d’Or, organisée par Alfavin pour présenter les vins du domaine Cascina del Monastero. Voici le menu :

Verre d’accueil : Prosecco Superiore DOCG – Setteanime

Buffet Froid à l’Italienne : carpaccio de boeuf Cipriani, vitello tonnato, involtini d’aubergines, charcuteries italiennes, mozzarella et tomates basilic, focaccia à l’origan

Orecchiette au pesto, légumes provençaux au balsamique

Le tout servi avec : Barbera d’Alba Superiore DOC – Leprie 2013, Langhe Rosso DOC – Sarset 2011, Langhe Nebbiolo DOC 2013

Bœuf au Barolo, carottes et champignons, polenta, servi avec : Barolo Perno DOCG 2012, Barolo Bricco Luciani DOCG 2009, Barolo Bricco Rocca Riserva DOCG 2010

Tiramisu, puis café

Ce fut une belle surprise ! Je n’avais pas été à la Grappe d’Or depuis sa réouverture, et comme je savais qu’elle avait été reprise par le patron du Great Escape et que je ne suis pas trop hamburgers/bière, j’avais un peu peur – et j’avais tort ! Nous avons mangé une superbe cuisine italienne tendance nord, et je pense que la meilleure démonstration fut donnée par le vitello tonnato, moelleux, avec une sauce non mayonnaisée, très savoureuse, et par une salade de légumes rôtis absolument parfaite. Le reste ne déparait pas, et nous avons vraiment très bien mangé (et bu !).

Vendredi soir, j’ai cuit la longeole ramenée du salon Goûts & Terroirs (voir mon article précédent). Trois heures de cuisson, quand même ! Je l’ai accompagnée, tradition oblige, d’un gratin de cardons (je vous dis tout de suite que j’utilise des cardons en boîte, pas le courage de les éplucher…) fait de manière très simple, cardons cuits disposés dans un plat à four, arrosés d’un peu de crème entre chaque couche, surmontés de panure et cuits au four.

Dans une bulle (jeu de mot inside)

Samedi soir, nous avons mangé à Bulle, dans un restaurant qui démontre que la bistronomie n’est pas un vain mot : L’Ecu. Ambiance agréable et décontractée, pas de chichis, service sympathique et ce qui est dans l’assiette vaut le détour ! Comme on est en pleine saison de la chasse, j’ai d’abord choisi un « tartare de daim à l’huile de noisette et glace aux bolets » à damner un saint, puis j’ai craqué pour la « pièce de chasse confite du chef », qui était un confit d’épaule de chevreuil ce jour-là, tout à fait succulent (escorté de spätzlis bien croquants et d’une belle assiette de garnitures variées). Nous avons discuté un bon moment avec le maître d’hôtel/sommelier, qui avait l’air ravi de parler des vins du Vully avec des gens qui s’y intéressent, et passé une excellente soirée.

Dimanche matin, nous nous sommes promenés avec beaucoup de plaisir au Salon Goûts & Terroirs de Bulle. Nous avons pu bien discuter avec les exposants (les petits producteurs et vendeurs surtout), goûter plein de choses, et nous sommes repartis avec une besace bien remplie : longeole genevoise, filet de sandre fumé, ail rose de Lautrec, purée de tomates séchées, rhum philippin au chaï, Armagnac 30 ans d’âge, etc. Du coup, à midi, nous avons mangé sur place, le choix était grand (au moins 7 restaurants, éphémères, si j’ai bien compté) et nous avons opté pour le restaurant neuchâtelois, tenu par un traiteur qui s’est avéré excellent (Cinq Sens, à Fontaines). J’ai choisi une entrée « millefeuille au jambon persillé » absolument superbe, et fini avec une belle assiette de fromages (ayant un gros repas prévu le soir, j’ai fait léger à midi).

Dimanche soir, nous étions invités.

Lundi soir, j’ai fait un risotto d’orge à la burrata et aux épinards, plutôt agréable.

Mardi soir, nous avons été manger à Montreux après un spectacle, au 45 Grill & Health. J’ai d’abord pris 6 huîtres (des Belon N°2), puis un tartare Majestic (à l’huile de truffe) très bien assaisonné, et enfin une boule de glace expresso croquant.

Mercredi soir, nous avions des amis à la maison. Je me suis lancée dans la confection de sarmale, que j’ai accompagnés de polenta, et c’était franchement délicieux ! J’ai servi ensuite une tarte aux bananes et à la confiture de lait en dessert (recette déchirée dans un vieux magazine, je ne la retrouve pas online), pas légère légère mais très réussie.

Jeudi soir, j’ai cuisiné des boulettes de viande avec poivronnade aux bolets, c’était assez rapide à faire et très agréable.

Vendredi soir, j’ai fait des pâtes citron crème. Simple et excellent ! Je n’ai pas ajouté le zeste supplémentaire à la fin, qui me semblait superflu, ni les grains de pavot, qui à mon avis font plus pour la déco que pour le goût.

Heure d’hiver

Moche, pluvieux, frais. Tiens, on est en novembre !

Samedi soir, nous étions invités chez des amis. J’avais proposé d’apporter l’entrée, j’ai donc fait des petits cheesecakes aux pétales d’oignons rouges, avec une salade de mesclun. J’ai dû faire les cheesecakes dans des verres à tapas, le fond restant obstinément liquide. Les cheesecakes avaient bon goût, mais nous étions plusieurs à trouver le fond (semi-liquide, donc) bien pâteux. Bref, je cherche encore une recette pour des cheesecakes salés qui me convienne vraiment.

Dimanche midi, j’ai servi un carpaccio de coquilles saint-jacques (assaisonné à l’huile d’olive au citron et avec le merveilleux sel au combawa de Nils Rodin) et une grande salade.

Dimanche soir, j’ai fait du poulet mariné à la sauce achiote, accompagné de betteraves de Chioggia rôties. J’avais une bouteille de sauce achiote dans le frigo, je l’ai juste additionnée d’un peu de jus d’orange et de vinaigre, puis j’ai fait mariner le poulet dans ce liquide pendant plusieurs heures, et enfin j’ai cuit le tout au four. Bon, mais pas mémorable.

Lundi soir, j’ai fait des migas au chorizo, poivrons et chou noir, avec un oeuf au plat par dessus. Comme la veille, bon mais pas mémorable.

Mardi soir, nous avons été manger au MP’s Bar & Grill. L’endroit est vraiment magnifique, une belle grande salle aux lumières tamisées, avec un décor Art Déco tout à fait dans mes goûts, et ce que l’on trouve dans l’assiette vaut le détour. J’ai commencé par un ceviche de dorade très frais et subtilement assaisonné, puis j’ai craqué pour le gibier : suprême et cuisse de perdreau sauvage, chou vert, spätzlis, courge, le tout exquis.

Mercredi soir, j’avais de la saucisse à rôtir de sanglier et j’ai fait une très goûteuse poêlée de haricots (un mélange de cannellini et de borlotti), kale et saucisse. J’avais, en entrée, servi trois belles tranches de pâté de la boucherie de Maillefer, un pâté de lièvre (mon préféré, une merveille), un pâté de chevreuil et un pâté de cerf.

Jeudi soir, j’ai fait du boeuf haché à la Coréenne, en utilisant du bok choi à la place des courgettes indiquées dans la recette, en augmentant la quantité de piment (j’aime quand c’est vraiment piquant !), et en remplaçant la sauce soja par de la sauce japonaise Ponzu Yuzu. Excellent !

Vendredi soir, j’ai fait une pizza blanche aux coeurs d’artichauts et au lard.

Octobre au balcon

Il fait drôlement doux pour la saison, vous ne trouvez pas ? Du coup, cette semaine a été un peu partagée entre salade et plats plus roboratifs.

Samedi soir, nous avons pique-niqué dans le train de retour de Venise, je vous passe les détails (et non, je n’oublie pas de venir vous parler des restaurants visités à Rome et à Venise, ça va venir incessamment sous peu !).

Dimanche midi, j’ai fait des pâtes avec une sauce un peu improvisée à partir de poivron en lanières (reste du pique-nique de la veille), d’ail, de piment et de sauce tomate.

Dimanche soir, j’avais sorti le matin deux tournedos de boeuf du congélateur, je les ai préparés en cuisson lente (marqués rapidement des deux côtés à la poêle, puis 40 minutes au four à 90°). Je les ai accompagnés d’un mélange d’épinards et d’oseille du jardin, le tout sorti aussi du congélateur et assaisonné d’oignons frits et de beurre.

Lundi soir, j’ai encore puisé dans le congélateur pour faire une grande salade de haricots verts et de poulet, complétée de deux oeufs durs, d’un peu de pecorino que j’avais dans le frigo et de tomates cerises et de rucola survivantes du pique-nique. Et j’ai réceptionné avec joie la commande faite depuis l’Italie sur le site Farmy, qui me permet de ne pas devoir acheter de tristes légumes de supermarché – j’ai ainsi pu cuisiner tranquillement le reste de la semaine. Tout ce qui est en vente sur ce site ou presque provient de paysans et commerces locaux, j’applaudis des deux mains ! Et pour nous Lausannois, la livraison est gratuite. Bref, c’est devenu mon bon plan quand je ne peux pas aller au marché.

Mardi soir, j’ai poêlé des ris de veau et les ai escorté d’une salade de chou noir (il me restait de la sauce faite il y a deux semaines pour une salade de kale, j’ai utilisé la même recette mais sans rajouter de Parmesan sur la salade).

Mercredi soir, j’ai préparé un risotto à la crème de potimarron, toujours avec la recette de Macha Méril (dans “Moi j’en riz“) que j’affectionne (et que j’ai modifiée en enlevant la purée de courge avant de nacrer le riz, et en la réintroduisant en même temps que le bouillon).

Jeudi soir, j’ai fait de la cuisine française bien classique : des suprêmes de pintade à la moutarde et à la crème (sans recette) avec des lamelles de pommes de terre au four (à la graisse de canard) et une salade verte.

Vendredi soir, nous avons mangé tard, après un spectacle. J’ai découvert que Le Vaudois fermait sa cuisine à 23h30 les soirs de fin de semaine, nous en avons profité pour manger un plat que nous prenons rarement, un caquelon du vigneron, en version « caquelon du chasseur », avec viande de cerf et de sanglier. Salade d’accompagnement trop pleine de sauce mais fraîche, frites excellentes, bonnes sauces, bref, un plat convivial sympa, et un service efficace et très sympathique.

Lausanne, avant les vacances

Après une petite pause vacances, je vous livre la semaine avant notre départ. Je vous promets aussi un deuxième article avec mise à jour de mes restaurants appréciés à Rome et à Venise, puisque c’est là que nous avons passé deux fois quatre jours.

Samedi soir, nous avons mangé, avec des amis, à la brasserie de Didier de Courten à Sierre, L’Atelier Gourmand. C’était splendide, plus décontracté et moins sophistiqué que son restaurant gastronomique mais tout aussi soigné et savoureux. J’ai d’abord choisi une galantine de foie gras « cailles et reinettes » exquise, puis des suprêmes de pigeon cuits à la perfection et merveilleusement bien préparés.

Dimanche midi, nous avons mangé à Lens (nous étions restés nous promener en Valais), au Monument, dont j’ai parlé ici et . J’ai d’abord choisi des « saint-Jacques poêlées, mayonnaise à la noisette, crumble et crouge butternut confite » parfaites, puis un excellent tartare de viande de gibier, très bien assaisonné, et malencontreusement servi avec des spätzlis mous et sans intérêt – pas grave, j’ai du coup profité des toasts, faits avec leur excellent pain.

Dimanche soir, mon fils aîné et son épouse sont venus déguster une fondue moitié-moitié aux bolets à la maison. Nous avions acheté pour le dessert des éclairs poire et spéculoos à la boulangerie de Lens.

Lundi soir, j’ai fait une açorda de camaroes, un plat portugais que j’affectionne (attention, la recette utilise du persil, mais la vraie recette utilise de la coriandre, c’est bien meilleur et ce que j’ai fait – et j’ai dû utiliser bien plus de liquide qu’indiqué).

Mardi soir, j’ai fait un curry vert de porc avec de la pâte de curry vert maison que j’avais congelée, et, comme j’étais un peu pressée, des bok choi en morceaux à la place des légumes usuels. Je l’ai servi avec du riz parfumé, et c’était excellent !

Mercredi soir, j’avais prévu de faire une tartiflette avec un Reblochon que je pensais avoir dans mon congélateur, mais mystère et boule de gomme, il avait disparu (je suppose que je l’avais déjà utilisé). Du coup, j’ai acheté un Vacherin Mont-d’Or, et c’était exquis ! Je ne sais pas si ça s’appelle encore une tartiflette (vacheriflette ? Montdoriflette ?), mais pas grave ! Avec une petite salade verte, c’était un parfait repas de début de saison froide.

Jeudi soir, j’ai servi une excellente salade de kale au Parmesan (je n’ai pas trouvé le chou noir mentionné dans la recette au marché, mais le kale l’a parfaitement remplacé), escortée de jambon cru espagnol.

Vendredi soir, nous sommes arrivés à Rome. La suite au prochain numéro…

Le retour de l’homme prodigue

Samedi soir, j’ai été accueillir mon homme à l’aéroport de Genève, puis nous avons mangé au Diwane, restaurant libanais que nous fréquentons (trop) rarement mais régulièrement depuis 20 ans. C’était délicieux comme toujours. Nous avons pris le menu 6 mézzés, en choisissant les mézzés suivants :

  • Makaneks (petites saucisses)
  • Houmous au persil et piment
  • Houmous bil lahme (houmous à la viande hachée et aux pignons)
  • Chanklich (sorte de salade de fromage frais)
  • Fattouche
  • Cigares au fromage

Et nous avons complété le repas (pure gourmandise, point de vue quantité nous aurions eu amplement à manger avec les mézzés) par un tartare de boeuf (version mixée sans blé, servi avec une sauce à l’ail, absolument fantastique).

Dimanche midi j’ai fait des tranches d’aubergines grilllées surmontées de tranches de tomates ananas et de feta émiettée, grillées à nouveau puis arrosées d’une petite vinaigrette et de basilic haché.

Dimanche soir, nous étions invités chez des amis.

Lundi soir, j’ai fait des pâtes au pesto de lard blanc et ail des ours (j’ai remplacé le persil de la recette par un reste de pesto d’ail des ours maison que j’avais au frigo), je les ai trouvées très réussies.

Mardi soir, nous avons été voir le spectacle 2019 du Cirque Knie (je suis une grande amatrice de cirque, la faute à mon père qui m’a emmenée voir tous les spectacles de cirque de Paris quand j’étais petite), et avons rapidement et très bien mangé au Hoi An BBQ auparavant. Nous avons partagé du porc caramélisé au piment et à la citronnelle (très peu pimenté mais excellent) et du canard caramélisé au gingembre (particulièrement réussi, viande très savoureuse et fondante).

Mercredi soir, j’ai imaginé une potée de flageolets et saucisson vaudois que j’ai trouvée très inspirée.

Jeudi soir, j’ai préparé du thon basse température avec salade de papaye verte.

Vous remarquerez la cuisson du thon, impeccable !

Vendredi soir, nous sommes retournés à l’Osteria Bolgheri. J’aime beaucoup ce restaurant, la seule réserve que j’émets porte sur la taille des entrées : énormes (et prix en conséquence), ce qui est dommage. Nous étions trois, nous avons tout d’abord partagé une entrée de petites seiches frites sur velouté de pois chiches, puis j’ai pris un tartare de boeuf à la truffe, excellent. Enfin, j’ai partagé un baba au rhum maison très savoureux avec mon homme.

Que mange une gourmette toute seulette ?

Mon cher et tendre est parti en « voyage d’affaires » (comme on le disait dans le temps) dimanche matin et revenu samedi, j’ai donc été seule une bonne partie de la semaine. J’ai décidé de manger ce qu’il n’aime pas et que j’aime, mais en cuisine rapide, et en tirant parti de mon congélateur (pas pour tout, quand même !). Tout un programme !

Samedi soir, il était encore là et nous avions réservé à l’Ambroisie, qui est le côté gastronomique du Restaurant de l’Hôtel de Ville à Echallens. Nous avons pris le menu surprise, composé de :

  • Marbré de ratatouille et canard fumé (une petite merveille, une ratatouille comme celle-là j’en mangerais tous les jours !)
  • Fleurs de courgette farcies au taboulé et poutargue
  • Paupiette de sole et saint-jacques (avec un peu de lard, une vraie gourmandise)
  • Rognons et ris de veau à la moutarde (délicieux, mais pommes de terre rissolées un tantinet sèches)
  • Assiette de fromages (dont un fromage bernois à je ne sais plus quelle baie, c’est la tranche rose sur la photo, étonnant et excellent)
  • Dôme au chocolat et fruits rouges

Bref, c’était un repas de pré-départ particulièrement réussi !

Dimanche midi, j’ai été avec des amis manger dans un restaurant japonais, le Wagyu. Nous avons partagé plusieurs entrée (gyoza, salade d’algues, brochettes de poulet), puis j’ai pris un assortiment de sushis. C’était bien, mais banal, et ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Lundi soir, j’ai fait, vite fait sur l’induction (ben oui, même les expressions se modernisent…) une brouillade d’oignon, tomate et oeufs qui m’a rappelé des vacances en Grèce avec mon père quand j’avais 13 ans et qu’il nous faisait ça comme petit-déjeuner (à 13h, le petit-déjeuner…). C’est super vite fait (tout est haché gros, les oeufs battus à part, un peu d’huile d’olive dans une poêle, zou les oignons dedans, quelques minutes après, les tomates, un peu après, les oeufs, on touille, on sert avec du bon pain), équilibré et ça a un goût de vacances, que demande le peuple ?

Ce sont des tomates ananas, du coup tout est jaune…

Lundi soir j’ai ouvert une boîte de soupe de poisson de la Belle-Iloise que j’avais reçue en cadeau, l’ai réchauffée (quand même !) et l’ai agrémentée de cresson et de crème acidulée.

Mardi soir j’ai sorti des Weisswürste munichoises du congélateur, les ai chauffées à l’eau bien chaude comme il se doit, et les ai mangées avec une tomate coupée et assaisonnée de bonne huile d’olive et de sumac, et de la moutarde douce.

Mercredi soir… j’ai mangé la même chose que la veille. Ben oui, le paquet de Weisswürste en comptait quatre, j’avais encore des tomates, et c’était super bon, alors….

Jeudi soir j’avais une flemme massive et du bon fromage dans le frigo, ça a donc été pain grillé et fromage – je sais, je devrais avoir honte, mais le fromage était délicieux et un moment de honte est si vite passé…

Vendredi soir j’ai ouvert une boîte de tripou auvergnat que j’avais à la cave, l’ai réchauffée, et dégusté avec de simples patates bouillies. Bilan : pas mal, sans plus.

Mon homme n’aime pas la nourriture japonaise, ni les oeufs en plat principal, ni la soupe de poisson, ni les saucisses blanches, ni les tripes, ni les patates à l’eau. J’ai fait fort, non ?!? En fait, ce que je viens d’écrire donne une bizarre image de lui, comme s’il était difficile, mais il aime pratiquement tout le reste (on peut encore rajouter le saumon et les anchois à l’huile à la liste, mais je crois que c’est tout, enfin, les endives non plus, mais ça ça ne compte pas parce que je les déteste aussi…).